Médiathèque baha'ie

Envol vers l’excellence

par Maboubé Maher-Hielscher



«Je veux travailler à l’établissement et à l’évolution constante de la civilisation.»

Table des matières

1. Dieu, la religion et les manifestations de Dieu
2. Le Bab, la Porte
3. Baha'u'llah, la Gloire de Dieu
4. Abdu'l-Baha, le serviteur de Baha
5. Shoghi Effendi, le Gardien de la foi baha'ie
6. L'ordre administratif baha'i
7. Vivre ma vie: Comment ? Pourquoi ?
8. Appliquer les enseignements baha'is aux problèmes de notre époque
9. L'acquisition des vertus et la transformation personnelle
10. Ma vie au quotidien
11. Quels sont les devoirs d'un baha'i ?
Citations

© Service de distribution baha'i - Québec (ISBN: 0-88867-133-4)

Note de l'éditeur

Ce cahier, préparé par Maboubé Maher-Hielscher et édité par le Comité baha'i de littérature et de productions françaises, se veut un outil de formation pour les adolescents et les jeunes.

" Envol vers l'excellence " offre, dans un seul ouvrage, une présentation générale de la foi baha'ie ainsi qu'un aperçu de divers aspects de la vie baha'ie avec lesquels tout baha'i doit se familiariser. Il suggère aussi de nombreux écrits baha'is qui sauront inspirer le lecteur et susciter chez lui un questionnement intéressant.

De plus, " Envol vers l'excellence " inclut des exercices qui s'avéreront sans doute aussi utiles aux adolescents et aux jeunes qu'à leurs éducateurs. On aura avantage à recourir aux plus récentes éditions des écrits baha'is pour approfondir certaines questions et réaliser les exercices. Un outil de référence précieux sera " Être un jeune baha'i dans un monde en mutation ", une compilation publiée en 2001 par Les Publications Baha'iCanada.

Le Comité baha'i de littérature et de productions françaises

Avant-propos

Le but de cet ouvrage est d'aider les adolescentes et adolescents, et les jeunes:
- à puiser des connaissances dans les écrits sacrés baha'is afin de les mettre en application dans leur vie ;
- à prendre la responsabilité de leur progrès spirituel en s'appuyant sur les écrits baha'is ;
- à servir la Foi ;
- à établir des objectifs personnels et à les réaliser ;
- à trouver, dans les Écrits, un guide qui les encourage à entreprendre des études et à acquérir une formation dans l'intention de servir l'humanité ;
- ENFIN, À TRAVAILLER À L'ÉTABLISSEMENT ET À L'AMÉLIORATION CROISSANTE DE LA CIVILISATION.

Un aspect important du rôle de l'éducateur baha'i est d'amener les adolescents et les jeunes à lire les écrits baha'is afin de se familiariser avec ce langage qui peut parfois sembler difficile à comprendre. Mais, avec le temps, une étude systématique et approfondie et des explications claires, les adolescents et les jeunes développeront la capacité de lire des textes de plus en plus complexes et d'en saisir la richesse.

Les parents et les éducateurs partagent la responsabilité d'encourager les adolescents et les jeunes à acquérir des capacités spirituelles et à les transformer en actes capables de vraiment faire d'eux des êtres nobles. Si nous n'appliquons pas les enseignements baha'is dans notre vie, l'étude et la lecture quotidiennes des Écrits saints ne nous seront d'aucun profit.

Abdu'l-Baha affirme:
" L'atteinte de tout objectif dépend de la connaissance, de la volonté et de l'action. Sans ces trois conditions, il ne peut y avoir ni exécution ni accomplissement. "
(Abdu'l-Baha, Les bases de l'unité du monde, p. 138)

Dans un ouvrage intitulé La foi baha'ie, l'émergence d'une religion mondiale, les auteurs résument ainsi le processus éducatif qui assure la croissance spirituelle de l'être humain:

"La vie devrait être considérée comme un processus éternel de joyeuse découverte et de croissance spirituelle: au cours des premières étapes de sa vie sur terre, l'individu passe par une période d'entraînement et d'éducation qui, si elle est réussie, lui fournira les outils de base intellectuels et spirituels nécessaires pour poursuivre sa croissance. Lorsqu'une personne parvient, à l'âge adulte, à la maturité physique, elle devient responsable de ses progrès à venir qui dépendent désormais entièrement de ses propres efforts. Au travers des luttes quotidiennes de l'existence matérielle, elle approfondit progressivement sa compréhension des principes spirituels sous-tendant la réalité, et cette compréhension lui permet d'avoir de meilleurs rapports avec elle-même, avec les autres et avec Dieu."
(La foi baha'ie, l'émergence d'une religion mondiale, p. 126)

Voici quelques suggestions qui permettront une meilleure utilisation de cet ouvrage:
- Monter de courtes pièces de théâtre portant sur la Foi.
- Égayer les sessions d'étude par de la musique, des chansons, des chorégraphies ou toute autre forme d'expression artistique.
- Organiser des séminaires sur différents thèmes liés à la Foi.
- Proposer des jeux, des quizs, des mots croisés sur l'histoire de la Foi ou sur d'autres sujets pertinents.
- Consulter sur les diverses façons d'enseigner la Foi, en mettant en valeur des approches personnalisées.
- Guider les participants dans l'élaboration de plans d'enseignement pratiques, et les aider à les réaliser.
- Encourager la recherche dans les écrits baha'is. Les questions soulevées à la fin de chaque chapitre aideront à développer cette capacité.

Il reviendra à l'éducateur d'adapter le contenu du présent ouvrage à la capacité et à l'intérêt des étudiants. Des suggestions de lectures complémentaires pourront être offertes afin d'approfondir des sujets tels que:
- Les fonctions de l'Assemblée spirituelle locale
- La consultation
- Comment organiser une Fête des dix-neuf jours ou un jour saint baha'i ?
- Comment préparer une causerie ?
- Comment animer une rencontre ?
- Comment se préparer à faire face aux difficultés de la vie ?
- Comment bien choisir son métier ou sa profession ?
- Comment choisir un(e) partenaire pour la vie ?

Goûter la beauté des écrits baha'is, saisir la grandeur de cette Foi, voilà, je l'espère, ce qui permettra à nos jeunes de TRAVAILLER À L'ÉTABLISSEMENT ET À L'AMÉLIORATION CROISSANTE DE LA CIVILISATION.

Les paroles suivantes de Shoghi Effendi vous inspireront sans doute autant qu'elles m'ont inspirée:
"Ces enfants baha'is ont une telle importance pour l'avenir ! Ils vivront dans une époque où ils se heurteront à des problèmes auxquels leurs aînés ne se sont jamais heurtés. Seule la Cause peut les préparer à répondre adéquatement aux besoins d'une humanité lasse de la guerre, désillusionnée et malheureuse. Leur tâche sera donc très grande et pleine de responsabilités, et on ne mettra jamais trop de soins à éduquer et à préparer ces enfants."
(Shoghi Effendi, dans Compilation sur l'éducation baha'ie, p. 72.)


Maboubé Maher-Hielscher


1. DIEU, LA RELIGION ET LES MANIFESTATIONS DE DIEU QU'EST-CE QUE LA RELIGION ?

Le mot "religion" vient du mot latin "relegere" qui signifie "recueillir, rassembler", ainsi que de "religare" qui veut dire "relier". La religion permet à l'humanité d'acquérir les vertus divines, elle est la meilleure source d'éducation spirituelle.

"La religion [...] est le principal moyen d'établir l'ordre dans le monde et d'assurer le contentement paisible de tous ceux qui l'habitent [...] Si la lampe de la religion est voilée, la confusion et le chaos s'ensuivront, et les lumières de l'équité, de la justice, de la tranquillité et de la paix cesseront de briller."
(Baha'u'llah, dans Shoghi Effendi, "L'Ordre mondial de Baha'u'llah", p. 178)

"La religion devrait unir tous les coeurs et faire disparaître les guerres et les dissensions de la surface de la terre. Elle devrait faire naître la spiritualité et donner la vie et la lumière à chaque âme. Si la religion devient une cause d'inimitié, de haine et de division, mieux vaudrait qu'elle n'existât pas. Abandonner une telle religion serait un véritable acte religieux. Car il est clair que le but d'un remède est de guérir, mais si le remède ne fait qu'aggraver le mal, mieux vaut le laisser de côté. Toute religion qui n'est pas une cause d'amour et d'unité n'est pas une religion."
(Abdu'l-Baha, Les causeries de Abdu'l-Baha à Paris, p. 113-114)

La religion est semblable à une lumière pour l'humanité ; elle est le guide par excellence pour le progrès spirituel et matériel de tous les êtres humains ; elle est une source d'unité, et son objectif est la transformation morale et matérielle de la société, comme le précise cette citation:

"[...] le but de chaque Révélation n'est-il pas de réaliser une transformation dans le caractère même de l'humanité, une transformation qui se manifestera dans ses conditions intérieures et extérieures ? Car si le caractère de l'humanité n'était pas transformé, le caractère vain des manifestations universelles de Dieu serait évident."
(Baha'u'llah, Le livre de la certitude, p. 115 [traduction révisée])

Dieu nous a créés pour le connaître. Notre raison de vivre est donc de connaître Dieu, ce qui est la source du bonheur éternel. Dans la courte prière obligatoire, Baha'u'llah affirme:

"Je témoigne, ô mon Dieu, que tu m'as créé pour te connaître et pour t'adorer. J'atteste en cet instant mon impuissance et ton pouvoir, ma pauvreté et ta richesse. Il n'est pas d'autre Dieu que toi, le Secours, l'Absolu."

DIEU ET SES MESSAGERS - LA RÉVÉLATION PROGRESSIVE

On peut comparer Dieu au soleil et chaque éducateur divin à un rayon du soleil. On ne peut approcher Dieu ; on ne peut accéder à sa présence. Dieu est comme le soleil qui nous donne lumière et chaleur. La chaleur du soleil est si intense qu'elle consumerait quiconque s'en approcherait, mais, sans soleil, rien ne survivrait sur terre. De même, sans Dieu, nous serions des êtres sans vie, des âmes mortes. C'est la raison pour laquelle, d'âge en âge, pour se faire connaître et nous guider, Dieu envoie ses Messagers qui apportent de nouveaux enseignements, selon les besoins de l'époque à laquelle chacun d'eux apparaît. On peut comparer les différentes religions aux sept jours de la semaine. Comme chaque jour de la semaine, chaque religion a son propre nom. Tout comme la lumière de chaque jour émane du même soleil, la lumière de chaque religion provient d'une même source: Dieu.

LES GRANDES RELIGIONS ET LEURS FONDATEURS

- L'hindouisme: Krishna (environ 3000 av. J.-C)
- Le judaïsme: Moïse (environ 1440 av. J.-C)
- Le zoroastrisme: Zoroastre (environ 650 av. J.-C)
- Le bouddhisme: Bouddha (environ 560 av. J.-C)
- Le christianisme: Jésus-Christ
- L'islam: Muhammad (622)
- La foi babie: Le Bab (1844)
- La foi baha'ie: Baha'u'llah (1863)

"Gardez-vous, ô croyants en l'unité de Dieu, de faire des distinctions entre les manifestations de sa Cause ou quelque discrimination entre les signes qui ont accompagné et proclamé leur Révélation. Là se trouve, en vérité, la vraie signification de l'unité divine, si vous êtes de ceux qui peuvent comprendre cette vérité et y croire. Soyez assurés, de plus, que les oeuvres et les actes de chacune de ces manifestations de Dieu, de même que ce qui est propre à chacune et quoi qu'elles puissent manifester à l'avenir, sont tous d'ordre divin et reflètent tous la volonté et le dessein de Dieu. Celui qui fait la plus légère différence entre les personnes, les paroles, les messages, les actes et les manières des manifestations du Tout-Puissant a, en vérité, refusé de croire en Dieu, répudié ses signes et trahi la cause de ses Messagers."
(Baha'u'llah, Extraits des écrits de Baha'u'llah, p. 41)

QUELLE EST LA MISSION DES MANIFESTATIONS DE DIEU ?

La mission particulière de chaque messager divin diffère selon les besoins de chaque époque. Aucun Messager n'est supérieur à un autre. La base spirituelle de toutes les religions est similaire, leur vérité est une. On ne peut pas dire qu'il y a plusieurs vérités, mais plutôt que notre connaissance de la vérité évolue continuellement. Chacun des messagers divins apporte les enseignements qui conviennent à une humanité en progrès constant.

Ces messagers divins nous apprennent à aimer Dieu et sa création. Selon les enseignements baha'is, le vrai croyant est celui qui révère tous les Prophètes que Dieu a envoyés. Pour demeurer fidèle à l'Alliance de Dieu, ce croyant doit obéir aussi aux enseignements de Baha'u'llah, la manifestation de Dieu pour aujourd'hui, annoncée dans tous les Livres saints.

Quand la religion perd sa pureté d'origine en raison de l'orgueil, de l'ignorance et du fanatisme des hommes, quand il devient impossible d'en retracer la source pure, alors une nouvelle manifestation de Dieu apparaît pour guider l'humanité et continuer la tâche des Manifestations précédentes.

"Et comme il ne saurait y avoir de lien direct entre le seul vrai Dieu et sa création, et que rien de commun ne peut exister entre l'éternel et le transitoire, le contingent et l'absolu, Dieu a ordonné qu'en tout âge et en chaque ère prophétique, une âme pure et sans tache soit manifestée, dans les royaumes du ciel et de la terre. À cet être subtil, éthéré et mystérieux, il a assigné une double nature: l'une, physique, appartenant au monde de la matière, l'autre, spirituelle, née de la substance de Dieu lui-même."
(Baha'u'llah, Extraits des écrits de Baha'u'llah, p. 45)

On peut dire qu'un germe d'amour apparaît dans notre coeur lorsque nous reconnaissons la manifestation de Dieu pour notre temps et que nous mettons ses enseignements en application dans notre vie. C'est ainsi que peut s'opérer la transformation intérieure.

LES ENSEIGNEMENTS DE CES ÉDUCATEURS SPIRITUELS

Ces éducateurs spirituels apportent aux hommes des enseignements spirituels qui sont éternels. Ces lois spirituelles sont l'amour, la générosité, l'humilité, la bonté, et bien d'autres. Toutefois, pour ce qui est des aspects de la vie pratique, comme les pratiques qui entourent le divorce, l'héritage, l'organisation des affaires humaines, l'alimentation, etc., les lois sont modifiées selon les besoins de l'époque.

"Le Médecin omniscient tient sous son doigt le pouls de l'humanité. Il diagnostique la maladie et, en sa sagesse infaillible, il prescrit le remède. Tout âge a son problème propre, toute âme son aspiration particulière. Le remède qui convient aux afflictions du temps présent ne saurait être celui que réclameront les maux d'un âge ultérieur. Soyez ardemment imprégnés des besoins de l'âge dans lequel vous vivez, et que toutes vos délibérations portent sur ce que cet âge exige et requiert."
(Baha'u'llah, Extraits des écrits de Baha'u'llah, p. 140)

QUEL EST LE BUT DE LA RELIGION ?

"Ô vous, enfants des hommes, l'objet fondamental de la foi de Dieu et de sa religion est de sauvegarder les intérêts de l'espèce humaine, d'établir son unité et de développer entre les hommes l'esprit d'amour et de fraternité."
(Baha'u'llah, Extraits des écrits de Baha'u'llah, p. 141)

"Le bien-être de l'humanité, sa paix et sa sécurité ne pourront être atteints tant que son unité ne sera pas fermement établie. Telle est la puissance de la lumière de l'unité qu'elle peut illuminer toute la terre."
(Baha'u'llah, Extraits des écrits de Baha'u'llah, p. 189)

"Sache que ce qui vient en premier, le plus important dans la religion, est la connaissance de Dieu. Elle atteint sa perfection dans la reconnaissance de son unicité divine qui, à son tour, se réalise en proclamant que son sanctuaire saint et exalté, le siège de sa transcendante majesté, est sanctifié de tout attribut. Et sache que, dans ce monde de l'existence, la connaissance de Dieu ne pourra jamais être atteinte si ce n'est par la connaissance de celui qui est l'Aurore de la réalité divine."
(Le Bab, Sélections des écrits du Bab, p. 107)

Le but de la religion est d'éduquer l'humanité, d'établir la paix et l'unité. Dieu a toujours envoyé ses grands éducateurs et continuera de le faire pour guider l'humanité. Ils sont comme les enseignants des différents niveaux scolaires: ils enseignent selon la capacité de compréhension et les besoins des individus. Les pays étant de plus en plus liés les uns aux autres grâce aux progrès des communications, de la technologie et de la science, il est urgent d'élargir notre compréhension de la famille humaine, de préparer le chemin vers l'unité des nations, afin de parvenir à la paix. Une prise de conscience universelle est nécessaire, qui fait appel à la responsabilité de chaque individu sur cette planète.

* Lecture

"Il est clair et évident, écrit [le Bab] dans le Bayan persan, que l'objet de toutes les Révélations antérieures a été de préparer la voie à l'avènement de Muhammad, l'Apôtre de Dieu. Ces Révélations, y compris celle de Muhammad, ont eu, à leur tour, pour objectif la Révélation proclamée par le Qa'im. Le but qui sous-tend cette Révélation comme celles qui l'ont précédée a été, de même, d'annoncer l'avènement de la foi de celui que Dieu rendra manifeste. Et cette foi ¯ la foi de celui que Dieu rendra manifeste ¯ à son tour, de concert avec toutes les Révélations qui l'ont précédée, a pour objet la Manifestation destinée à lui succéder. Et celle-ci, non moins que toutes les Révélations antérieures, prépare la voie à la Révélation qui est encore à venir. Le processus du lever et du coucher du Soleil de vérité continuera indéfiniment de cette façon ¯ ce processus n'a pas eu de commencement et n'aura pas de fin."
(Le Bab, dans Shoghi Effendi, L'Ordre mondial de Baha'u'llah, p. 113)

"Il n'y a pas de paradis plus merveilleux pour une âme que d'être exposée à la manifestation de Dieu en son jour, d'entendre ses versets et de croire en eux, d'atteindre sa présence qui n'est rien d'autre que la présence de Dieu, de naviguer sur la mer du royaume céleste de son bon plaisir, et d'avoir sa part des fruits de choix du paradis de sa divine unicité."
(Le Bab, Sélections des écrits du Bab, p. 71)

* Complétez les citations suivantes.

"[...] le but de chaque Révélation n'est-il pas de réaliser une ......................... dans le ......................... même de l'humanité, une transformation qui se manifestera dans ses ......................... intérieures et extérieures ? Car si le caractère de l'humanité n'était pas ........................., le caractère vain des ......................... universelles de Dieu serait évident."
(Baha'u'llah, Le livre de la certitude, p. 115 [traduction révisée])

"Gardez-vous, ô croyants en l'unité de Dieu, de faire des ......................... entre les manifestations de sa Cause ou quelque discrimination entre les ......................... qui ont accompagné et proclamé leur ......................... Là se trouve, en vérité, la vraie signification de l'.................................................., si vous êtes de ceux qui peuvent comprendre cette vérité et y croire."
(Baha'u'llah, Extraits des écrits de Baha'u'llah, p. 41)

* Cochez les bonnes réponses.

1. La vraie religion de Dieu est

___a. l'instrument le plus parfait pour instaurer l'ordre dans le monde.
___b. l'instrument le plus parfait pour la quiétude de tous les êtres.
___c. la cause de disputes entre les nations.
___d. le système divin pour éduquer l'humanité.
___e. l'instrument qui pousse les croyants au fanatisme.

2. Dieu

___a. est la seule source de toutes les religions.
___b. peut être compris par tous.
___c. envoie des Messagers avec de nouveaux enseignements selon les besoins de l'époque.
___d. a toujours envoyé des Messagers, et Baha'u'llah est le plus récent des Messagers qu'il a envoyés.
___e. ne veut pas que tous les êtres humains deviennent des croyants.

3. Les messagers de Dieu

___a. sont des porte-parole envoyés par Dieu afin de communiquer avec l'humanité.
___b. ont chacun un rôle différent à jouer dans l'évolution de l'humanité.
___c. sont unis dans leur mission.
___d. sont comme les enseignants de différentes niveaux à l'école.

* Questions

1. Quel est le but de la religion ?
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2. Quelle différence existe-t-il entre les messagers de Dieu ?
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3. Quand Dieu envoie-t-il un Messager ?
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2. LE BAB - LA PORTE

Nom: Siyyid 'Ali-Muhammad.
Naissance: le 20 octobre 1819 à Shiraz, dans le sud de la Perse (Iran) .
Titres: Le Mihdi, le Promis, le Premier Point, le Qa'im, l'Essence des essences.
Mort: le 9 juillet 1850, à Tabriz.

Le Bab suivait avec ferveur les enseignements de Muhammad. Il déclara sa mission à l'âge de 25 ans, le 23 mai 1844.

Le Bab naquit à Shiraz, en Iran, le 20 octobre 1819 et fut appelé Siyyid 'Ali- Muhammad. Son père, qui était un marchand notable, mourut peu de temps après. On le confia alors à son oncle maternel. L'éducation qu'il reçut, selon un historien, fut "élémentaire et tous les signes de grandeur et de science peu communes qui parurent en lui étaient innés et venaient de Dieu (1)". À l'âge de 15 ans, il commença à faire du commerce. Vers 22 ans, il épousa Khadijih Bagum. De ce mariage naquit un fils qui mourut en bas âge. Le 23 mai 1844, alors qu'il avait 25 ans, le Bab annonça sa mission.

* LA DÉCLARATION

Siyyid 'Ali-Muhammad déclara qu'il était le Promis, le Point premier, le Qa'im, l'Essence des Essences, le porte-parole de Dieu annoncé par tous les Prophètes. Son premier disciple fut Mulla Husayn Bushru'i. Les dix-huit premiers disciples du Bab furent connus sous le nom de "Lettres du Vivant", le Bab étant lui-même la dix neuvième Lettre. Mulla Husayn, Quddus et Tahirih, trois de ces Lettres du Vivant, jouèrent un rôle important dans la mission du Bab. Afin de répandre la nouvelle de son avènement, le Bab envoya les dix-huit "Lettres du Vivant" dans les diverses régions de la Perse et du Turkistan. Pendant ce temps, il fit le pèlerinage à La Mecque, où il déclara publiquement sa mission. Partout en Perse, des gens de toutes les couches sociales répondirent avec enthousiasme à ses enseignements, ce qui provoqua l'hostilité et la haine de certains musulmans orthodoxes. Des milliers de babis furent persécutés et un grand nombre subirent le martyre. Malgré cela, le mouvement babi continua de progresser à travers le pays. Tous les efforts des mullas (2) pour empêcher l'expansion de la nouvelle foi suscitèrent encore plus d'intérêt et multiplièrent le nombre des nouveaux adeptes.

* LE BUT DE LA DÉCLARATION DU BAB

Dieu l'a choisi pour préparer l'humanité à la venue de "celui que Dieu rendra manifeste", celui "qui était la seule source de son inspiration et le seul objet de son amour (3)".

(1) Note de J.E. Esslemont dans Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 29.
(2) Membres du clergé musulman.
(3) Le Bab, dans J.E. Esslemont, Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p 36.

* LE MARTYRE DU BAB

Le 9 juillet 1850, à l'âge de 31 ans, le Bab fut exécuté sur la place publique à Tabriz.

Deux événements très importants se produisirent juste avant et peu de temps après le traitement humiliant subi par le Bab, événements qui jettent une vive lumière sur les circonstances mystérieuses entourant la première phase de son martyre. Le farrash-bashi [Serviteur en chef] avait brusquement interrompu la dernière conversation confidentielle que le Bab poursuivait avec son secrétaire, Siyyid Husayn, dans une salle de la caserne et, écartant ce dernier, il le tançait vertement quand le prisonnier s'adressa à lui en ces termes: "Tant que je ne lui aurai pas dit tout ce que je désire, aucune puissance terrestre ne pourra me réduire au silence. Le monde entier serait-il armé contre moi qu'il serait encore impuissant à m'empêcher d'aller jusqu'au bout de mon dessein." Au chrétien Sam Khan - colonel du régiment arménien chargé de procéder à l'exécution - qui, saisi de crainte à l'idée de provoquer la colère de Dieu par son acte, suppliait qu'on le libérât de cette tâche imposée, le Bab donna cette assurance: "Suivez les instructions reçues, et si vos intentions sont pures, le Tout-Puissant pourra certainement vous délivrer de votre angoisse."
(Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 50)

Un jeune disciple dévoué, Mirza Muhammad-'Aliy-i-Zunuzi, surnommé Anis, supplia le Bab de lui permettre de mourir avec lui. Le Bab acquiesca à sa demande. Le régiment de soldats arméniens reçut l'ordre de tirer sur le Bab et Anis, qu'on avait suspendus par des cordes à un mur. Comme on l'a vu dans l'extrait précédent, le colonel chargé de ce régiment ne voulait pas tuer le Bab, et cette première tentative pour l'exécuter ne réussit pas. En effet, les balles ne firent que couper les cordes qui retenaient le Bab et son compagnon, et ces derniers étaient toujours vivants. Une fois que la fumée provoquée par les tirs se fut dissipée, la foule, abasourdie, vit que le Bab avait disparu: seul Anis se tenait près du mur. On retrouva le Bab à l'endroit même où on était allé le chercher pour l'exécuter, donnant ses dernières instructions à son secrétaire. Il s'adressa alors à l'officier et lui dit qu'ayant maintenant achevé sa mission, il était prêt à mourir. Le régiment arménien refusa de tirer de nouveau. Un autre régiment, des soldats musulmans cette fois, fut donc convoqué sur les lieux. Le Bab adressa ses dernières paroles à la foule:

"Ô génération entêtée ! [...] Si vous aviez cru en moi, chacun de vous aurait suivi l'exemple de ce jeune homme dont le rang est supérieur à celui de la plupart d'entre vous, et se serait sacrifié volontairement sur ma route. Le jour viendra où vous me reconnaîtrez ; ce jour-là, j'aurai cessé d'être avec vous."
(Le Bab, dans Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 51)

* LA MISSION DU BAB

"[...] il apparut tout à coup dans le monde ; et bien qu'il ne fût qu'un simple négociant, il réduisit au silence tous les 'ulamas [Docteurs de la religion musulmane] de la Perse. Tout seul, d'une façon qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, il défendit la Cause parmi les Persans qui sont renommés pour leur fanatisme religieux. Cet être illustre se leva avec une telle force qu'il ébranla les piliers de la religion, de la morale, des moeurs, des habitudes et des coutumes de la Perse et institua des lois, des coutumes et une religion nouvelles. Bien que les grands personnages de l'État, et presque tout le clergé ainsi que les hommes publics, se fussent ligués pour l'arrêter et l'anéantir, seul, il se maintint et secoua toute la Perse."
(Abdu'l-Baha, Les leçons de Saint-Jean-d'Acre, p. 33)

Le Bab et Baha'u'llah, deux manifestations de Dieu, furent les cofondateurs de la foi baha'ie. Ces paroles de Baha'u'llah témoignent de cette vérité:
"Le fait qu'un intervalle si court ait séparé cette merveilleuse et très puissante Révélation de ma propre Révélation antérieure est un secret qu'aucun homme ne peut percer, et un mystère tel qu'aucun esprit ne peut le sonder. Sa durée avait été ordonnée à l'avance [...]"
(Baha'u'llah, dans Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 88)

* LES ENSEIGNEMENTS DU BAB

"Ô mes amis bien-aimés ! Vous êtes en ce jour les porteurs du nom de Dieu. Vous avez été choisis comme dépositaires de son mystère. Il appartient à chacun d'entre vous de manifester les attributs de Dieu et de démontrer, par vos actes et par vos paroles, les signes de sa justice, de sa puissance et de sa gloire. Les membres de votre corps doivent témoigner de la noblesse de vos intentions, de l'intégrité de votre vie, de la réalité de votre foi et du caractère exalté de votre dévotion."
(Le Bab, dans Muhammad-i-Zarandi, La chronique de Nabil, p. 81-82)

Voici, en résumé, ce que le Bab a dit à ses disciples:
- d'être vigilants quant à l'apparition de "celui que Dieu allait rendre manifeste",
- de se détacher des choses de ce monde,
- que l'instruction élémentaire devait être généralisée,
- que la mendicité était strictement interdite,
- qu'ils devaient se distinguer par la courtoisie et l'amour fraternel,
- qu'ils devaient cultiver les arts et les métiers utiles,
- qu'ils devaient aider les pauvres, grâce à l'établissement d'un fonds commun,
- que les femmes devaient acquérir une plus grande liberté,
- que le motif des actions des croyants devait être l'amour pur, sans espoir de récompense ni crainte de punition.
Il a aussi inauguré un nouveau calendrier que Baha'u'llah a confirmé et que les baha'is utilisent aujourd'hui.

* QUELQUES EXTRAITS DES ÉCRITS DU BAB

"Je suis, je suis, je suis le Promis ! Je suis celui dont vous invoquez le nom depuis mille ans, celui dont la mention vous a fait vous lever, dont vous avez ardemment désiré l'avènement, priant Dieu d'avancer l'heure de sa Révélation. En vérité, je dis: Il appartient aux peuples de l'Orient et de l'Occident d'obéir à ma parole et de promettre fidélité à ma personne."
(Le Bab, dans Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 21)

"[...] sache que le fait d'être un érudit ou d'être un disciple n'est pas en soi une source de gloire. Si tu es un érudit, ta connaissance devient un honneur, et si tu es un disciple, ton adhésion au commandement devient un honneur, mais seulement si elles se conforment au bon plaisir de Dieu. Et prends bien garde à ne pas prendre le bon plaisir de Dieu pour une vaine chimère ; il est semblable au bon plaisir de son Messager."
(Le Bab, Sélections des écrits du Bab, p. 113-114)

"Il n'y a pas de paradis plus merveilleux pour une âme que d'être exposée à la manifestation de Dieu en son jour, d'entendre ses versets et de croire en eux, d'atteindre sa présence qui n'est rien d'autre que la présence de Dieu, de naviguer sur la mer du royaume céleste de son bon plaisir, et d'avoir sa part des fruits de choix du paradis de sa divine unicité."
(Le Bab, Sélections des écrits du Bab, p. 71)

"Gloire à toi, ô Dieu ! Tu es le Dieu qui a existé avant toutes choses, qui existera après toutes choses et qui durera au-delà de toutes choses. Tu es le Dieu qui connaît toutes choses et qui a la suprématie sur toutes choses. Tu es le Dieu qui traite toutes choses avec miséricorde, qui juge entre toutes choses et dont la vision embrasse toutes choses. Tu es Dieu, mon Seigneur, tu es conscient de ma condition, tu observes mon être intérieur et extérieur.
Accorde-moi ton pardon ainsi qu'aux croyants qui ont répondu à ton appel. Sois ma seule aide contre les maux de quiconque puisse désirer m'infliger du chagrin, ou me vouloir du mal. En vérité, tu es le Seigneur de toutes choses créées. Tu suffis à chacun alors que, sans toi, nul ne peut se suffire à soi-même."
(Le Bab, Sélections des écrits du Bab, p. 172)

* Lecture 1

(adaptée et traduite de H.M. Balyuzi, Khadijih Bagum, The Wife of the Bab)

Le Bab et Khadijih Bagum étaient à peu près du même âge. Après la mort de son père, le Bab vécut dans la maison de son oncle maternel, maison voisine de celle du père de Khadijih. Ainsi furent-ils des compagnons de jeux dès leur plus tendre enfance. Plus tard, quand le Bab partit pour Bushihr, Khadijih Bagum fit un rêve dans lequel elle voyait son jeune compagnon dans une plaine verdoyante remplie de fleurs, faisant face à La Mecque et priant. Il portait un manteau sur lequel étaient brodés, en fils d'or, les versets du Qur'an. Son visage était radieux. Elle raconta ce rêve à sa mère ainsi qu'à la mère du Bab. À cette époque, le Bab avait à peine 16 ans.

Quelques années plus tard, quand le Bab revint à Shiraz, sa mère et sa grand-mère rendirent visite à la mère de Khadijih Bagum et, en sortant, elles embrassèrent la jeune fille. Ce jour-là, la mère du Bab était venue la demander en mariage pour son fils. Le mariage eut lieu deux mois plus tard dans la maison de l'oncle du Bab. Ils vécurent dans cette habitation destinée à être le lieu de la déclaration du Bab à Mulla Husayn.

Peu de temps après leur mariage, Khadijih Bagum devint enceinte. Son accouchement fut extrêmement difficile, et sa vie était en danger. Le Bab écrivit alors une prière sur un miroir et donna l'instruction à sa mère de le tenir devant son épouse. L'enfant naquit, mais sa vie fut très courte ; son nom était Ahmad. Pendant les brèves années de sa vie auprès de son épouse, le Bab consacra beaucoup de temps à prier, dans la chambre de l'étage supérieur de leur maison. Le matin, il se rendait au magasin de son oncle ; certains après-midi, il allait se promener dans les champs près de la ville.
Dès le début, l'épouse du Bab comprit la gloire et l'unicité de sa mission et sentit l'intensité de sa force spirituelle.

Peu après sa déclaration, le Bab partit en pèlerinage à La Mecque et il écrivit ces mots à Khadijih: "Mon tendre amour, que Dieu te protège." À partir de ce moment, Khadijih Bagum connut de grandes souffrances. Les autorités arrêtèrent le Bab et le gardèrent prisonnier. Personne ne pouvait rendre visite à son épouse, excepté sa soeur qui, déguisée en mendiante, venait lui donner des nouvelles du Bab et des babis.

En 1846, le Bab fit ses adieux à son épouse bien-aimée et quitta Shiraz pour ne plus jamais y revenir. Elle reçut de lui de nombreuses lettres et apprit ainsi qu'il avait été amené à Tihran, puis dans la forteresse de Mah-Ku et enfin à Tabriz, où il fut fusillé. Khadijih Bagum partit vivre chez sa soeur. À cette époque, Baha'u'llah vivait à Baghdad. Khadijih Bagum lui écrivit une lettre, à laquelle il répondit.

Puis, un jour, Nabil arriva à Shiraz avec le mandat de la Beauté bénie d'annoncer sa mission au peuple du Bayan. Dès que Khadijih Bagum l'entendit affirmer que la Beauté bénie était celui que Dieu devait rendre manifeste, promis dans le Bayan, elle se prosterna en adoration et en remerciements et dit: "J'offre à son seuil sacré ma plus humble prière."

Shaykh Salman visitait souvent Shiraz et chaque fois qu'il revenait de 'Akka, il apportait une tablette de Baha'u'llah adressée à Khadijih Bagum. Un jour, il lui apporta un livre et, à un autre moment, une bague.

En route vers la Terre sainte, Munirih Khanum (l'épouse de Abdu'l-Baha) s'arrêta à Shiraz et passa quelques jours chez Khadijih Bagum. Au moment de son départ, son hôtesse lui demanda de faire, en son nom, trois demandes à Baha'u'llah. La première était de faire réparer la maison de son époux, le Bab. La deuxième était que la main d'une des filles de Baha'u'llah soit accordée à son neveu. La troisième était la permission de se rendre à 'Akka.

La maison du Bab fut réparée. Le neveu de Khadijih Bagum put épouser la fille de Baha'u'llah. Mais, bien que la permission de se rendre à 'Akka fut accordée à Khadijih Bagum, son neveu, qui devait passer par Shiraz pour la rejoindre avant de repartir à 'Akka, ne put s'arrêter à Shiraz et se rendit directement en Terre sainte. Khadijih Bagum en fut bouleversée, sa santé se détériora et, malgré l'attention de plusieurs médecins, elle mourut dans la maison de son glorieux époux, le 15 septembre 1882. Elle fut inhumée dans le mausolée de Shah-Chiragh.

* Lecture 2

(adaptée et traduite de H.M. Balyuzi, Khadijih Bagum, The Wife of the Bab)

UNE NUIT MÉMORABLE

Le Bab et son épouse Khadijih vivaient dans la maison de son oncle maternel quand elle vécut une expérience incroyable qui lui fit comprendre qui était réellement son époux. Khadijih Bagum raconte qu'une heure après que tous les occupants de la maison fussent endormis, le Bab se leva et quitta la chambre. Voici son récit: "Tout d'abord, je ne remarquai rien de particulier à son absence mais, après plus d'une heure, j'étais inquiète. J'allai donc voir ce qu'il faisait, mais je ne le trouvai nulle part. Peut-être, pour quelque raison, avait-il quitté la maison, pensai-je, mais essayant d'ouvrir la porte d'entrée, je vis qu'elle était fermée à clé de l'intérieur, comme à l'habitude. Puis je me dirigeai vers la partie ouest de la maison, et regardai vers le toit ; je vis alors que la chambre du haut était éclairée. Cela augmenta ma surprise, car je savais qu'il n'allait jamais dans cette partie de la maison à cette heure de la nuit, sauf s'il avait des invités. Dans ce cas, il me prévenait toujours à l'avance. Il ne m'avait pas dit qu'il attendait quelqu'un cette nuit-là. Étonnée et agitée à la fois, je montai l'escalier au nord de la cour. Là, je le vis debout dans la chambre, les mains levées vers le ciel, chantant une prière de la voix la plus mélodieuse. Son visage, baigné de larmes, était lumineux. Il paraissait si majestueux et si resplendissant que je pris peur et restai comme pétrifiée, tremblant sans pouvoir me contrôler. Je ne pouvais ni entrer dans la pièce ni revenir sur mes pas. J'avais perdu toute volonté et j'étais sur le point de crier lorsqu'il fit un geste avec ses mains bénies, m'indiquant de partir."

* Un poème sur la révélation du Bab:

LA BELLE DESTINÉE

Tout commença par un jeune homme
Qui naquit à Shiraz.
Il annonça sans crainte
Des paroles justes et saintes.
Ainsi de toutes les villes,
On entendit joie et pleurs.
Ce jeune précurseur
D'avance connaissait son sort.
Le Héraut de l'ère nouvelle
Bouleversa le coeur de ses fidèles.
Malgré les pires dangers
Qui assaillaient notre Élu,
Malgré les menaces,
Malgré les préjugés vivaces
Qui attendaient notre Bien-Aimé,
Il annonça, en un soir de mai,
Sa mission tant attendue.
Et un jour Tabriz fut en fumée.
Le grain fut semé.
Les élus, les avisés,
Disons ses bien-aimés
Furent sacrifiés,
Et leur sang fut versé
Dans toutes les villes d'Iran.
Que de corps adorés
Bénirent ce pays opprimé.
C'est en chantant,
C'est en dansant,
Que les martyrs bien-aimés
Offrirent leur vie sublimée
Par ce nouveau Message.
Rendons hommage
À ces hommes, femmes et enfants
Qui choisirent cette belle destinée.
(Un poème de Maboubé Maher-Hielscher)

Si vous vous sentez inspiré, composez un poème.

* Complétez les citations suivantes:

"Ô mes amis bien-aimés ! Vous êtes en ce jour les ......................... du nom de Dieu. Vous avez été choisis comme ......................... de son mystère. Il appartient à chacun d'entre vous de manifester les ......................... .................................................. et de démontrer, par vos ......................... et par vos ........................., les signes de sa justice, de sa puissance et de sa gloire. Les membres de votre corps doivent témoigner de la ......................... de vos intentions, de l'......................... de votre vie, de la ......................... de votre foi et du .................................................. de votre dévotion." Le Bab, dans Muhammad-i-Zarandi,, La chronique de Nabil, p. 81-82. "Il n'y a pas de paradis plus merveilleux pour une âme que d'être ......................... à la manifestation de Dieu en son jour, d'......................... ses versets et de croire en eux, d'atteindre sa présence qui n'est rien d'autre que la ......................... .................................................., de naviguer sur la mer du royaume céleste de son bon plaisir et d'avoir sa part des fruits choisis du paradis de sa .................................................."
(Le Bab, Sélections des écrits du Bab, p. 71)

* Cochez les réponses exactes, et expliquez votre choix si nécessaire

1. Quand le Bab déclara sa mission,

___a. il était âgé de 25 ans.
___b. ses 18 premiers disciples furent connus sous le nom de "Lettres du Vivant" ;
___c. il était lui-même la dix-neuvième "Lettre du Vivant".
___d. Quddus fut le premier à croire en lui.
___e. tous les musulmans orthodoxes acceptèrent ses enseignements.
___f. ses enseignements soulevèrent un très grand enthousiasme chez les croyants.

2. Le Bab

___a. était seul quand il fut martyrisé.
___b. fut martyrisé par deux régiments de soldats qui tirèrent en même temps.
___c. était âgé de 31 ans quand il fut martyrisé.
___d. a été martyrisé le 9 juillet 1850.
___e. annonça sa mission le 23 mai 1844.

3. Le Bab déclara
___a. qu'il était le Mihdi (Promis) .
___b. qu'il était choisi par Dieu pour préparer le chemin pour Baha'u'llah.
___c. qu'il était le fondateur d'une nouvelle foi.
___d. qu'il était le dernier messager de Dieu.

* Questions

1. Quel a été le but de la révélation du Bab ?
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2. Pour quelle raison le premier régiment de soldats n'a-t-il pas réussi à exécuter le Bab ?
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3. Qu'est-ce qui a poussé les babis à accepter le martyre ?
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* Recherche:

1. Choisissez un martyr de l'époque du Bab et rédigez un court texte sur sa vie et son sacrifice.

2. Préparez un texte sur la vie de Tahirih, de Quddus ou de Mulla Husayn.

* Les écrits du Bab:

Le Bayan, des commentaires sur les versets du Qur'an, des prières, des tablettes.

* Suggestions de lectures complémentaires

Encouragez les étudiants à lire les livres suivants ou des passages relatifs au Bab, et ce, selon leur niveau de compréhension et leur âge:
- Dieu passe près de nous, chapitres 1 à 3 ;
- Baha'u'llah et l'ère nouvelle, chapitre 2 ;
- Le nouveau jardin, p. 41 à 45.



3. BAHA'U'LLAH - LA GLOIRE DE DIEU

Nom: Mirza Husayn-'Ali.
Naissance: le 12 novembre 1817, à Tihran (Iran).
Titres: La Beauté ancienne, la Beauté bénie, le Roi de gloire, la Perfection bénie, celui que Dieu rendra manifeste, et d'autres.
Mort: le 29 mai 1892, à Bahji.
Baha'u'llah fut, dès le départ, l'un des plus fervents disciples du Bab.

Mirza Husayn-'Ali naquit le 12 novembre l817 à Tihran. Son père, ministre d'État, jouissait d'une grande notoriété. Mirza Husayn, qui prendra plus tard le nom de Baha'u'llah, ne fréquenta aucune école, et le peu d'instruction qu'il reçut lui fut donnée chez lui. Tous ceux qui le rencontraient convenaient de sa sagesse et de son savoir remarquables. Suivant la coutume, il se maria très jeune à Asiyih Khanum, la fille unique d'un vizir [Ministre en Perse]. Ils eurent sept enfants ; trois seulement dépassèrent le stade de la petite enfance: Abdu'l-Baha, "la plus grande Branche", Bahiyyih Khanum, "la plus sainte Feuille", et Mirza Mihdi, "la Branche la plus pure".

Abdu'l-Baha a laissé à la postérité quelques informations sur l'enfance et la jeunesse de son père:
"Enfant, il était extrêmement bon et généreux. Il aimait la vie en plein air et passait la plus grande partie de son temps dans les jardins et les champs. Il avait un extraordinaire pouvoir d'attraction que tous ressentaient. Les gens se pressaient toujours nombreux autour de lui. Les ministres et les personnalités de la cour l'entouraient et même les enfants lui étaient dévoués. Dès qu'il eut atteint l'âge de treize ou quatorze ans, il devint renommé pour son savoir. Il savait converser sur n'importe quel sujet et résoudre tous les problèmes qui lui étaient soumis. Dans les grandes assemblées, il discutait avec les 'ulamas [Docteurs de la religion musulmane] et pouvait élucider des questions religieuses compliquées." (Abdu'l-Baha, dans J.E. Esslemont, Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 39-40)

* LA VIE ET LA RÉVÉLATION DE BAHA'U'LLAH

Baha'u'llah avait 22 ans lorsque son père mourut. Comme c'était la coutume, on lui offrit d'occuper les fonctions de son père, offre qu'il déclina. Il préféra prendre soin de ses frères et soeurs, administrer les domaines familiaux et se consacrer à de multiples actes de bienfaisance.

Quand le Bab déclara sa mission, Baha'u'llah devint l'un de ses disciples les plus influents et les plus intrépides. Les musulmans orthodoxes lui devinrent hostiles comme ils l'avaient été envers le Bab.

Baha'u'llah subit la bastonnade et fut emprisonné pendant quatre mois dans un cachot obscur, le Siyah-Chal, un lieu nauséabond où se trouvaient des assassins, des voleurs et des bandits de grands chemins. Comme si ces conditions sordides ne suffisaient pas, on avait placé de lourdes chaînes autour de son cou. Lorsque les bourreaux venaient chercher les prisonniers babis pour les mettre à mort, ces derniers, enflammés de l'amour de la Cause, dansaient de joie, embrassaient les mains de Baha'u'llah et de leurs coreligionnaires, avant de se rendre au lieu d'exécution.

C'est pourtant dans ce cachot que Baha'u'llah entendit la voix de Dieu:
4 "En vérité, nous te rendrons victorieux par toi-même et par ta plume. Ne t'afflige point de ce qui t'est advenu, et ne crains point, car tu es en sécurité. Bientôt, Dieu produira les trésors de la terre: des hommes qui t'assisteront par toi-même et par ton nom grâce auquel Dieu a revivifié le coeur de ceux qui l'ont reconnu."
(Baha'u'llah, Épître au fils du Loup, p. 24-25)

Baha'u'llah gardera ce secret pendant dix ans. Tous les biens de Baha'u'llah et de sa famille furent confisqués. Le shah ordonna que Baha'u'llah soit exilé à Baghdad. Accompagné de sa famille et de quelques croyants, par un hiver rigoureux, il dut parcourir à pied des centaines de kilomètres, souvent en montagne. Tous souffrirent énormément du froid durant ce périple de trois mois. Baha'u'llah encourageait et réconfortait constamment les croyants qui l'accompagnaient.

Baha'u'llah et ses compagnons d'exil demeurèrent dix ans à Baghdad, où Baha'u'llah acquit une grande renommée. Au début de ce séjour, Mirza Yahya, son demi-frère, jaloux de sa célébrité, de son influence et de sa personnalité, commença à comploter contre lui. Ses intrigues semèrent la discorde parmi les croyants et attristèrent tant Baha'u'llah qu'il décida, sans prévenir personne, de se retirer seul dans les montagnes du Kurdistan. Il y passa deux années à méditer et à prier.

Abdu'l-Baha devina où se trouvait son père bien-aimé. Il lui fit parvenir un message le suppliant de revenir réconforter les croyants qui souffraient de son absence.

C'est à Baghdad que Baha'u'llah annonça sa mission, le 21 avril 1863, dix ans après avoir reçu de Dieu sa révélation dans le Siyah-Chal, et dix-neuf ans après la déclaration du Bab. Il annonça à plusieurs de ses disciples qu'il était le Promis de tous les Prophètes. Cette déclaration mémorable eut lieu dans un jardin qu'on appela plus tard le jardin de Ridvan. Chaque année, les baha'is du monde entier célèbrent le Festival de Ridvan pour commémorer cet événement.

Baha'u'llah est le messager divin pour notre époque. Il est le Promis annoncé par tous les prophètes de Dieu.

"Tous les livres divins et toutes les Écritures ont prédit et annoncé aux hommes l'avènement de la Révélation suprême. Personne ne peut dénombrer exactement les versets consignés dans les Livres des âges passés qui annoncent cette bénédiction suprême, ce bienfait des plus puissants."
(Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 95)

L'influence croissante de Baha'u'llah commença à inquiéter le shah qui ordonna de l'exiler encore plus loin de la Perse, à Constantinople. Baha'u'llah y séjourna avec sa famille et vingt-six de ses compagnons pendant moins de quatre mois. Dès son arrivée, l'ambassadeur de Perse, suivant les directives de ses supérieurs, se mit à répandre de fausses rumeurs sur Baha'u'llah, de manière à alarmer les autorités turques. Sans avertissement et sans la moindre justification, un édit du sultan Abdu'l-'Aziz chassa de la ville Baha'u'llah et ceux qui l'accompagnaient, et les bannit vers Andrinople. Ce voyage fut terrible en raison du froid qui sévissait et de la neige. Baha'u'llah et ses compagnons demeurèrent à Andrinople pendant quatre ans et demi. De nouveau, Mirza Yahya, jaloux du respect et de l'admiration qu'on témoignait à Baha'u'llah, et frustré de voir sa prétention au titre de "celui que Dieu rendra manifeste" anéantie, tenta par deux fois de l'empoisonner. Avec l'aide des quelques disciples qui lui restaient attachés ainsi que de mullas [Membres du clergé musulman], il complota contre Baha'u'llah, faisant circuler des rumeurs auprès des autorités turques, les mettant en garde contre les "dangers" que cachaient, selon son affirmation, les projets de Baha'u'llah.

C'est au cours de cette période d'afflictions que de nombreux écrits coulèrent de la plume de Baha'u'llah ; entre autres, la "Tablette à Ahmad", la "Tablette de Ridvan", les lettres aux monarques d'Orient et d'Occident, la prière du jeûne, etc. Finalement, le gouvernement turc condamna Baha'u'llah à passer le reste de ses jours dans "la plus désolée des villes du monde", Saint-Jean-d'Acre ('Akka), où se trouvait une colonie pénitentiaire réservée aux assassins et aux malfaiteurs, et que Baha'u'llah appela la "plus grande Prison".

Baha'u'llah et ses disciples souffrirent cruellement de cette incarcération. Environ quatre-vingts croyants furent emprisonnés dans une pièce exiguë, humide et infestée de vermine. L'eau et la nourriture qu'on leur offrait étaient de si mauvaise qualité qu'ils tombèrent presque tous malades de malaria ou de dysenterie. Trois personnes moururent la même nuit.

Un ordre stipulait que personne ne devait entrer en association avec Baha'u'llah, à l'exception des membres de sa famille qui l'accompagnaient. Personne ne pouvait donc lui rendre visite, et même les croyants qui avaient marché pendant des mois pour le rencontrer se voyaient refuser l'entrée dans l'enceinte de la ville (9). C'est de cette prison que Baha'u'llah envoya une seconde fois des lettres au pape, aux rois et aux souverains de l'époque, dans lesquelles il annonçait sa mission au monde et élevait la bannière de la paix universelle et de la fraternité.

(9) Un peu moins de deux ans après son arrivée à 'Akka, Mirza Mihdi, un des fils de Baha'u'llah, perdit la vie en tombant d'un puits de lumière aménagé sur le toit de la prison. Avant de rendre l'âme, il demanda à son père d'accepter sa vie en sacrifice afin que les visiteurs de Baha'u'llah puissent enfin connaître la joie de le rencontrer. Et son voeu fut exaucé...

À 'Akka comme ailleurs, un grand nombre de personnes appréciaient beaucoup Baha'u'llah. Avec le temps, l'attitude des autorités et de la population à l'égard des exilés changea, grâce au comportement des prisonniers, empreint de la plus haute dignité. Après deux années d'emprisonnement rigoureux, les portes de la prison s'ouvrirent et les bâtiments furent récupérés pour servir de camp militaire. Baha'u'llah, qui aimait beaucoup la nature, dit un jour à Abdu'l-Baha, qu'il appelait le Maître: "Je n'ai vu aucune verdure depuis neuf ans. La campagne est le monde de l'âme, la ville, le monde des corps (10)." Abdu'l-Baha, qui vénérait son père, loua alors pour la Beauté bénie la villa de "Mazra'ih", abandonnée par un certain Muhammad Pasha. Quand la villa fut prête, il dit à son père: "La villa de Mazra'ih est prête pour vous recevoir, et une voiture attend pour vous y conduire (11)." La Beauté bénie répondit: "Je suis prisonnier", et refusa l'offre malgré les demandes réitérées du Maître. Abdu'l-Baha appela alors un certain shaykh et lui expliqua la situation. Le shaykh vint voir Baha'u'llah. Il plaida la cause de Abdu'l-Baha avec tant d'ardeur et de dévotion que Baha'u'llah finit par consentir à aller habiter cette demeure entourée de verdure. Baha'u'llah y passa deux ans.

(10) Esslemont, J.E., Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 50.
(11) Esslemont, J.E., Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 51.

Il put ensuite occuper le palais d'un riche propriétaire qui l'avait abandonné soudainement, pris de panique devant une épidémie qui sévissait dans la région. "La sublime résidence", ainsi qualifiée par la Beauté bénie, fut d'abord louée, puis achetée. C'est dans ce lieu qu'il passa le reste de sa vie avec sa famille, toujours prisonnier des autorités turques.

* L'ASCENSION DE BAHA'U'LLAH

Baha'u'llah quitta ce monde terrestre à l'âge de 75 ans, le 29 mai 1892, après une attaque de fièvre. Son ministère aura duré presque 40 ans, soit de 1853 à l892.

* LA MISSION DE BAHA'U'LLAH

Il est le Promis dont ont parlé tous les Prophètes du passé, celui qui doit établir la paix dans le monde. Le but de la mission de Baha'u'llah est d'établir une nouvelle civilisation, d'amener l'unité entre toutes les religions et toutes les nations, et d'assurer la paix et le bien-être de l'humanité.

* QUELQUES ENSEIGNEMENTS BAHA'IS

- L'unicité de Dieu et de ses Prophètes
- L'unité du genre humain
- La recherche individuelle et indépendante de la vérité
- L'unité et la concorde, raisons d'être de la religion
- L'accord de la religion avec la science et la raison
- L'abandon des préjugés et des superstitions
- L'égalité de l'homme et de la femme
- Une éducation universelle et obligatoire
- L'adoption d'une langue auxiliaire universelle
- Des solutions spirituelles aux problèmes économiques
- Un tribunal international
- La paix universelle

* L'ALLIANCE DE BAHA'U'LLAH

Dans les textes traitant de la foi baha'ie, vous remarquerez que l'on emploie les termes Alliance ou Covenant pour désigner les pactes sacrés propres à la religion. La foi baha'ie définit deux types d'Alliance.

Premièrement, la grande, l'ancienne Alliance établie par Dieu avec l'humanité: Dieu nous demande de vivre selon ses enseignements et, en retour, il nous garantit sa bénédiction, sa bonté et l'envoi de ses Messagers, grâce à qui nous pouvons connaître sa volonté.

Deuxièmement, la moindre Alliance établie entre Baha'u'llah et ses disciples. Baha'u'llah a appelé Abdu'l-Baha le "Centre de l'Alliance" et enjoint aux baha'is de lui obéir.

"La part de Baha'u'llah dans cette entente comprend la création d'un "Centre" universel capable d'unifier, d'harmoniser et de développer tous les éléments infiniment variés de la nature humaine. La part de l'homme, en tant qu'individu, est de soumettre son ego à la révélation de Dieu et à l'autorité de ce Centre."
(Le pouvoir de l'Alliance (première partie) , p. 7)

Baha'u'llah a écrit un testament afin de préserver l'unité de la Foi après son ascension.
"La volonté du Testateur divin est la suivante: Il incombe aux Aghsan, aux Afnan et à ma parenté de tourner, tous sans exception, leur visage vers la plus grande Branche. Considérez ce que nous avons révélé dans notre Livre le plus sacré: "Quand l'océan de ma présence aura reflué et que le livre de ma Révélation sera achevé, tournez vos visages vers celui qui est le dessein de Dieu, celui qui est la Branche issue de cette Antique Racine". L'objet de ce verset sacré n'est autre que la plus grande Branche."
(Baha'u'llah, Les tablettes de Baha'u'llah, p. 231-232)

"Pour garantir l'unité et la concorde, il a conclu une Alliance avec tous les peuples du monde qui inclut celui qui est chargé d'interpréter et d'expliquer ses enseignements, de façon à ce que nul ne puisse interpréter ni expliquer la religion de Dieu selon ses propres vues ou sa propre opinion, et créer ainsi une secte fondée sur sa compréhension personnelle des paroles divines. Le livre de l'Alliance ou Testament de Baha'u'llah est le moyen par lequel prévenir une telle éventualité [...] Soyez-en informés et instruits."
(Traduit de Abdu'l-Baha, Baha'i World Faith, p. 248)

"Ce covenant est si solide et si puissant [...] que, depuis l'origine des temps jusqu'à nos jours, aucune révélation religieuse n'en a produit de semblable."
(Abdu'l-Baha, dans Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 228)

* Quelques écrits de Baha'u'llah

- Le Kitab-i-Aqdas
- Le Kitab-i-Iqan (Le livre de la certitude)
- Extraits des écrits de Baha'u'llah
- L'appel du Seigneur des armées
- Les Paroles cachées
- Les sept vallées et Les quatre vallées
- Épître au fils du Loup
- Les tablettes de Baha'u'llah

* Complétez les citations suivantes:

"Pour garantir l'unité et la concorde, il a conclu une ......................... avec tous les peuples du monde qui inclut celui qui est chargé d'......................... et d'......................... ses enseignements, de façon à ce que nul ne puisse interpréter ni expliquer la religion de Dieu selon ses propres ......................... ou sa propre ........................., et créer ainsi une secte fondée sur sa compréhension personnelle des......................... divines. Le livre de l'Alliance ou Testament de Baha'u'llah est le moyen par lequel ......................... une telle éventualité [...] Soyez-en informés et instruits." Traduit de Abdu'l-Baha, Baha'i World Faith, p. 248. "Ce covenant est si ......................... et si ......................... que, depuis l'origine des temps jusqu'à nos jours, aucune ......................... ......................... n'en a produit de semblable." Abdu'l-Baha, dans Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 228. "Tous les livres divins et toutes les Écritures ont prédit et annoncé aux hommes l'......................... ......................... ......................... ......................... ........................."
(Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 95)

* Cochez les bonnes réponses.

Baha'u'llah...
___a. est né le 20 août 1844.
___b. était le fils d'un ministre.
___c. reçut son savoir de Dieu.
___d. a été le premier disciple du Bab.
___e. avait 22 ans lorsque le Bab déclara sa mission.
___f. a été emprisonné parce qu'il était l'Élu de Dieu.
___g. annonça sa mission dans un cachot obscur, le Siyah-Chal, en 1853.
___h. a été exilé à 'Akka.
___i. a été annoncé par tous les Messagers du passé.
___j. annonça dans le jardin de Ridvan à Baghdad, le 21 avril 1863, qu'il était celui dont la venue avait été prédite par le Bab.
___k. envoya des lettres aux chefs d'État et ecclésiastiques du monde, les invitant à instaurer la paix sur la terre.
___l. vécut 10 ans à Baghdad.
___m. fut exilé à Constantinople où il resta 10 mois.
___n. fut exilé à Andrinople où il séjourna 4 ans et demi.
___o. fut emprisonné à 'Akka pendant 2 ans et 2 mois.
___p. est décédé le 29 mai 1892, à l'âge de 80 ans.
___q. est le Promis de tous les Prophètes.
___r. avait un demi-frère, Mirza Yahya, qui complota contre lui.
___s. avait comme mission de créer une nouvelle civilisation mondiale.
___t. assura un ministère qui dura 45 ans.

* Questions

1. Quelle est la principale différence entre la foi baha'ie et les religions du passé ?
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2. Quelle est la mission de Baha'u'llah ?
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3. Quels sont les principes de base de la foi baha'ie ?
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4. Expliquez ce qu'est l'Alliance et quelle est son importance.
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5. De mémoire, mentionnez le titre de quelques oeuvres de Baha'u'llah.
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* Choisissez un principe baha'i et préparez une présentation sur ce principe.

* Suggestions de lectures complémentaires:

Encouragez l'étudiant à lire les passages traitant de la vie de Baha'u'llah dans les livres suivants:
- Dieu passe près de nous, chapitres 6 à 13 ;
- Baha'u'llah et l'ère nouvelle, chapitre 3.
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4. ABDU'L-BAHA - LE SERVITEUR DE BAHA

Nom: 'Abbas Effendi.
Naissance: le 23 mai 1844, à Tihran (Iran).
Titres: Le Centre de l'Alliance, le Maître, le Mystère de Dieu, l'Interprète des Écrits, et d'autres.
Mort: le 28 novembre 1921, à Haïfa.
Abdu'l-Baha signifie "le serviteur de Baha".

* La vie de Abdu'l-Baha

Le soir du 23 mai 1844, dans une maison entourée d'un jardin plein de fleurs et d'oiseaux, les gens de la maison, ayant terminé leurs travaux ménagers, chantaient des prières de remerciement à Dieu pour toutes les bonnes choses de la journée. Mais la meilleure de toutes était sur le point de se produire ! Quand l'horloge sonna minuit, un parfait petit garçon naquit. Sa mère était la très belle Navvab et son père, Sa Sainteté Baha'u'llah. Le nouveau-né reçut le nom de son grand-père: 'Abbas. Plus tard, Baha'u'llah lui donna le titre de "Maître" et voulut qu'il fut appelé ainsi par son entourage.

Encore enfant, Abdu'l-Baha contracta la tuberculose, ce qui le rendit très malade. Les médecins ne trouvaient aucun traitement pour le guérir et pensaient même qu'il allait mourir. On l'envoya quelque temps dans les montagnes du Mazindaran. Sans doute par un effet de la volonté de Dieu, peu à peu, il recouvra la santé. Les médecins étaient très étonnés et ne comprenaient pas comment une telle guérison avait pu se produire. De nombreuses années plus tard, alors qu'il était très âgé, Abdu'l-Baha raconta cette histoire aux baha'is de France, affirmant qu'il y a toujours une raison à ce qui arrive: s'il avait été en bonne santé à cette époque, il ne se serait pas trouvé à la maison quand eut lieu un événement terrible: des hommes arrêtèrent son père pour l'emmener en prison, et cela, parce qu'il croyait au message du Bab. Abdu'l-Baha avait alors huit ans, sa soeur, Bahiyyih Khanum, en avait six, et son petit frère, Mihdi, quatre. Comme il était à la maison, Abdu'l-Baha put faire les courses pour sa mère et l'aider à prendre soin de son petit frère et de sa soeur.

Plus tard, des hommes pillèrent leur maison, emportant les meubles, les tapis, les livres et même les jouets des enfants. La sainte Famille avait tout perdu et n'avait plus d'argent pour acheter de quoi se nourrir. Un jour, alors que Abdu'l-Baha avait très faim, sa mère ne put lui donner qu'une pincée de farine qu'elle mit dans le creux de sa main. Navvab et ses enfants devaient se serrer les uns contre les autres pour se tenir au chaud. Pendant que Baha'u'llah était en prison, la sainte Famille dut se cacher dans une petite maison. La plupart des gens étaient trop effrayés pour leur venir en aide. Un jour, Navvab envoya Abdu'l-Baha chez sa tante pour emprunter de l'argent afin d'acheter un peu de nourriture, ce qu'il fit malgré le risque d'être injurié et poursuivi.

Abdu'l-Baha se languissait de revoir son père, car il était très proche de lui. Un jour, un serviteur dévoué, qui était au service de la sainte Famille depuis longtemps, proposa à Abdu'l-Baha de le conduire à la prison. Ils traversèrent la ville rapidement. En arrivant sur les lieux, le serviteur prit le Maître sur ses épaules et ils suivirent le gardien qui les mena vers le cachot. Ils descendirent de longs escaliers dans l'obscurité. Parvenus aux dernières marches, ils entendirent la voix de Baha'u'llah disant: "N'amenez pas l'enfant ici." L'endroit était trop horrible pour un petit garçon. L'odeur y était insupportable et les prisonniers y croupissaient, enchaînés. Le serviteur ramena Abdu'l-Baha vers la lumière, puis ils attendirent dehors dans l'espoir de voir le visage de Baha'u'llah. Ce jourlà, les prisonniers devaient sortir pour profiter, l'espace de quelques instants, de la chaleur et de la lumière du soleil. La porte s'ouvrit et Baha'u'llah sortit lentement. Il était enchaîné à un autre babi par de très lourdes chaînes. Malade, il marchait péniblement. Voyant la situation dans laquelle se trouvait son père adoré, Abdu'l-Baha s'évanouit et le serviteur dut le ramener à la maison. Quelques mois plus tard, Baha'u'llah fut libéré, mais la sainte Famille fut alors exilée vers un autre pays, l'Iraq.
(Traduit et adapté de Brilliant Star, avril 1995)

Dès son enfance, Abdu'l-Baha sut que son père était le Promis annoncé par le Bab. Dans plusieurs de ses tablettes, Baha'u'llah appelle Abdu'l-Baha "la Prunelle de mes yeux". La grande sagesse de Abdu'l-Baha, encore enfant, étonnait les érudits. Il ne fréquenta aucune école et son seul enseignant fut son père. Très souvent, Baha'u'llah demandait à Abdu'l-Baha de répondre aux questions théologiques que posaient les érudits, les sufis (12) et les pashas (13).

(12) Membres d'une secte mystique de l'islam.
(13) Gouverneurs des provinces de l'Empire ottoman.

* LES VOYAGES DE ABDU'L-BAHA EN OCCIDENT EN 1911 ET 1912

Lorsqu'il recouvra enfin la liberté, Abdu'l-Baha voyagea en Europe (en France et en Angleterre) et en Amérique (au Canada et aux États-Unis) . Il enseigna ardemment la Cause du matin au soir même quand il était malade. Aux États- Unis, il posa la pierre angulaire du premier temple baha'i en Occident, près de Chicago, à Wilmette, dans l'État de l'Illinois. Il encouragea les baha'is à répandre le message de Baha'u'llah partout dans le monde. Exténué par un travail incessant et les voyages, il quitta le monde occidental pour l'Égypte en mai 1913. Il adressa par la suite le message suivant aux croyants d'Orient et d'Occident:

"Amis, le moment approche où je ne serai plus parmi vous. J'ai fait tout ce qui pouvait être fait. J'ai servi de mon mieux la cause de Baha'u'llah. J'ai travaillé jour et nuit, durant toute ma vie.
Oh ! Combien je souhaite voir les croyants prendre sur leurs épaules les responsabilités de la Cause ! L'heure est venue de proclamer le royaume d'Abha, le Très-Glorieux. C'est maintenant l'heure de l'union et de la concorde. C'est maintenant le jour de l'harmonie spirituelle entre les amis de Dieu !
Je tends l'oreille vers l'Orient et vers l'Occident, vers le Nord et vers le Sud, espérant entendre les chants d'amour et de fraternité s'élever des réunions de croyants. Mes jours sont comptés et aucune joie ne me reste que celle-là.
Oh ! Que j'aspire à voir les amis unis entre eux comme une rangée de perles brillantes, comme les lumineuses Pléiades, comme les rayons du soleil, comme les gazelles d'une même prairie.
Le Rossignol mystique chante pour eux, ne l'écouteront-ils point ? L'oiseau du Paradis gazouille, ne l'entendront-ils point ? L'ange du royaume d'Abha les appelle, ne prêteront-ils point l'oreille ? Le messager de l'Alliance invoque son témoignage, n'y prendront-ils point garde ? Ah ! J'attends, j'attends la bonne nouvelle m'annonçant que les croyants sont la personnification de la sincérité et de la loyauté, l'incarnation de l'amour et de l'amitié, et la manifestation de l'unité et de la concorde ! Ne réjouiront-ils point mon coeur ? Ne combleront-ils point mes voeux ? Resteront-ils sourds à mes appels ? Ne réaliseront-ils point mes espérances ? Ne répondront-ils point à ma voix ? J'attends, j'attends patiemment."
(Abdu'l-Baha, dans J.E. Esslemont, Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 74-75)

Jusqu'à la fin de sa vie, Abdu'l-Baha se sera consacré à servir et à promouvoir la cause de Baha'u'llah, à aider les nécessiteux et les malades, à être le parfait exemple des enseignements de son père.

* L'ASCENSION DE ABDU'L-BAHA

Le 28 novembre 1921, vers 1 h 30 du matin, Abdu'l-Baha s'éteignit paisiblement, à l'âge de 77 ans. Son ministère aura duré presque 30 ans. Il est inhumé dans une des salles du Mausolée du Bab, sur le mont Carmel.

* LE MINISTÈRE DE ABDU'L-BAHA

Abdu'l-Baha passa 40 années de sa vie en prison et en exil. Malgré les souffrances qu'il a lui-même endurées, il a aidé et soigné les malades et les nécessiteux jusqu'à l'épuisement. Les gens de toutes les couches sociales l'aimaient et le respectaient.

Poussés par la jalousie et l'ambition, Mirza Muhammad-'Ali, le demi-frère de Abdu'l-Baha, et certains membres de sa famille et de son entourage s'opposèrent à lui et essayèrent de semer la désunion parmi les croyants. Lorsqu'il se rendit compte de son échec, Muhammad-'Ali se tourna vers les fonctionnaires turcs, déclarant que Abdu'l-Baha édifiait une forteresse dans le but de s'insurger contre le gouvernement. En réalité, le Maître construisait le dernier lieu de repos de la dépouille du Bab, le mausolée qui se trouve sur le mont Carmel, à Haïfa. Ces calomnies mirent la vie de Abdu'l-Baha en danger. Les conditions d'exil se durcirent de nouveau. Pendant les sept années qui suivirent, Abdu'l-Baha dut demeurer à l'intérieur des murs de la ville. Il subit de nombreux interrogatoires, reçut des menaces, suspendit temporairement la visite des pèlerins, et même les visites de croyants dans sa maison que surveillaient des espions durant la dernière année de cette période tumultueuse. Des rumeurs laissaient croire que Abdu'l-Baha serait exilé, jeté à la mer ou encore pendu. Malgré cela, Abdu'l-Baha refusait d'interrompre la construction du sépulcre du Bab et plantait des arbres fruitiers dans le jardin de sa maison, "dont les fruits, disait-il à son fidèle jardinier, Isma'il Aqa, seraient cueillis lorsque la tempête serait calmée, et donnés à ces mêmes amis et ennemis, quand ils lui rendraient visite".
(Dieu passe près de nous, p. 259)

Abdu'l-Baha était si désireux de servir la cause de Baha'u'llah que rien ne l'effrayait. Bien qu'assailli et harcelé de toutes parts, il encourageait et consolait les croyants en leur écrivant des tablettes:

"Ne vous chagrinez pas de mon emprisonnement et de mes malheurs, car cette prison est pour moi comme un beau jardin, une habitation paradisiaque, un trône de puissance parmi les hommes. Le malheur et la prison sont pour moi une couronne ; je m'en glorifie parmi les justes. N'importe qui peut être heureux dans une situation facile et agréable, dans le succès, la santé, le plaisir et la joie ; mais si quelqu'un est heureux et satisfait quand la peine, la souffrance et la maladie l'accablent, voilà une preuve de noblesse."
(Abdu'l-Baha, dans J.E. Esslemont, Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 72)

Enfin, la révolution des Jeunes-Turcs éclata, et Abdu'l-Baha fut libéré de l'exil en septembre 1908. Muhammad-'Ali et le gouvernement turc échouèrent donc dans leur complot contre Abdu'l-Baha et sombrèrent dans la disgrâce.

* ABDU'L-BAHA, LE CENTRE DE L'ALLIANCE

Comme nous l'avons dit plus haut, dans Le livre de l'Alliance, Baha'u'llah avait nommé Abdu'l-Baha comme son successeur et l'interprète de ses Écrits. Conformément au texte explicite du Kitab-i-Aqdas, Baha'u'llah a fait du Centre de l'Alliance l'interprète de sa parole, une Alliance si ferme et si puissante que, depuis le commencement des temps jusqu'à ce jour, aucune révélation religieuse n'en a produit de semblable.
(Abdu'l-Baha, dans Shoghi Effendi, L'Ordre mondial de Baha'u'llah, p. 128)

* LE TESTAMENT DE ABDU'L-BAHA

Pour préserver l'unité de la cause de Dieu, Abdu'l-Baha rédigea, à son tour, son testament dans lequel il désigna son petit-fils, Shoghi Effendi, comme Gardien de la Foi. Après la mort de Abdu'l-Baha, les croyants devaient se tourner vers Shoghi Effendi et accepter l'ordre administratif de Baha'u'llah. Si Abdu'l-Baha avait été comme un père aimant pour les baha'is, ces derniers trouvèrent en Shoghi Effendi un véritable frère.
Dans son testament, Abdu'l-Baha a précisé la structure des institutions baha'ies destinées à assurer les bases de la Foi et la réorganisation de la société grâce à un ordre administratif divinement révélé.

* Lecture 1

Je suis le serviteur de la Perfection bénie. À Baghdad, j'étais encore tout jeune. C'est là qu'il m'annonça alors qu'il était le Verbe et que je crus en lui. Aussitôt qu'il me fit cette proclamation, je me jetai à ses pieds sacrés, l'implorant et le suppliant d'accepter mon sang en guise de sacrifice dans son chemin. Sacrifice ! Quelle douceur j'éprouve à prononcer ce mot ! Il n'est pas de plus grande grâce pour moi que celle-là ! Quelle gloire plus grande puis-je concevoir que celle de voir ce cou enchaîné en son nom, ces pieds mis aux fers pour l'amour de lui, ce corps mutilé ou jeté dans les profondeurs de la mer en offrande pour sa cause ? Si nous sommes vraiment ses amis sincères, si réellement je suis son fidèle serviteur, je dois sacrifier ma vie et tout mon être à son seuil béni.
(Abdu'l-Baha, dans J.E. Esslemont, Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 65-66)

* Lecture 2

Le lieu de repos éternel du Bab, le Prophète martyr, sur les pentes de la sainte montagne:
"[...] Abdu'l-Baha mena son entreprise à une heureuse fin, en dépit des intrigues incessantes d'ennemis de l'intérieur et de l'extérieur. Le 28 du mois de safar 1327 A.H., jour du premier Naw-Ruz (1909) qu'il célébra après sa libération de prison, Abdu'l-Baha fit transporter le sarcophage de marbre, avec beaucoup de peine, dans le caveau qu'il avait fait préparer et, dans la soirée, à la lueur d'une simple lampe, il plaça à l'intérieur, de ses propres mains - en présence des croyants venus d'Orient et d'Occident, et dans des circonstances à la fois solennelles et émouvantes - le coffre de bois contenant les restes sacrés du Bab et de son compagnon.
Lorsque tout fut fini et que la dépouille terrestre du Prophète martyr de Shiraz fut, finalement, déposée sans dommage sur les pentes de la sainte montagne de Dieu, pour son éternel repos, Abdu'l-Baha, qui avait enlevé son turban, retira ses chaussures et, rejetant son manteau, s'inclina bien bas sur le sarcophage encore ouvert. Sa chevelure blanc d'argent ondoyant autour de sa tête, le visage transfiguré et lumineux, il appuya son front sur le bord du cercueil de bois et, sanglotant avec force, il versa tant de larmes que tous ceux qui étaient présents pleurèrent avec lui. Cette nuit-là, il ne put dormir, tant l'émotion le terrassait."
(Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 266)

* Divers titres donnés à Abdu'l-Baha

- Le Maître
- Le Centre de l'Alliance
- Le Mystère de Dieu
- L'Interprète des Écrits
- Le Modèle parfait
- La Branche de sainteté
- La plus grande Branche
- Le Bras de la loi de Dieu
- Un Refuge pour toute l'humanité

* Les écrits et les causeries de Abdu'l-Baha

- Le Testament de Abdu'l-Baha
- Les tablettes du Plan divin
- Lettre de Abdu'l-Baha au professeur Auguste Forel
- Les leçons de Saint-Jean-d'Acre
- Sélections des écrits de Abdu'l-Baha
- Le secret de la civilisation divine
- Les causeries de Abdu'l-Baha à Paris
- Les bases de l'unité du monde

* Un poème: ABDU'L-BAHA

Bouclier de l'humanité,
Abri pour l'exalté,
Joie de Baha'u'llah !
Citadelle pour l'infortuné,
Lumière de ma pensée,
L'interprète de Baha'u'llah !
Centre du Covenant,
Mystère de Dieu,
Et son nom est Abdu'l-Baha.
Serviteur de Dieu
Honneur pour les yeux
L'Exemple parfait !
Amour et respect indescriptibles
De celui qui englobe mon coeur
Et son nom est Abdu'l-Baha.
Ivre de votre présence,
But de mon espérance,
Recours dans mes souffrances !

(poème de Maboubé Maher-Hielscher)

* Complétez les citations suivantes

"Conformément au texte si explicite du Kitab-i-Aqdas, Baha'u'llah a fait du Centre de l'Alliance l'......................... ......................... ........................." Abdu'l-Baha, dans Shoghi Effendi, L'Ordre mondial de Baha'u'llah, p. 128. "N'importe qui peut être heureux dans une situation ......................... et ........................., dans le succès, la santé, le plaisir et la joie ; mais si quelqu'un est heureux et satisfait quand la ........................., la ......................... et la ......................... l'accablent, voilà une ......................... de ........................." Abdu'l-Baha, dans J.E. Esslemont, Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 72. "Ah ! J'attends, j'attends la bonne nouvelle m'annonçant que les croyants sont la personnification de la ......................... et de la ........................., l'incarnation de l'......................... et de l'......................... et la manifestation de l'......................... et de la ......................... !"
(Abdu'l-Baha, dans J.E. Esslemont, Baha'u'llah et l'ère nouvelle, p. 74-75)

* Cochez les énoncés exacts et expliquez si nécessaire.

Abdu'l-Baha...

___a. est né à 'Akka.
___b. était le plus jeune fils de Baha'u'llah.
___c. n'avait que huit ans quand Baha'u'llah fut jeté en prison à Tihran.
___d. savait que son père était le Promis annoncé par le Bab.
___e. passa 40 ans de sa vie en prison.
___f. était le Centre de l'Alliance.
___g. était l'interprète des enseignements de Baha'u'llah.
___h. avait un frère qui s'appelait Mihdi.
___i. voyagea seulement aux États-Unis pour enseigner la Cause de son père.
___j. posa la pierre angulaire du premier temple baha'i en Europe.
___k. visita l'Occident en 1921.
___l. écrivit son testament pour indiquer aux baha'is vers qui se tourner après son ascension.
___m. commença la construction du mausolée du Bab sur le mont Carmel.
___n. est né le 23 octobre l844.
___o. laissa au Gardien le soin d'expliquer la structure des institutions baha'ies.
___p. est décédé le 28 novembre 1921.
___q. a poursuivi sa mission pendant 30 ans.
___r. plaça les restes sacrés du Bab dans un sarcophage de marbre, le 21 mars 1909.

* Questions et sujets de discussion.

1. Qui est le Centre de l'Alliance ?
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2. Quelles sont les implications des testaments de Baha'u'llah et de Abdu'l-Baha pour les baha'is ?
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3. Quelles sont les différentes activités que Abdu'l-Baha a poursuivies au cours de son ministère ?
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4. Dans son testament, quelle personne Abdu'l-Baha désigna-t-il comme Gardien de la Foi ?
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5. Dans quel ouvrage Abdu'l-Baha explique-t-il la structure des institutions baha'ies ?
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6. Quelle action importante Abdu'l-Baha entreprit-il sur le mont Carmel ?
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* Recherche

Qui étaient les briseurs de l'Alliance à l'époque de Abdu'l-Baha ? Quels furent
leurs agissements et quels objectifs poursuivaient-ils ?

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5. SHOGHI EFFENDI - LE GARDIEN DE LA FOI BAHA'IE

Shoghi Rabbani est né le 1er mars 1897 à Saint-Jean-d'Acre.
Les titres de Shoghi Effendi:
- Le Gardien de la foi de Dieu
- L'interprète de la foi baha'ie
- Le Signe de Dieu sur terre
Le 25 mars 1937, Shoghi Effendi épousa Mary Maxwell, qui devint Amatu'l-Baha Ruhiyyih Rabbani.

* LA VIE DE SHOGHI EFFENDI

(un extrait de l'ouvrage de Hushmand Fathea'zam, Le nouveau jardin, p. 32)

Sa mère était la fille de Abdu'l-Baha et son père, un proche parent du Bab. Abdu'l-Baha l'a appelé "la perle la plus merveilleuse, unique et précieuse, qui brille entre les deux mers jaillissantes" et "le rameau sacré qui est sorti des deux arbres jumeaux bénis", parce qu'en lui les familles du Bab et de Baha'u'llah furent réunies. Shoghi Effendi grandit sous les soins et la surveillance directe de Abdu'l-Baha, mais nul ne connaissait le rang auquel ce dernier le destinait, bien que beaucoup de gens eussent discerné les signes de sa grandeur bien avant la mort de Abdu'l-Baha.

Shoghi Effendi désirait que Abdu'l-Baha lui donne un autre nom afin de le distinguer de ses cousins qui s'appelaient aussi "Afnan". Le Maître le nomma "Rabbani", ce qui signifie "divin". Ses frères et soeurs adoptèrent également ce nom. Shoghi Effendi poursuivait ses études à l'université d'Oxford, en Angleterre, lorsqu'il apprit que son grand-père bien-aimé venait de décéder. La nouvelle le rendit très malade. De plus, à son arrivée en Terre sainte, on lui annonça que Abdu'l-Baha, dans son testament, l'avait désigné comme Gardien de la cause de Dieu. Il pria et médita pendant plusieurs semaines avant de pouvoir faire face à cette grande responsabilité. Il devint le Gardien de la foi baha'ie à l'âge de 24 ans. Abdu'l-Baha déclara que les croyants qui lui obéissaient, obéissaient à Dieu.

* LA MISSION DU GARDIEN

(un extrait de l'ouvrage de Hushmand Fathea'zam, Le nouveau jardin, p. 33-35)

"Pendant ses trente-six années de gardiennat, Shoghi Effendi n'eut d'autre souci que le progrès de la Cause. Il travailla jour et nuit, sans jamais se ménager: il vivait très simplement, prenait rarement plus d'un repas en vingt-quatre heures et ne dormait guère plus de quelques heures par nuit. Le reste de son temps était consacré au travail grandissant de la cause de Baha'u'llah. Ceux qui se rendaient compte du travail qu'il effectuait chaque jour savaient que ce n'était que grâce à la puissance de Dieu qu'un simple mortel pouvait accomplir ces tâches, jour après jour, année après année.

[...] C'est lui qui apprit aux baha'is du monde comment oeuvrer ensemble pour établir l'Ordre mondial de Baha'u'llah et comment exécuter les instructions de Abdu'l-Baha contenues dans les Tablettes du Plan divin. Dans cet ouvrage écrit par le Maître avant sa mort, Abdu'l-Baha appelle les baha'is à se lever pour servir la Cause, à quitter leur demeure et leur confort pour porter le message de Baha'u'llah dans les régions éloignées de la terre. Pendant de nombreuses années, Shoghi Effendi entraîna les baha'is afin de les préparer à cette tâche immense. Il leur apprit à travailler par le truchement de leurs Assemblées locales et nationales ; en effet, si les baha'is étaient incapables de travailler dans l'unité, comme une seule entité, ils ne pourraient accomplir quoi que ce soit. Lorsqu'ils furent prêts pour cette grande tâche, le Gardien les encouragea à se disperser dans le monde entier pour porter la bannière de Baha'u'llah dans chaque région du globe. Sous sa direction divinement inspirée, des centaines de baha'is partirent avec le flambeau de la foi et s'établirent dans des îles et des territoires isolés pour porter le nouveau message aux peuples de toutes les nations.

À la mort de Abdu'l-Baha, la foi baha'ie était connue dans 35 pays tandis que, pendant le ministère du Gardien, le message de Baha'u'llah fut annoncé dans plus de 251 pays du monde, y compris tous les territoires mentionnés par Abdu'l-Baha dans les Tablettes du Plan divin.

Dans son testament, Abdu'l-Baha demanda aux baha'is du monde de se lever pour servir la Cause et de ne pas se reposer un seul moment avant que la bannière de la Foi ne soit plantée dans chaque région du globe. Notre bien-aimé Gardien exécuta cette requête du Maître pendant toute sa vie, jusqu'à son dernier jour. Il décéda le 4 novembre l957 à Londres, où il s'était rendu pour acheter des matériaux destinés à la construction des édifices devant abriter les institutions baha'ies en Terre sainte.

Le Gardien ne nous quitta que lorsqu'il fut sûr que ses efforts, pendant trente-six ans de gardiennat, avaient construit une fondation immuable pour la foi universelle de Baha'u'llah et que les baha'is pouvaient maintenant continuer son oeuvre. Tel un parfait capitaine de navire, il détermina la direction que nous aurions à suivre et nous donna ses instructions, avant que lui-même ne trouvât le repos. Il n'y avait plus aucun danger que nous nous perdions, car la direction à prendre avait été clairement fixée par le Gardien lui-même. Sous sa tutelle spirituelle, cette arche de Dieu arrivera sans aucun doute à bon port. Pendant les dernières années de sa vie, Shoghi Effendi établit un plan décennal qui prit fin en l963. Selon ce plan, tous les baha'is du monde devaient travailler étroitement ensemble pour faire connaître le message de Baha'u'llah dans les derniers territoires et îles du globe où la Foi n'était pas encore établie. Le Gardien surveilla lui-même les progrès de ce plan dès le début et, avant son décès, la foi baha'ie était répandue dans plus de quatre mille deux cents localités, et la littérature baha'ie était traduite en plus de deux cents langues différentes.

En Terre sainte - au centre mondial de la Foi - le Gardien construisit une merveilleuse superstructure, dont le mausolée du Bab ainsi qu'un bâtiment des Archives internationales où sont conservés de précieuses reliques et les écrits originaux du Bab et de Baha'u'llah. Ces bâtiments et les magnifiques jardins qui les entourent comptent parmi les plus beaux endroits du monde, et des milliers de visiteurs y viennent chaque année. Shoghi Effendi paracheva son oeuvre en nommant 27 Mains de la cause de Dieu, qu'il désigna comme "principaux intendants" de la Foi. Il leur assigna la double tâche de protéger la Cause et de propager les enseignements de Baha'u'llah.

À la mort du Gardien, les Mains de la Cause élurent entre elles un corps de neuf amis qui demeurèrent en Terre sainte pour s'occuper des affaires du Centre mondial. Ils furent appelés Custodians (c'est-à-dire Régisseurs) . Les autres Mains se dispersèrent dans le monde entier pour aider à l'accomplissement du plan décennal du Gardien."

Baha'u'llah a jeté les bases d'un merveilleux système administratif, et le Gardien en a été l'architecte pendant 36 ans. Le Gardien avait envisagé d'établir rapidement la Maison universelle de justice. Il consulta à ce sujet les "vétérans" de la Foi dans l'ensemble de la communauté. Il fut conclu qu'il était d'abord nécessaire d'augmenter le nombre d'Assemblées spirituelles locales et nationales et de consolider ces institutions. Les Mains de la Cause se chargèrent de l'organisation de la première élection de la Maison universelle de justice, en 1963, quelques années après le décès du Gardien. Cette institution suprême étant sous la direction de Dieu, elle est infaillible dans ses décisions.

* Lecture

Dans l'ouvrage de Ruhiyyih Rabbani, La Perle inestimable, on peut lire ce qui suit:

"Un baha'i rapporte qu'un jour, Shoghi Effendi, enfant, entra dans la chambre du Maître, prit sa plume et essaya d'écrire. Abdu'l-Baha l'attira à lui, lui tapota gentiment l'épaule et lui dit: "Ce n'est pas le moment d'écrire, mais de jouer. Tu écriras beaucoup plus tard." Néanmoins, ce désir d'apprendre suscita la création, dans la maison de Abdu'l-Baha, d'une classe pour enfants dirigée par un vieux croyant persan. Je sais qu'à un certain moment, plus probablement lorsqu'il vivait à 'Akka, Shoghi Effendi et les autres enfants reçurent une instruction dispensée par une gouvernante ou institutrice italienne. Elle nous rendit visite, âgée et grisonnante, peu après mon mariage."
(Ruhiyyih Rabbani, La Perle inestimable, p. 19)

* Quelques écrits du Gardien traduits en français

- Dieu passe près de nous
- L'Ordre mondial de Baha'u'llah
- L'avènement de la justice divine
- Appel aux nations

* Cochez les énoncés exacts et expliquez.

1. Lorsque Abdu'l-Baha décéda,
___a. Shoghi Effendi était à Haïfa.
___b. Shoghi Effendi apprit aux baha'is du monde comment travailler ensemble pour établir l'Ordre mondial de Baha'u'llah.
___c. Shoghi Effendi apprit aux baha'is comment travailler ensemble au sein des Assemblées locales et nationales.
___d. la foi baha'ie était présente dans 35 pays.
___e. Shoghi Effendi avait 13 ans.

2. Dans les Tablettes du Plan divin, le Maître demanda aux baha'is
___a. de ne pas partir comme pionniers.
___b. de se lever pour promouvoir la cause de Dieu.
___c. de quitter leur maison et leur confort pour servir la Foi.
___d. de propager le message de Baha'u'llah partout dans le monde.

3. Pendant ses 36 années de gardiennat, Shoghi Effendi

___a. dressa un plan de 10 ans qui dura jusqu'en 1963.
___b. construisit le mausolée du Bab.
___c. construisit l'édifice des Archives internationales.
___d. encouragea les baha'is à promouvoir le message de Baha'u'llah.
___e. nomma 27 Mains de la Cause.
___f. protégea la cause de Dieu.
___g. posa les bases de l'ordre administratif.
___h. supervisa lui-même, en Terre sainte, la construction de magnifiques édifices entourés de jardins.

4. Lorsque Shoghi Effendi décéda,
___a. toutes les Mains de la Cause restèrent en Terre sainte.
___b. la Foi était présente dans 251 pays.
___c. il était à Haïfa.
___d. plus de 4 200 centres baha'is avaient été établis dans le monde.
___e. la littérature baha'ie avait été traduite en plus de 200 langues.

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6. L'ORDRE ADMINISTRATIF BAHA'I

L'ordre administratif envisagé par Baha'u'llah est unique en son genre et ne ressemble à aucune autre organisation civile, politique ou religieuse. Ce n'est pas une création humaine, mais le plan de Dieu pour notre époque. Le but de cet ordre administratif est d'établir l'ordre et la paix parmi tous les êtres humains. Baha'u'llah jeta les bases de cet ordre mondial, Abdu'l-Baha l'expliqua et commença son établissement, et le Gardien en poursuivit inlassablement la mise en oeuvre.

Le clergé, autrefois responsable des croyants et des communautés, a été aboli par Baha'u'llah. Avec la révélation baha'ie, le croyant est responsable de ses actions devant Dieu, et il lui revient de propager la Cause. "L'ordre administratif est fondamentalement différent de tout ce qu'aucun Prophète a antérieurement établi, d'autant que Baha'u'llah lui-même en a révélé les principes, établi les institutions, a désigné la personne pour interpréter sa Parole, et conféré l'autorité nécessaire au corps désigné pour compléter et appliquer ses ordonnances législatives. C'est là le secret de sa résistance, sa distinction fondamentale, et la garantie contre la désintégration et le schisme.
En s'épanouissant et en se consolidant, l'ordre administratif baha'i sera considéré non seulement comme le noyau, mais encore comme le vrai modèle du nouvel Ordre mondial destiné à inclure toute l'humanité dans la plénitude des temps. Il est la seule charpente du "Commonwealth" baha'i dans l'avenir qui sera à la fois l'instrument et le gardien de la Paix suprême annoncée par son Auteur."
(Shoghi Effendi, dans Les principes de l'administration baha'ie, p. 11)

Le Bab lui-même, dans ses allusions à "celui que Dieu manifestera", anticipe et glorifie l'Ordre mondial que la révélation de Baha'u'llah devait faire connaître. Dans le troisième chapitre du Bayan persan se trouve cette remarquable assertion du Bab: "Bienheureux celui qui fixe son regard sur l'Ordre de Baha'u'llah et rend grâce à son Seigneur ! Car il sera sûrement rendu manifeste. Dieu l'a irrévocablement décrété dans le Bayan."
(Shoghi Effendi, L'Ordre mondial de Baha'u'llah, p. 136)

* CARACTÈRES ET FONCTIONS DES PILIERS JUMEAUX DE L'ADMINISTRATION BAHA'IE - L'INSTITUTION DU GARDIENNAT ET CELLE DE LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE

À propos du Gardien et de la Maison universelle de justice, nous lisons ces paroles puissantes: "La jeune Branche sacrée (le Gardien de la cause de Dieu) de même que la Maison universelle de justice qui doit être élue et établie universellement, jouissent toutes deux de la sollicitude et de la protection de la Beauté d'Abha, elles sont sous la préservation et la direction infaillible de l'Être glorifié (le Bab) - puisse ma vie leur être offerte en sacrifice à tous deux ! Quelles que soient leurs décisions, elles sont de Dieu."

[...] le Gardien de la Foi a été fait l'interprète de la Parole, et [...] la Maison universelle de justice a été investie de la fonction de légiférer sur les affaires non expressément révélées dans les enseignements.
(Abdu'l-Baha, cité dans Shoghi Effendi, L'Ordre mondial de Baha'u'llah, p. 139)

Il faut d'abord affirmer, sans ambiguïté et en termes clairs, que ces institutions jumelles de l'ordre administratif de Baha'u'llah doivent être considérées comme divines dans leur origine, qu'elles sont essentielles dans leurs fonctions et complémentaires tant dans leur objet que dans leurs visées. Leur but commun et fondamental est d'assurer la continuité de l'autorité divinement établie qui émane de la Source de notre Foi, afin de sauvegarder l'unité de ses adeptes et de maintenir l'intégrité ainsi que l'adaptabilité de ses préceptes. Agissant de concert, ces deux institutions inséparables administrent les affaires de la Cause, coordonnent ses activités, protègent ses intérêts, exécutent ses lois et défendent ses institutions subsidiaires. Chacune d'elles opère séparément dans une sphère de juridiction clairement définie et chacune d'elles est pourvue d'institutions annexes qui sont sous sa dépendance - instruments destinés à lui permettre d'assumer ses responsabilités et de remplir ses devoirs particuliers. Chacune exerce, dans les limites qui lui sont imposées, ses pouvoirs, son autorité, ses droits et prérogatives. Ceux-ci ne sont nullement contradictoires, et ils ne portent aucunement atteinte à l'importance propre à chacune de ces deux institutions. Loin d'être incompatibles ou de s'annihiler l'une l'autre, elles se complètent dans leur autorité et leurs fonctions, et sont de façon permanente et essentielle unies dans leurs objectifs.
(Shoghi Effendi, L'Ordre mondial de Baha'u'llah, p. 137)

L'institution du Gardiennat sera toujours un pilier de l'ordre administratif, même si le Gardien n'est plus vivant. Shoghi Effendi nous a laissé un grand héritage. Il nous a laissé ses écrits qui continueront à guider la communauté du plus grand Nom.

* LES INSTITUTIONS DE L'ORDRE ADMINISTRATIF BAHA'I

1. La Maison universelle de justice

"Les hommes de la Maison de justice ont été chargés des affaires des peuples. Ils sont en vérité les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et les aubes de son autorité dans ses pays."
(Baha'u'llah, Les tablettes de Baha'u'llah, p. 26)

"La Maison universelle de justice, si elle est constituée selon les conditions requises, c'est-à-dire de membres élus parmi tout le peuple, sera sous la direction infaillible et la protection de Dieu. Si cette Maison de justice prend une décision sur toute question non mentionnée dans le Livre, que ce soit à l'unanimité ou à la majorité, cette décision et ce commandement seront préservés de l'erreur."
(Abdu'l-Baha, Les leçons de Saint-Jean-d'Acre, p. 178)

"Toutes choses doivent être déférées à cet organisme. C'est lui qui édicte les lois et tous les règlements qui ne se trouvent pas dans le texte sacré explicite. C'est par cet organisme que tous les problèmes difficiles doivent être résolus, et le Gardien de la cause de Dieu en est le chef sacré, le membre éminent et inamovible [...] Le corps législatif doit renforcer l'exécutif, l'exécutif doit aider et assister le corps législatif afin que, grâce à l'union et à l'harmonie de ces deux forces, les bases de la justice et de l'équité puissent devenir solides et stables, et que toutes les régions de la terre soient semblables au Paradis lui-même."
(Abdu'l-Baha, Le testament de Abdu'l-Baha, p. 29-30)

"Dans ce livre [Kitab-i-Aqdas], il ordonne formellement de fonder la "Maison de justice", définit ses fonctions, fixe ses revenus et désigne ses membres comme les "hommes de justice", les "représentants de Dieu", les "administrateurs du Très-Miséricordieux" [...]"
(Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, p. 205)

Tous les membres de la Maison universelle de justice sont élus au scrutin secret par les membres de toutes les Assemblées spirituelles nationales du monde entier. L'élection a lieu tous les cinq ans en Terre sainte.
En 1963, à la fin du Plan de dix ans mis en oeuvre par le Gardien, la Maison universelle de justice fut élue pour la première fois. Il y avait en effet, à ce moment, suffisamment d'Assemblées spirituelles nationales dans le monde pour que cette étape soit franchie.

Dans Le nouveau jardin de Hushmand Fathea'zam, on peut lire (p. 79):
Bien que la Maison universelle de justice ne puisse pas changer ce qui a été révélé par Baha'u'llah ou amender les interprétations de Abdu'l-Baha et de Shoghi Effendi, elle peut revoir ses propres décisions si les circonstances l'exigent.

2. Les Assemblées spirituelles nationales

Dans chaque pays, lors du Congrès national annuel, les délégués de chaque unité électorale élisent l'Assemblée spirituelle nationale et tiennent une consultation au sujet des affaires et des progrès de la Foi dans leur pays. L'événement se tient entre le premier et le douzième jour de Ridvan, soit entre le 21 avril et le 2 mai. Chaque délégué choisit, au scrutin secret, neuf personnes parmi toute la communauté baha'ie nationale. Les neuf personnes élues forment l'Assemblée spirituelle nationale.

Le rôle des Assemblées spirituelles nationales.
Ces Assemblées doivent:
- veiller à la protection et à l'expansion de la Foi ;
- coordonner et stimuler les activités des croyants et des institutions locales et nationales dans le pays (toutes les Assemblées spirituelles locales sont sous l'autorité de l'Assemblée spirituelle nationale) ;
- élire la Maison universelle de justice tous les cinq ans ;
- encourager les baha'is dans leurs différentes activités (individuelles ou collectives) ;
- informer la communauté (par des lettres, des circulaires, des bulletins) des différentes activités et des progrès de la Foi dans leur pays et dans le monde.

3. Les Assemblées spirituelles locales

"Le Seigneur a ordonné qu'en chaque ville soit établie une Maison de justice où se réuniront des conseillers au nombre de Baha [...] Il leur incombe d'être les personnes de confiance du Miséricordieux parmi les hommes et de se considérer comme les gardiens désignés par Dieu de tous ceux qui demeurent sur la terre. Ils sont tenus de se consulter et de se préoccuper, par amour pour lui, des intérêts des serviteurs de Dieu, comme ils le font pour leurs propres intérêts, et de choisir ce qui est convenable et bienséant."
(Baha'u'llah, Le Kitab-i-Aqdas, p. 30-31)

"Ces Assemblées spirituelles locales doivent être élues directement par les amis, et chaque croyant déclaré de 21 ans et plus, loin de se tenir à l'écart et d'assumer une attitude indifférente et indépendante, doit considérer comme son devoir sacré de participer consciencieusement et diligemment à l'élection, à la consolidation et au travail efficace de son Assemblée locale."
(Shoghi Effendi, dans Les principes de l'administration baha'ie, p. 48)

"Pour bien fonctionner, être efficaces et pouvoir évoluer, les Assemblées spirituelles locales doivent observer ces deux recommandations de Abdu'l-Baha: L'amour et l'harmonie absolus parmi les membres de l'Assemblée est la condition primordiale [...] La seconde condition requise: lors de leur réunion, ils doivent tourner leur visage vers le royaume des cieux et demander que l'aide du royaume de Gloire leur soit accordée."
(Abdu'l-Baha, Sélections des écrits de Abdu'l-Baha, p. 87)

Les Assemblées spirituelles locales sont élues le 21 avril de chaque année, soit entre les couchers du soleil des 20 et 21 avril.

* Les devoirs et les responsabilités de l'Assemblée spirituelle locale, et de ses membres:

- Enseigner la cause de Dieu.
- Organiser des cours d'approfondissement pour étudier les écrits baha'is.
- Protéger la cause de Dieu.
- Promouvoir l'amitié et la concorde parmi les amis.
- Tendre une main secourable aux pauvres, aux malades, aux invalides, aux orphelins et aux veuves, sans distinction de couleur, de caste et de croyance.
- Promouvoir l'éducation des enfants.
- Éclairer matériellement et spirituellement la jeunesse.
- Organiser la célébration des Fêtes des dix-neuf jours et des jours saints.

"Les devoirs de ceux qui sont librement et consciencieusement élus comme représentants ne sont pas moins vitaux et obligatoires que les obligations de ceux qui les ont choisis. Leur fonction n'est pas de dicter, mais de se consulter, et de se consulter non seulement eux-mêmes, mais de consulter autant que possible les amis qu'ils représentent [...] Ils doivent entreprendre leurs tâches avec une extrême humilité et essayer, par leur ouverture d'esprit et leur raisonnement, leur sens de la justice et du devoir, leur franchise, leur modestie, leur dévouement complet au bonheur et à l'intérêt des amis, de la Cause, et de l'humanité, de gagner non seulement la confiance, le support véritable et le respect de ceux qu'ils servent, mais également leur estime, leur considération et leur réelle affection. Ils doivent, en tout temps, éviter l'esprit d'exclusivité, l'atmosphère de secret, se libérer d'une attitude autoritaire, et bannir toutes formes de préjugés et passions de leurs délibérations. Ils doivent, dans les limites d'un sage jugement, se confier aux amis, les informer de leurs plans, leur faire part de leurs problèmes et soucis, et solliciter leurs avis et leurs conseils."
(Shoghi Effendi, dans Les principes de l'administration baha'ie, p. 52)

* L'INSTITUTION DES ÉRUDITS

Les Mains de la cause de Dieu, les Conseillers, les membres du Corps auxiliaire et leurs assistants entrent dans la catégorie des érudits. Il faut les considérer comme relevant d'institutions distinctes ayant des fonctions qui leur sont propres.

1. Les Mains de la cause de Dieu

Baha'u'llah nomma "Mains de la cause de Dieu" quelques-uns de ses disciples. D'autres croyants furent élevés à ce rang par Abdu'l-Baha et Shoghi Effendi.

"Les Mains de la Cause ont pour devoir de diffuser les parfums divins, d'édifier les âmes des hommes, d'encourager l'étude, d'améliorer le caractère des hommes, et d'être toujours, et en toutes circonstances, purifiées et détachées des choses terrestres. Leur conduite, leurs manières, leurs actes et leurs paroles doivent manifester la crainte de Dieu."
(Abdu'l-Baha, Le testament de Abdu'l-Baha, p. 26)

"[...] les Mains de la cause de Dieu doivent être toujours sur leurs gardes et, dès qu'elles découvrent quelqu'un qui commence à s'opposer au Gardien de la cause de Dieu et à protester contre lui, elles doivent le rejeter de la communauté du peuple de Baha et ne doivent, en aucune façon, accepter d'excuses de sa part. Combien de fois de graves erreurs n'ont-elles pas été recouvertes du manteau de la vérité, afin de semer le doute dans le coeur des hommes !"
(Abdu'l-Baha, Le testament de Abdu'l-Baha, p. 24)

2. Le Centre international d'enseignement (constitué des Mains de la Cause, et de Conseillers résidant en Terre sainte)

Les Mains de la Cause sont des membres permanents du Centre international d'enseignement. Les Conseillers sont nommés par la Maison universelle de justice tous les cinq ans. Les fonctions du Centre international d'enseignement sont les suivantes:

- Coordonner, stimuler et diriger les activités des Conseillers.
- Être un lien entre la Maison universelle de justice et les Conseillers.
- Connaître à fond le processus de développement de la Foi dans le monde, faire des rapports et offrir des recommandations à la Maison universelle de justice à cet égard.
- Informer les Conseillers continentaux de la situation de la Foi dans le monde.
- Déterminer les besoins en matière de pionniers et d'enseignants itinérants.
- Préparer des plans d'enseignement (régionaux et internationaux) avec l'approbation de la Maison universelle de justice.
- Informer régulièrement les Mains de la Cause des activités entreprises par les Conseillers partout dans le monde.

3. Les corps continentaux des Conseillers

Il existe cinq corps continentaux de Conseillers. Les Conseillers sont nommés par la Maison universelle de justice tous les cinq ans. Leurs fonctions sont les suivantes:

- Consulter avec les Assemblées spirituelles nationales et collaborer avec elles pour la protection et la propagation de la Foi.
- Informer la Maison universelle de justice, les Mains de la Cause et le Centre international d'enseignement des conditions de la Foi dans les régions qui sont sous leur responsabilité.
- Guider les membres du Corps auxiliaire dans leurs tâches et activités.

4. Les membres du Corps auxiliaire (protection et propagation)

Les membres du Corps auxiliaire sont nommés par les Conseillers. Certains sont plus particulièrement responsables de la protection de la Foi, d'autres, de sa propagation. Leurs fonctions sont les suivantes:

- Consulter avec les Assemblées spirituelles locales.
- Protéger les intérêts de la Foi.
- Approfondir les croyants.
- Encourager les contributions aux fonds baha'is.
- Encourager les croyants dans l'enseignement de la Foi, et à devenir pionniers.
- Être les porte-étendard des enseignements de la Foi.
- Informer les Conseillers de la situation de la Foi dans les régions qui sont sous leur responsabilité.
- Diriger le travail de leurs assistants.

5. Les assistants des membres du Corps auxiliaire

Ils sont nommés par les membres du Corps auxiliaire. Ces croyants doivent:

- assister les membres du Corps auxiliaire dans leurs tâches.
- encourager et stimuler les Assemblées spirituelles locales dans leurs activités (Fêtes des dix-neuf jours, jours saints, approfondissements, enseignement, classes d'enfants, rencontres de prières, cercles d'étude, etc) .
- organiser des sessions d'approfondissement sur les enseignements de la Foi.
- informer les membres du Corps auxiliaire de la situation de la Foi dans la zone qui leur a été assignée.

* LA CONSULTATION

"Dis: Tout être ne pourra atteindre son vrai rang que par son équité. Tout pouvoir ne pourra exister que par l'unité. Tout bonheur et tout bien-être ne pourront être atteints que par la consultation."
(Baha'u'llah, dans Réunions baha'ies, Présence des membres aux réunions des Assemblées, La consultation baha'ie, p. 29)

"Lorsqu'ils se réunissent pour se consulter, chacun doit se sentir entièrement libre d'exprimer son opinion et ses arguments. Si quelqu'un le contredit, il ne doit en aucun cas se sentir offensé car, s'il n'y a pas d'investigation ou de vérification des questions et des sujets, la solution finale ne sera ni révélée ni comprise. La lumière brillante qui jaillit du heurt de diverses opinions éclaire les faits sous l'angle de la vérité."
(Abdu'l-Baha, dans Réunions baha'ies, Présence des membres aux réunions des Assemblées, La consultation baha'ie, p. 32)

"La question de la consultation est d'une très grande importance. Elle est l'un des instruments les plus efficaces, favorable à la tranquillité et au bonheur des personnes."
(Abdu'l-Baha, dans Réunions baha'ies, Présence des membres aux réunions des Assemblées, La consultation baha'ie. p. 33)

"Dans cette cause, la consultation est d'une importance vitale ; mais le but principal est le dialogue spirituel et non un simple échange d'opinions personnelles [...] Le but est de souligner l'affirmation que la consultation doit avoir pour objectif la recherche de la vérité."
(Abdu'l-Baha, dans Réunions baha'ies, Présence des membres aux réunions des Assemblées, La consultation baha'ie, p. 35)

"Le but de la consultation est de montrer que les opinions de plusieurs individus sont assurément préférables à celles d'une seule personne ; de même que le pouvoir de plusieurs personnes est plus grand que celui d'une seule. Ainsi, la consultation est acceptable devant le Tout-Puissant, et a été recommandée aux croyants afin qu'ils puissent parler de sujets ordinaires et personnels aussi bien que d'affaires qui sont de nature générale et universelle."
(Shoghi Effendi, dans Réunions baha'ies, Présence des membres aux réunions des Assemblées, La consultation baha'ie, p. 34)

"Une consultation franche et sans entrave est le fondement de cet ordre unique."
(Shoghi Effendi, dans Réunions baha'ies, Présence des membres aux réunions des Assemblées, La consultation baha'ie, p. 40)

"Souvenons-nous aussi que l'idée-force de la cause de Dieu n'est pas l'autorité dictatoriale, mais l'humble camaraderie ; non pas le pouvoir arbitraire mais l'esprit de franchise et la consultation affectueuse. Shoghi Effendi, dans Les principes de l'administration baha'ie, p. 52. Et, lorsqu'ils seront arrivés à une certaine décision, ils devront, après une consultation calme, pleine de sollicitude et cordiale, se tourner vers Dieu pour prier et, avec sincérité, conviction et courage, enregistrer leur vote, et se soumettre à la voix de la majorité dont le Maître nous a dit qu'elle est la voix de la vérité, qu'elle ne doit jamais être récusée, et qu'elle doit toujours être respectée de tout coeur. Cette voix, les amis doivent y répondre de bon coeur, et la considérer comme le seul moyen pouvant assurer la protection et l'avancement de la Cause."
(Shoghi Effendi, dans Les principes de l'administration baha'ie, p. 52-53)

"Il est très important de se rendre compte que l'esprit de la consultation baha'ie est très différent des procédés employés couramment dans le monde non baha'i pour prendre une décision." (La Maison universelle de justice, dans Réunions baha'ies, Présence des membres aux réunions des Assemblées, La consultation baha'ie, p. 45)

* LE FONDS BAHA'I

Voici ce qu'a écrit le Gardien au sujet du Fonds baha'i: "Et comme le progrès et l'extension des activités spirituelles dépendent des possibilités matérielles, il est absolument nécessaire qu'immédiatement après l'établissement des Assemblées spirituelles locales aussi bien que nationales, un fonds baha'i soit établi et placé sous le contrôle exclusif de l'Assemblée spirituelle. Tous les dons et contributions doivent être offerts au trésorier de l'Assemblée dans le but essentiel de promouvoir les intérêts de la Cause dans la localité ou le pays. Chaque serviteur de Baha'u'llah consciencieux et sincère, désireux de voir progresser sa cause, a l'obligation sacrée de contribuer spontanément et généreusement à l'accroissement de ce fonds. Les membres de l'Assemblée spirituelle en disposeront à discrétion pour faire avancer et soutenir la campagne d'enseignement, pour aider les nécessiteux, pour établir des institutions baha'ies d'éducation et pour étendre par tous les moyens possibles leur sphère d'action. Je chéris l'espoir que tous les amis comprendront la nécessité de cette mesure et s'efforceront d'apporter leur contribution, si modeste soit-elle au début, en faveur de l'établissement rapide et de l'accroissement de ce fonds."
(Shoghi Effendi, dans Le Fonds baha'i et les contributions au Fonds, p. 5)

"[...] je ressens l'urgence de vous rappeler la nécessité d'être toujours attentif au principe primordial que toutes contributions au Fonds ont un caractère purement et strictement volontaire. Il faut rendre clair et évident pour chacun que toute forme de contrainte, même légère et indirecte, attaque à la racine le principe sous-jacent à la formation du Fonds depuis son commencement. Tandis que des appels de caractère général, soigneusement rédigés, sur un ton digne et persuasif, sont indiqués en toutes circonstances, il faut laisser à l'entière discrétion de chaque croyant consciencieux de décider de la nature du montant et du but de sa contribution à la propagation de la Cause."
(Shoghi Effendi, dans Le Fonds baha'i et les contributions au Fonds, p. 7-8)

"Tout baha'i, adulte ou enfant, peut effectuer des versements aux fonds de la Cause. Il n'existe aucune réserve à ce sujet et, partout, les enfants baha'is ont toujours donné à la Cause."
(Shoghi Effendi, dans Le Fonds baha'i et les contributions au Fonds, p. 25)

Le Fonds baha'i est comme le sang qui coule dans nos veines. Il permet de faire progresser la cause de Dieu. Notre contribution doit être offerte volontairement, avec amour et joie. Nous avons le privilège de pouvoir contribuer aux fonds local, national, continental et international. Il existe aussi des fonds pour des projets particuliers, comme l'édification d'un temple baha'i, un Mashriqu'l-Adhkar.

* LA FÊTE DES DIX-NEUF JOURS

La Fête des dix-neuf jours se tient le premier jour de chaque mois baha'i. D'après les paroles de Abdu'l-Baha, "la Fête des dix-neuf jours a été inaugurée par le Bab et ratifiée par Baha'u'llah, dans son Livre saint, l'Aqdas, afin que le peuple puisse se réunir, et extérioriser l'amitié et l'amour, afin que les mystères divins soient révélés. Le but est la concorde, afin qu'à travers cette association, les coeurs deviennent parfaitement unis et que la réciprocité et le secours mutuel soient établis. Parce que les membres du monde de l'humanité ne peuvent exister sans avoir un lien entre eux, la coopération et l'entraide sont la base de la société humaine. Sans la réalisation de ces deux grands principes, aucun mouvement important ne pourra aller de l'avant".

La Fête des dix-neuf jours a été décrite par le Gardien comme la fondation de l'Ordre mondial de Baha'u'llah.
"[...] Seuls les membres de la communauté baha'ie, et les baha'is des autres communautés qui sont en visite, peuvent assister à ces réunions."
(Les principes de l'administration baha'ie, p. 59-60)

"La présence à la Fête des dix-neuf jours n'est pas obligatoire mais très importante, et chaque croyant devrait considérer comme un devoir et un privilège d'être présent en de p