Exemples de projets concrets de
la Communauté Internationale Baha'ie Source:
Nouvelles Internationales Baha'ies Pour
d'autres réalisations baha'ies voir www.ni-bahaies.org
Sommaire : une sélection de réalisations
baha'ies dans le monde
Exposition
au parlement européen de Bruxelle sur les réalisations baha'ies
en Europe
"Un siècle d'unité dans la diversité"
Télécharger cette exposition sur les actions des baha'is en Europe
depuis 100 ans: Brochure
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Mo)
BRUXELLES, le 11 juin 2003 (BWNS)
Photo: Exposition à l'intérieur du Parlement Européen
à Bruxelle. Ici Socrates Maanian, secrétaire de l'Assemblée Nationale des
Baha'ies de Grèce présente l'exposition à Efstratios Korakas, membre du Parlement
européen.
Une exposition spéciale mettant en lumière la contribution des communautés baha'ies
à l'harmonie sociale en Europe, a été officiellement ouverte aujourd'hui, au bâtiment
principal du Parlement européen à Bruxelles.
Hébergée par le Parlement, l'exposition est intitulée "La Communauté internationale
baha'ie: Promotion à travers l'Europe de l'unité dans la diversité pendant plus
d'un siècle." Elle sera accueillie dans le hall principal du bâtiment du Parlement
jusqu'au 13 juin 2003.
L'exposition a été officiellement inaugurée par Jean Lambert, membre du Parlement
européen qui la parraine, au cours d'une réception dans le bâtiment du Parlement.
Plus de 200 personnes, dont Ana Palacio, ministre des Affaires extérieures espagnol,
un certain nombre de membres du Parlement et plusieurs autres personnalités assistaient
à la réception.
90 personnes environ, ont en outre assisté à une communication faite par le professeur
Suheil Bushrui sur "L'éthique de la globalisation", communication faisant partie
des manifestations de la journée. Le professeur Bushrui est titulaire de la Chaire
baha'ie pour la paix mondiale à l'Université du Maryland.
L'exposition relate à travers 14 panneaux, l'histoire en mots et en photos, de
la manière dont les communautés baha'ies d'Europe se sont efforcées de promouvoir
la paix, l'intégration multiculturelle, la tolérance religieuse, et l'éthique
des affaires à travers une multiplicité de projets et d'actions concrets.
"Beaucoup de gens en Europe, notamment parmi les dirigeants, sont au courant de
la persécution à laquelle sont soumis les baha'is en Iran," a dit Silvia Frohlich,
représentante de la communauté baha'ie suisse, qui a assisté la branche parisienne
du Bureau d'information publique de la Communauté internationale baha'ie, à mettre
sur pied l'exposition.
"Cette exposition vise à montrer combien les communautés baha'ies d'Europe sont
impliquées dans la vie de la société dans son ensemble, cherchant à promouvoir
le progrès social et à y contribuer dans divers domaines," a ajouté Mme Frohlich.
"Nous pensons que nombre de gens seront surpris par le type de projets et d'activités
dans lesquels sont engagés les baha'is à travers l'Europe."
L'exposition par exemple, fait mention de projets comme "L'institut pour la cohésion
sociale", créé en 2001 par la communauté baha'ie au Royaume-Uni, pour promouvoir
un discours sur la manière de développer l'harmonie multiculturelle.
La collaboration novatrice de la communauté baha'ie avec le Processus Royaumont
de l'Union européenne, qui a pour but de renforcer la stabilité et la communication
inter-ethnique en Europe de l'Est est aussi soulignée.
Il existe des communautés baha'ies bien établies - dirigées par des conseils dirigeants
au niveau national - dans les quinze pays de l'Union européenne, ainsi que dans
les dix nouveaux pays qui doivent rejoindre l'UE en 2004.
"Les baha'is sont persuadés de la nécessité d'une collaboration internationale
et soutiennent les principes sous-tendant l'Union européenne," a précisé la responsable
de la branche parisienne du Bureau d'information publique de la Communauté internationale
baha'ie, Christine Samandari, qui a fait remarquer que la foi baha'ie a été établie
pour la première fois en Europe en 1898.
Des baha'is résident dans plus de 6.000 localités à travers l'Europe, et quelque
976 conseils dirigeants locaux élus, administrant leur communauté au niveau local,
sont implantés. Il existe des corps dirigeants nationaux dans 37 pays et territoires
européens.
7-BP-030611-1-EXHIBITION-220-S
Exposition
au parlement européen de Strasbourg
La Communauté internationale baha'ie : "Cent ans
au service de l'unité dans la diversité en Europe"
Tel était le thème de l'exposition au Parlement européen de Strasbourg, préparée
par le Bureau d'Information Publique et qui a eu lieu à Strasbourg du 9 au 12
février 2004.
Cette exposition était sponsorisée par la Baroness Sarah Ludford, membre du Parlement
européen (MEP) dont voici le discours d'inauguration lors du vernissage:
"Je parraine cette exposition sur la foi baha'ie, bien que je n'en sois pas
une adepte, ni d'aucune autre religion d'ailleurs. Je fais cela parce que cette
religion méconnue a une portée mondiale qui la rend intéressante pour des personnes
comme nous qui travaillons dans un contexte international, dans ce Parlement en
constante expansion.
La foi baha'ie compte six millions d'adhérents à travers le monde. Elle fut fondée
en Perse au 19ème siècle par un homme connu sous le nom de Bab ("La Porte") qui
fut persécuté puis exécuté en 1850. Environ vingt mille de ses adeptes furent
également tués.
L'un des principaux dirigeants ayant survécu, appelé Baha'u'llah (ce qui signifie
en arabe, "La Gloire de Dieu") s'avéra être le prophète annoncé par le fondateur.
Né en Perse dans une famille descendant d'empereurs, il renonça à une vie d'aise
et de confort pour proclamer les enseignements et l'unité de Dieu, l'unité de
la religion, l'unité du genre humain, principes auxquels les adeptes adhèrent
aujourd'hui.
Il lança un message de mise en garde contre le nationalisme incontrôlé et appela
de ses voeux un système de gouvernance mondiale, ce qui a fait des baha'is de fervents
partisans des Nations unies. Il se serait félicité du succès de l'Union européenne
dans sa mission de sécurité collective et de protection des droits de l'homme.
Deux de ses commandements sont particulièrement frappants pour les politiciens
européens : "Que votre vision embrasse le monde" et "Souciez-vous ardemment des
besoins de l'époque où vous vivez".
Ces injonctions ont conduit les baha'is à apporter une contribution soutenue face
aux défis actuels, comme par exemple le processus de Royaumont, financé par l'Union
européenne et destiné à éliminer l'intolérance ethnique et religieuse et montrer
que la violence ne résout rien. Il me semble également particulièrement intéressant
que les baha'is soient engagés dans des projets de grande envergure en faveur
de l'intégration du peuple rom. Lutter contre leurs désavantages et leur inégalité
est un défi majeur pour l'Union européenne.
Alors que la notoriété de Baha'u'llah grandissait, il fut banni et exilé d'un
pays et d'une ville à une autre, en Irak, puis à Constantinople, Adrianople (Edirne
aujourd'hui) et finalement Saint-Jean d'Acre, où il mourut prisonnier.
J'ai été étonnée d'apprendre que son fils, bien qu'il ait refusé la citoyenneté
britannique, fut promu, en 1920, Chevalier de l'Ordre de l'Empire britannique
-par les gouverneurs de la Terre Sainte- pour avoir rendu un service humanitaire
au peuple de Haïfa pendant la première Guerre mondiale, en ayant sauvé la ville
de la famine. A ses funérailles, une foule immense de musulmans, chrétiens, juifs,
et druzes ainsi que des baha'is en deuil, rendit hommage à son dévouement à la
cause de la paix mondiale et de la dignité humaine.
De toute évidence, c'est en raison de son message universel et unificateur que
la foi baha'ie est la bienvenue dans ce parlement qui symbolise l'unité dans la
diversité en surmontant les divisions et les préjugés.
Les baha'is pensent que toutes religions émanent d'une même réalité divine, que
la religion devrait être une source de souci de son prochain et d'unité et que
les préjugés de toutes sortes sont destructeurs de la civilisation et doivent
être dépassés. Ils pensent aussi que les femmes sont les égales des hommes et
devraient jouir de droits et de chances équivalents, ce avec quoi je suis bien
sûr entièrement d'accord.
Ce n'est pas mon métier de promouvoir cette religion, mais j'ai pensé qu'une petite
introduction serait utile à ceux qui, comme moi jusqu'il y a peu, n'avaient pas
encore entendu parler des baha'is. Une fois encore, ce qui justifie leur présence
ici, c'est que leur message de paix mondiale, de justice et d'égalité s'apparente
étroitement à notre raison d'être.
Peut-être qu'en découvrant la foi baha'ie, nous renforcerons notre propre foi
dans nos efforts pour mettre fin aux guerres, aux conflits et aux persécutions
et pour nous battre sur le libellé d'un amendement plutôt que pour un territoire
ou la soumission d'un peuple, comme dans le passé.
J'aimerais accueillir les représentants de la communauté baha'ie venue d'Europe
et présents aujourd'hui et, notamment notre prochain orateur, le Docteur Laslo
Farkhas, qui est le représentant de la communauté internationale baha'ie pour
la Hongrie. J'aimerais pour finir vous remercier de m'avoir accordé le privilège
de parrainer cette exposition et de m'avoir permis de m'adresser à vous aujourd'hui."
Des
volontaires baha'is donnent l'éducation indispensable dans des villages éloignés
de la province de Chiriqui au Panama.
Chiriqui, Panama, le 3 janvier 2003 (BWNS)
Photo : Les élèves de l'école baha'ie de Quebrada Venado dans l'ouest du Pamana.
Derrière à gauche, Victorino Rodriguez, leur instituteur.
Cinq heures du matin, la lumière de l'aube rougit le ciel noir et Victorino Rodriguez
est déjà en route. Chaque lundi il marche pendant trois heures de Soloy où il
habite jusqu'à une minuscule école dans le petit village de Quebrado Venado, au
sommet des montagnes verdoyantes à l'ouest du Panama. L'enseignant de 36 ans marche
rapidement à travers les sentiers étroits, anxieux d'arriver avant 8 h, heure
à laquelle la classe commence. Avec uniquement du café pour petit déjeuner, il
avance malgré tout avec énergie à travers les champs de riz vert, les bananiers
et grimpe sur les rochers couverts de mousse, maculant ses chaussures usagées
d'argile rouge. Une douzaine d'enfants attendent depuis 7h 30. Comme leurs parents
travaillent dans les champs les enfants sont seuls. Lorsque Monsieur Rodriguez
arrive à la dernière colline un cri joyeux monte et les élèves courent vers lui
pour l'accueillir. Il les appelle chacun par leur nom, les embrasse affectueusement
et ensemble, ils parcourent le dernier kilomètre jusqu'à l'école du village.
L'école de Quebrada Venada est une des dix écoles primaires ouvertes par la communauté
baha'ie du Panama dans la région de Ngabe-Bugle. Elle est faite d'un sol en terre
et d'un toit en branches de palmier sur des poteaux de bois. Cependant, comme
les autres écoles qui ensemble accueillent plus de 300 élèves, elle offre aux
enfants de cette lointaine région leur unique chance d'une éducation académique.
Étant donné la faible densité de population de la région et son isolement - tous
les villages où il y a une école baha'ie ne sont accessibles qu'à pied ou à cheval
- le gouvernement n'a pu y maintenir un système scolaire. "Les enfants, à cause
de l'éloignement des communautés dans lesquelles ils vivent, souvent distantes
de six heures de marche de la ville la plus proche, ne recevraient aucune éducation
si ce n'était par ces écoles" dit Rosemay Baily, secrétaire de la Fondation pour
le développement et la culture (FUNDESCU) une ONG d'inspiration baha'ie, qui soutient
les écoles.
"Aussi cet effort fait-il une immense différence dans la vie des enfants." La
majorité des enseignants, autochtones eux-mêmes, n'ont pas de formation. Ils sont
simplement, dans la communauté de Ngabe-Bugle, parmi ceux qui ont reçu plus d'éducation
que les autres et se sentent ainsi obligés de transmettre leur connaissance. "L'histoire
certifie que les peuples autochtones ont, dans le passé, joui d'une immense richesse
culturelle et spirituelle, mais par manque d'éducation, ils n'ont pu la développer
" dit Monsieur Rodriguez qui, lui-même s'est arrêté à la troisième. "J'ai choisi
le sentier du service afin d'aider à amorcer un processus de développement pas
à pas nécessaire à la communauté, spécialement au niveau des enfants qui sont
l'avenir de la région Ngabe-Bugle du Panama."
Les écoles ont débuté il y a environ 20 ans, en tant que petites initiatives locales
des baha'is du Panama, qui visaient à donner une éducation de base bilingue (espagnol
et dialecte ngabere), aux niveaux maternel et élémentaire, aux communautés autochtones
Ngabe-Bugle. Ces écoles se sont développées graduellement au fur et à mesure de
l'augmentation des ressources de la communauté. Au début des années 90, après
qu'un certain nombre d'enseignants volontaires aient été obligés de chercher un
travail ailleurs, des jeunes baha'is de la communauté Ngabe-Buggle se sont rassemblés
pour voir comment maintenir les écoles. Ils ont fait le pacte solennel de s'offrir
comme enseignants et de le rester aussi longtemps que cela serait nécessaire,
même sans salaire, quel que soit le sacrifice. "Nos propres familles sont pauvres
mais comment pouvons-nous laisser ces enfants irremplaçables sans éducation?"
dit Monsieur Rodriguez qui, enseigne maintenant depuis sept ans. Le groupe est
composé d'environ douze personnes qui initialement travaillaient gratuitement.
Récemment, FUNDESCU a pu se procurer suffisamment d'argent pour fournir aux enseignants
- ils sont actuellement treize - un salaire équivalent à environ 5O$US. Les fonds
proviennent de sources baha'ies aussi bien que de fondations et contributions
privées. "J'ai commencé mon service comme volontaire" dit Alexis Bejerano qui,
chaque semaine, doit faire un voyage d'environ trois heures en bus, trois heures
en bateau et trois heures à pied, de chez lui à l'école baha'ie de San Felix Bocas
del Toro, où il enseigne les classes de 8ème, 7ème et 6ème. "Je sers mon peuple
à cause de l'amour et de l'affection que je ressens pour les enfants" ajoute M.
Bejerano. "La foi baha'ie m'a donné cette lumière - partager ce que nous avons
appris. Je me sens heureux et j'acquiers énormément chaque jour où je suis en
contact avec les enfants. J'apprends beaucoup juste en partageant la connaissance
limitée que j'ai obtenue durant mes propres études."
Les responsables du gouvernement ont fait l'éloge du projet disant qu'il répondait
à un important besoin. Lors d'une visite de la région Ngabe-Bugle en octobre 2002,
le professeur Aguedo Acosta, directeur régional de l'éducation privée de Chiriqui
pour le Ministère de l'éducation, a dit: "Pour la seconde fois vous me soyez aujourd'hui
vous rendre visite en pays Ngabe-Bugle et vous offrir tout le support moral et
légal dont les écoles baha'ies ont besoin" Les parents et les responsables locaux
disent combien ils sont heureux des opportunités offertes par les écoles. "Je
ne sais ni lire ni écrire, mais grâce à ces écoles mes enfants apprendront à lire
et à écrire" dit Enrique Espinoza, chef du conseil du village Quebrado Molejon,
où une école baha'ie enseigne à 60 élèves de la douzième à la sixième. Quoique
les écoles soient dirigées par des baha'is, les enseignants et les administrateurs
ne cherchent pas à convertir les élèves. Certains des villageois sont baha'is,
d'autres catholiques, d'autres évangélistes et certains suivent la religion autochtone
mama tata. En tout, à peu près la moitié des élèves sont baha'is. Cependant l'influence
de la foi baha'ie ajoute une forte composante morale au programme. En plus du
programme académique standard, les écoles ont un cours hebdomadaire appelé "Vertus
et valeurs". "Ils ont besoin de plus qu'une éducation en sciences et mathématiques
seulement, ils ont besoin d'une éducation de l'esprit." dit Benita Palacios, qui
enseigne depuis neuf ans. "Quand j'étais en âge scolaire, nous les femmes avions
peu d'opportunités d'étudier parce qu'on pensait que les femmes n'iraient jamais
plus loin que leur propre maison." ajoute Mlle Palacios, qui enseigne en maternelle
dans le village de Boca de Remedios. Elle dit, cependant, que les enseignements
baha'is sur l'égalité de la femme et de l'homme l'ont poussée à aller au-delà
de ces limites. "Je n'ai étudié que jusqu'à la troisième, et encore avec beaucoup
de difficultés. " Comme les autres, Mlle Palacios a commencé en tant que volontaire.
"En tant que baha'ie j'ai senti que j'avais une responsabilité envers ma propre
communauté."
Quoique pas réellement formés comme éducateurs, les enseignants ont reçu durant
ces années une formation de différentes organisations baha'ies, par le biais de
FUNDESCU. L'été dernier, par exemple, la fondation Mona, organisation d'inspiration
baha'ie basée aux USA qui s'efforce de soutenir les initiatives éducatives des
populations démunies dans le monde, a dirigé un atelier de formation approfondie
sur les principes de philosophie éducative et l'organisation d'une classe. Elle
a en outre contribué pour 6.000$ au projet, durant les deux années passées. M.
Rodriguez, par exemple, passe la semaine scolaire loin de sa femme et de ses trois
jeunes enfants. Après avoir pourvu aux besoins de sa famille, sur les 50$ de traitement
mensuel, il lui reste tout juste de quoi acheter pour lui-même du riz et parfois
un peu de haricots ou de lentilles, qu'il a appris à cuisiner sur un feu en plein
air après la classe.
Les gens de Quebrada Venado sont incontestablement reconnaissants. Ils traitent
M. Rodriguez avec beaucoup de respect. Pratiquant une agriculture de subsistance,
les fermiers n'ont ni argent ni nourriture à offrir, mais ils donnent du bois
à tour de rôle pour la cuisine en plein air de Victorino. Ils lui ont construit
un petit abri avec un cadre en bois, des panneaux de zinc sur trois côtés, un
sol de terre et une petite plate-forme en bois comme lit. "La foi baha'ie a été
une lumière pour notre peuple" dit un villageois de Quebrada Venado "avec cette
école, nos enfants seront libérés de l'obscurité de l'ignorance. Ces enfants sont
notre avenir." -- Par Randie Gottlieb --
5-RG-030103-1-NGABEBUGLE-186-S
Des
rubans de couleur, une mine d'or et un chemin vers la paix
Orlando, FL, USA, le 10 février 2003 (BWNS)
Photo : Élèves d"Ekole Panou de Haïti ("Notre école"), projet conjoint américano-haïtien.
Certains ont des rubans de couleur dans les cheveux, la plupart portent des uniformes
roses et tous regardent avec un émerveillement empreint de gravité la caméra tenue
par un homme venu d'un pays lointain.
Ces élèves d'une nouvelle école de Haïti offrent un spectacle attachant sur l'une
des photos que David Smith étale devant lui.
Ce sont des photos comme celles-ci qui ont permis à M. Smith et à ses collaborateurs
de raconter l'histoire d'un projet, dans le village de Pichon en Haïti, où l'éducation
est apportée à une communauté privée des bienfaits élémentaires de la vie moderne.
M. Smith et ses collaborateurs ont présenté le projet à la Conférence baha'ie
sur le développement économique et social pour les Amériques, tenue à Orlando
en Floride du 19 au 22 décembre 2002. Ses co-présentateurs (et associés pour ce
travail) sont des Haïtiens et amis baha'is, Pierre Balthazar et son frère Loulou.
Tous les trois travaillent en collaboration avec un réseau croissant de familles,
de voisins et d'amis à Haïti et au Michigan aux USA.
"D'une certaine manière, nous construisons une communauté des deux côtés," a dit
M. Smith, directeur général d'une bourse fédérale gérée par le bureau d'éducation
spécialisée du département de l'éducation du Michigan. Il suit son travail de
développement comme un projet personnel.
"C'est un partenariat dans lequel chacun trouve son avantage."
Les élèves sont éduqués et évoluent dans un processus par étapes Ekole Panou ("Notre
Ecole"), qui concerne actuellement 125 élèves du préscolaire au primaire.
Ce projet d'inspiration baha'ie est non seulement une démonstration de l'application
du concept de l'unité de l'humanité mais interpelle aussi l'unité religieuse par
les dons généreux venant de presbytériens, de catholiques et d'autres églises
autour de Lansing au Michigan.
La conférence d'Orlando, suivie par 700 personnes venues de 36 pays aussi lointains
que l'Australie et le Kazakhstan, était parrainée par le "Rabbani Charitable Trust",
une organisation d'inspiration baha'ie à but non lucratif, de fonds pour le développement.
Les participants ont écouté plusieurs autres récits d'efforts couronnés de succès
de baha'is utilisant des principes spirituels comme fondements d'une assistance
pratique au développement socio-économique.
Luis Henrique Beust, par exemple a décrit aux délégués comment, au Brésil, les
baha'is ont formé des juges et des procureurs à propos de la relation entre valeurs
humaines et responsabilités quotidiennes. "Ainsi formés, ceux-ci accueillent cette
synergie comme une nouvelle manière de projeter leur rôle dans le monde," a dit
M. Beust, membre du conseil national dirigeant de la communauté baha'ie du Brésil.
William Davis, membre du même corps aux USA, a décrit une initiative de la Banque
mondiale à laquelle il a participé pour résoudre un conflit à propos d'une mine
d'or dans les montagnes du Pérou.
Le plus important, a dit M. Davis, est de construire un capital social - comment
les personnes coopèrent à des objectifs communs sur la base de normes et de valeurs
communes - et sa principale résultante, la confiance.
C'est avec des illustrations pratiques de ce type que les experts en développement
ont partagé leur expérience avec des nouveaux venus dans le domaine.
Des ateliers sur des sujets comme le soutien aux médecins stagiaires, la prévention
de la violence domestique, le souci de l'âme dans une gestion efficace et le développement
des jeunes femmes ont eu lieu.
Savoir que le processus de développement est un processus progressif d'apprentissage,
un retour continu d'informations entre participants et experts, durant lequel
l'ensemble de la communauté acquiert la connaissance requise pour l'avancement
a été l'une des principales leçons tirées de cette expérience.
"Le développement socio-économique baha'i est en fait, partout, apprendre, faire
quelques pas et en tirer les enseignements," a dit le Canadien Gordon Naylor.
M. Naylor, membre du conseil national dirigeant des baha'is du Canada et lui-même
expert en développement, a exprimé le besoin de développement parallèle du progrès
spirituel et matériel. "Le monde," a-t-il dit "possède la technologie, la connaissance
et les ressources pour changer de conditions. Il lui manque la volonté qu'apporte
la croyance religieuse."
"Vous ne pouvez pas motiver les gens si vous n'impliquez pas leurs croyances,"
a-t-il dit. "La religion touche le coeur des gens. Elle les amène à faire des
sacrifices."
"La religion ne doit pas être acceptée uniquement comme moyen de fournir des services
mais comme partenaire à part entière pour formuler une vision et des programmes,"
a-t-il ajouté.
M. Davis a résumé la conférence en soulignant le rôle de l'individu dans "l'amélioration
de la qualité de la vie humaine, objectif devenu le thème de la conférence."
"L'initiative individuelle était le point de départ du changement," a-t-il dit.
"En appliquant les enseignements de Baha'u'llah, le prophète fondateur de la foi
baha'ie, nous nous tenons au seuil de l'établissement d'une nouvelle culture qui
n'est ni de l'orient ni de l'occident."
"Chacun a le droit et la responsabilité de contribuer à cette entreprise."
BWC-MD-030210-1-ORLANDO-189-S
Un
prince félicite une école à l'inauguration de nouveaux bâtiments
Nuku'Alofa, Tonga, le 2 mars 2003 (BWNS)
Photo : Sourires d'élèves et de leurs professeurs à l'École internationale
Océan de Lumière qui vient de s'agrandir de nouveaux bâtiments.
Lors de l'inauguration de deux bâtiments équipés pour une connection internet,
à l'École internationale Océan de Lumière, le prince héritier Tupoutoa de Tonga
a félicité l'école pour son avance technologique. "L'inauguration des locaux ne
pouvait pas avoir lieu à un meilleur moment dans l'histoire de Tonga car, pour
la première fois, cette école introduit un élément nouveau en utilisant la technologie
pour contrebalancer les effets négatifs de l'économie" a dit le prince Tupoutoa
dans un discours à la cérémonie qui a eu lieu le 25 janvier 2003. "Je suivrai
le progrès de l'école avec le plus grand intérêt et la plus grande affection"
a-t-il ajouté. Appartenant à la communauté baha'ie de Tonga, l'école et son équipe
internationale cherchent à donner une éducation de grande qualité aux Tongans
et aux autres étudiants venant du monde entier.
Durant ses sept années d'existence les installations louées par l'école sont devenues
petites. Dorénavant les deux nouveaux immeubles apporteront quelque 2000 mètres
carrés d'espace pour les salles de classe, les laboratoires et une bibliothèque.
Le principal, Alan Cains, a dit que le programme d'Océan de Lumière s'inspire
des principes baha'is.
"L'école vise à inspirer ses étudiants et diplômés à se consacrer au service de
la race humaine" a dit M. Cains. "Elle est dédiée au développement des capacités
spirituelles, intellectuelles et physiques de ses étudiants." "Nous cherchons
les opportunités pour que les étudiants donnent d'eux-mêmes pour le bénéfice des
autres, comme le soutien scolaire d'enfants ayant un déficit auditif ou d'autres
incapacités, le tutorat envers les plus jeunes et le développement de la prise
de conscience de la protection de l'environnement physique " a dit-il.
L'école cherche également à encourager le développement spirituel de ses étudiants
en enseignant les valeurs spirituelles à l'école primaire et l'éducation morale
à l'école secondaire, a dit Sohrab Bolouri, un des membres du conseil éducatif
d'Océan de Lumière. "Chaque semaine, une vertu est sélectionnée pour que l'école
entière la mette en pratique" a ajouté M. Bolouri
"Commencer la séance du matin par des prières aide aussi à créer une atmosphère
spirituelle." Il a ajouté que l'école est ouverte à toutes les classes de la société
et a pour but de donner à ses étudiants une vision internationale, caractérisée
par le concept de citoyenneté mondiale et par un système de valeur universel.
"Les cours, excepté ceux de langue tongan, sont enseignés en anglais, afin de
permettre aux étudiants d'avoir accès à une grande quantité d'information en croissance
constante du monde entier."
Actuellement, l'école propose des classes de 3 à 16 ans et ajoutera une année
de plus l'an prochain. Des diplômes de fin d'études secondaires seront remis aux
diplômés. Les nouvelles salles de classe sont équipées pour des connections internet,
offrant ainsi la possibilité aux élèves, dans l'avenir, d'utiliser leur propre
ordinateur portable et de se connecter au réseau de l'école. Les bâtiments pour
cette école gratuite ont coûté 500,000 US$ et ont été financés par un prêt bancaire
et des dons. Situés dans les faubourgs de Nuku'alofa, la capitale de Tonga, l'école
est ouverte depuis 1996 et a commencé avec seulement neuf étudiants. Elle accueille
maintenant 250 enfants dont environ 80% sont de Tonga. Les autres viennent d'Australie,
du Canada, du Japon, de Nouvelle-Zélande et des USA.
L'ouverture officielle des nouveaux locaux a été suivie d'un déjeuner et d'une
réception pour 600 invités, dont le frère du prince Tupoutoa, l'honorable Maatu
et sa femme Alaileula, la petite fille de Son altesse Malietoa Tanumafili II,
le chef d'Etat de Samoa. Étaient également présents des ministres du gouvernement,
des ambassadeurs et autres notables.
Donald Blanks, membre du Corps continental des Conseillers, un corps consultatif
qui fait partie de l'administration baha'ie, trois membres du Corps auxiliaire
et sept des neuf membres de l'Assemblée spirituelle nationale des baha'is de Tonga,
le conseil élu dirigeant la communauté baha'ie du pays, représentaient les baha'is.
Le programme de la cérémonie, diffusé en direct à la radio à travers Tonga et
en différé à la télévision, comprenait des prières aussi bien que des extraits
de Écrits baha'is attirant l'attention sur la signification de l'éducation. Aux
lectures ont succédé des danses traditionnelles de Tonga et d'autres îles de la
région, exécutées par les élèves et le personnel de l'école. Une troupe de danse
de la jeunesse baha'ie locale a présenté une nouvelle danse appelée "Éducation".
La danse soulignait l'importance de trouver l'équilibre entre éducation spirituelle,
physique et universitaire.
BWC-EK-030302-1-OCEAN-195-S
Poste
important aux Nations Unies pour un représentant baha'i
NEW-YORK, le 13 juin 2003 (BWNS)
Photo: Bani Dugal, nouvelle présidente du Comité des ONG concernant la question
des femmes aux Nations unies.
Le représentant principal de la Communauté internationale baha'ie aux Nations
unies vient d'être élu à la présidence du plus important Comité des organisations
non-gouvernementales (ONGs) concernant le question des femmes aux Nations unies
à New-York.
Bani Dugal sera pendant deux ans, présidente du Comité des ONG sur la condition
de la femme, date à laquelle elle sera rééligible pour un second mandat de deux
années.
En tant que présidente du Comité, Mme Dugal travaillera avec tous les départements
des Nations unies, à promouvoir l'émancipation des femmes et des jeunes filles
et l'égalité des femmes et des hommes.
"Chaque agence des Nations unies a une personne désignée comme 'point focal du
genre' et notre objectif est de travailler de près avec chacune d'elles pour nous
assurer que les intérêts du genre sont pris en compte dans toutes les conventions"
a dit Mme Dugal.
"En particulier, nous désirons nous concentrer sur la promotion de l'idée de partenariat
entre femmes et hommes, et sur le rôle des hommes et des garçons dans l'avancement
des femmes et des filles," a dit Mme Dugal.
" La résolution de paix, de sécurité et post-conflit est une autre question sur
laquelle nous espérons nous concentrer," a ajouté Mme Dugal. "Nous voulons voir
les femmes représentées à la table de paix et dans l'action post-conflit, dans
des endroits comme l'Afghanistan, l'Iraq et d'autres pays."
Mme Dugal a été élue par acclamation à la réunion annuelle, du Comité. Elle était
précédemment vice-présidente du Comité.
Le Comité est composé d'environ 200 ONGs internationales, et associé avec une
centaine d'autres autour du monde.
En mars, Bani Dugal a été nommée représentante principale de la Communauté internationale
baha'ie auprès des Nations unies. Mme Dugal était représentante principale par
intérim depuis la fin des fonctions de Techeste Ahderom en 2001.
Mme Dugal a débuté à la Communauté internationale baha'ie en 1994, et pendant
plusieurs années elle a été directrice du Bureau de la communauté pour le progrès
de la condition féminine. Née en Inde, où elle était juriste avant de venir aux
Nations unies, Mme Dugal a un Master en droit de l'environnement de la Pace University
School of Law de New-York.
La Communauté internationale baha'ie est depuis longtemps active dans les travaux
du Comité. Mary Power, qui était directrice du Bureau de la communauté pour le
progrès de la condition féminine jusqu'à son départ en 1997, a été présidente
du Comité de 1991 à 1995. À ce titre, Mme Power faisait aussi partie du Comité
de soutien des ONGs internationales, qui a organisé le Forum des ONGs sur les
femmes, à Huairou, en Chine du 30 août au 8 septembre 1995, en parallèle avec
la 4ème Conférence mondiale sur les femmes, tenue à Beijing en septembre 1995.
1,4
millions de visiteurs aux terrasses
HAÏFA, Israël, le 13 juin 2003 (BWNS)
Photo : Visite de Terrasses.
Près d'un million et demi de gens ont visité les jardins en terrasse autour du
Tombeau du Bab sur le Mont Carmel depuis leur première ouverture au public le
4 juin 2001.
La grande majorité des 1,4 millions de visiteurs viennent d'Israël, qui a 6,5
millions d'habitants. Les terrasses sont une des principales attractions touristiques
du pays.
En annonçant les statistiques, la responsable des visites guidées Eliza Rasiwala
a ajouté que plus de 380.000 des visiteurs avaient pré-réservé des visites guidées.
Les visites, assurées par le Centre mondial baha'i, sont gratuites.
Les visites guidées accueillent les visiteurs en bas, soit de la section supérieure,
soit de la section inférieure des 19 terrasses de jardins. Occasionnellement,
la terrasse 19 avec les jardins immédiatement adjacents au Tombeau du Bab, et
la place d'entrée des terrasses au pied de la montagne peuvent être visités.
Mme Rasiwala a précisé qu'il y avait eu plus de 9.700 visites depuis la première
il y a deux ans.
Quelque 25 étudiants israéliens, formés et payés pour leurs services, guident
la plupart des visites, mais il y a aussi quelques guides professionnels à plein-temps,
a-t-elle déclaré.
Les guides viennent de contextes juif, chrétien, musulman et druze. Les visites
sont aussi accompagnées par des guides assistants, dont certains sont des membres
de l'équipe du Centre mondial baha'i, volontaires pendant leurs temps libres.
Actuellement, les visites peuvent être faites en hébreu, en arabe, en anglais,
en russe et en espagnol. Une équipe israélienne s'occupe des réservations par
téléphone.
Une
école baha'ie en Tanzanie reçoit une subvention pour un nouveau dortoir pour filles
IRINGA, Tanzanie, le 1 janvier 2002
Le lycée Ruaha, parrainé par la communauté baha'ie, a reçu une subvention de 122
000 $ US sur deux ans pour la construction d'un nouveau dortoir, pouvant héberger
jusqu'à 120 élèves.
Cette subvention de 141 630 Euros, a été accordée par une agence de développement
d'inspiration baha'ie du Luxembourg, la Unity Foundation. Le premier versement
a été effectué le 19 décembre 2001.
"Un des buts principaux de la Fondation est de favoriser l'éducation des filles
et des femmes" explique Alex Schoos, trésorier de la Fondation. "C'est la raison
pour laquelle nous voulions appuyer ce projet à l'École Ruaha."
Située à Iringa, l'école Ruaha reçoit environ 400 élèves. L'école a été fondée
en 1986 et est gérée par l'Assemblée spirituelle nationale des baha'ie de Tanzanie,
le corps dirigeant élu par la communauté baha'ie d'ici.
La mission principale de l'école est de servir la communauté tanzanienne en général
en dispensant, à prix abordable, une éducation de qualité. Un de ses principaux
objectifs est l'éducation des filles. Plus des deux tiers de ses élèves sont de
sexe féminin, alors que dans le pays moins de la moitié des étudiants inscrits
dans les lycées sont des filles.
"Nous nous concentrons sur l'éducation des filles, ce qui est très important ici
puisque traditionnellement seuls les garçons sont instruits; c'est à eux que l'on
accorde traditionnellement la priorité" a déclaré Becky Fairley, la directrice
de Ruaha, dans une entrevue récente. "Nous essayons d'encourager les filles à
améliorer leurs résultats. Nous croyons que ceci contribue à élever le statut
des femmes. Cela modifie leur façon d'éduquer leurs enfants et l'effet sur la
communauté est considérable."
La construction du nouveau dortoir prévoit une surface de 1040 mètres carrés,
y compris une cour de 405 mètres carrés. Actuellement, 260 filles sont logées
dans quatre dortoirs plus petits. Le nouveau dortoir augmentera de 46 pour cent
la capacité d'hébergement.
La Unity Foundation, organisme non-gouvernemental fondé en 1991 par un groupe
de baha'is, a aussi financé, récemment, un projet de dépistage de santé en Guyane
ainsi qu'une imprimerie à but non lucratif au Congo-Kinshasa, produisant, à faible
coût, du matériel pédagogique tant pour le développement communautaire que pour
d'autres projets partout dans le pays.
Les fonds de la Unity Foundation proviennent de donateurs européens, mais principalement
de Luxembourgeois. Un grand nombre des donateurs sont baha'is. Dans le cas de
la construction du nouveau dortoir, la Fondation a reçu en contrepartie, une subvention
équivalant aux deux tiers, de la part du Gouvernement du Luxembourg.
En
Inde, la plus grande école du monde réussit à se concentrer sur le globalisme
et la moralité
LUCKNOW, Inde, le 2 Janvier 2002 (BWNS)
Photo
: Cours d'informatique.
Photo:
Les créateur ce l'école ont démarré avec quelques
enfants.
Photo: Prière matinale avant les cours.
Frais émoulu de l'université et jeune marié, Jagdish Gandhi savait, il y a 42
ans que le but principal de sa vie était de servir l'humanité. Il pensa alors
que l'éducation des enfants serait un bon moyen d'y parvenir.
Il emprunta donc 300 roupies (un peu moins de 10 dollars), loua quelques salles,
et fonda la City Montessori School dans cette capitale historique d'une province
du nord de l'Inde. La première classe de cette école comptait cinq élèves.
Monsieur Gandhi n'imaginait pas qu'elle deviendrait un jour la plus grande école
privée du monde, ni qu'elle serait réputée pour l'accent particulier mis sur la
façon d'enseigner aux étudiants la valeur de la citoyenneté mondiale et de la
tolérance religieuse.
"Il y a ici des centaines d'autres écoles bien établies", dit monsieur Gandhi,
66 ans, fondateur avec sa femme de l'école en 1959. "Nous n'avons donc pas réalisé
que nous allions devenir la plus grande école du monde - ou que nous allions nous
concentrer à ce point sur la transmission du globalisme éducatif.
Avec 22612 étudiants en 1999, CMS, le nom usuel de l'école, a gagné en 2000 une
place dans le livre Guinness des records mondiaux en tant que plus grande école
du monde pour le nombre d'élèves inscrits. Elle compte maintenant plus de 25000
élèves, de la maternelle à la fin du secondaire.
D'après les parents et les enseignants, le nombre élevé d'inscriptions n'est pas
un hasard ou la conséquence de particularités comme des frais d'instruction extrêmement
bas ou une équipe de sport très performante. Ils disent que CMS attire plutôt
énormément les élèves pour deux raisons: 1) La réputation de son excellent enseignement,
2) Son programme distinctif d'éducation morale.
En terme d'enseignement, les élèves de CMS enlèvent donc les meilleures places
aux examens du gouvernement ainsi que dans les écoles supérieures et universités
prestigieuses de toute l'Inde. Pour l'année scolaire 2000-2001, par exemple, sur
les 1192 étudiants de CMS qui se sont présentés au certificat d'études, examen
national du système scolaire indien, 1179 l'ont obtenu, dont 1099 avec une note
globale supérieure à 60 sur 100, ce qui est considéré comme une mention "très
honorable". Environ 79 étudiants ont obtenu une note supérieure à 90 sur 100.
Enseignement mis à part, les parents disent qu'ils ont aussi choisi d'envoyer
leurs enfants à CMS en raison de son effort remarquable pour fournir aux étudiants
les outils spirituels, moraux et intellectuels nécessaires au succès dans un monde
de plus en plus global, un monde dans lequel la capacité à vivre avec des personnes
de toutes religions, origines ethniques et nationalités sera d'une importance
extrême.
"Exposition au globalisme"
L'accent mis par l'école sur cet objectif est très clair. Son prospectus annonce
"une interaction internationale et une exposition au globalisme", tandis que les
bannières et posters sur les différents bâtiments de l'école proclament: "Chaque
enfant est potentiellement la lumière du monde", et que d'autres soulignent les
principes d'harmonie et de tolérance inter-religieuse.
"Pourquoi autant de parents y envoient-ils leurs enfants?" "La raison, je pense,
est que les parents veulent que leurs enfants soient bien", affirme monsieur Gandhi.
"Oui, ils veulent leur offrir une bonne éducation. Ils veulent de bons résultats
et nous les leur donnons. Mais ils veulent aussi que leurs enfants aient une bonne
moralité, ce que nous nous efforçons de leur donner également."
"De plus, les parents savent que leurs enfants vont être exposés à un environnement
international", ajoute monsieur Gandhi, soulignant que l'une des caractéristiques
distinctes de l'école est d'accueillir de nombreuses conférences internationales
sur des sujets allant de la musique et de la culture à l'informatique et à la
robotique, ce qui amène de nombreux visiteurs de l'étranger.
"Ici les enfants se pénètrent d'une vision de globalisme", poursuit monsieur Gandhi.
"De telle façon qu'ils puissent accéder à une fonction qui leur permettra de changer
le monde. Je souhaite que nos diplômés soient des agents motivés du changement
social, servant les meilleurs intérêts de la communauté et du monde perçu dans
sa totalité".
Techniquement parlant, CMS n'est pas tant une école qu'un secteur scolaire, avec
une vingtaine de branches dispersées dans Lucknow. Chaque branche étant un petit
campus en lui-même, avec généralement le bâtiment principal de l'école et plusieurs
structures annexes. En moyenne, chaque branche accueille quelques 1250 élèves.
Certains de ses campus ont été construits spécifiquement pour CMS, et cette infrastructure
scolaire est l'une des plus modernes parmi les nombreuses écoles privées de Lucknow,
si ce n'est de l'Inde. De plus, par leur qualité de construction, de conception
et d'agencement, ils devraient être comparés plus précisément aux campus d'un
petit collège ou d'une université plutôt qu'à ceux d'une école élémentaire et
secondaire.
Le programme couvre tous les sujets traditionnels nécessaires pour que les élèves
passent les examens nationaux, mais avec un accent particulier mis sur l'éducation
morale. Et à CMS, l'éducation morale intègre le concept de citoyenneté mondiale
et d'harmonie inter-religieuse.
"La source des valeurs morales"
Les valeurs morales promues à CMS viennent directement des enseignements de la
foi baha'ie. Au début de leur vie commune, monsieur et madame Gandhi étaient profondément
influencés par les idées humanitaires du Mahatma Gandhi - influence qui, en partie,
a conduit monsieur Gandhi à fonder CMS. En 1974, monsieur et madame Gandhi sont
devenus baha'is. Depuis ce moment, ils ont progressivement introduit les principes
sociaux et spirituels de la Foi dans le programme spirituel et moral de CMS.
Cela ne veut pas dire toutefois que l'école impose la foi baha'ie à ses élèves.
En fait, l'école cherche avant tout à soutenir les valeurs enseignées par toutes
les religions et à respecter les croyances de tous les étudiants et de leurs parents,
qui reflètent la diversité de Lucknow, composée d'environ 70 pour cent d'hindous,
25 pour cent de musulmans et 5 pour cent de chrétiens et de sikhs.
"Dans notre école nous respectons chaque religion", affirme Bonita Joel, principale
de la branche Indira Nagar de CMS, elle-même chrétienne. Aucune religion n'est
enseignée ici. C'est une école laïque. Mais nous enseignons aux enfants à respecter
chaque religion."
Madame Joel et d'autres à CMS estiment que l'accent porté sur le pluralisme religieux
est indissociable de celui porté par l'école sur le globalisme.
"L'école professe que nous croyons fondamentalement dépasser les limites étroites
de notre pays pour avancer vers d'autres nations et cultures.", dit madame Joel.
"Avec la mise en place de la globalisation, nous sentons que les élèves ne peuvent
plus continuer à être confinés dans des pensées restreintes à leur voisinage,
leur culture ou leur pays. Qu'ils doivent avancer vers un monde plus large."
Madame Sadhna Chooramani, principale de la branche Chowk de CMS, croit que l'accent
porté sur le globalisme et la tolérance religieuse aident beaucoup à préparer
les élèves au succès dans le monde actuel".
"Nos élèves n'ont pas d'inhibitions à sortir et à travailler avec d'autres, quelle
que soit leur religion ou leur origine ", affirme madame Chooramani, 38 ans qui
est hindoue. " Ils acceptent les gens tels qu'ils sont. Le sentiment d'unité de
la race humaine est profondément enraciné en eux ".
Madame Chooramani croit que, à CMS, la promotion de longue date de la tolérance
et du principe d'unité a contribué à l'harmonie communautaire à Lucknow. En 1992,
lorsque des émeutes se sont produites dans de nombreux centres urbains après que
des fondamentalistes aient détruit la mosquée Babri de la ville de Ayodhya, Lucknow
a échappé à ces troubles sérieux et elle est réputée pour être une ville paisible.
Selon madame Chooramani, avec autant d'élèves et un niveau d'engagement parental
aussi élevé, CMS contribue très certainement à ce sens de l'harmonie à Lucknow.
"Les gens de Lucknow commencent à sentir que ce concept d'unité de l'humanité
est le seul moyen par lequel nous pouvons progresser vers l'harmonie, la paix
et une meilleure façon de vivre."
Pendant la crise de Ayodhya en1992, Madame Chooramani a organisé une réunion de
voisinage, et elle y a lancé un appel au calme. " J'ai dit qu'aucune religion
n'enseigne ce type de violence ", rapporte-t-elle.
Pendant cette période, d'autres branches de CMS ont également organisé des réunions
similaires ou des activités, et l'école entière a organisé une marche générale
pour la paix. "Des centaines d'enfants marchaient avec une banderole proclamant
" Dieu est un et toute l'humanité est une", dit madame Barthi Gandhi, directrice
du groupe CMS. "Et à cette époque, il n'y a eu aucun accident à Lucknow, même
si ailleurs, des hindous tuaient des musulmans et des musulmans tuaient des hindous,
"
L'école cherche à renforcer son idéal d'internationalisme non seulement dans son
programme, mais encore, comme le souligne monsieur Gandhi, en parrainant diverses
conférences internationales. Dans certains de ses plus grands campus, des dortoirs
bâtis sur le modèle d'hôtels et des services de restauration rendent de tels événements
possibles à un coût relativement bas.
Actuellement chaque année, l'école accueille une variété d'événements internationaux,
incluant "Macfair International", une exposition sur l'informatique et les mathématiques,
"Celesta International", un festival de culture et de musique internationale,
les Olympiades internationales d'astronomie, l'Olympiade scientifique des mathématiques,
de l'informatique et de la robotique, un "échange international d'expériences
entre écoles", et une "école d'été internationale pour enfants". En 2000, CMS
a organisé et/ou accueilli neuf événements de ce type et onze étaient prévus pour
2001.
L'école s'efforce également d'innover en matière d'éducation. Elle a ainsi adopté
des pratiques de gestion variées, telles que les cercles de qualité, qui encouragent
la naissance et le développement d'idées nouvelles. Elle possède également sa
propre "aile d'innovation" avec 25 personnes entièrement orientées vers la recherche,
le développement et la mise en place de nouvelles méthodes d'enseignement pour
le groupe CMS. Dans cet objectif, les chercheurs puisent des idées en Inde et
à l'étranger.
Quant aux parents, ils sont heureux de la direction prise par l'école. Le nombre
d'élèves continue à augmenter, atteignant 25172 élèves cette année.
"Il y a de nombreuses écoles qui donnent un bon enseignement, mais celle-ci va
plus loin, en donnant à tous les meilleurs atouts: le développement personnel,
un bon niveau scolaire et des valeurs morales" affirme Manoj Agrawal, ingénieur
électricien de 35 ans qui a deux enfants à CMS.
"Ils font sortir le meilleur de l'enfant" ajoute Deepa Agrawal, sa femme. "Ils
leur donnent des opportunités et un encouragement juste".
Les Agrawal et d'autres parents font aussi l'éloge de l'importance qu'accorde
l'école à des relations fortes entre parents et enseignants. Des visites régulières
des enseignants aux familles sont encouragées et les parents sont invités à des
manifestations elles aussi régulières à l'école. "Cela développe certains rapports
entre enseignants et parents", selon madame Agrawal.
Om Prakesh Patel, un fermier de 32 ans du district Kaimur, à quelque 390 kilomètres
dans l'état de Bihar, avait tellement envie d'inscrire son fils à CMS qu'il a
déménagé avec ses beau-parents pour s'installer à Lucknow - ce qui va complètement
à l'encontre des traditions.
Lui et sa femme, Sunita, ont choisi CMS à cause de sa réputation scolaire, de
la grande interaction entre parents et enseignants et de l'accent mis sur l'éducation
morale.
"L'importance accordée à la morale est un point supplémentaire", dit Mr. Patel,
dont le fils de neuf ans, Harsh, fréquente CMS depuis cinq ans. " Nous sommes
un pays laïque et l'esprit communautaire grandit en Inde. Nous pensons donc que
nous avons besoin d'une société plus tolérante envers les religions. Et à notre
époque matérialiste l'éthique morale est très importante."
La
conférence des jeunes au Brésil se concentre sur la préparation des jeunes afin
qu'ils deviennent promoteurs du changement global
SAO PAULO, Brésil, 8 Mars 2002 (BWNS)
Avec comme but de débattre de la manière dont les jeunes peuvent avoir un impact
plus positif sur le monde, plus de 600 jeunes de 15 pays différents sont venus
ici au Neuvième congrès du mouvement des jeunes baha'is des Amériques du 17 au
21 janvier 2002 afin de parler de paix, de changement et du futur. Tenu au Centre
d'éducation baha'ie de Soltanieh aux abords de Mogi Mirim, à quelques 150 kilomètres
de São Paulo, le programme de quatre jours de la conférence comprenait des causeries
données par des membres du bureau des Conseillers pour les Amériques, des manifestations
artistiques, des ateliers par petits groupes et des présentations audio-vidéos.
Organisé par le Comité national baha'i des jeunes du Brésil, l'objectif de cette
conférence était de rassembler les jeunes de différents pays et de différents
milieux afin de partager des idées sur la manière d'améliorer le monde. Le congrès
était le dernier évènement d'un Mouvement international de jeunes baha'is focalisé
sur les Amériques.
"Cela rassemble les jeunes, les unit, leur donne un sens de la culture baha'ie,"
dit Massoud Moslehi, 33 ans, de Victoria au Canada, en ajoutant: "Culture baha'ie
veut dire vivre en accord avec les enseignements de la foi baha'ie, ce qui non
seulement favorise le développement de l'unité du genre humain mais aussi exhorte
les baha'is à une vie active de service pour l'humanité et à rectifier leur conduite
personnelle."
Le premier de ces congrès s'est tenu à Santiago du Chili, où quelques 650 jeunes
de 25 pays se sont rassemblés en janvier 1998. Des milliers de jeunes provenant
de douzaines de pays se sont regroupés en congrès internationaux en 2000 et 2001,
au Canada, en Équateur, au Salvador, en République Dominicaine, au Paraguay. "Les
jeunes ont joué un rôle particulier et unique dans chaque génération," rapporte
un article sur le site internet du congrès, expliquant les buts et les motivations
du Mouvement des jeunes baha'is. "Ils ont souvent servi de force catalytique positive
poussant la société vers quelque chose de meilleur. Libres des pressions imposées
par le travail et les responsabilités familiales, leur énergie, leur enthousiasme
et leur zèle peuvent être utilisés afin d'encourager le développement d'un mouvement
de changement positif au sein de la société, assurant un meilleur avenir, à eux-mêmes
et à leurs enfants."
Les participants au dernier congrès en fait, sont apparus tout revigorés par cet
évènement, exprimant ainsi qu'ils ont le pouvoir d'améliorer le monde, en se concentrant
sur des actions positives et sur leur propre développement moral. "Nous ne sommes
pas des révolutionnaires au sens habituel du terme, nous n'essayons pas de faire
tomber les gouvernements ou de mener une guérilla," dit Gaël Masrour, un baha'i
de 28 ans habitant au Chili. "Mais nous essayons de changer le monde tel qu'il
est aujourd'hui. Je pense que ces conférences ne sont qu'une étape dans ce processus,
non pas un but, mais une étape."
"L'humanité traverse une phase dans laquelle il n'y a pas de place pour les vaines
imaginations et les loisirs inutiles," poursuivit Masrour. "Ne pas agir quand
on est à ce point du développement du monde, est un suicide. Si nous voulons le
changement," dit il, "nous avons besoin de nous transformer nous-mêmes ainsi que
la société dans un processus parallèle. Nous devons devenir des leaders moraux
et nous démarquer par un dur travail et par l'exemple." En plus des causeries
données par des conseillers baha'is, il y avait de nombreuses présentations faites
par les jeunes eux-mêmes, allant de la musique et de la danse, à une vidéo envoyée
par des jeunes ayant participé à la Conférence des jeunes de Sherbrooke au Québec,
Canada, en juillet 2001.
Lena Delchad, 23 ans, de San Diego aux États-Unis, dit que le rassemblement de
tant de jeunes venant de tant de pays déploie une énergie unique - qui a été la
raison principale de sa venue. Les conférences de jeunes comme celle-ci, dit-elle,
"envoient un courant d'énergie à travers les jeunes directement vers leurs propres
communautés".
Les jeunes ont terminé les quatre jours de conférence en s'engageant à mener des
actions durant l'année suivante afin de réaliser un changement positif au sein
de leur communauté.
Quelques unes de ces actions comprennent des classes d'éducation morale pour les
enfants, utilisant l'art comme outil éducatif, le démarrage de groupes théâtraux
sur l'éducation morale, et l'implication dans des projets de construction des
communautés.
Plusieurs groupes de jeunes, juste après le congrès, ont lancé une campagne de
deux semaines pour répandre les principes de la foi baha'ie.
Le site internet du congrès http://www.mjbahai.com/brasil,
contient des informations sur le congrès, sur le message du Comité des jeunes
baha'is du Brésil, des documents provenant des précédents Congrès des jeunes,
et des informations sur le Mouvement des jeunes baha'is.
Une
ONG s'inspirant des enseignements baha'is oeuvre en vue de consolider la societé
Buenos-Aires, Argentine, 9 juillet 2002 (BWNS)
Au mois de novembre dernier, les habitants de cette grande ville cosmopolite sont
descendus dans les rues en frappant violemment sur des casseroles pour protester
contre l'effondrement économique qui a fait sombrer un des pays les plus riches
d'Amérique latine dans une crise profonde et persistante.
Au mois de janvier, les protestations ont pris une nouvelle forme au fur et à
mesure que, dans plusieurs quartiers, des gens créaient des "assemblées de quartier"
afin de parler de ce qu'ils pouvaient faire eux-mêmes pour résoudre quelques-uns
des problèmes qui perturbent la société. Des projets ont ainsi été entrepris,
allant de l'achat de nourriture en gros à prix réduits jusqu'à la création de
banques de quartier.
Que le phénomène persiste ou non, l'organisation spontanée de gens dans des parcs
et places de quartiers de cette ville de 12 millions d'âmes, reflète la conviction
croissante que les problèmes sociaux et économique de l'Argentine ne peuvent être
traités que grâce à la participation active de la société civile.
L'UNIDA, organisation non gouvernementale (ONG) s'inspirant des enseignements
baha'is, qui se concentre sur la formation en vue de consolider la société civile
et de promouvoir le développement au moyen de la participation, prône cette idée
depuis longtemps. L'UNIDA constate un intérêt croissant pour ses programmes depuis
le début de la crise, avec pour résultat, en juin 2002, le niveau le plus élevé
d'inscriptions.
D'après Haleh Maniei coordonnatrice des étudiants et de la promotion pour l'UNIDA
"Ces assemblées de quartier ont vu le jour parce que les gens ici, croient maintenant
qu'ils doivent prendre en main la responsabilité d'agir. Et, par conséquent, ils
savent qu'il leur faut davantage d'éducation dans ce domaine de planification,
stratégique pour les ONG, qu'ils doivent savoir démarrer leurs propres projets,
et ainsi de suite. Il y a beaucoup plus de gens qui appellent ces jours-ci pour
se renseigner sur les programmes de l'UNIDA."
Fondée en 1996 par un groupe de baha'is, l'UNIDA - Universidad de las Naciones,
Integracion, Dessarrollo, et Ambiente (Université pour les nations, l'intégration,
le développement et l'environnement) offre des cours de troisième cycle dans quatre
disciplines: le développement durable, l'anthropologie sociale, le développement
humain et les processus d'organisation.
Les quatre programmes abordent l'étude du développement à l'échelle humaine et
des méthodologies connexes concernant les bases de la communauté, de même que
la prise de décisions par la participation, qui, selon les fondateurs de l'UNIDA,
sont les clés d'une action sociale efficace.
"Ces quatre disciplines ne sont en réalité que des portes d'entrée différentes
pour arriver au même endroit", dit Lucio Capalbo, coordonnateur général de l'UNIDA,
et un de ses fondateurs. "Au c¦ur même de ce que l'UNIDA essaie de faire réside
l'effort pour rendre la société civile plus forte en formant ses responsables
à l'utilisation de nouvelles méthodes de prise de décisions basées sur la consultation
et la participation, qui peuvent aider les gens à mieux fonctionner en groupes.
C'est là le c¦ur même de la prise de pouvoir par la société civile."
L'année passée, avant même la crise qui sévit actuellement, l'UNIDA s'est vu accorder
plusieurs subventions importantes. En novembre, c'était une des huit ONG retenues
à égalité par l'Organisation des femmes, dans un concours dont le prix était une
subvention de la Banque interaméricaine de développement. L'UNIDA a ainsi reçu
la somme de 8 900 $ US pour un programme visant à donner à des responsables locales
une formation dans le domaine de la direction (leadership) éthique.
Au cours de l'année, l'UNIDA a reçu des fonds de la Communauté européenne pour
assurer une formation sur la résolution des conflits aux responsables locaux intervenant
dans des communautés pauvres. La ville de Buenos-Aires a en outre offert une subvention
pour un nouveau projet sur "Les rôles nouveaux dans le travail" visant la formation
de 20 chômeurs dans le recyclage des meubles.
Depuis sa fondation, les effectifs de l'UNIDA sont en constante augmentation,
atteignant récemment un pic de 128 étudiants. Et, malgré la récession économique,
elle a réussi cette année à dispenser ses cours dans deux autres villes argentines
: Rosario et Viedma.
"Nos programmes de formation sont exactement ce dont le pays a besoin en ce moment",
dit M. Capalbo. L'UNIDA enseigne notamment dans tous ses cours "la consultation"
dont les principes ont leurs origines dans les enseignements baha'is.
Au centre de ces programmes, la consultation, un processus hautement participatif
qui à la fois encourage la diversité d'opinion et recherche l'unité des différentes
visions. Parmi ses principes de bases, le fai que le but premier doit rester le
bien de tous ; l'information utilisée doit provenir de sources et de points de
vue aussi variés que possible ; l'éahcnge d'idées doit être entier et sincère
tout en restant courtois ; toute idée mise en avant devient la propriété du groupe
; une fois qu'une décision est atteinte, elle est soutenue par l'ensemble du groupe.
"Lorsque les gens comprennent le processus de consultation, ils commencent à penser
d'une nouvelle manière", dit M. Capalbo, expliquant que, de l'avis des fondateurs
de l'UNIDA, plusieurs des problèmes de la société actuelle ont leurs origines
dans des modèles de prise de décisions qui dressent les différents groupes les
uns contre les autres. "Ils réfléchissent alors en fonction de l'unité dans la
diversité, et non de l'esprit de parti ni des conflits. Et l'UNIDA apprend aux
gens à prendre des décisions et à collaborer avec les autres au moyen de la consultation,
à élaborer, exécuter et évaluer les programmes de participation, grâce à la collaboration
de tous."
Selon les diplômés de l'UNIDA, le résultat est une méthode efficace et pratique
qui donne à la société le pouvoir d'agir.
"Cela a été très utile, surtout à cause du concept d'économie à échelle humaine
et d'approche systématique, ainsi que d'autres outils de planification", dit Fabian
Roman, chef de Plan21, une ONG oeuvrant dans le domaine de l'environnement à Buenos-Aires.
M. Roman a suivi, en 1999, un cours de l'UNIDA sur la gestion de l'environnement
et le développement durable. M. Roman, professeur adjoint de tourisme, développement
et environnement à l'Université La Plata, dit qu'il enseigne maintenant la consultation
dans ses cours.
Mario Daniel Caputo, juge dans la province de Buenos-Aires, a suivi, en 2000,
le cours de l'UNIDA sur les droits de la personne et travaille maintenant à mettre
sur pied une ONG pour aider les réfugiés et immigrants sans papiers en Argentine
à avoir accès aux études, aux soins de santé et à l'emploi.
"Les outils offerts par l'UNIDA, tels que les nouveaux concepts de développement,
la technique conceptuelle de la consultation et d'autres éléments, m'ont beaucoup
servi pour ce qui est de la planification du projet ", dit le juge Caputo. "Ils
m'accompagnent comme de nouveaux bagages me permettant d'appliquer concrètement
de tels concepts."
OC-BP-020709-1-UNIDA-167-S
Au
sommet mondial du développement durable, les baha'is mettront l'accent sur les
valeurs spirituelles
Johannesburg, Afrique du Sud, le 23 août 2002 (BWNS)
Lors du Sommet mondial du développement durable, les représentants baha'is mettront
en évidence l'importance des valeurs spirituelles. Trente représentants de six
organisations baha'ies ou d'inspiration baha'ie prendront part au Sommet qui a
pour objectifs de mesurer les progrès réalisés dans le domaine du développement
durable depuis le Sommet mondial de Rio de Janeiro en 1992. L'élément central
de la participation baha'ie sera une déclaration préparée par la Communauté internationale
baha'ie, intitulée "Religion et développement à la croisée des chemins : convergence
ou divergence?".
"La déclaration lance un appel vigoureux et plein de défis aux Nations unies et
aux responsables des religions mondiales," a dit Peter Adriance, porte-parole
au Sommet de la Communauté internationale baha'ie. " Les Nations unies y sont
invitées à mieux prendre en compte le rôle central que la religion doit jouer
dans la recherche d'un développement durable et, les dirigeants des religions
à rejeter toute forme de fanatisme faisant obstacle au développement et à la paix."
(Le texte complet de la déclaration est sur http://www.bic-un.bahai.org/02-0826.htm,
pour le lire en français).
Programmé du 26 août au 4 septembre, le Sommet permettra la rencontre de milliers
de participants parmi lesquels des chefs d'état et de gouvernement, des délégués
nationaux et dirigeants d'organisations non-gouvernementales (ONG), des représentants
d'entreprises et autres groupes importants. Organisé par les Nations unies, le
Sommet a pour objectif d'inspirer des actions orientées vers la construction d'un
monde plus sain prenant en compte les besoins humains en nourriture, eau, abri,
équipements sanitaires, énergie, services de santé et sécurité économique.
Les rencontres se dérouleront en trois lieux différents : le Sommet lui-même qui
concernera essentiellement les négociations entre gouvernements, se tiendra au
Centre des Conventions Sandton, à la périphérie de Johannesburg, un Forum pour
les Organisations non-gouvernementales aura lieu, séparément, à Nasrec, à 25 km
de là et un espace aménagé non loin du Centre Sandton, appelé le Village Ubuntu,
sera ouvert aux dirigeants de gouvernement, aux ONG, aux autres groupes importants
comme celui des entreprises ainsi qu'au public.
Des expositions, des représentations culturelles et d'autres événements s'y dérouleront,
offrant ainsi l'opportunité de nouveaux partenariats en vue du développement durable.
Les baha'is participeront à des activités dans ces trois lieux. Des délégations,
de la Communauté internationale baha'ie ainsi que des communautés officielles
baha'ies du Brésil, du Canada et d'Afrique du Sud, ont été accréditées au Sommet.
Deux organisations d'inspiration baha'ie, mais sans liens formels avec des institutions
baha'ies, le Forum international sur l'environnement (IEF) et le Forum européen
baha'i des entreprises (EBBF), ont également été accréditées au Sommet et enverront
des délégations. Trente baha'is au total ont été accrédités pour ces organisations"
a précisé M. Adriance. Ces mêmes délégations participeront aux activités du Forum
des ONG et du Village Ubuntu. La Communauté internationale baha'ie et la Communauté
baha'ie d'Afrique du Sud ont réalisé deux expositions, l'une au village Ubuntu,
l'autre au Forum des ONG.
Ces expositions mettent en évidence l'approche baha'ie du développement et seront
une vitrine pour les projets baha'is qui reflètent les valeurs et les principes
qui sont " au c¦ur du développement " tels que la confiance, l'égalité de l'homme
et de la femme et la justice.
L'IEF et l'EBBF partageront le même stand au Forum des ONG. Ils ont également
prévus plusieurs ateliers sur des sujets tels que: "Les dimensions multiples de
la mondialisation", "Les indicateurs de la durabilité", "Intégrer les sciences
dans les communautés locales", "Les valeurs du développement durable" et "Les
valeurs d'une éducation au développement durable". "À maints égards," a expliqué
M. Adriance, "le programme des ateliers et des activités de ces organisations
d'inspiration baha'ie soutiennent le thème central que les baha'is ont voulu traiter
lors de ce Sommet - montrer que le développement durable est impossible dans le
vide spirituel."
"Les travaux de l'IEF ainsi que ceux de l'EBBF ont mis en évidence l'importance
de valeurs spirituelles, l'IEF se concentrant sur le rôle des valeurs relatives
aux questions scientifiques et techniques liées à l'environnement et l'EBBF sur
celles en rapport avec l'éthique dans les affaires." a ajouté M. Adriance. "Nous
pensons que la religion a un rôle essentiel à jouer en inculquant les valeurs
nécessaires à la naissance d'une société en développement durable. Et de nombreux
groupes reprennent ce message et le transmettent aux Nations unies et aux autres
organisations internationales." De plus, deux troupes artistiques de jeunes "Beyond
Words" et "Ablaze" soutiendront certaines initiatives choisies et il y aura une
exposition "L'art des enfants au service de l'environnement" à partir d'une compétition
annuelle organisée par les baha'is dans la région de Cape Town.
UNO-BP-020823-1-JOHANNESBURG-170-S
Message
adressé au sommet mondial pour le développement durable par la communauté internationale
baha'ie
New York, Etats-Unis, le 23 août 2002 (BWNS)
(Note de la traduction : les citations sont librement traduites) La Communauté
internationale baha'ie a fait une déclaration, 'Religion et développement à la
croisée des chemins: convergence ou divergence', au Sommet mondial pour le développement
durable, conférence organisée par les Nations unies à Johannesburg, République
d'Afrique du Sud, du 26 août au 4 septembre 2002. Ci-dessous le texte complet
de cette déclaration :
Tout au long du 20ème siècle, les préjugés ethniques, raciaux et nationaux ont
progressivement donné lieu à la prise de conscience que l'humanité forme une seule
famille et la terre un seul pays (1). Les Nations unies (ONU), créées en réponse
à cette prise de conscience, ont travaillé sans relâche afin de faire émerger
un monde, dans lequel tous les hommes et toutes les nations puissent vivre ensemble,
dans la paix et dans l'harmonie. Pour porter secours à ce monde, les Nations unies
ont tissé un remarquable réseau d'institutions, d'organisations, de conventions
internationales et de plans d'actions globales qui ont contribué à éviter les
conflits et les guerres, à protéger les droits de l'homme, à encourager l'égalité
entre hommes et femmes et à améliorer les conditions matérielles d'innombrables
individus et communautés.
En dépit de ces victoires significatives, les Nations Unies doivent cependant
comprendre à la fois le rôle positif que peut jouer la religion en créant un ordre
mondial de paix et de prospérité, et l'impact destructeur que le fanatisme religieux
peut avoir sur la stabilité et le progrès du monde. Ce manque de considération
à l'égard de la religion peut être notamment observé dans le domaine du développement,
où les Nations unies ont, pour une grande part, considéré les communautés religieuses
comme de simples canaux pour l'acheminement de biens et de services, comme des
moyens de réaliser des politiques et des programmes de développement. Plus même,
lorsque les instruments des Nations unies (2) en faveur des droits de l'homme
ont été utilisés pour condamner l'intolérance et la persécution religieuses (3),
les politiques et les programmes de développement des Nations unies (4) ont stigmatisé
la bigoterie religieuse comme l'obstacle majeur à l'établissement de la paix et
du bien-être dans le monde.
* La religion : fondement de civilisation et de progrès.
Il devient de plus en plus évident que le passage au point culminant du long processus
millénaire d'organisation de la planète comme un seul pays pour la famille humaine
tout entière, ne pourra se réaliser dans un vide spirituel. Selon les écrits baha'is,
la religion est 'source d'illumination, cause de développement et l'impulsion
animatrice de toute progression humaine'(5) et 'fut la base de toute civilisation
et de tout progrès dans l'histoire de l'humanité'(6). Elle est source de sens
et d'espoir pour la vaste majorité des habitants de la planète, et elle a un pouvoir
infinie pour inspirer le sacrifice, l'évolution et l'engagement à long terme de
ses disciples(7). Il est donc inconcevable qu'une société globale, pacifique et
prospère, -société qui abrite une diversité spectaculaire de cultures et de nations-
puisse s'établir et se maintenir sans impliquer, directement et substantiellement,
les grandes religions mondiales dans ses projets et ses appuis (8).
On ne peut nier, en même temps, que le pouvoir de la religion a été perverti pour
tourner le prochain contre son prochain. Les Écrits baha'is déclarent que 'la
religion doit être source de fraternité, cause d'unité et de proximité de Dieu
pour l'homme. Si elle éveille haine et lutte, l'absence de religion est alors
préférable et, l'homme sans religion est meilleur que celui qui la professe.'
(9) Tant que les animosités religieuses peuvent déstabiliser le monde, il sera
impossible d'instaurer un modèle global de développement durable, but fondamental
de ce Sommet.
* Religion et Nations unies : Un travail commun pour la paix et la justice.
Compte-tenu de l'histoire du fanatisme religieux, il est compréhensible que les
Nations unies soient encore hésitantes à inviter les religions dans leurs négociations.
Cependant, les Nations unies ne peuvent plus ignorer le bien incommensurable que
les religions ont fait et continuent à faire dans le monde, ou les contributions
salutaires et de grande portée qu'elles peuvent apporter à l'établissement d'un
ordre global, durable, pacifique et prospère. En fait, les Nations unies ne réussiront
à établir cet ordre global que dans la mesure où seront utilisées la puissance
et la clairvoyance de la religion. Ceci exige d'accepter la religion non seulement
comme un moyen de véhiculer et d'exécuter des initiatives de développement, mais
aussi comme un associé actif dans la conceptualisation, l'organisation, l'exécution
et l'évaluation des politiques et des programmes mondiaux (10). Le mur, historiquement
justifié séparant l'ONU et les religions (11) doit tomber devant les impératifs
d'un monde luttant pour l'unité et la justice (12). La responsabilité réelle cependant
réside dans les religions elles-mêmes. Les disciples, et plus encore les dirigeants
des religions, doivent démontrer qu'ils sont les dignes partenaires de la mission
importante qui consiste à construire une civilisation mondiale durable. Cela requiert
que les dirigeants religieux travaillent consciencieusement et sans relâche à
éradiquer la bigoterie et la superstition (13) à l'intérieur de leurs propres
traditions religieuses. Ceci demande qu'ils acceptent la liberté de conscience
pour tous, y compris pour leurs disciples (14), et renoncent aux revendications
d'exclusivité et d'irrévocabilité religieuses (15).
Il paraît inimaginable que l'acceptation de la religion comme partenaire des Nations
unies soit autrement que progressif, ou que les hostilités religieuses soient
instantanément résolues. Mais les besoins désespérés de la famille humaine ne
peuvent souffrir aucun délai supplémentaire pour reconnaître le rôle de la religion.
* Religions et ONU : Les prochaines étapes possibles.
Pour sa part, l'ONU pourrait commencer le processus consistant à impliquer de
manière appréciable la religion dans les délibérations sur le futur de l'humanité,
en organisant un premier rassemblement des dirigeants religieux, à l'initiative
peut-être du Secrétaire Général. En priorité, les dirigeants pourraient demander
qu'une convention sur la liberté de religion et de croyance soit élaborée et ratifiée,
aussi vite que possible, par les gouvernements du monde, avec l'appui des communautés
religieuses (16). Une telle action menée par les dirigeants religieux, marquera
leur volonté de reconnaître la liberté de conscience pour tous, et réduira de
manière significative, les tensions dans le monde. Ce rassemblement pourrait aussi
discuter la mise en place d'un forum religieux permanent au sein de l'Organisation
des Nations unies, dans un premier temps sur le modèle du forum permanent récemment
instauré par l'ONU pour les Questions indigènes. La création de ce corps serait
une étape importante vers une pleine intégration de la religion dans le travail
de l'ONU pour établir un ordre mondial pacifique (17).
De leur côté, les dirigeants religieux devront démontrer qu'ils sont dignes de
participer à ce forum. Seuls, les dirigeants religieux, qui clarifieront à leurs
adeptes que les préjugés, la bigoterie et la violence n'ont pas de place dans
la vie d'un croyant, seront invités à participer au travail de ce forum.
* Le règne promis de paix et de justice.
Il est évident que plus l'ONU retardera l'implication significative de la religion
dans ses travaux, plus l'humanité subira les ravages de l'injustice et de la désunion
(18). Il est aussi clair que, tant que les religions mondiales ne renonceront
pas au fanatisme et ne travailleront pas consciencieusement à l'éliminer de leurs
propres rangs, la paix et la prospérité resteront du domaine de l'illusion. En
fait, la responsabilité de la situation lamentable de l'humanité dépend, pour
une bonne part, des dirigeants religieux mondiaux. Ce sont eux qui doivent élever
leur voix pour en finir avec la haine, l'exclusion, l'oppression des consciences,
la violation des droits de l'homme, le déni d'égalité, le refus de la science,
la glorification du matérialisme, la violence et le terrorisme, qui sont perpétrés
au nom de la vérité religieuse. De plus, ce sont les adeptes de toutes les religions
qui devront transformer leur propre vie et revêtir le manteau du sacrifice au
service du bien-être des autres, contribuant ainsi à la réalisation du règne depuis
longtemps promis, de la paix et de la justice sur terre.
Notes :
1. Avec cette prise de conscience, s'est développée l'idée que la paix et la prospérité
mondiales seront impossibles aussi longtemps que les droits de l'homme seront
régulièrement violés, l'égalité des femmes niée, les minorités ethniques et raciales
discriminées, les ravages de la pauvreté ignorés et la souveraineté nationale
sans freins exercée.
2. Malheureusement, les Nations unies ont été incapables d'aller au-delà de la
Déclaration sur l'élimination de toutes les formes d'intolérance et de discrimination
basées sur la religion ou la croyance, pour concevoir une convention sur la liberté
de religion et de croyance. La capacité des Nations unies à transformer les déclarations
de l'Assemblée générale, sur la race ou sur les femmes en conventions, souligne
seulement son absence de réussite dans le domaine de la religion et de la croyance
- c'est à dire que, après la Déclaration sur l'élimination de toutes les formes
de discrimination raciale, et la Déclaration sur l'élimination de la discrimination
envers les femmes, les Nations unies ont élaboré la Convention internationale
sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la Convention
sur l'élimination de toutes les formes de discrimination envers les femmes.
3. Bien que quelques-uns des plans d'action globale issus des conférences récentes
des Nations unies suggèrent que le mésusage de la religion s'oppose au développement,
les quelques références qu'elles y font, ni n'examinent les effets de la bigoterie
et de la violence religieuses sur le développement et la sécurité, ni ne proposent
de solutions. (Voir, par exemple, la Déclaration de Vienne et le programme d'Action,
II-22, 38 ; la Déclaration de Copenhague et le programme d'Action, 69 ; la Plate-forme
pour Action de la 4ème conférence mondiale sur les femmes, 24,80(f), 131,224 ;
L'Agenda d'Habitat, 25 ; Nous, les peuples : le rôle des Nations unies au 21ème
siècle, 200 ; la Déclaration de la conférence mondiale contre le racisme, la discrimination
raciale la xénophobie et l'intolérance qui s'y rattache, 59-60.) Agenda 21 mentionne
la religion, mais sans aucune référence à l'impact de son mésusage sur le développement
(voir, Agenda 21, 5.53, 6.1, 6.3, 6.4, 6.12, 6.32, 6.34 (a)(i), 36.13 (a)). De
plus, le Programme pour l'exécution permanente d'Agenda 21, élaboré au Sommet
de la terre +5, ne contient aucune mention de la religion, et l'Ébauche du plan
d'exécution pour le sommet mondial pour un développement durable qui a été négocié
à la 4ème session du comité préparatoire (27 mai - 7 juin 2002), mentionne une
fois la religion et seulement à l'appui de la déclaration que l'organisation de
services de soins de santé de base est " dans la logique...des valeurs culturelles
et religieuses " (A/CONF 199/PC/L.5, #45). Cette omission des effets destructeurs
du fanatisme religieux sur le développement durable, dans les plans d'action globale
émanant du Sommet de la terre, du Sommet de la terre+5, et du Sommet mondial pour
un développement durable, est pour le moins frappante, étant donné que quelques-unes
des conférences des années 90 avaient, au moins, exprimé une préoccupation à propos
de l'intolérance religieuse.
4. Dans ses efforts pour combattre le terrorisme, les Nations unies ont hésité
à s'adresser au fanatisme religieux. À travers une série de résolutions, de traités
et d'actions, les Nations unies ont réclamé une coopération internationale concertée
pour combattre le terrorisme, le stigmatisant comme " une des plus sérieuse menace
à la paix internationale et à la sécurité pour le 21ème siècle " et contraire
à " la prospérité et à la stabilité mondiale " (S/RES1377 (2001)). Cependant,
en même temps, les Nations unies ont été réticentes à identifier le fanatisme
religieux comme une source de terrorisme, s'y référant le plus souvent indirectement
- par exemple, " le terrorisme motivé par l'intolérance ou l'extrémisme " (S/RES/1373
(2001)). Dans les quelques occasions où il est mentionné directement, il fait
partie d'une liste de justifications diverses - par exemple, " les actes criminels
dans l'intention de provoquer un état de terreur...sont...injustifiables, quelle
que soit la nature, politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique,
religieuse ou autre des considérations invoquées pour les justifier " (A/RES/55/158,
para 2; voir aussi A/57/37, Annex III, Article 5, Report of the Ad Hoc Committee
[chargé de l'esquisse de Comprehensive Convention on International Terrorism]
élaboré par l'Assemblée générale Resolution 51/210 of 17 December 1996; and the
International Convention for the Suppression of the Financing of Terrorism, Article
6). Curieusement, même les diverses résolutions prises par le Conseil de sécurité,
l'Assemblée générale et la Commission des droits de l'homme en réponse aux actes
terroristes du 11 septembre 2001, n'ont pas identifié le fanatisme religieux comme
force animant ces actes (quelques discours du Secrétaire général des Nations unies
font allusion à ces motivations fanatiques : " C'est pour nous un combat moral
contre un démon qui est une abomination pour toutes les religions. " SG/SM8013,
Message du Secrétaire général Kofi Annan à la Conférence de Varsovie pour combattre
le terrorisme, 6 novembre 2001) Cette hésitation à reconnaître et à condamner
vigoureusement la bigoterie religieuse comme motivation des actes terroristes,
affaiblit l'efficacité des efforts des Nations unies à mettre une fin au terrorisme
international. Car, c'est seulement en identifiant et en comprenant la motivation
précise de telles actes qu'ils peuvent être efficacement combattus. 5 'Abdu'l-Baha,
Promulgation of Universal Peace, Baha'i Publishing Trust, Wilmette, IL, 1982,
p.361.
5. 'Abdu'l-Baha, Promulgation of Universal Peace, Baha'i Publishing Trust, Wilmette,
IL, 1982, p.361.
6. Ibid.
7. La religion a inspiré dans toutes les populations des aptitudes à aimer, à
pardonner, à créer, à entreprendre, à vaincre les préjugés, à se sacrifier pour
le bien commun, et à discipliner les instincts. Contre toute attente et avec peu
d'encouragements en ce sens, elle continue à soutenir le combat pour la survie
de multitudes innombrables, et de susciter partout des héros et des saints dont
la vie est la justification la plus persuasive des principes contenus dans les
écrits de leurs fois respectives. En fait ses lois fondamentales et ses principaux
principes ont, au cours des âges, constitué la chaîne et la trame du tissu social,
unissant les peuples en communautés et servant d'ultime autorité pour donner sens
et direction à la vie individuelle et collective.
8. Il est impensable de soutenir qu'un système de droits internationaux de l'homme
peut remplacer un dessein religieux en tant que force apte à inspirer les profonds
sacrifices et à orienter les changements de grande envergure nécessaires à l'unification
et à la pacification de l'humanité. Bien qu'il soit exact que les normes et standards
des droits internationaux de l'homme soient pour une grande part basés sur des
principes ayant leurs racines dans les grandes religions du monde, un tel système,
par lui-même - coupé de desseins religieux - ne peut mobiliser la vision morale
et l'engagement nécessaires à l'établissement et au maintien de la paix et de
la justice universelles. En fait, détachés des vertus enseignées par toutes les
religions - telles que la bonté, le pardon, la compassion, la générosité, l'amour,
le sacrifice, la responsabilité, et le service d'autrui - les droits de l'homme
et les libertés fondamentales sont souvent utilisés pour justifier l'égoïsme individuel,
les conduites anti-sociales, la sur-consommation, le relativisme moral, l'outrance
culturelle et le chauvinisme national.
9. 'Abdu'l-Baha, Promulgation of Universal Peace, Baha'i Publishing Trust, Wilmette,
IL, 1982, p. 181. Les écrits baha'is insistent régulièrement sur ce principe -
par exemple, "Si la religion doit être source de haine, d'antagonisme et de conflit,
si elle devient cause de rivalité et de discorde et conduit les hommes à s'entretuer,
son absence est préférable " (Ibid. p. 298); " Si une religion devient cause de
haine et de dissension, il serait préférable qu'elle n'existe pas. Être sans une
telle religion est mieux que d'être avec " ('Abdu'l-Baha, 'Abdu'l-Baha in London,
Baha'i Publishing Trust, Oakham, England, 1982, p. 28); " Si une religion devient
une cause d'inimitié, de haine et de division, il serait préférable d'être sans,
et se retirer d'une telle religion serait un acte réellement religieux " ('Abdu'l-Baha,
Paris Talks, eleventh edition, Baha'i Publishing Trust, London, 1969, p. 130).
10. Alors que les principes religieux ont eu une notable influence sur les Nations
unies, particulièrement dans le domaine des droits de l'homme, les Nations unies
ont encore à accepter les religions du monde en tant que légitime partenaire dans
ses travaux. L'implication d'Organisations non gouvernementales (ONGs) dans certaines
activités des Nations unies ; les sentiments religieux que des officiels onusiens
et gouvernementaux expriment occasionnellement pendant des négociations ; le statut
d'Observateur permanent du Saint siège (représentant l'état du Vatican) ; et d'autres
moyens similaires à travers lesquels la voix de la religion s'élève parfois aux
Nations unies ; peuvent à peine être appelés une implication substantielle de
la religion dans les délibérations et le travail conceptuel des Nations unies.
Cette absence d'implication laisse perplexe, étant donné que les écritures des
religions du monde promettent un âge de paix universelle et d'harmonie mondiale
- âge dont l'établissement est l'objectif central des Nations unies.
11. Pour avoir un aperçu intéressant de l'influence des ONG religieuses à l'ONU,
voir Religion and Public Policy at the UN, Religion Counts, 2002.
12. Des initiatives telles que le Dialogue du développement des religions du monde
(une initiative commune de la Banque mondiale et de plusieurs religions du monde),
et le Sommet du Millenium pour la paix mondiale des dirigeants religieux et spirituels
(une réunion mondiale des dirigeants religieux qui s'est tenue en partie dans
le hall des Nations unies, à laquelle participaient des officiels onusiens, mais
qui n'était pas officiellement organisée par les Nations unies) pourraient être
considérées comme un premier pas vers une implication directe de la religion dans
le travail des Nations unies. Les Nations unies pourraient construire sur ces
premiers pas, des mécanismes et des processus qui apporteraient, d'une manière
significative, des valeurs religieuses, des aspirations et une vision au coeur
de l'entreprise d'envergure mondiale que sont les Nations unies.
13. Les dirigeants religieux devront accepter la science et la religion comme
les deux systèmes de connaissance indispensables devant oeuvrer de pair si l'humanité
doit progresser. En même temps, ceux qui nient l'importance de la religion dans
la résolution des problèmes apparemment insolubles de l'humanité doivent regarder,
d'un esprit impartial, vers les perspectives et orientations de la religion afin
de garantir l'application correcte des connaissances et aptitudes générées par
la recherche scientifique. L' harmonie de la science et de la religion est un
principe fondamental de la foi baha'ie: "Dieu a doté l'homme d'intelligence et
de raison avec lesquelles il doit déterminer la vérité des problèmes et des propositions.
Si les croyances et les opinions religieuses se révèlent contraires aux critères
scientifiques, ce sont de simples superstitions et imaginations; car l'antithèse
de la connaissance est l'ignorance, et la superstition est fille de l'ignorance.
Sans aucun doute possible, il doit y avoir accord entre la vraie religion et la
science. Il est impossible d'avoir foi et de croire en quelque chose se révélant
contraire à la raison; le résultat ne peut être qu'hésitation et incertitude."
('Abdu'l-Baha, The Promulgation of Universal Peace, Baha'i Publishing Trust, Wilmette,
IL, 1982, p. 181)
14. Encourager la liberté de conscience implique de permettre à tout individu
d'explorer la réalité, d'étudier, de comprendre les autres religions et de changer
de religion si tel est son choix. Les écrits baha'is insistent sur le fait que
la force et la coercition en matière de religion et de croyance sont une violation
du commandement divin: "la conscience de l'homme est sacrée et doit être respectée"
('Abdu'l-Baha, A Traveler's Narrative, Baha'i Publishing Trust, Wilmette, IL,
1980, p. 91.). Assurément, la spécificité humaine pour un individu signifie rechercher
personnellement la réalité, choisir librement sa religion et adorer Dieu de la
manière qu'il croit être juste.
15. Dépasser de tels dogmes requiert d'accepter la notion que toutes les grandes
religions du monde sont également valables en nature et en origine et sont les
aspects d'un processus de civilisation divin et progressif, épurant les aptitudes
de l'humanité à connaître, aimer et servir. Baha'u'llah déclare, "Il n'est point
douteux, en effet, que tous les peuples de la terre, à quelque race ou religion
qu'ils appartiennent, tirent leur inspiration spirituelle d'une même source céleste
et qu'ils sont les sujets d'un seul Dieu" (Gleanings From the Writings of Baha'u'llah,
second edition, Baha'i Publishing Trust, Wilmette, IL, 1976, p. 217.) L'avenir
de l'humanité repose finalement sur l'acceptation ou le refus de cette compréhension
de la nature et de la source des grandes religion du monde.
16. D'autres efforts initiaux pourraient inclure l'élaboration et la ratification
de conventions internationales sur l'éducation et les médias. Basées sur la Convention
contre la discrimination en matière d'éducation, ces conventions condamneraient
sans réserve et sanctionneraient avec force ceux qui, au nom de la religion, utilisent
l'éducation et les médias pour faire pression sur la liberté de conscience et
exhorter à la division, à la haine, au terrorisme, à la violence et aux effusions
de sang. Elles n'auraient aucune tolérance pour les institutions et les initiatives
éducatives ou les politiques et programmes médiatiques - tant publiques que privés
- encourageant de telles attitudes et une telle conduite.
17. L'idée que la diversité des religions exclut la possibilité d'une implication
effective des religions aux Nations unies est contestable. Les religions du monde
partagent un certain nombre de vérités et se rencontrent de plus en plus souvent,
à tous les niveaux, pour explorer valeurs et aspirations communes, travailler
à l'application de politiques et de programmes gouvernementaux et exécuter diverses
d'initiatives. En fait, la vision commune d'un avenir pacifique, soutenue par
toutes les grandes religions du monde, témoigne de l'immense dévouement, de 'énergie
et des ressources que l'implication des religions aux Nations unies pourrait apporter
à l'organisation dans son ambition d'accomplir remplir sa mission mondiale.
18. Le danger croissant d'une conflagration mondiale d'origine religieuse ne fait
que souligner le besoin d'accélérer l'implication religieuse dans le travail des
Nations unies. Car un gouvernement civil, sans aide, ne peut surmonter un tel
danger. De même ne peut-on imaginer que des appels à la tolérance mutuelle suffisent
à eux seuls pour éteindre une animosité persuadée d'exprimer la sanction divine.
La situation demande des dirigeants religieux une rupture avec le passé aussi
décisive que celle qui a permis aux sociétés de faire face aux préjugés également
corrosifs de race, de genre et de nation. Quelle justification pourrait exister
pour exercer une influence en matière de conscience sinon celle de servir le bien-être
de l'humanité. À ce tournant capital de l'histoire de la civilisation, l'urgence
d'un tel service ne peut être plus claire.
BIC Document #02-0826
"La
Communauté internationale baha'ie : cent ans au service de l'unité dans la diversité
en Europe"
Tel était le thème de l'exposition au Parlement européen de Strasbourg, préparée
par le Bureau d'Information Publique et qui a eu lieu à Strasbourg du 9 au 12
février 2004.
Cette exposition était sponsorisée par la Baroness Sarah Ludford, membre du Parlement
européen (MEP) dont le discours d'inauguration lors du vernissage ne laissera
pas nos lecteurs indifférents.
"Je parraine cette exposition sur la foi baha'ie, bien que je n'en sois pas une
adepte, ni d'aucune autre religion d'ailleurs. Je fais cela parce que cette religion
méconnue a une portée mondiale qui la rend intéressante pour des personnes comme
nous qui travaillons dans un contexte international, dans ce Parlement en constante
expansion.
La foi baha'ie compte six millions d'adhérents à travers le monde. Elle fut fondée
en Perse au 19ème siècle par un homme connu sous le nom de Bab ("La Porte") qui
fut persécuté puis exécuté en 1850. Environ vingt mille de ses adeptes furent
également tués.
L'un des principaux dirigeants ayant survécu, appelé Baha'u'llah (ce qui signifie
en arabe, "La Gloire de Dieu") s'avéra être le prophète annoncé par le fondateur.
Né en Perse dans une famille descendant d'empereurs, il renonça à une vie d'aise
et de confort pour proclamer les enseignements et l'unité de Dieu, l'unité de
la religion, l'unité du genre humain, principes auxquels les adeptes adhèrent
aujourd'hui.
Il lança un message de mise en garde contre le nationalisme incontrôlé et appela
de ses voeux un système de gouvernance mondiale, ce qui a fait des baha'is de fervents
partisans des Nations unies. Il se serait félicité du succès de l'Union européenne
dans sa mission de sécurité collective et de protection des droits de l'homme.
Deux de ses commandements sont particulièrement frappants pour les politiciens
européens : "Que votre vision embrasse le monde" et "Souciez-vous ardemment des
besoins de l'époque où vous vivez".
Ces injonctions ont conduit les baha'is à apporter une contribution soutenue face
aux défis actuels, comme par exemple le processus de Royaumont, financé par l'Union
européenne et destiné à éliminer l'intolérance ethnique et religieuse et montrer
que la violence ne résout rien. Il me semble également particulièrement intéressant
que les baha'is soient engagés dans des projets de grande envergure en faveur
de l'intégration du peuple rom. Lutter contre leurs désavantages et leur inégalité
est un défi majeur pour l'Union européenne.
Alors que la notoriété de Baha'u'llah grandissait, il fut banni et exilé d'un
pays et d'une ville à une autre, en Irak, puis à Constantinople, Adrianople (Edirne
aujourd'hui) et finalement Saint-Jean d'Acre, où il mourut prisonnier.
J'ai été étonnée d'apprendre que son fils, bien qu'il ait refusé la citoyenneté
britannique, fut promu, en 1920, Chevalier de l'Ordre de l'Empire britannique
-par les gouverneurs de la Terre Sainte- pour avoir rendu un service humanitaire
au peuple de Haïfa pendant la première Guerre mondiale, en ayant sauvé la ville
de la famine. A ses funérailles, une foule immense de musulmans, chrétiens, juifs,
et druzes ainsi que des baha'is en deuil, rendit hommage à son dévouement à la
cause de la paix mondiale et de la dignité humaine.
De toute évidence, c'est en raison de son message universel et unificateur que
la foi baha'ie est la bienvenue dans ce parlement qui symbolise l'unité dans la
diversité en surmontant les divisions et les préjugés.
Les baha'is pensent que toutes religions émanent d'une même réalité divine, que
la religion devrait être une source de souci de son prochain et d'unité et que
les préjugés de toutes sortes sont destructeurs de la civilisation et doivent
être dépassés. Ils pensent aussi que les femmes sont les égales des hommes et
devraient jouir de droits et de chances équivalents, ce avec quoi je suis bien
sûr entièrement d'accord.
Ce n'est pas mon métier de promouvoir cette religion, mais j'ai pensé qu'une petite
introduction serait utile à ceux qui, comme moi jusqu'il y a peu, n'avaient pas
encore entendu parler des baha'is. Une fois encore, ce qui justifie leur présence
ici, c'est que leur message de paix mondiale, de justice et d'égalité s'apparente
étroitement à notre raison d'être.
Peut-être qu'en découvrant la foi baha'ie, nous renforcerons notre propre foi
dans nos efforts pour mettre fin aux guerres, aux conflits et aux persécutions
et pour nous battre sur le libellé d'un amendement plutôt que pour un territoire
ou la soumission d'un peuple, comme dans le passé.
J'aimerais accueillir les représentants de la communauté baha'ie venue d'Europe
et présents aujourd'hui et, notamment notre prochain orateur, le Docteur Laslo
Farkhas, qui est le représentant de la communauté internationale baha'ie pour
la Hongrie. J'aimerais pour finir vous remercier de m'avoir accordé le privilège
de parrainer cette exposition et de m'avoir permis de m'adresser à vous aujourd'hui.
"
(Traduction de courtoisie par Lucie Crevel)
Formation:
l'institut de développement Barli pour les femmes rurales
Indore, Inde, 18 novembre 2002 (BWNS)
Photo: L'Institut de développement Barli pour les femmes rurales, d'Indore,
en Inde et ses fondateurs on formé plus de 1300 jeunes femmes et jeunes filles
depuis 1985. Renforcées par leur formation en tant qu'actrices du changement social,
les élèves sorties de l'Institut ont eu un impact visible sur le bien-être de
leurs familles et de leurs villages. Ici, la photo d'une classe de l'Institut.
L'Institut de développement Barli pour les femmes rurales a pour but d'instruire
les jeunes femmes pauvres et de leur donner une connaissance pratique dans le
domaine de la santé, de la nutrition et de l'hygiène, des compétences pour générer
un revenu, et une prise de conscience de la protection de l'environnement au niveau
du village. Considérées suite à leur formation comme agents de changement social,
les diplômées ont eu un impact mesurable sur le bien-être de leurs familles et
de leurs villages.
À l'origine Institut professionnel baha'i pour les femmes rurales, l'institut
est devenu en septembre 2001 une entité indépendante avec sa propre direction,
sous le nom d'Institut de développement Barli pour les femmes rurales. L'institut
a formé plus de 1300 jeunes femmes et jeunes filles depuis 1985. Situé dans la
ville d'Indore dans le Madhya Pradesh, l'institut offre toutes ses formations
aux femmes gratuitement, recrutant ses étudiantes principalement dans des contrées
tribales, dans une région marquée par le dénuement et la malnutrition chroniques,
dus en partie au faible rendement des récoltes, aux fréquentes disettes d'eau,
au manque d'eau potable et à la pauvreté du sol.
Ses programmes cherchent à surmonter les obstacles qui ont traditionnellement
entravé le développement des femmes qui, à son tour a empêché le développement
de tous. À cette fin, un cours orienté vers la spiritualité donne aux femmes l'opportunité
de réfléchir sur la nature de leurs relations avec les autres et avec leurs institutions
sociales. Les étudiantes examinent les vieux préjugés de classes, de tribus et
de castes à la lumière des principes baha'is tels que l'unité de l'humanité, l'égalité
des femmes et des hommes, le respect de la diversité, et le service à la communauté.
En même temps, elles sont encouragées à identifier les éléments positifs de leur
culture qui doivent être préservés et renforcés.
L'institut travaille sur ces objectifs dans une approche éducative holistique,
donnant à chaque étudiante des formations d'encadrement en instruction, couture,
agriculture, artisanat, droits de l'homme, conscience de l'environnement, estime
de soi et développement de la personnalité, engagement social, nutrition et santé,
et des compétences pour la génération d'un revenu.
L'art, la musique et la danse font également partie du cours. L'objectif est que,
une fois reçue cette formation, les femmes puissent retourner dans leurs villages
et devenir des "piliers" de leurs familles et de leurs communautés - devenant
ainsi agents de changement de l'environnement social et matériel. En effet, "barli"
en dialecte local désigne le pilier central de la maison, et comme le "barli"
supporte la structure matérielle, la femme supporte la structure de la famille
et de la communauté.
Une forte composante environnementale transparaît dans les cours de l'institut.
Les étudiantes apprennent que, prendre soin de l'environnement, est une responsabilité
spirituelle de même qu'un important service rendu à la communauté. Les étudiantes
apprennent à planter et à entretenir des arbres, à s'approvisionner localement
en graines, et à utiliser les techniques de conservation de l'environnement et
de l'énergie telles que compostage ou culture de vers, à utiliser des produits
bio-dégradables et à gérer convenablement les déchets. L'une des toutes premières
campagnes d'éducation à la santé de l'institut a libéré cette région du vers de
Guinée en enseignant l'importance de l'eau propre.
Plus précisément, les élèves apprennent les stratégies de protection de l'environnement
par la pratique. À l'institut même, l'eau de pluie est recueillie puis, à travers
un dispositif novateur, utilisée pour recharger la nappe phréatique. L'eau de
lavage est réutilisée pour l'irrigation. Les jardins, entretenus par les élèves,
fournissent la plus grande partie de l'alimentation de l'institut. Les élèves
préparent les repas en utilisant des cuisinières solaires, certaines deviennent
des "experts" capables d'entretenir l'utilisation des cuisinières solaires dans
leur village.
En effet, pendant les 17 dernières années, l'institut a été en tête de la recherche,
de l'expérimentation et de l'utilisation des techniques de cuisson solaire. Au
milieu des années 80, l'institut a commencé à utiliser quelques cuisinières munies
de capteurs solaires et il a encouragé leur utilisation dans les villages. En
mai 1998, une cuisinière solaire avec une parabole de 7.5 mètres carrés a été
installée à l'institut, et une autre en 2000. Actuellement, environ 250 jours
par an, 100 pour cent des cuisinières utilisent l'énergie solaire. De plus, on
montre aux élèves les économies pour l'environnement - et les économies de temps
- possibles grâce à l'utilisation de dispositifs solaires, et elles sont encouragées
à propager l'utilisation de cuisinières à capteurs solaires, de cuisinières à
concentration parabolique très efficace, et d'autres dispositifs économisant l'énergie
dans leurs villages.
L'institut est actuellement impliqué dans la production de cuisinières SK14. Jusqu'à
présent, neuf de ces cuisinières solaires à concentration parabolique, capables
de cuisiner pour 10 à 12 personnes à la fois, ont été installées par l'institut
dans des villages éloignés, dans le cadre d'un programme pilote. L'institut projette
de distribuer dans les mois qui viennent, 40 cuisinières supplémentaires financées
principalement par les élèves d'une école primaire en Autriche.
Les diplômées ont eu un impact mesurable dans leurs communautés. Bien que plus
de la moitié des élèves soient illettrées lorsqu'elles arrivent, 99% en sortent
en sachant lire et écrire le hindi. Des études montrent que, de retour chez elles,
96% d'entre elles savent générer un revenu et utiliser leurs compétences, que
46% ont monté un petit commerce pour coudre des vêtements et en tirer un revenu
tandis que 7 à 9% sont employées dans divers secteurs. Quelque 97% des diplômées
utilisent des installations d'eau potable, 70% incluent à présent des légumes
feuillus dans leur alimentation et 41% cultivent et vendent des légumes. De plus,
des femmes de cinq villages ont planté environ 2500 arbres.
D'autres études ont montré que les femmes ont effectivement aidé à créer une nouvelle
atmosphère de respect mutuel et d'unité dans leurs communautés, contribuant ainsi
à remplacer les préjugés de castes dans des communautés tribales, connues malheureusement
pour leur criminalité élevée et leur abus d'alcool. L'institut collabore activement
avec des fonctionnaires du gouvernement et des organisations non-gouvernementales,
échangeant renseignements, méthodologies, et informations sur leurs recherches.
Les programmes de formation de l'institut durent généralement soit six mois soit
un an, bien que des séminaires de courte durée et des sessions de formation soient
proposés occasionnellement sur des sujets choisis. Les diplômées reçoivent un
certificat du programme des écoles publiques nationales. L'institut obtient des
fonds de sources diverses dont la communauté baha'ie d'Inde, l'agence de développement
international suédoise et la fondation " Two Wings ".
L'institut a reçu de nombreuses récompenses et citations pour son travail sur
l'environnement et le développement. En 1992, il faisait partie des 500 tableaux
d'honneur mondiaux du programme environnemental des Nations unies, pour ses réalisations
remarquables dans le domaine de l'environnement. En 1994, l'institut a été inscrit
sur la base de données INOV de l'UNESCO parmi 81 projets d'éducation de base réussis
dans les pays en voie de développement. Le 13 novembre 2002, l'institut a été
présenté à Sa Majesté la Reine Elizabeth II comme "cadeau sacré" de la communauté
internationale baha'ie, au cours d'une cérémonie de l'Alliance pour les religions
et la protection de l'environnement en l'honneur de son Jubilé d'or. Pour de plus
amples informations, consulter le service du "Baha'i World News" à l'adresse suivante:
http://www.bahaiworldnews.org/story.cfm?storyid=177
.
UNO-BP-021118-1-BARLI-176-S
Des
baha'is aident à établir un système scolaire dans un village isolé
Puka Puka, Bolivie, 27 novembre 2002 (BWNS)
Photo: Les élèves du cinquième niveau à l'école du village de Puka Puka. L'enseignant
est payé par la communauté elle-même, grâce à plusieurs projets destinés à récolter
des fond, la plupart, organisés par la communauté locale.
Pendant de nombreuses années, dans ce village de quelque 700 habitants sur les
hauts plateaux boliviens, l'école du gouvernement n'offrait des cours que du jardin
d'enfants jusqu'à la troisième année. Les élèves désirant continuer leurs études
devaient marcher de trois à six kilomètres pour se rendre dans l'une ou l'autre
des villes voisines.
La plupart des jeunes élèves n'avaient aucune objection quant à la distance. Mais
ils n'aimaient pas la façon dont on les traitait dans ces endroits. Les élèves,
tous membres du peuple autochtone Quechua, étaient forcés par les enseignants
de l'extérieur de porter des vêtements occidentaux au lieu de l'habillement traditionnel
de leur tribu.
"Il est important que nous portions nos vêtements à nous, parce que nous ne voulons
pas oublier notre culture", dit Pascual Vargas, âgé de 17 ans, natif de Puka Puka.
Les habitants de Puka Puka ont donc fait quelque chose de tout à fait inhabituel:
ils ont fondé leur propre école, recueillant d'abord de l'argent pour engager
des enseignants pour les élèves de la 4e à la 8e année, puis pour une école secondaire
privée destinée aux élèves qui désiraient continuer.
Comment la communauté de Puka Puka, dans la province de Chuquisaca, en est venue
à prendre cette initiative il y a cinq ans, et comment elle a continué à financer
et à diriger les écoles, est l'histoire de l'émergence véritable du développement.
Après avoir identifié le problème, la communauté a elle-même trouvé une solution
et procédé, en grande partie seule, à son exécution, cherchant au besoin une aide
extérieure, mais restant essentiellement maître du projet.
Bien que composée en grande partie d'agriculteurs illettrés, la communauté dirige
maintenant un système scolaire étendu, avec quelque 140 élèves du jardin d'enfants
jusqu'à la 8e année incluse, une réalisation remarquable dans cette région sous-développée
située elle-même dans un des pays les plus pauvres de l'Amérique latine. L'école
secondaire plus récemment établie compte une trentaine d'élèves des 9e et 10e
années.
Au dire de tous, les motivations sous-jacentes et la puissance de ces projets
viennent du fait qu'environ un tiers des gens ici pratiquent la foi baha'ie. L'importance
donnée par la Foi à l'éducation et à l'unité a, selon des dirigeants locaux et
des observateurs de l'extérieur, fournit la vision du progrès et un processus
d'émancipation.
"Le désir d'avoir notre propre école est né au sein de l'Assemblée spirituelle
locale de Puka Puka", dit Claudio Limachi, 35 ans, natif du village, impliqué
dans le projet de l'école depuis ses débuts. "L'Assemblée ne voulait pas que les
enfants de la communauté continuent de souffrir. Et ils avaient souvent étudié
la citation des écrits baha'is disant que, lorsque les peuples autochtones des
Amériques seront éduqués, ils deviendront "si illuminés qu'ils illumineront la
terre entière". Donc, pour aider à accomplir cette promesse, nous avons fondé
l'école", dit M. Limachi, l'un des premiers à embrasser la foi baha'ie à Puka
Puka.
Même lorsque la communauté avait une école allant du jardin d'enfants jusqu'à
la 8e année, c'était un gros problème d'envoyer les élèves poursuivre dans les
écoles des communautés avoisinantes à cause de différentes formes de discrimination.
"Dans une ville, Mishka Mayo, le problème venait de ce l'école était catholique
et que, à notre avis, il y régnait une discrimination religieuse", dit M. Limachi.
"L'encadrement de l'école forçait les élèves à participer aux fêtes religieuses
où il y avait beaucoup d'alcool, et lorsqu'ils refusaient, on leur infligeait
un châtiment corporel.
D'après M. Limachi et d'autres, la discrimination provenait en partie du fait
que plusieurs familles de Puka Puka avaient rejoint les rangs de la Foi, qui notamment,
interdit la consommation d'alcool. Quelques habitants ont accepté la foi baha'ie
en 1980, et ont progressivement enseigné ses principes à leur famille et à leurs
amis. Aujourd'hui, environ 300 des 700 habitants de Puka Puka sont baha'is.
C'est l'accent mis sur l'éducation dans la communauté baha'ie qui a conduit la
communauté à établir son propre système scolaire. En 1997, l'Assemblée spirituelle
locale de Puka Puka, le conseil directeur baha'i localement élu, a décidé de réunir
500 $ US et d'engager un enseignant pour les élèves baha'is.
Cependant, très rapidement, les membres de l'Assemblée, dont plusieurs ont également
des responsabilités dans le village, ont décidé que tout le monde à Puka Puka
devait avoir accès à l'instruction à tous les niveaux. Ils ont donc sollicité
l'aide d'autres organismes communautaires et recueilli de l'argent pour recruter
trois instituteurs supplémentaires, ce qui a suffi pour couvrir les 5e, 6e et
8e années.
Les baha'is ont non seulement initié l'effort communautaire en vue d'engager des
enseignants pour les classes moyennes, mais aussi ont eux-mêmes lancé un programme
d'études secondaires. Appelé l'"Unidad de los Pueblos Collegio" (Collège de l'unité
des peuples), cette institution fonctionne actuellement chez M. Limachi, avec
une trentaine d'élèves des 9e et 10e années. À ce jour, deux enseignants ont été
recrutés pour un salaire symbolique.
L'argent pour les écoles provient de différentes origines. C'est une partie des
sommes dépensées antérieurement pour les boissons alcooliques, et pendant la première
année l'association des agriculteurs locaux a donné une partie de ses ventes de
pommes de terre à l'école. La communauté baha'ie a également lancé plusieurs projets
à petite échelle pour engendrer des revenus afin d'aider à soutenir l'école secondaire,
dont un projet d'apiculture et de conditionnement de miel; un projet d'élevage
de poulets, et un projet de jardin potager et de serre. De plus, des organismes
extérieurs, tels que l'Université Nur, une institution d'inspiration baha'ie à
Santa Cruz, en Bolivie, ont pris note du désir de la communauté de s'en sortir
et ont commencé à l'aider de différentes façons.
La pratique de la foi baha'ie a rendu la communauté plus forte de plusieurs façons,
disent les membres de la communauté et des observateurs de l'extérieur. En plus
de les relier à un réseau plus large, elle a favorisé un sens de l'unité au sein
de la communauté elle-même, une unité qui s'étend à d'autres groupes religieux
et qui a permis le niveau de collaboration nécessaire pour fonder les écoles.
"Auparavant, il y avait des soirées où tout le monde se soûlait et se bagarrait",
dit Cecilo Vela, 30 ans, trésorier de l'Assemblée spirituelle de Puka Puka. "Mais
depuis l'arrivée de la Foi, nous nous sommes unis-catholiques, évangélistes et
baha'is- et maintenant nous oeuvrons en vue de faire instruire nos enfants."
Constanio Quispe, un catholique de Puka Puka âgé de 39 ans, confirme que les membres
des autres religions partagent le sentiment qu'il existe de nouvelles possibilités.
"Tout tomberait à l'eau si nous n'étions pas unis", dit M. Quispe, qui enseigne
le catéchisme. "Les baha'is nous ont unis et les catholiques ont compris qu'ils
peuvent aussi suivre cette voie".
*** L'histoire ci-dessus est tirée d'un article paru dans le dernier numéro de
"One country", le bulletin de la Communauté internationale baha'ie. Lire toute
l'histoire sur le site de "One country": http://www.onecountry.org
5-BP-021127-1-PUKAPUKA-179-S
Un
cours d'économie et d'éthique à l'université de Bari
Bari, Italie, le 4 décembre 2002 (BWNS)
L'Université de Bari a institué un cours permanent d'économie et d'éthique inspiré
de principes baha'is et a nommé à sa coordination un célèbre homme d'affaires
baha'i. Intitulé "Éthique et économie: vers un nouvel ordre mondial", ce cours
consiste en une série de dix séminaires axés sur l'application au monde de l'économie
et des affaires de valeurs baha'ies essentielles comme la consultation, la justice
et l'éthique, l'égalité, l'éducation universelle et l'accord de la science et
de la religion.
M. Giuseppe Robiati, coordinateur du cours et membre de la communauté baha'ie
d'Italie, est un homme d'affaire de mûre expérience en ingénierie, management,
gestion des ressources humaines et économie. Actuellement président de SCAC, une
grande entreprise italienne, M. Robiati est aussi l'auteur d'un certain nombre
d'ouvrages, parmi lesquels "Religion et économie mondiale, co-entreprise: une
perspective baha'ie", "Dieu et l'économie, un partenariat possible", et "Économie
pour un nouvel ordre mondial". M. Robiati est aussi membre de l'EBBF (European
Baha'i Business Forum), qui a joué un rôle clé en faveur de la création de ce
cours.
L'université de Bari est la deuxième université du pays, avec quelque 50 000 étudiants
inscrits et un corps professoral de 2200 enseignants. Le cours "Éthique et économie"
qui a reçu l'agrément des autorités académiques et le consentement du recteur
de l'Université de Bari en juillet, doit débuter en mars 2003. Cette initiative
a vu le jour dans les années 1990 par une série d'ateliers et de présentations
donnés par M. Robiati à l'université, à l'instigation du doyen de la faculté d'économie
de l'époque, M. Giovanni Girone.
En 1990, ce dernier avait demandé à l'EBBF de bien vouloir animer un atelier d'un
jour sur le thème de "l'éthique et l'économie" pour le département économie de
l'université : " J'ai assisté à la présentation de M. Robiati et j'ai tout de
suite réalisé le profit que les étudiants pourraient en tirer", commente M. Girone,
qui a ensuite invité l'EBBF à intervenir régulièrement à l'université, ce qui
a finalement débouché sur la création d'un cours permanent.
Selon M. Robiati, le doyen.Girone a souvent parlé en termes élogieux du programme
de l'EBBF: "Il est tombé amoureux de notre façon de voir les choses et n'a cessé
d'expliquer aux étudiants que ce cours est important non seulement pour leur avenir
professionnel mais aussi pour leur vie per