LE BEYAN PERSAN
Le livre sacré du babisme de Séyyèd Ali Mohammed, dit le Bâb

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Le Beyan persan - Tome 4 - Unité VII à IX

BAYAN PERSAN - UNITE VII

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 1

Il est obligatoire de renouveler les livres au moment où ont passé sur ces livres deux cent deux années. Il faut effacer les livres écrits auparavant ou les donner à quelqu'un.

Le résumé de cette porte est que:
Dieu aime, dans chaque manifestation, que les choses soient toutes nouvelles. C'est pourquoi il a ordonné que chaque deux cent deux années, une fois, tout possesseur de livres les renouvelle. Les anciennes copies de ces livres, il faut ou les jeter dans l'eau, ou en faire don à quelqu'un. Il se peut alors que l'oeil de l'esclave ne se porte pas sur un mot dont la vue lui soit désagréable (nota: soit parce qu'il est écrit en lettres anciennes, soit qu'il a été sali, effacé, etc.).

Il se peut ainsi qu'au jour du jugement l'arbre de vérité ne voie pas un mot sous une forme non aimée: il se peut ainsi que l'esprit de ce mot ne soit pas à l'ombre de cette forme non aimée. En effet, chaque mot qui est écrit est gardé par 70000 anges (nota: ces anges sont les croyants) et il en est de même au moment où on l'efface; et ceux-là le gardent.

Aujourd'hui si tu regardes sur la terre, tu verras combien un mot du Qoran est gardé et par combien de personnes, dont on ne peut même évaluer le nombre; chaque mot qui est écrit sous une forme agréable, les anges aiment à le regarder: il en est peut-être de même pour toutes choses, et de même encore pour le contraire (nota: c'est-à-dire que ces anges se détournent de tout ce qui est laid).

Dans le Bayan, ne manifeste rien que dans le plus haut point de la perfection: il se peut qu'au jour du jugement le regard du bien aimé se porte sur cette chose et ne la regarde pas d'un regard autre qu'un regard d'amour. Le regard de tous les anges est à l'ombre de son regard à lui.

Il y a peu de choses qui, au jour du jugement, soient dignes du regard de Celui que Dieu doit manifester. Mais s'il existe sur la surface de la terre une chose qui n'ait pas de semblables, alors cette chose est digne d'attirer son regard, et mérite le verset qui parle de choses qui n'ont pas leurs pareilles.

Tous, donc, renouvelleront leurs Bayans. Mais qu'ils soient attentifs à la manifestation de celui que Dieu doit manifester en quelque lieu qu'elle se produise. Au jour de la manifestation, c'est de lui qu'on doit se nourrir, c'est de lui qu'on doit jouir.
Tout ce qui est de la manifestation d'auparavant n'est qu'un intermédiaire pour cette manifestation-là et n'est qu'un signe pour préparer à l'entrée dans cette religion.

Personne n'existe qui, ayant la foi en lui, écrive un mot du Bayan de la plus belle écriture sans que ne devienne obligatoire pour lui tout ce qu'il aime, d'auprès de Dieu.

Les différentes sortes d'écritures sont au nombre de l'Unité (nota: qui signifie 19).

La première écriture est l' "Abha" et la dernière l' "Aala"; entre ces deux genres sont les autres. Il semble qu'on verra, lors de la manifestation, les maîtres d'intelligence se rencontrer, qui écriront élégamment en dix-neuf sortes d'écritures : mais la perfection, dans un de ces genres, est meilleure que de les écrire tous. Perfectionner ces dix-neuf sortes d'écritures est le plus haut degré de la perfection, si elles marchent avec la foi en Dieu.

Aujourd'hui on peut voir des livres innombrables dans l'islam écrits avec la plus jolie écriture, mais ces versets actuels qui confirment le vrai et nient le faux, si auprès du premier d'entre eux tous les livres d'auparavant n'affirment pas leur foi, leurs existences mêmes ne sont pas acceptées, qu'en peut-il être de la beauté de leur écriture. Ces versets qui sont à un degré aussi élevé sont comme un puits dont on ne tire plus d'eau, comme un château inhabité. Leur beauté, pour les gens de coeur, est plus belle que la beauté connue sous le nom de beauté. Je n'ai pas entendu dire que le livre "Qayyoum el Asma" (nota: un des premiers livres du Bab), dont les sourates sont au nombre de Qayyoum = 156, ce qui est le nom de Joseph, ait été écrit dans l'écriture qu'il mérite. Et cependant, depuis le début de la manifestation jusqu'a aujourd'hui, combien de livres ont été écrits; mais, comme ils l'ont été sans la foi en lui, ils ne sont d'aucune utilité et ne serviront de rien au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. C'est ainsi que tous resteront dans l'obscurité, sauf ceux que Dieu voudra.

Faites attention qu'après la manifestation, ne doivent être écrites que les oeuvres de ce Soleil de Vérité: en écrire un seul mot est plus grand que d'écrire le Bayan et tout ce qui aura été écrit à son ombre.

Regarde la source du Qoran : si quelqu'un, au jour du Prophète, en avait écrit un seul mot, il eût été couvert de l'ordre de la foi, s'il eût été croyant en lui. Mais s'il avait écrit l'Evangile tout entier et tout ce qui a été écrit dans la religion de Jésus à l'ombre des Evangiles, cela ne lui eût donné aucun fruit (nota: à ce moment-là).

Voilà la vérité de la science si tu le peux comprendre. Et tu le comprendras! Sois donc clairvoyant afin de ne pas rester dans l'obscurité. Aucune chose n'est plus aimée dans cette manifestation que celle-ci, que l'on écrive de la plus belle écriture ses oeuvres et qu'on les lui envoie. Peut-être a-t-il été ordonné que tous les croyants au Bayan possèdent ce qui se répand de cette source d'existence, car c'est lui, ce jour-là, qui est le Bayan. Que quiconque le peut écrive de la façon la plus parfaite qui se puisse concevoir dans le Bayan, les oeuvres de ce Point et les lui fasse parvenir : car tous, seront interrogés sur ce Point.

Quelle belle industrie est l'imprimerie pour la propagation de sa parole et la multiplication de ses oeuvres. Si on le peut, au jour de la manifestation, qu'on vienne en aide à la religion de Dieu. S'ils sont comme aujourd'hui, où chacun reste assis dans sa maison, dans l'ignorance, leurs oeuvres deviendront vaines.

Dieu ne donne de devoir à quelqu'un qu'avec la force nécessaire pour l'accomplir. Vous tous vous devez vous appuyer sur Dieu, puis, au jour du jugement, vous convaincre de ses versets.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 2

Au sujet du but que l'on poursuit en accomplissant un acte. Il n'est digne de personne d'accomplir un acte sans prononcer ce verset : "En vérité, je me tiens et suis prêt pour Dieu, qui est le Seigneur de la terre et des cieux, le Maître de toutes choses, de celles qui sont perceptibles et de celles qui ne le sont pas, le Directeur des mondes." Il suffit d'ailleurs de dire ces paroles dans son coeur.

Le résumé de cette porte est que :

Aucun acte n'est acte qu'autant qu'il est accompli pour Dieu. C'est pourquoi il a été ordonné que chaque personne qui agit dise au moment où elle agit : "En vérité, je me tiens et suis prêt au service de Dieu, qui est le Seigneur de la terre et des cieux, le Maître de toutes choses, de celles qui sont perceptibles et de celles qui ne le sont pas, le Directeur des mondes."

S'il prononce ces paroles dans son coeur, cela suffit.

Mais un acte ne peut devenir un acte accompli pour Dieu qu'à la condition qu'on connaisse l'arbre de la Vérité : car ce verset est un verset de ses versets. Donc avec ce verset de lui dans le coeur, ne restez pas ignorants de lui au jour du jugement.

Ainsi dans le Qoran, quiconque agissait pour le Prophète de Dieu et ses lettres du vivant agissait pour Dieu.

Il n'est pas aimé que quelqu'un agisse pour quelqu'un sans agir pour Dieu ; or, un acte ne peut être pour Dieu que si on l'accomplit en vue de la manifestation (nota: ou plutôt de Celui qui est manifeste dans la manifestation).

Aujourd'hui les esclaves qui agissent dans les Evangiles agissent pour Dieu suivant l'ordre de Jésus. Ils étaient dans le vrai jusques avant le jour de la manifestation du Prophète de Dieu : mais leurs actes sont devenus pour autre que pour Dieu, au moment même de cette manifestation du Prophète. Donc, dans cette manifestation, il faut agir pour le Prophète de Dieu et alors l'acte devient un acte pour Dieu. De même, les esclaves qui agissent dans le Bayan pour Dieu et récitent le verset ci-dessus, si dans le jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, ils agissent pour ce personnage, ils agissent pour Dieu ; sinon leurs oeuvres deviennent à ce point vaines qu'il semblerait qu'ils n'en ont accompli aucune.

Ceci concerne les principes mêmes de la religion (nota: qui deviennent ainsi vains), tire toi-même la conclusion en ce qui concerne les conséquences de ces principes. Comprends toi-même ce qu'il en peut être des rangs du monde, qui tous doivent avoir Dieu pour but.

Par exemple, tu manges et tu désires que ton acte soit un acte fait pour Dieu. Et cependant tu restes dans l'ignorance de l'arbre qui démontre Dieu avec ceci que ce signe qui est en toi a brillé de cet arbre lui-même, et doit retourner à lui dans sa manifestation subséquente. De ce fait, tu t'interdis à toi-même ce pour quoi tu agis dans ton âme. Vois, de ce regard, tous les rangs dans ce monde. Tu dis bien "C'est pour lui", mais tu restes ignorant de lui. Vois de même les questions religieuses, pénètre-les jusqu'à la fin de la vérité de la parole de l'Unité. Dès lors, si au jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, tu as agi pour ce personnage, tu as agi pour Dieu, ne serait-ce que quand tu dis:
"Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu", ne serait-ce que quand tu bois un verre d'eau.

Mais si tu n'agis pas pour lui, même si tu dis "Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu", tu iras dans le feu de l'enfer, et si tu bois de l'eau, tu bois le vin d'autre que son amour.

La vérité de cette science est cause qu'au moment de la manifestation du Prophète de Dieu l'ordre a été donné sur toutes les nations qu'elles agiraient désormais pour autre que pour Dieu, quoique chacune fût croyante au Livre de Dieu et au Prophète manifesté en son temps. Elles le sont encore actuellement, d'ailleurs, ainsi que la chose est évidente. Le secret de ce point (nota: qu'elles agissent pour autre que pour Dieu) est évident.

En effet, ce Prophète, du jour d'Adam jusqu'à Mohammed, n'est qu'un seul personnage et tous les livres qui sont descendus ne sont que le Qoran descendu sur lui. Ils sont restés dans l'obscurité au sujet de la vérité d'auparavant (Jésus) et de son livre, car ils ne surent pas reconnaître qu'il était cet être même (en la personne de Mohammed) qui s'est manifesté dans la manifestation ultérieure. Maintenant donc, si tu agis pour Dieu dans le Bayan, et que tu ne fasses pas sortir tes oeuvres des lettres de l'Unité, si tu vois que tout ne subsiste que sur les lettres primitives et si tu ne vois en elles que sa manifestation à lui (1), alors, dans la nuit des nuits (2) tu as agi pour Dieu. Mais au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, si tu accomplis toutes tes oeuvres pour le Point, alors tu agiras pour autre que pour Dieu, car le Point de Bayan en ce jour-là est Celui que Dieu doit manifester et personne autre.

(1) Si tu vois que tous les êtres dérivent unité par unité, de l'Unité primitive et que dans cotte Unité primitive tu ne vois que le Point.
(2) Pendant l'absence du Soleil de la Vérité.

De même les lettres du vivant sont ses lettres à lui. Toi tu agissais pour elles, qu'en sera-t-il lorsqu'ils seront manifestes et comment se peut-il qu'alors tu n'agisses plus pour elles?

C'est ainsi qu'à chaque manifestation, des foules innombrables croyant agir pour Dieu se noient dans le feu. Elles agissent pour autre que pour Dieu et elles ne le comprennent pas, si ce n'est celui que Dieu veut aider de son aide.

Si quelqu'un aide quelqu'un, cela vaut mieux pour lui que d'être possesseur de l'Orient et de l'Occident : de même pour celui qui est guidé, cela vaut mieux que tout ce qu'il y a sur la terre. En effet, à cause de son acte d'être guidé, il entrera après sa mort dans le Paradis, tandis que s'il possède tout ce qu'il y a sur la surface, de la terre, après sa mort, ne descendra sur lui que ce dont il est digne. C'est pourquoi Dieu aime à guider tout le monde par les paroles de Celui que Dieu doit manifester. Mais les orgueilleux ne seront pas aidés que les uns s'enorgueillissent de leur science, d'autres de leur grandeur apparente: chacun devient ignorant par l'intermédiaire d'une chose qui ne lui servira de rien dans la mort.

Prêtez la plus extrême attention afin d'être aidé par Celui qui aide l'humanité, sur le Syrat qui est plus tranchant qu'un sabre, plus mince qu'un cheveu. Peut-être alors tous les actes que vous avez accomplis en vue de Dieu depuis le début jusqu'à là fin de votre vie ne deviendront pas soudainement pour autre que Dieu sans que vous vous en doutiez.

Dieu aide qui il veut sur le Syrat droit et certain.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 3

Dans ceci que, rembourser les dettes est d'obligation immédiate.

Le résumé de cette porte est que :

Prêter de l'argent à un croyant était et est oeuvre qui plaît à Dieu : de même le remboursement des dettes qui est plus aimé de Dieu que tout autre chose, si on peut rembourser. Il n'est pas permis de laisser écouler trop de temps jusqu'au remboursement.

Le fruit de cet ordre est ceci que de même que les versets du "tesbih", du "tahamid", du "taqdis", du "tauhid", du "tékbir", de tous les rangs de la religion sont des spectacles que la Vérité a octroyés à sa créature, de même faut-il les lui rendre au moment où se manifeste ce soleil, et les lui rendre, depuis la parole d'unité jusqu'au plus extrême rang de ce monde. Que si quelqu'un, immédiatement au moment de la manifestation, rembourse ainsi sa dette, rien ne diminuera de lui sans qu'il ne reçoive mieux dans ce monde et dans celui des âmes. Combien est loin de Dieu celui qui ne rend pas son droit à quelqu'un, qu'en peut-il être pour celui qui ne rend pas son droit à Dieu? Car c'est par ce droit que l'esclave devient croyant et c'est au moment où il le rembourse qu'il fait preuve de sa foi. C'est par là qu'il resterait dans l'ignorance de celui qui est Celui qui fixe la religion à laquelle il obéit, lui, l'esclave! Voilà les limites de la créature, si tu la regardes avec l'oeil de la certitude.

Et Dieu ordonne en vérité, et il est le meilleur des différenciateurs.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 4

Nota:
- Bayan Arabe: Vous devez vous purifier par le Nom de Dieu.
- Porte 4 dans le takhliss (nota: action de réunir toutes ses forces et toute son attention sur l'un des noms de Dieu, de façon à ce que l'esprit ne s'égare pas sur d'autres sujets)

Le résumé de cette porte est que :

Chaque année il est permis que l'esclave "purifie" (nota: Takhliss) son âme pendant un mois. Le commencement de cet acte doit débuter au commencement de la nuit qui commence une unité (nota: commencement du mois) et se terminer à la fin du mois. On ne peut ni augmenter ni diminuer ce nombre de jours.

Le but de cet acte est que l'esclave se délecte de l'un des noms de Dieu, et tant que son esprit est tourné vers ce nom, il ne doit pas se tourner vers d'autres. Cependant, si l'on oublie le nom vers lequel était tournée l'attention, il n'y a pas de mal (nota: on en peut choisir un autre). Il se peut ainsi qu'au jour du jugement, par la bénédiction de cet acte, on puisse affirmer le nom Unique et, grâce à l'aide qu'on en reçoit, ne pas rester dans son obscurité. Il semble que l'arbre de vérité étant manifeste - qui est la source de tous les noms et de tous les exemples - on pourra voir que ceux qui s'occupent de purification resteront dans l'obscurité à cause de cette purification même. Cet acte n'a pour but que l'arrivée à lui et cependant c'est par cet acte même qu'on reste dans l'ignorance.

Par exemple la descente du Qoran dans la religion islamique : le principe en est la connaissance de Dieu, et cela jusque dans les plus extrêmes conséquences : tout cela n'est que pour la connaissance du Soleil de la Vérité au moment de son lever. Mais vois qu'un chacun, par une de ces conséquences, est resté dans l'obscurité. Aujourd'hui tu peux les voir ignorants du but qui est le fruit de l'existence de tous, et ils ne le savent pas. Et cependant, au moment même où ils ne comprennent pas, le témoignage de Dieu est parfait pour tous: car, s'ils réfléchissaient un peu, par cette même preuve par laquelle ils ont cru à l'islam, ils pourraient entrer dans la religion de Dieu. Tu les vois, du début à la fin de leur vie, agir dans leur religion, sans laisser une seconde pénétrer en eux l'idée qu'ils puissent agir pour autre que pour Dieu: c'est parce qu'ils ne sont pas éprouvés et que le témoignage n'est pas présent.
Sinon (nota: si le Point est manifesté), alors ils disent à son sujet les paroles que l'on disait au début de l'islam pour le Soleil de Vérité. C'est ainsi que ces mêmes personnes, au moment où l'islam est arrivé à sa maturité et à sa perfection, et au moment où le but s'est manifesté, ont répété ces mêmes paroles qu'elles s'étonnaient qu'on ait pu prononcer en disant "Comment se peut-il que quelqu'un entende les versets de Dieu et dise à leur sujet ce qui a été dit ?" C'est ainsi que l'acte accompli avec perspicacité est rare. La plupart des hommes, comme ils ont été élevés dans cette religion, c'est dans cette religion qu'ils manifestent leur foi. Et Dieu seul sait quels sont ceux qui sont aveugles et quels sont ceux qui sont perspicaces.

Et Dieu rend ceux qui ont cru en lui et en ses signes sans besoin de toute autre chose que sa mention. En vérité, Dieu est tout-puissant et très haut.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 5

Au jour de la manifestation de l'arbre de la vérité il n'est licite pour personne de croire à la religion à laquelle il était attaché avant la manifestation. Dès qu'il entend annoncer la manifestation, il doit se tenir prêt à ce qu'ordonne l'arbre de vérité. Avant la manifestation il faut agir suivant la loi suivant laquelle on agissait auparavant, mais, au moment où elle a lieu, toute religion est coupée de l'esclave, sauf celle que lui ordonne l'arbre de vérité.

Le résumé de cette porte est que :

Ce qui est cause du salut est la connaissance de la manifestation et ce qui est cause de perte en est la méconnaissance. La religion de Dieu à chaque manifestation se compose des ordres qui se manifestent de Celui qui est l'être de la manifestation.

Regarde depuis Adam jusqu'au sceau des Prophètes. Si les croyants à la manifestation antérieure avaient cru à la manifestation postérieure, ils eussent reçu la sentence de foi: sinon tout ce qui était pour eux auparavant a été anéanti.

Il en est de même pour la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Toute la religion consiste à lui obéir, car le contentement de Dieu très haut ne se manifeste que par son contentement à lui.

Après la manifestation, avoir la science des ordres précédents ne sert de rien.

Sois subtil dans ta religion ; il se peut alors qu'au jour du jugement tu te sauves des fatigues et des peines qui l'accompagnent (nota: ce jour), car ce jour est celui où le témoignage de Dieu est apparent sur ses créatures.

Donc, certes, hâtez-vous vers lui au moment de la manifestation et non pas avant, non plus qu'après, si vous avez envie d'être sauvés.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 6

Nota: Bayan Arabe... de la bienveillance de Dieu demandez qu'il vous accorde la faveur de s'asseoir sur vos sièges (nota: de venir chez vous) et c'est là une grandeur très enviée et très haute.

Il n'est pas permis de porter des instruments de guerre si ce n'est quand c'est nécessaire ou bien quand il faut faire le Djéhad dans la route de Dieu. Le port d'armes n'est permis qu'aux fabricants d'armes de guerre.

Le résumé de cette porte est que:

Ce qui est cause que quelqu'un a peur de quelqu'un n'est pas aimé de Dieu, si ce n'est le jour où cela est permis, ou bien s'il s'agit d'un esclave qui s'occupe de leur fabrication. C'est ainsi que les instruments qui peuvent être cause de la terreur de quelqu'un n'entrent pas dans le Paradis.

Il est convenable que l'esclave soit attentif à ce qu'un ordre qui soit cause de la terreur de quelqu'un n'émane pas de lui.

Il se peut ainsi qu'au jour du jugement tous soient, sous la forme de l'humanité, ornés des qualités adéquates, et dès lors l'oeil du Soleil de la Vérité ne contemplera pas une chose où ne soit pas son contentement. Car, en vérité, toi tu ne sais pas et tu restes dans l'ignorance de la vérité de ton existence. Et combien il peut arriver que tu sois content que ton degré (nota: celui par lequel tu es créé, c'est à dire le Paradis) soit chez un autre : et aucun feu n'est plus violent que de rester dans l'ignorance de ce Soleil de Vérité.

Regarde celui dont personne autre que ceux qui ont pénétré profondément dans la science ne peut comprendre la parole, et ceux qui ont pénétré profondément dans la science sont les imams directeurs, regarde-le. Il habite une montagne dont les habitants ne peuvent même pas prononcer le mot "Djénnèt" (Paradis) qui est un mot arabe : comment dès lors en pourraient-ils comprendre le sens. Vois dès lors ce qui se passe pour la vérité des existences.

J'en jure par l'essence éternelle de Dieu: si quelqu'un comprenait cela, il tomberait instantanément en poussière. La science de tous sur ce point (nota: c'est-à-dire qu'on a emprisonné sur le sommet d'une montagne le spectacle de la vérité) est le plus terrible châtiment de Dieu sur eux. Celui en qui, en tout état de cause, on croit; celui vers lequel l'esprit se tourne, celui qui est le commencement de tout d'après son propre ordre, celui vers qui tous retournent sur son ordre, on lui fait parvenir de tels tourments! Mais ceux qui croient comptent les châtiments que Dieu envoie à ceux qui agissent ainsi vis-à-vis de Celui en vue de la contemplation duquel tous ont été créés et l'emprisonnent dans un endroit où il n'y a pas un seul homme d'intelligence qui le puisse regarder par sa vue à lui, si ce n'est ceux que Dieu veut. C'est la raison pour laquelle il est interdit dans le Bayan de fréquenter les personnes d'un rang différent. Tous devront prêter attention au rang qu'ils occupent: les oulémas doivent fréquenter les oulémas, les fonctionnaires, les fonctionnaires, les marchands, les marchands, les négociants, leurs semblables, de sorte que personne ne voie personne d'autre que de son genre. Il n'est pas bon, en effet, que le Soleil de Vérité soit compris par une personne qui voit autre chose que Dieu.

Comment, dès lors, toutes les créatures le pourraient elles comprendre? Prêtez la plus extrême attention, car, certes, vous verrez le jour du jugement, prêtez attention à ce que ne se passe pas pour la Vérité de l'existence ce qui n'est pas digne d'elle.

Celui qui entend sortir de la bouche du Soleil de la Vérité de toutes choses les paroles du Soubhan Allah - et c'est à cause de lui qu'a lieu le tesbih et le taqdis de Dieu, et à ses yeux autre que lui est le néant absolu - comment donc celui-là serait-il digne d'entendre autre chose que des paroles d'amour pour lui, de voir autre chose que sa grandeur!

Ce n'est pas qu'en ce jour tu n'entendes ni ne saches. Le jour de ce jugement est comme ce jugement-ci. Tu n'as pas su ce qui s'est passé en réalité, mais tu as entendu raconter ce qui s'est passé en apparence. L'esclave qui a subi des mortifications, qui a foulé aux pieds tous les biens de ce monde, par sa bienveillance est arrivé à sa connaissance : Celui en qui les hommes ont cru est-il digne qu'on l'emprisonne sur une pareille montagne?

Ceci est d’apparence (nota: quand je dis que les hommes ont cru en lui), car si tu regardes la vérité, tu verras que nuit et jour autre que Lui n'est pas mentionné dans les plus hauts degrés de ton coeur. Ce que tu fais, tu le fais à cause de Lui, et c'est pour Lui que tu le fais, alors que cependant tu restes dans une pareille obscurité.

Craignez Dieu, notre Seigneur, Celui qui nous prend dans sa miséricorde. Craignez les choses par lesquelles les âmes des hommes sont tourmentées. Craignez, ô esclaves de Dieu, craignez tous.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 7

Celui qui voit Celui que Dieu doit manifester doit Lui demander sa bienveillance et s'Il le veut il étendra sa miséricorde sur le demandeur et Il l'honorera de la poussière de ses souliers.

Le résumé de cette porte est que:

De même que les vérités de toutes les existences, relativement au soleil de l'existence, sont comme des reflets dans des miroirs, de même vois les limites de toutes choses; et sache qu'aux yeux de Dieu et des gens de science personne n'était ni n'est plus précieux que l'arbre de la Vérité. Et, de là qu'il se manifeste dans la Divinité absolue tous ne peuvent s'incliner devant lui parce qu'ils ne voient pas la vérité. Au jour du jugement qui est le jour de sa manifestation, tous doivent réclamer de sa bienveillance ce qui peut être cause de leur grandeur, Il se peut ainsi que tous ne restent pas privés du fruit de leur existence qui est de le contempler. Car, pour tous, il n'y a pas d'autre route que cette demande. Ce n'est pas que tu doives te croire du même rang que Lui, car si tout ce qui a été créé auparavant, tout ce qui le sera par la suite dans les contingences, arrivait à la perfection de leurs existences, tout cela ne parviendrait pas à égaler la cent millième partie de son être : car la qualité de chose de tous vient de lui, comment donc pourrait-on le mentionner sur le pied d'égalité avec autre que lui.

Fais ainsi couler ce secret de vérité dans tous les rangs, afin de ne pas rester dans l'ignorance de la source de tout le bien, quoique cette source soit plus haute que toutes choses.

S'il se manifestait avec la puissance divine, qui le pourrait comprendre? Il en serait de même que pour les esclaves qui ont revêtu la chemise de la grandeur et de la puissance : vous ne pouvez comprendre leur rang, d'où donc pourriez-vous le comprendre, Lui ?

Ceci est dans ce but que s'il se manifeste par une autre sorte de manifestation, il se peut qu'aucun esclave ne reste privé du fruit de son existence.

Dieu accorde sa faveur à qui il veut de ses esclaves : en vérité il est le maître du grand bienfait.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 8

Il est obligatoire pour tous d'écrire depuis le début jusqu'à la fin du mois une table contenant dix-neuf cases sur dix-neuf, et que dans chacune de ces cases on écrive des noms aimés de Dieu, tels que "Allahou Ekber" ou "Allahou A'azam" ou "Allahou Az'her", etc.

En vérité, Dieu a permis que chacun compte depuis le début de sa vie jusqu'à la fin (nota: le nombre de mois qu'il aura vécu) et qu'il écrive une quantité égale de ces tables.

S'il meurt sans en avoir écrit quelques-unes, il est obligatoire pour ses héritiers d'écrire de sa part la quantité qui manque.

Le résumé de cette porte est que :

Il est ordonné à un chacun de remplir chaque mois une unité dans une unité.

Le compte en doit commencer au moment de la naissance jusqu'au moment de la mort. S'il manque à en écrire quelques-unes, c'est à ses héritiers à le faire en son nom.

Le fruit en est ceci qu'il se peut qu'au jour de la manifestation de l'arbre de vérité les croyants en lui se multiplient, car les vérités du coeur reçoivent leur aide de Dieu par l'intermédiaire de ces noms. Et de la même façon qu'est mentionnée l'aide des choses, cela devient cause que cela arrive peu à peu jusqu'au degré du corps, et est cause de l'entrée dans l'Unité du jour du jugement.

Dans ce siècle-ci, le fruit en est qu'il se peut que la première unité se multiplie jusqu'à remplir les cieux, la terre et ce qui est entre, de façon à ce qu'au jour de la manifestation tous ne voient plus dans cette unité (nota: croyante à Celui que Dieu doit manifester) que cette Unité (nota: croyante au Point) dans un rang plus noble, de façon à ce que le pied d'aucun d'entre eux ne glisse sur le Syrat. Que si, au moment de la manifestation ils avaient vu que cette Unité était l'Unité du Qoran, aucun des musulmans n'eût glissé sur le Syrat. Et toutes ces unités, degrés par degrés, aboutissent à l'Unité primitive. Divise donc le monde entier en unités et sache que l'aide de chaque degré inférieur vient du degré supérieur. Agis ainsi jusqu'à ce que tu aboutisses à une unité qui soit cette même Unité primitive que tous ont le devoir de connaître. Et dans cette Unité là ne vois que l'Unité sans nombre (le Point) qui est la première lettre.

De cette façon tu ne verras plus dans les miroirs que la face du soleil Unique. C'est là la vérité de l'Unité, le secret de la nudité (nota: la nudité veut dire l'acte par Dieu d'être dépouillé de tout ce qui rappelle la créature).

On pourra, semble-t-il, voir que le secret de l'Unité coulera jusqu'à arriver à couler en toutes choses; ainsi pour le nombre des porte-plumes dans le plumier. Ils seront au nombre de 19, et celui qui sera le spectacle du Point aura le prix de tous les autres. Si quelqu'un obéit à ceci (nota: en mettant 19 porte-plumes dans son plumier) et ne donne pas à la Première Unité (nota: la plume qui représente cette première lettre de la première Unité) le prix de toutes les autres, il n'a pas connu l'Unité Primitive et ne lui a pas donné son droit. Par exemple, si le prix d'une plume est de dix-neuf miscals d'argent, il faut que le prix des dix huit autres soit de dix-huit miscals en tout (nota: c'est-à-dire un miscal par plume). C'est ainsi qu'il faut donner à l'une le prix de toute l'Unité: alors toutes les autres reçoivent leur aide de celle-là. C'est alors que quand on parle de l'élection de cette plume, on parle de l'élection de toutes, quand on parle de sa résurrection, on parle de la résurrection de toutes.

Par exemple, aujourd'hui tu vois dans l'islam : tout ce qui est, l'aide même de la religion vient du nom de Mohammed, de ses spectacles, de ses portes directrices. De même dans le monde: l'aide de tous vient d'eux. C'est pourquoi tous les nombres multipliés ne subsistent que par cette Unité et cette unité par l'Unité Primitive qui n'a pas de nombre et celle-ci subsiste par elle-même, par l'intermédiaire du Dieu très haut.

Après le rang d'Unité Primitive il y a des degrés sans nombre pour les degrés de l'Unité et Dieu seul peut les compter.

Et Dieu crée ce qu'il veut et multiplie la première Unité de la façon qu'il veut, sur son ordre. En vérité ce Dieu est puissant en toutes choses.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 9

Nota: Bayan arabe... Une maison de Dieu qui ait 95 portes et, sur le devant, en face de ces 95 portes une autre maison dans laquelle il y ait 90 autres portes pour Celui que Dieu doit manifester. Le fruit de cet ordre est qu'il soit si humble qu'il témoigne par ses oeuvres dans la mesure que la boue témoigne elle même.

Il est obligatoire pour chaque roi qui se lèvera dans cette religion de faire une maison pour lui-même dont les portes seront au nombre de quatre vingt quinze ; puis, une autre maison, qui aura quatre vingt dix portes.

Le résumé de cette porte est que:

Chaque roi qui s'élèvera dans le Bayan, il est digne de lui qu'il construise deux maisons au nom de Celui que Dieu doit manifester et qu'il y habite. Les portes de la première maison ne doivent pas dépasser quatre- vingt quinze, et celles de la seconde quatre-vingt-dix. De cette façon le secret de la vérité, régnera aussi dans le règne minéral et la langue de sa vérité, qui est son apparence, dira ce qui convient: "C'est pour Dieu le royaume des cieux et de la terre et de ce qui est entre." Il se peut qu'au jour de la manifestation ce roi ne donne pas un témoignage inférieur à celui de la poussière et n'interdise pas au Soleil de la Vérité ce qui Lui revient.

Il n'y a aucun doute que la mort atteigne tous les hommes : si donc ce roi s'en va avec la foi en lui et après être venu à son aide, son nom restera bon jusqu'au jour du jugement.

Jusqu'à présent on n'a pas entendu raconter qu'à la manifestation de la vérité, un roi se soit trouvé qui ait agi suivant la religion de cette vérité, sinon nous l'eussions donné comme exemple. Depuis le jour d'Adam jusqu'à la manifestation du Bayan, chaque possesseur de royaume, dans chaque confession, a agi suivant le prophète manifeste dans cette confession, mais ne crut pas à la manifestation ultérieure, Peut-être se fera-t-il qu'au jour de Celui que Dieu doit manifester les gens de son siècle se saisissent de ce capital d'honneur et que leurs noms soient ainsi mentionnés en bien auprès de Dieu jusqu'au jour du jugement suivant. Sinon, ils (les rois) mourront comme sont morts tous leurs prédécesseurs depuis Adam jusqu'à ce jour, et actuellement il ne s'en est pas rencontré au jour du jugement qui pût servir d'exemple. Tous agissent pour Dieu dans la confession dans laquelle ils sont suivant les ordres reçus dans cette confession. Mais à quoi cela leur peut-il servir puisqu'ils restent dans l'obscurité, au jour de la manifestation de l'arbre de la vérité, de ses versets qui sont les feuilles de l'arbre de l'amour. C'est ainsi qu'au moment de la manifestation du Bayan la croyance du Roi de l’Epoque (nota: Mohammed Chah) était arrivée à ce point qu'il s'imaginait que la Vérité était auprès d'une tierce personne (nota: Hadji Mirza Aghaci). Il lui confia donc toutes les affaires, alors que Celui pour qui tout ce qui est sur la terre et Mohammed Chah lui-même agissaient, était manifeste: alors ils l'envoyèrent sur la montagne de Makou!

Le fruit de ceci est qu'il se peut qu'au jour de la manifestation de l'arbre de la vérité, des maisons de ce genre se soient multipliées, et que l'une d'elles devienne la demeure de cet arbre. Ce n'est pas qu'après sa manifestation sa preuve ne soit pas parfaite.

Peut être, au contraire, la preuve que Dieu a octroyée au Point du Bayan, il ne l'avait donnée jusqu'ici à aucun de ses prédécesseurs. (Cette preuve consiste en ceci) que quelqu'un (c'est-à-dire le Bab) écrive sur une feuille de papier les versets de Dieu et les envoie (à ceux qui l'ont interrogé) de telle façon que un seul verset devienne une preuve complète pour celui sur qui il est descendu; de répondre ainsi, à quiconque a fait une demande, avec des versets venant de Dieu. En effet, dans la manifestation du Qoran, qui est la vérité des manifestations antérieures, personne n'était interpellé (par les versets de Dieu) que le Prophète de Dieu. Cette Altesse n'en fit descendre sur personne par correspondance. Et même peut-on dire que si Mohammed en a fait descendre, il en a fait descendre dans la langue arabe, usitée à cette époque. Eh bien, malgré la manifestation d'une telle preuve, malgré cette perfection dans la miséricorde, vois ce qui s'est passé. Et cependant ces versets sont cette parole même sur un verset de laquelle tous les croyants agissent. Si tous ceux qui sont sur la terre agissaient suivant cette parole, celle-ci en est digne. Si le jugement n'avait pas lieu (dans un intervalle de temps relativement rapproché) et que tous agissent encore suivant ces versets (durant de longues années), ceux-ci offrent la surface nécessaire. Mais ils (ces versets) descendent sur des coeurs qui ne regardent pas le secret de l'existence non plus que la vérité de la prouve au moment même où ils voient. Et ils ne comprennent pas (qu'ils viennent de Dieu) et ils ne s'inclinent pas à l'instant devant Dieu. Et cependant ce verset est celui qui est descendu dans le Qoran à ce sujet: "Si nous avions fait descendre le Qoran sur une montagne, certes tu l'eusses vue se prosterner, et tu l'eusses vue tomber en poussière dans la crainte de Dieu".

Puis, au sujet de ceux qui entendent les versets de Dieu et ne se prosternent pas il est descendu ce qui est dit dans cet illustre verset: "Quand ils entendent les versets de Dieu, ils ne se prosternent pas".

Malgré tous ces avertissements, ils ne laissent pas pénétrer dans leurs coeurs l'idée qu'ils ne sont pas dans la foi alors qu'on ne peut même leur appliquer l'exemple de la montagne dans leurs prosternations devant Dieu (ils sont plus durs que la montagne, qui elle au moins, tombe en poussière).

Il n'y a cependant pas de doute que les versets postérieurs ne soient, à un degré infini, supérieurs aux versets d'auparavant.

Si tous les croyants au Bayan, au moment où ils entendent un verset, se prosternaient et disaient"Oui" sans laisser pénétrer en leurs coeurs l'idée qu'ils pourraient répondre "Non", il est digne qu'ils se disent croyants à Celui que Dieu doit manifester. Car c'est ce verset même qui est ce qui dit: "Ne suis-je pas votre Seigneur ?" Et tous les actes sont en vue de son consentement. Et c'est alors le moment de la moisson et de l'épreuve de ceux qui sont sincères.

J'en jure par le Dieu essentiellement Unique et qui n'a jamais eu de compagnon: que si quelqu'un se rencontre dans l'Orient qui ait appris par coeur le Bayan tout entier, et qui ne regarde que lui, et soit arrivé au plus haut degré de miséricorde et de grandeur qui se puisse concevoir dans les contingences, si, dis-je, à un tel personnage parvient un livre du Soleil de la Vérité, écrit en versets, et qu'il comprenne instantanément son impuissance à en produire de pareils, s'il hésite en lui-même une seconde à croire et ne dise pas tant de son coeur que de sa langue:

"Ceci vient de Dieu et il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet, et nous sommes nous tous en vérité convaincus par les versets de Dieu", si, dis-je, il ne parle pas ainsi, il n'aura pas aux yeux de Dieu un atome de foi, et son acte d'apprendre par coeur le Bayan et d'agir suivant les préceptes y contenus ne lui sera pas de plus d'utilité qu'un grain d'orge. Il n'avait certes pas en lui la nature de l'Unité, car il n'a pas reconnu la parole de son bien-aimé, et si, son coeur eût été une montagne il eût fallu qu'il tombât en poussière dans la crainte de Dieu.

Et cependant cet ordre (nota: qu'une montagne tomberait en poussière si le Qoran lui était révélé) est de deux degrés antérieur à Celui que Dieu doit manifester, car il est dans le Qoran. Qu'en sera-t-il donc pour celui qui ne donnera pas sa foi à ses versets à Lui. Une telle personne auprès de Celui qui fera descendre de tels versets est infiniment plus loin qu'une montagne.

Et cependant, elle-même, suivant elle, ne voit personne qui l'égale, car elle a appris le Bayan par coeur.

On ne peut cependant concevoir qu'une pareille personne qui apprend le Bayan par coeur puisse exister et qu'elle puisse agir suivant tous les préceptes du Livre. Ceci a été dit, quoiqu'impossible, afin que toutes les créatures connaissent leurs limites en présence de cette manifestation, et ne se fassent pas plus dures que cette montagne et que, suivant leur propre opinion, elles ne laissent pas couler des océans de larmes de leurs yeux chaque fois qu'elles entendent le nom de leur bien-aimé. Quand il le faut, qu'elles se prosternent, car c'est par la réponse à l'arbre de la vérité que la vérité d'une chose est créée: qu'elles ne soient pas sourdes dans un pareil moment.

O gens du Bayan, gardez-vous vous-mêmes, car il n'y a d'échappatoire pour personne au jour du jugement. Le Soleil de la Vérité se lèvera d'un seul coup et il ordonnera ainsi qu'il le voudra.

Il fera de la plus humble créature, s'il le veut, la plus haute, et il fera de la plus haute la plus humble, ainsi qu'il l'a fait dans le Bayan, si tu le peux comprendre. Et personne autre que lui n'a la puissance d'en agir ainsi. Tout ce qu'il fera, sera; ne va pas croire que cela ne sera pas. Ainsi par le fait même que Mohammed a voulu faire de l'Emir des croyants son vali, celui-ci le fût malgré tout ce qu'on put faire contre. Ce qu'il veut existe immédiatement, car son ordre est l'ordre sur lequel s'appuie la religion d'auparavant, sur lequel s'appuiera la religion suivante. Autre que Dieu n'a jamais été et n'est pas le maître d'un ordre effectif, et tous agissent sur son ordre, s'ils agissent conformément à son ordre, sinon ils ne sont pas dignes d'être mentionnés dans un jugement.

Dieu élève qui il veut d'entre ses esclaves ; en vérité, Dieu est paissant sur toutes choses.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 10

Il faut continuellement porter sur soi, dès sa naissance, une table contenant 2001 cases et il n'est convenable pour personne d'abandonner ce talisman.

Le résumé de cette porte est que:

Parmi les noms de Dieu aucun nom n'égale en nombre le nom de "Moustaqass" (=2001). Il est donc le plus haut des fruits des noms arrivés au plus extrême degré de la manifestation.

Il ne s'y manifeste que l'Unité Primitive et dans l'Unité Primitive il n'y a que l'Unité Primitive (le Point) qui, dans le Qoran est le Prophète de Dieu, dans le Bayan, le maître des sept lettres : avant le Qoran, Jésus et après le Bayan, Celui que Dieu doit manifester. Les formes, dans les différentes manifestations, sont diverses, mais celui qui revêt ces formes est pur des éléments humains, et c'est la Volonté Primitive que les formes ne peuvent influencer.

Aucun nom de Dieu n'est plus élevé en nombre que le nom de "Moustaqass" dans le rang des noms. Si tu multiplies chaque unité du nom de Allalloummé par une unité de dix-neuf (106 x 19), le chiffre du mot Ahad sera à diminuer du chiffre obtenu par le nom de "Moustaqass" (106 x 19 = 2014), or Moustaqass =2001 et Ahad = 131. Si au lieu du nom Moustaqass tu comptes le nombre Elmoustaqass, le nombre du nom, du vivant se trouve ajouté à Moustaqass (Elmoustaqass =2032).

Au jour du jugement le spectacle de ce nom s'est manifesté et il démontrait Dieu.

C'est pourquoi il est ordonné à tous, du moment où la semence pénètre dans la matrice, de porter cette table sur soi, et que sur elle soit inscrit le nom de Moustaqass.
Du moment de la manifestation à la manifestation suivante, Dieu sait combien il s'écoulera de temps (que Pense Baha’u’llah de cette affirmation?) ; mais cela ne durera pas plus longtemps que le nom de Moustaqass si Dieu le veut.

L'époque du Qoran, depuis son commencement jusqu'à son retour, a vu s'écouler le nom "Egfer" (1281) en diminuant le nom de "Hou" (II). Dans le Bayan Dieu sait jusqu'à quelle époque cela arrivera car il n'y a là aucune supputation possible (nota: comment dès lors dire qu'il a prédit aussi exactement la date de la venue clé son successeur?) en effet: la distance de temps qui sépare l'Evangile du Qoran n'est même pas de mille années.

L'arbre de vérité, à tout instant, contemple sa créature. Quand il voit dans le miroir des coeurs de ceux qui font le tesbih la préparation à la manifestation (nota: ainsi donc en neuf ans l'enseignement du Bayan aurait été digéré? C'est inadmissible), il se fait connaître à tous, avec la permission de Dieu; car pour lui il n'y a de mouvement et de repos que par l'intermédiaire de Dieu.

Le fruit de ceci est que, comme tous les noms tournent autour du nom Allah, et que la perfection de tous consiste à arriver à la valeur (du nom de Moustaqass), il se peut (qu'en suivant l'ordre que nous donnons de garder sur soi une table) que tous les êtres dans le Bayan arrivent au degré de la perfection possible de façon à ce qu'au moment de la manifestation de la vérité ils puissent reconnaître le Soleil de la Vérité et tourner autour de lui. Il faut être circonspect et ne pas dépasser ce chiffre : que si quelqu'un, dans le Bayan, arrive à l'année 2001 et entende dire que l'arbre de la Vérité, s'est manifesté, c'est à lui à aller vers Lui, même s'il n'est pas convaincu : il se peut ainsi qu'il trouve le salut contre le feu, par cette bienveillance. Et aucune miséricorde n'était ni n'est plus grande dans le Bayan, si l'on en comprend le prix, que de se sauver soi-même du feu de celui que Dieu doit manifester et de se reposer à l'ombre de sa lumière. Car sa manifestation est la source de la création des vérités et de celle du monde des coeurs après la création du monde des corps avant sa manifestation.

Dans le talisman que 2001 noms soient inscrits, et cela suffit.

Il se peut qu'à cause de cela on ne reste pas dans l'ignorance de Celui qui est apparent dans les noms et qu'on ne voie autre que Dieu, et qu'on ne dirige ses regards que vers le contentement de son bien-aimé.

Donc, gardez-vous certes vous-même par l'intermédiaire de Dieu, notre Seigneur, puis par l'intermédiaire des bons noms de Dieu.

En vérité! C’est pour Lui la création et l'ordre, dans les invisibilités des cieux, de la terre et de ce qui est entre. Il n'y a pas de Dieu, si ce n'est Dieu, l'aimé, le puissant.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 11

Il n'est pas permis de monter sur les mimbers (autel où les mullah célèbrent leurs causeries), et il est ordonné de s'asseoir sur des chaises.

Le résumé de cette porte est que :

Il est interdit de monter sur les "mimbers" et il est ordonné de s'asseoir sur des chaises, des fauteuils, des canapés; et ce, afin que personne ne sorte de son rang. Si l'on se trouve dans une grande réunion, qu'on mette une chaise sur un canapé, de façon que tous puissent entendre la parole de Dieu.

Le fruit en est qu'il se peut qu'au jour de la manifestation, quelqu'un aille s'instruire avec honneur auprès de cette source de science. Et combien est grand cet ordre, car sa science n'est autre que son être même.

Ceux qui ont pénétré profondément dans la science, et qui sont les imams directeurs, sont les seuls qui puissent comprendre sa parole : comment se pourrait-il que tous la comprissent.

Chaque science, sur chaque chose, est créée pour connaître sa parole et n'est, par rapport à lui, que la vérité de l'existence.

Et cette parole, tu en vois la création par l'être même de ce Soleil de Vérité, car, en vérité, son essence est trop haute pour que l'on puisse dire qu'elle parle. Et aucune allégresse plus haute n'a été créée dans les contingences que d'entendre ses versets et en comprendre le but, sans songer à demander ni pourquoi ni comment à leur endroit, ni à rapprocher (pour comparer) sa parole d'aucune autre parole. De même que la vérité de son être est le spectacle de la Divinité et de la Providence, de même, sur toutes choses, sa parole est le spectacle de la Divinité et de la Providence.

Et elle l'est sur toutes les paroles, car si elle eût été un homme parlant elle eût dit: "En vérité! C’est moi Dieu! Il n'y a pas d'autre dieu que Moi! Ce qui est autre que Moi est ma créature : En vérité, ô lettres, craignez-moi toutes!"

Et cependant il dit tout ce qu'il dit par la langue de sa vérité, et toutes choses l'entendent. S'il n'en était pas ainsi, comment, à chaque manifestation, se ferait-il que tous les livres révélés d'auparavant croient en lui, de même qu'il faut que tous ceux qui croyaient à ces livres deviennent, croyants à ce spectacle. C'est pourquoi, par un seul de ses versets, son témoignage est complet sur tout ce qu'il y a sur la terre, à chacun suivant sa langue (nota: ce témoignage est complet, à chacun suivant ses forces).

Si aujourd'hui quelqu'un subsistait de la confession d'Adam et qu'en sa présence on manifeste un verset unique, c'est comme si on le présentait au premier croyant au Bayan.

Si l'on dit à ce croyant en Adam que tout ce qui est sur la terre est dans l'impuissance de produire un verset pareil, s'il croit à l'instant même, il a cru à Dieu, car il n'y a personne de plus sincère que Dieu dans ses paroles. Si au contraire, Dieu garde! il hésite, et ne soit pas convaincu de la parole de Dieu, c'est à lui qu'incombe le soin de présenter ce verset à tout ce qu'il y a sur la terre; puis, dès le moment où il a vu l'impuissance de tous à en faire descendre de semblables - et certes il la verra - il doit retourner à Dieu et croire à lui sur sa parole. Du moment où il a entendu ce verset jusqu'au moment où il s'est convaincu, il est resté dans le feu de l'ignorance.

Quant à ce qui concerne la parole que tous répètent "que Dieu est le plus sincère des sincères", s'ils ont cru à l'arbre de la Vérité au moment de sa manifestation, et s'ils n'ont pas hésité à le reconnaître comme tel au moment où il prononçait ses versets, ils ont en réalité dit "Dieu est le plus loyal des loyaux"; sinon, leurs actes démontent leurs paroles. Ce nom (le plus sincère des sincères) est, en effet, un de ses noms, une lumière de ses lumières, qui le démontre dans la loyauté. D'où donc pourrait-on qualifier son essence du nom de cette qualité? Car tout ce qu'on peut concevoir de 1oyal dans les contingences ne vient que de sa loyauté. Et, cependant il crie de sa voix la plus haute à toutes les créatures qui toutes le nomment le loyal des loyaux: "Pourquoi hésitez-vous à le reconnaître dans ce qu'il fait descendre."

C'est ainsi que tout d'un coup la plume efface le monde entier, sauf ceux qu'elle veut : et personne ne le comprend.

S'ils disent: "Nous n'avons pas entendu les versets" ils les ont entendus. S'ils disent: "Nous sommes loyaux par autre chose que le Qoran" il n'en est pas ainsi. S'ils disent que "ce verset n'est pas un verset de Dieu et il n'est pas vrai que tous soient impuissants à en produire de pareils", où est celui qui est capable d'en produire de tels de sa propre nature.

Et cependant ces versets descendent comme une pluie de cette mer de bienveillance. C'est pourquoi tous deviennent loyaux par la foi en lui et l'affirmation de sa parole. Mais ce nom même (celui de Sadeq-loyal) qu'il a lui-même donné à l'un des spectacles de son ordre, et qui établit la sincérité de cet esclave, ce nom, on le lui refuse à lui. Que si on ne le lui eût pas refusé, en aucune façon cette manifestation n'eût été traitée de mensongère dès le début. C'est ainsi que tous deviennent sincères sous son nom, mais refusent même ce nom à Celui qui en est le maître. Et ils ne comprennent pas!
C'est comme si quelqu'un venait à dire que le reflet du soleil dans le miroir est sincère (vrai) par son propre rayonnement et ne parle pas du soleil des cieux. Combien cet homme serait dans l'ignorance. Il en était de même pour le prêtre (chrétien) à l'époque du Prophète. On les appelait sincères à cause de leur sincérité à obéir à la religion du Christ, mais on n'appelait pas de ce nom le Soleil de la Vérité, autour de l'anneau duquel tournaient toutes les religions. En vérité! ils voulaient par la vérité du reflet du soleil dans les miroirs, qui était vrai (avant Mohammed) prouver la vérité du soleil des cieux! et cependant, au moment même de la manifestation de Mohammed, les reflets du soleil se retirèrent d'eux. Vois qu'il en est de même de la manifestation du Bayan et sois subtil dans celle de Celui que Dieu doit manifester. Ne lui donne pas ta foi parce que tous les Bayanis lui auront donné la leur, car alors il en serait pour toi comme nous venons de le dire. Crois en lui par lui-même.

Et c'est là le sens de cette parole "Connaissez Dieu par lui-même". Sur ce principe, développe toutes les conséquences telles que "Reconnaissez Dieu par Dieu lui même" ou "Obéissez à Dieu par Dieu".

Vois qu'il en est ainsi pour tous les noms et tous les exemples en ce jour, et vois combien l'ordre est subtil. Si, au début de la manifestation du Bayan, tout ce qui est sur la terre avait cru au Qoran et que personne n'eût cru à l'audition du premier verset, tous eussent été des menteurs aux yeux de Dieu, et lui seul (l'arbre de Vérité) fût demeuré sincère.

Tu vois donc combien l'ordre est subtil. Aujourd'hui tu veux, par l'intermédiaire de gens dont l'essence de la science est la compréhension des paroles des esclaves qui ont cru à lui, lui apporter ta foi. C'est par ce fait même que tu n'as pas connu ton bien-aimé et que tu as voyagé dans l'obscurité de la nuit. Sinon, si tu connais un savant et que celui-ci dise "non", tu dis "non" ; si ce savant dit "oui" tu dis "oui", car tout ce que tu as compris de la sincérité; tu l'as compris par ton obéissance à sa parole. Et c'est ainsi qu'à chaque manifestation les gens de cette manifestation sont maintenus dans l'ignorance par les oulémas vivant au temps de cette manifestation. Et cependant ils sont dans l'ignorance de la question: car si l'arbre de Vérité les renie, tous deviennent autre chose que des gens sincères. Soyez attentifs à la manifestation de Dieu, afin qu'au jour de la manifestation vous n'alliez pas lui donner votre foi uniquement parce que les gens du Bayan auront donné la leur. Car la foi des Bayanis ne deviendra la foi absolue que si Dieu l'agrée, tandis que si Dieu les renie, leur foi devient le mensonge absolu.

Vois le Qoran: si le Prophète de Dieu avait prononcé une parole pour agréer une tribu quelconque, tous aujourd'hui l'agréeraient sur l'agrément du Prophète de Dieu. S'il eût au contraire prononcé une parole de reniement tous la renieraient, que cette tribu eût été ou n'eût pas été sincère, car les regards des hommes sont tournés vers le témoignage de Dieu et non vers le leur propre; c'est son agrément qui compte, non celui de la créature.

Ainsi ceux à qui Ahmed avait été promis ne reconnurent pas le Prophète de Dieu : ils sont, sur un mot de lui, devenus des menteurs. Et cependant, il n'est pas douteux qu'à leur époque ils n'aient compté des gens sincères parmi eux qui n'avaient pas dévié de la religion du Christ. Mais aux yeux de Dieu ils n'eussent été sincères que s'ils eussent donné leur foi au Prophète de Dieu! Vois qu'il en est de même à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Tous sont des menteurs, sauf les esclaves qui croiront à lui, que ce soient des gens élevés dans le monde, que ce soient les plus humbles des créatures. Car la confirmation de Dieu tient à la parole de Celui que Dieu doit manifester, et tous ne deviendront sincères que par leur obéissance à sa parole.

Il n'y a pas de doute qu'à chaque manifestation Dieu éprouve ses créatures par ce sur quoi subsiste leur religion, et par ce par quoi ils cherchaient à se rapprocher de Dieu. Et Dieu aide qui il veut sur la voie droite et certaine.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 12

Il n'est pas permis à celui qui agit pour Dieu, de donner un compagnon à Dieu,

Le résumé de cette porte est que:

Dans chaque manifestation de la vérité, quiconque agit pour cette vérité agit pour Dieu, et quiconque agit pour Dieu agit pour cette vérité.

Au jour du jugement qui est le jour de sa manifestation, il n'est permis ni aux lettres du vivant, ni aux croyants (en cette vérité), si quelqu'un agit pour elle, d'agir suivant ce qu'il a acquis d'habitudes anciennes : soit dans les ordres généraux, soit dans les ordres particuliers. Car l'existence de celui qui agit n'a été créée que pour (cette vérité). Dès lors comment en pourrait-il être autrement de ce qui est la conséquence de cette existence (c'est à dire ses oeuvres).

Cette vérité est au-dessus de cela: (qu'elle eût besoin que, quelqu'un agisse pour elle) et il n'en était pas autrement dans les manifestations de la vérité, lors du Qoran ou du Bayan.

Mais ceci est le degré de là créature, et le fruit de leur existence au jour du retour. Car enfin il ne peut y avoir de doute que l'arbre de la Vérité, au jour du jugement, avant sa manifestation, ne peut être connu de personne (on ne peut donc agir pour lui) pour qu'on agisse vis-à-vis de lui comme il est ordonné ici. Après qu'il s'est manifesté, les dissentiments s'élèvent de telle sorte qu'il est encore difficile d'obéir à cet ordre, si ce n'est pour ceux qui ont compris. A moins toutefois qu'au jour de sa manifestation tous aient progressé au point qu'il ne se présente plus de dissentiments entre la foi et la non foi. Alors le fruit du Bayan deviendrait acquis à tous. Mais alors il ne s'agit que de certains degrés (d'obéissance), car, hélas! il est bien facile de compter les actes d'une seule personne (nota: il ne s'agit pas ici de l'obéissance à tous les ordres; ce qui est impossible, mais de l'obéissance qu'un homme est capable de témoigner, suivant ses forces).

Cela n'est dit que pour que chacun connaisse ses forces, car sans cela cette vérité a dans son royaume et par elle des milliers et des milliers de spectacles de richesse (nota: qui sont les spectacles de sa richesse à lui et par suite de son peu de besoin des hommes).

Mais comme dans un tel acte le souffle de l'Unité ne se fait pas sentir, c'est la raison pour laquelle il est interdit. Et Dieu accorde son bienfait à ses esclaves: en vérité, c'est lui le bienfaiteur et le savant,

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 13

Nota: Bayan Arabe Dieu n'a rien créé de plus précieux que d'avoir ces 19 versets, si vous regardez le secret de cet ordre.

Dans ces choses que Dieu a rendues obligatoires à ses esclaves : et c'est ceci qu'auprès de chacun de ses esclaves il est d'obligation que soient quelques versets des versets de Celui que Dieu doit manifester et qui seront révélés au jour de sa manifestation. Et ces versets doivent être de son écriture.

Le résumé de cette porte est que

Rien n'était ni n'est plus grand aux yeux de Dieu que les versets de Celui que Dieu doit manifester. Et s'ils sont écrits de l'écriture de l'arbre de la Vérité qu'on doit appeler l'écriture de Dieu, comme l'on dit les versets de Dieu, alors ils deviennent plus précieux que toutes choses précieuses aux yeux de Dieu et des gens de science. Il est ordonné à tous les gens du Bayan de se rendre possesseurs d'une feuille de ses versets, qui comprenne dix-neuf versets de son écriture: aucune récompense au jour du jugement ne peut égaler la valeur de cette possession. Cela est au point que si quelqu'un possédait tout ce qu'il y a sur la surface de la terre et le donne pour acquérir une pareille feuille, le prix de cette feuille est encore plus grand aux yeux de Dieu et des gens de science que ce qu'il aura ainsi donné ; car cette feuille est une traite de salut signée de Dieu pour son possesseur.

Mais si ce possesseur était - Dieu garde - autre qu'un croyant, cela deviendrait entre ses mains une traite d'enfer jusqu'au jour du jugement.

C'est ainsi que dans cette manifestation-ci tout ce qui est survenu aux croyants devient le plus haut fruit de leur existence et ils s'en enorgueillissent dans le Paradis, tandis que tout ce qui est descendu sur les autres que les croyants devient un témoignage de Dieu lui-même que ces non croyants sont dans le feu ; si ce n'est ceux que Dieu veut.

Il faut donc que ces versets soient de l'écriture de Celui que Dieu doit manifester, ou qu'ils émanent simplement (oralement) de lui (et qu'ils aient été recueillis par un tiers). S'il était possible qu'à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester ce non croyant devienne croyant, il deviendrait un fidèle gardien de ses oeuvres, avec la plus belle des écritures qui se puisse concevoir, Mais, comme cela est impossible, ce seront d'autres qui recueilleront ce bienfait.

Si quelqu'un écrit un seul de ses versets, cela vaut mieux pour lui que d'écrire tout le Bayan et tous les livres écrits dans le Bayan, car le Bayan tout entier sera annulé et ce verset subsistera jusqu'à la manifestation suivante.

À cette manifestation suivante, si quelqu'un écrit un mot du maître de la manifestation, en ayant la foi en lui, le bien attaché à cet acte est plus grand que d'écrire, toutes les oeuvres antérieures de la vérité et celles qui ont été écrites à son ombre. Et de même vois qu'il en est ainsi pour toutes les manifestations subséquentes jusque sans fin: il en a été ainsi pour toutes les manifestations antérieures pour lesquelles il n'y a pas de commencement.

On verra peut-être que les livres de ce Soleil de Vérité seront par lui envoyés à ses croyants et ceux-ci viendront au devant du porteur d'une façon plus haute encore qu'un ami allant au devant d'un ami. Et ils se lèveront tous pour le recevoir en signe de respect, ceux qui agiront ainsi seront les colonnes de la religion et ses témoins.

Il n'en sera pas comme aujourd'hui où tu vois les croyants au Qoran dans cette manifestation, qui se lèvent tous quand on apporte le Qoran au milieu d'eux, et qui restent dans l'ignorance de l'arbre de la Vérité qui est celui qui a fait descendre le Qoran. Ceci est l'habitude de ceux qui ne sont pas Esna achéri.

Oui certes, se lever ainsi est un signe de respect pour Celui qui a fait descendre le Qoran et la vérité de la science est évidente auprès d'eux: si quelqu'un voit la manifestation, il comprendra que se lever (devant le livre de Dieu) et tous les actes semblables ne sont que des conséquences. Celui qui comprendra ceci et croira à celui que Dieu doit manifester recevra tout le bien.

Par exemple, si quelqu'un, dès le début de l'Islam, avait écrit du Livre de Dieu la sourate de l'Unité, cela eût mieux valu pour lui que d'écrire l'Evangile et tous les livres écrits à son ombre.

De même, examine la manifestation du Prophète, jusqu'à celle du Point de Vérité, et alors il se peut que tu ne restes pas dans l'ignorance du but.

Il faut donc que vous possédiez les meilleures des choses que Dieu a créées au moment où Dieu vous en accorde la permission: dès lors, remerciez Dieu.

Sache que cet ordre est dû à sa miséricorde, car personne n'est digne d'avoir droit à son bienfait. C'est à tous qu'il appartient de réclamer sa miséricorde. Celui que Dieu doit manifester n'a besoin de rien si ce n'est de ce à quoi s'est attachée la Volonté de Dieu.

Dieu donne à qui il veut et refuse à qui il veut.

Mais c'est lui qui donne à tous quand ils sont convaincus de Dieu et de ses versets.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 14

Il n'est pas permis de faire montre de son repentir, si ce n'est à Dieu, c'est-à-dire auprès du spectacle de l'être de Dieu quand il est manifeste. Et, s'il n'est pas manifeste, réclamez en vous-mêmes la miséricorde de Dieu! (nota: il est à peine besoin de dire qu'il s'agit ici de la confession sous toutes ses formes).

Le résumé de cette porte est que:

Il n'est permis à personne de faire à quelqu'un montre de son repentir pendant la nuit (occasionnée par l'absence du Soleil de la Vérité). Au jour du jugement il est permis de le faire auprès de Celui que Dieu doit manifester ou auprès de Celui à qui Il aura expressément déféré ce soin.

Hors ce cas spécial, c'est entre soi et Dieu qu'il faut réclamer le pardon divin.

Que si un esclave réclame la miséricorde de Dieu de la façon la plus haute qu'il soit possible dans les contingences, il doit renouveler cette demande (il n'est pas purifié du premier coup) suivant sa nature (car la nature humaine est sujette aux faiblesses). Ce n'est pas que tu doives réclamer la miséricorde divine et rester dans l'ignorance de celui à qui tu réclames cette miséricorde, car la demande de miséricorde de Dieu n'est authentique que si elle est faite à ce spectacle de son ordre qui est l'arbre de Vérité, et aussi à ses lettres du vivant, au jour de leur manifestation.

Sinon, si tu réclames la miséricorde de Dieu autant de fois qu'il y a de choses en ce monde (sans passer par l'intermédiaire des lettres du vivant) cela ne te servirait de rien.

C'est ainsi que tu la réclames cette miséricorde nuit et jour et tu exerces ta violence contre celui-là même dont la miséricorde est celle de Dieu! Car, dans ce monde de contingences il n'y a aucune route de la créature à Dieu, si ce n'est par l'intermédiaire des portes de l'Unité qui aboutissent à l'Unité sans nombre qui est cet arbre de Vérité et le créateur de tous les nombres, sans fin, avant et après.

Il en est de même dans les lettres (du Bism illah el Amna el Aqdès) de l'Unité. Pour la lettre "SINE" il n'est pas convenable de réclamer la miséricorde de Dieu par l'entreprise d'un autre que la lettre "B". De même pour la lettre "MIME" qui doit réclamer cette miséricorde par l'intermédiaire de la lettre "SINE", et ainsi de suite, lettre par lettre, jusqu'à la fin de l'Unité. Dès lors on n'en peut plus compter les multiplications et c'est pourquoi l'ordre de réclamer la miséricorde de Dieu (par l'intermédiaire de quelqu'un) est coupé, jusqu'à la manifestation du jugement ultérieur.

Quiconque réclame cette miséricorde entre lui-même et Dieu (dans le secret de son être) et ne dépasse pas les limites du Bayan est agréé par Dieu, jusqu'à la manifestation suivante. Dès ce moment sa demande de miséricorde ne sera plus agréée que par l'intermédiaire de Celui qui est manifeste dans la manifestation. Pense qu'il en est de même pour tous les actes et toutes les façons d'agir et connais 1a valeur du jour de la manifestation, car tous tournent autour de lui (dans le but d'être agréés).

Réclamez la miséricorde de Dieu à tout instant, avant l'instant et après l'instant.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 15

Dans ceci qu'il est d'obligation de se prosterner au seuil de la porte de la ville où s'est levé le point divin à cause que Dieu le considère comme très grand. En vérité, ce Dieu est précieux et aimé.

Le résumé de cette porte est que :

Par le fait même que tous les êtres ont été créés à l'ombre des versets de la Divinité et de la Puissance, ils voyagent dans les hautes sphères. Or, comme leurs yeux ne peuvent voir la vérité de façon à ce qu'ils connaissent leur bien-aimé, ils restent dans l'ignorance de la prosternation à son endroit. Et cependant, du début à la fin de leur vie, ils se prosternent devant Dieu dans leur religion, suivant ses propres ordres donnés auparavant. Ils sont ses adorateurs, s'inclinent devant sa vérité et se prosternent devant son être: mais au moment même de la manifestation tous se regardent eux-mêmes et restent dans son ignorance. Car, en effet, ils voient en lui une forme semblable à la leur et cependant il n'y a aucune ressemblance entre cette forme et eux.

Cette forme peut être comparée au soleil des cieux et ses versets sont ses rayons. Tous les croyants, s'ils le sont, sont comparables à des miroirs dans lesquels se reflète ce soleil, et le resplendissement de ce miroir est en raison directe de la valeur du reflet. C'est pourquoi il a été ordonné que la ville de laquelle s'est levé le point divin, voit tous ceux qui arriveront à sa porte se prosterner.

Il en est de même pour la terre qui est le lieu de sa manifestation.

C'est ainsi que le lieu qui a été le lever de ce soleil est la ville de Fa (Fars = Chiraz) et le lieu de la manifestation, le lieu célèbre (? La Meqqe ou ? Makou ?)

Il est donc obligatoire pour les êtres qu'au moment de leur entrée dans cette ville ou sur cette terre, ils se prosternent. Au moment de la manifestation, l'ordre donné auparavant se sépare (de l'humanité) et c'est sur la permission de Celui qui est manifeste que coule le nouvel ordre. Quoiqu'en vérité rien ne soit sans que son bien et son désavantage ne provienne de l'arbre de Vérité ; mais, dans chaque manifestation, son obéissance à cette manifestation se manifeste dans la manifestation d'auparavant et non dans la manifestation actuelle. Par exemple: le jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, l'humanité de sa créature se manifeste dans le Point du Bayan, car le début de chaque manifestation est, pour ainsi dire, la semence de cette manifestation (par rapport à son avenir), quoique, en réalité, la semence de la manifestation postérieure soit plus haute que la perfection de la manifestation d'auparavant; mais, comme tous ne le peuvent pas comprendre, c'est pour cette raison que nous donnons ici ce genre d'explication. Sinon, si tu regardes, tu verras qu'il n'est personne qui, par une route quelconque, n'obéisse à Dieu ; et cette obéissance est exactement sa soumission à l'arbre de la vérité, dont il reste cependant dans l'ignorance. Cette obéissance devient pour lui son péché même dès que la manifestation ultérieure se précise. Par exemple ceux qui agissaient dans l'Evangile étaient soumis, sur la parole de Jésus, à Mohammed, durant la manifestation qui précéda celle du Prophète de Dieu ; mais cette manifestation antérieure n'est plus acceptée de Dieu lors de la manifestation ultérieure. De même, ceux qui agissent aujourd'hui dans le Qoran.

C'est pour Dieu qu'ils s'inclinent et se prosternent, mais tout ce qu'ils font n'est que pour le Point du Bayan; mais, comme ils ne connaissent pas le Soleil de la Vérité, c'est là la raison pour laquelle ils restent dans l'ignorance de la foi en Lui. Ce n'est pas que Lui veuille que tous deviennent des croyants en Lui, mais le salut de tous réside dans la foi en Lui. Lui, en lui même, n'a pas besoin que d'autres que Lui croient en Lui. Par exemple, tous croyaient au Prophète de Dieu, ce serait par et pour eux-mêmes qu'ils trouveraient le salut: quant à l'arbre lui-même, il était et il est éternellement dans le Paradis.

O gens du Bayan ! si vous donnez votre foi à Celui que Dieu doit manifester, c'est de vous même que vous deviendrez croyants, car en vérité il était lui et il est sans besoin de nous tous. Par exemple, si sans fin des miroirs sont placés en face du soleil, chacun recevra un reflet de ce soleil et racontera ce soleil : et cependant, ce soleil n'a pas besoin de l'existence de ces miroirs, et des reflets qu'il projette en eux. C'est là la mesure des contingences au près de la manifestation de 1'Eternel. Soyez attentif! agissez de sorte que vos existences, vos essences, vos âmes soient des miroirs posés en face de l'amour du Soleil de la Vérité. Il se peut ainsi qu'au jour de la manifestation de la vérité vous soyez éclairés du reflet de l'unité primitive, et que l'unité seconde (si elle ne croit pas) ne vous soit pas un obstacle, ou bien une unité quelconque, dans la série sans fin des unités. C'est, là le bienfait sublime, si vous en connaissez la valeur. Sinon (si vous ne devenez pas ce reflet) les fruits de votre existence deviennent vains par votre propre fait.

Aujourd'hui, chaque année 70000 Personnes vont en pèlerinage à la maison de Dieu : et cela simplement sur l'ordre du Prophète de Dieu. Mais Celui qui a donné cet ordre, qui était le Prophète lui-même, se réfugia durant sept années dans les montagnes de La Mecque, et cependant, la valeur d'un ordre ne dépend que de la valeur de celui qui l'a donné!

Il est donc désormais évident que ces foules qui vont actuellement (en pèlerinage) y vont sans perspicacité: si, en effet, elles étaient douées de cette perspicacité, elles se fussent unies pour obéir à ses ordres dans sa manifestation de retour qui est plus haute que sa manifestation précédente. Et tu vois maintenant ce qui lui est arrivé à Lui. Et c'est suivant son ordre intérieur qu'ils sont ornés de la religion qu'ils possèdent, et qu'ils se prosternent nuit et jour devant Dieu par son intermédiaire à lui, alors que lui-même ils l'ont enfermé sur une montagne ! Cependant l'honneur de tous ne réside que dans la foi en lui. Ainsi que tu le vois aujourd'hui, tous s'enorgueillissent d'avoir la foi dans sa manifestation antérieure. Et voilà que dans sa manifestation ultérieure, dans laquelle la foi à sa manifestation intérieure se tourne en acte accompli pour autre que pour Dieu, ils restent dans l'ignorance. Car il en est, en effet, pour eux, comme pour ceux qui croient à l'Evangile au moment même de la manifestation du Prophète: leur foi devient autre chose que la foi en Dieu. Examine qu'il en est de même dans chaque manifestation en ce qui concerne la manifestation antérieure. A chaque manifestation, les années (c'est à dire tout ce qui s'est passé) des manifestations antérieures, sans fin, se manifestent jusqu'au moment même où si par exemple, il y existait la qualité de tailleur, la vérité de cette qualité se manifestera à un plus haut degré.

Vois qu'il en est de même pour toutes les qualités et ne reste pas dans l'obscurité afin de bénéficier du fruit de ton existence. Et toujours, reste dans le Paradis de sa miséricorde.

C'est là le bienfait de Dieu sur nous : il se peut que vous vous prosterniez devant lui.

Non pas que comme vous le faites aujourd'hui vous vous prosterniez à deux farsakhes de Nedjèf, ou bien qu'en mer vous vous prosterniez à une distance plus grande encore à cause du respect dû à ce pur tombeau - et cependant, dans la religion islamique un pareil ordre n'a pas été donné - et, au moment de la manifestation, il ne se trouve plus personne pour se prosterner devant lui.

Si même, passé cela, il ne lui fait pas de violences, il sera content et c'est pourquoi au jour de la manifestation tous sont éprouvés. S'ils réfléchissent et croient, par la connaissance de la personnalité de la manifestation de Dieu, ils trouveront le salut. Mais ils ne le font pas, et le témoignage est complet pour eux, et ils restent dans l'ignorance.

Dieu guide qui il veut sur la route droite et certaine.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 16

Nota: Bayan Arabe... L'inexpérience de ces oulémas et qu'il ne fixe dans sa terre personne d'incroyant au Point. Il en est de même avant qu'il soit manifesté, si ce n'est ceux qui font le commerce dans son royaume. Il est ordonné au Sultan du jour de la manifestation d'écrire ce qui est descendu du Point ; et qu'il le montre aux oulémas afin que ressorte leur impuissance aux yeux de tout ce qui est sur la terre.

Dieu a rendu obligatoire à chaque roi qui se lèvera dans le Bayan, de ne laisser subsister personne sur la terre qui ne soit croyant dans cette religion. Cet ordre est également obligatoire pour tous les hommes. On ne doit laisser que ceux qui font le commerce en général et ceux dont les hommes tirent un profit: telles, les lettres de l'Evangile.

Le résumé de cette porte est que : il était, il est obligatoire pour chaque maître de puissance, de la part de Dieu, de ne laisser subsister sur sa terre d'autres que des croyants au Bayan et, au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, d'autres que des croyants à lui.

Le fruit de cela est que, au jour du jugement, l'arbre de Vérité ne puisse contempler sur sa terre d'autres que des croyants en lui, et que, sur la terre du Paradis, ne se rencontrent pas de personnages de l'enfer.

L'expulsion des Bayanis hors des frontières du Paradis (nota: les cinq provinces mentionnées plus haut) n'est pas agréée de Dieu. Soyez attentifs qu'à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester il n'arrive pas de choses de cette sorte à ceux qui croiront à lui, ainsi que cela est arrivé dans cette manifestation au sujet des lettres du vivant.

Tous, cependant, manifestaient leur science par l'entremise des oeuvres des lettres du vivant d'auparavant, et le principe même de leur religion leur était prouvé par elles. Et s'ils n'étaient pas contents pour ces lettres de ce dont ils étaient contents pour les autres hommes (nota: ils ne les considéraient pas comme des fidèles, les chassaient et les martyrisaient).

Vois comme tous reviennent aveuglés (nota: allusion au verset du Qoran cité plus haut), et comme les lettres du vivant sont perspicaces. Sois attentif que des choses de ce genre ne surviennent à personne, car rien n'a été défendu de façon plus précise.

II se peut qu'au jour du jugement tu trouves le salut par ton obéissance à cet ordre, et ne fasses arriver aucun tourment parce que tu ne les connais pas encore, aux lettres de l'Unité par lesquelles se confirme le principe même de la religion.

Au moment même où tu ne les connais pas, les signes de Dieu sont en eux de façon à ce que tu puisses te convaincre qu'ils sont de Dieu. Si tu es de ceux qui ont le souffle de la foi, tu sauras, en entendant leurs versets, que c'est le début du retour du jugement et qu'ils sont les lettres du nom Unique. Tu distingueras ceux qui ne le sont pas de ceux qui font parvenir à tous, l'ordre de Dieu.

Il est permis aux lettres du Livre de l'Evangile, et à toute existence qui est, comme celle des chrétiens, une source de profits pour les croyants, d'effectuer leur commerce (dans le pays des Bayanis). La permission n'est donnée que pour cela, sinon leur séjour est interdit, de la façon la plus précise. Il se peut ainsi qu'au jour du jugement l'arbre dé la Vérité ne voie plus sur la terre de la foi d'autres que des croyants à lui. Si dans le royaume se trouve un incroyant, par le fait même l'enfer se trouve en Paradis, à moins qu'il ne s'agisse de ceux à qui le séjour est permis et qui s'occupent du commerce général. Sinon, le séjour est interdit, particulièrement s'il s'agit d'un individu d'un rang vil: pour ceux-là, la permission n'est donnée en aucune façon.

Donc, certes, craignez Dieu et obéissez à cet ordre! donc craignez Dieu!

Si un croyant se trouve avec un non croyant, cela n'est pas licite, car alors l'ordre de non foi est en lui: la condition de l'amitié est la pureté de la religion et rien autre chose. Donc, craignez Dieu comme il doit dire craint, vous tous, ô hommes.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 17

Nota: Bayan Arabe ... et dites: "La splendeur de la part de Dieu est sur toi ...."

Il faut, chaque vendredi, lire ce verset en face du soleil: "Le resplendissement de Dieu soit sur toi, ô soleil qui t'es levé ! Donc, ô soleil, témoigne de ce dont Dieu a témoigné par lui-même, et ce témoignage est qu'il n'y a pas de dieu si ce n'est Dieu, le précieux, l'aimé."

Le résumé de cette porte est que:

Dieu a créé le vendredi pour la pureté, la propreté et le repos de ses esclaves pour les six autres jours de la semaine. Chaque acte que l'on accomplit le vendredi, le jour ou la nuit, la récompense qui y est attachée est comme celle attachée aux actes accomplis pendant tous les jours de la semaine. De là que l'esprit de chaque chose est en relations avec l'homme, et que le témoignage de chaque chose est celui de l'homme, c'est pourquoi il a été ordonné qu'au jour du vendredi, en face du soleil, on prenne celui-ci à témoin de ce que ce verset démontre : Dieu dans son unité, et la foi au Point du Bayan et en tout ce qui est descendu en lui. Il se peut qu'au jour du jugement ils parlent ainsi en présence du soleil de la Vérité et témoignent de l'Unité de Dieu en sa présence et de la vérité de quiconque lui obéit. Et c'est là le fruit de cet ordre si quelqu'un le peut comprendre.

Il n'y a aucun doute que, après la manifestation, chacun au jour du vendredi dira ce verset, mais au jour de la manifestation celui-là est anéanti qui ne le dit pas en présence de Dieu.

Il est donc d'obligation pour tous les hommes de redire ce verset au jour de la manifestation, en présence de Celui que Dieu doit manifester, le vendredi, à la condition de se trouver en sa présence, afin qu'il ordonne ce cil quoi réside soit contentement.

Il fait ce qu'il veut, il ordonne ce qu'il veut. Il ne sera pas interrogé sur ce qu'il aura fait alors que tous les hommes seront interrogés sur leurs actes.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 18

Nota: Bayan Arabe... par mois et si sa semence produit un enfant, alors il n'est pas dans le Bayan. Est obligatoire pour les témoins de renier celui qui a fait cela et on ne peut accepter sa foi.

Dans ceci que si quelqu'un tourmente volontairement quelqu'un, il est d'obligation pour lui de donner dans la route de Dieu, et s'il le peut, dix-neuf miscals d'or. S'il ne le peut pas, qu'il donne dix-neuf miscals d'argent; et, s'il ne peut encore le faire, qu'il réclame dix neuf fois la miséricorde de Dieu. A moins qu'il ne demande le pardon de la personne qu'il a tourmentée et que celle-ci reçoive satisfaction. Dès lors, il ne reste plus rien à sa charge.

Si quelqu'un emprisonne quelqu'un, lui devient illicite tout ce qui lui était licite jusque-là, tant que cet individu restera en prison. Toutes ses adorations deviennent vaines dès le moment de cet emprisonnement et il n'est plus compté au nombre des croyants.

S'il fait ce qui lui est illicite de faire, il doit chaque mois payer dix-neuf miscals d'or.
Si quelqu'un enchaîne quelqu'un, celui-là n'est plus au nombre des croyants.

Le résumé de cette porte est que :

Dieu à cause de sa miséricorde et de sa bienveillance sur ses esclaves a ordonné que personne ne devait tourmenter personne. Et cet ordre a en but l'arbre de la Vérité. Il se peut, en effet, ainsi qu'un tourment ne lui parvienne pas au moment où il est encore caché et où personne ne le connaît.

Si quelqu'un outrepasse les bornes fixées par Dieu, une punition est fixée pour lui. Et si de nouveau il outrepasse cette nouvelle limite, alors l'atteint l'ordre de non croyant.

Il est permis de ne pas se soumettre à cet ordre si l'on satisfait celui que l'on a tourmenté : quand ce dernier est satisfait, personne n'a plus à subir de punition.

S'il reste dans l'obscurité (celui qui a été cause de cette violence) de la limite divine, il doit payer de l'or ou de l'argent suivant les limites de l'Unité. S'il n'a pas le pouvoir de payer cette amende, il doit réclamer dix-neuf fois la miséricorde de Dieu et prier celui qu'il a tourmenté de lui pardonner. Car le coeur du croyant est le lieu de la manifestation de Dieu et si un tourment l'atteint, c'est comme s'il atteignait les lettres du vivant; et s'il atteint les lettres du vivant, c'est comme s'il atteignait l'arbre de Vérité, c'est comme s'il atteignait Dieu très haut. C'est pourquoi aucune obéissance, dans le Bayan, n'est plus proche de Dieu que de faire entrer l'allégresse dans les coeurs des croyants, et de même rien n'est plus éloigné de Dieu que d'y faire pénétrer la tristesse.

En ce qui concerne les femmes, l'ordre est doublé, (le châtiment ou la récompense est doublé) soit pour l'allégresse qu'on leur fait éprouver, soit pour la tristesse qu'on leur fait ressentir.

L'homme doit donc, en tout état de cause, être attentif afin que s'il n'occasionne pas de joie et ne procure pas d'utilité, du moins ne soit-il pas une cause de tourment pour quelqu'un.

Si quelqu’un emprisonne quelqu'un, ne fût-ce qu'un instant, le châtiment de Dieu descend sur lui, car aucune oeuvre n'atteint à cet acte d'emprisonner dans la violence, auprès de Dieu!

Sur celui qui agira ainsi n'aura pas été et ne sera pas l'ordre de foi ; et (si quelqu'un emprisonne quelqu'un), ce qui lui était licite jusque-là lui devient illicite et si quelqu'un s'approche de lui, l'acte d'approche est illicite; et, tant que l'autre est emprisonné, sa femme lui est illicite et toutes ses oeuvres deviennent péchés, même s'il est très croyant et très pur. S'il retourne à ces choses qui lui sont devenues illicites, il lui incombe de payer chaque mois une unité (19 miscals) d'or.

S'il enchaîne un être vivant, l'ordre de non foi est sur lui.

En tout état, soyez attentifs à ne pas vous prosterner nuit et jour devant Dieu et, malgré cela, à emprisonner, quelqu'un, car alors toutes vos oeuvres deviendraient vaines et vous ne le comprendrez pas! Certes! certes, craignez Dieu de la façon qu'il le faut craindre. Alors il se peut que vous trouviez le salut.

Le fruit de cet ordre est ceci que les gens du Bayan soient élevés de telle sorte qu'au jour de la manifestation de la vérité on ne lui fasse pas parvenir de tourment et qu'on n'agisse pas vis-à-vis de lui suivant ce qui était leurs habitudes. Que l'esclave soit religieux du début à la fin de sa vie, dans la religion de Celui que Dieu doit manifester, et qu'il agisse en vue de sa contemplation. Comment dès lors se peut-il que ce soleil se manifeste et qu'une personne de ce genre l'attriste ou bien ordonne qu'on l'emprisonne.

Et que cette personne soit, en apparence, plus élevée que qui que ce soit, et que les moyens de conduite, soient plus assemblés dans sa main que dans la main d'aucun autre, et que cette personne meure sans avoir compris! Et cependant nuit et jour une telle personne était attristée à cause de sa violente envie de voir cette manifestation, et elle pleurait.

Si ceux qui avaient le pouvoir eussent changé leurs habitudes après avoir entendu ce qui s'est passé, pour (l'imam); Mouça ibn Djaaber, sur lui soit le salut, peut-être qu'au jour de la manifestation de l'arbre de la Vérité, comme cela n'eût plus été de leur habitude, ils n'eussent pas agi comme ils l'ont fait envers lui. Et cependant combien ces rois ont élevé de monuments pendant leur royauté, et cela ne leur a servi de rien au jour du jugement! Et si cette nouveauté (1) (emprisonner quelqu'un) eût été enlevée par chacun d'eux, il eût pu se faire qu'ils ne devinssent la cause de la tristesse de personne.

(1) Nota: en effet, la prison n'est pas comprise dans le Qoran parmi les châtiments à infliger aux hommes. A Nedjéfl, moujtéhèd d'Ispahan, a récemment déclaré à Téhéran, impurs tous les sunnis parce qu'ils punissaient leurs coupables par la prison.

Toutes ces choses qui, au premier abord, semblent de peu d'importance, deviennent, chacune à sa place, plus importantes que tout ce qu'il y a sur la terre, et que de donner dans la route de Dieu, tout ce qu'il y a sur la terre. Il n'y a cependant aucun doute que les sultans du Bayan enlèveront les lieux qui ont été, cause du tourment de l'arbre du Bayan : il se peut ainsi qu'au jour de la manifestation de Dieu il ne se passe plus les choses qui se sont passées.

Et cependant vous craignez la manifestation elle-même, car vous vous enorgueillissez des reflets de la vérité tombés en vous ; mais si vous fixez que désormais vous ne tourmenterez plus personne, il se peut que vous apportiez encore sur vous un autre obstacle et que cet obstacle vous fasse rester dans l'ignorance de Dieu. Mais si, Dieu garde, un tourment atteint l'arbre de Vérité, cela devient plus grand que le tourment de toutes choses, qu'il soit possible de concevoir dans les contingences. Il en est de même pour tous les autres actes que vous accomplirez à son égard, depuis vos actes généraux jusqu'aux plus infimes détails. En effet, chaque chose ne devient chose que par son entremise, et il est lui-même d'un rang trop haut pour être rapproché d'une chose.

Après son rang vient celui des lettres du Vivant: quiconque est plus proche de lui a un rang plus élevé.

Puis, après le rang de la première Unité, vient celui de la seconde et ainsi de suite, sans fin.

Il peut arriver qu'une des lettres des unités postérieures vienne se placer même avant l'une des lettres de l'Unité seconde! Par exemple, si la plus humble des créatures, au jour de la manifestation donne sa foi à Dieu, son rang deviendra plus élevé que celui de ce haut personnage qui ne croit pas! C'est ainsi que dans chaque manifestation les plus élevés tombent, et s'élèvent les plus petits. De même un homme élevé montera encore s'il croit à Dieu, un humble descendra encore s'il n'y croit pas.

Dieu donne la force par soit ordre à qui il veut d'entre ses esclaves. En vérité Dieu est savant sur toutes choses.

Bayan Persan - UNITE 7 - PORTE 19

Dans les prières.

Le résumé de cette porte est que:

La première prière qui ait été fixée est la prière de midi. Toutes les prières ont été fixées à dix-neuf rikaats, de façon à ce que chacune d'entre elles soit une porte du Paradis dans l'obéissance à Dieu, et que le prieur ne voit dans chacune d'elles que celui qui est manifeste dans ce mot. Dès lors il ne doit plus voir dans l'ensemble (des dix-neuf rikaats) que l'Unité sans chiffres. Donc cette prière devient, sur le cou de tous, un signe de prosternation et d'inclination pour Celui que Dieu doit manifester. De sorte que si quelqu'un, dans l'apparence, lui désobéit, il soit au contraire dans la vérité de son être un esclave de Dieu par son intermédiaire.

Après la connaissance de Dieu, aucune oeuvre n'est plus haute que la prière, et les prières d'un chacun procèdent de son rang. Par exemple, les prières du Point, relativement aux prières des lettres du Vivant, sont exactement dans la relation du Point et des lettres du Vivant. Il en est de même pour les prières du Vivant relativement aux troisièmes lettres, et ainsi de suite jusqu'à arriver au dernier degré de l'existence.

C'est ainsi qu'avant de se manifester, l'arbre de Vérité se livrait à la prière, et la dernière des créatures priait elle aussi suivant les limites fixées par Mohammed. Mais les prières de l'Universalité des gens auprès d'une riqaat des prières des lettres du Vivant sont néant : qu'en peut-il être par rapport à ses prières à lui.

Vois qu'il en est de même pour tous les actes. Une seule parole de Celui que Dieu doit manifester, quand il dit: "Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu", cette même parole, dans la bouche de tous, ne peut être comparée à la sienne, que ce soit la parole d'avant où d'après, qu'elle soit prononcée ouvertement ou en secret. Car c'est là la parole dont Dieu a témoigné pour lui-même, tandis que cette même parole prononcée par les autres, qu'ils soient des lettres du Vivant, ou des lettres multipliées de l'Unité primitive, n'arrivent à l'Unité, que par son entremise.

Si tu ne peux concevoir ici ce fait, examine le Point du Qoran. Toutes les prières, depuis celle de la plus sublime des créatures, qui est le Prophète de Dieu, jusqu'à celle de la plus humble, ont été créées sur son ordre: comment pourrait-on dès lors les comparer à sa prière à lui? C'est pourquoi chaque chose tourne bien autour d'elle-même, mais elle ne peut dépasser sa source. Toutes les prières créées sur son ordre ne peuvent être comparées aux prières de toutes choses, et celles-ci ne peuvent être comparées à une seule riqaat de prières de l'Emir des Croyants. Et il en est de même pour tout le reste, la prière de celui qui est le plus proche de l'arbre de la Vérité étant plus élevée que celle du moins proche, jusqu'à l'aboutissement à l'Unité primitive (qui est le Point).

Le prix de toutes ces prières est dans sa prière à lui. C'est ainsi que si tu résumais le prix des choses multipliées jusqu'à pouvoir en faire un joyau unique, celui-ci aurait la valeur de tous, en tant que valeur extrinsèque, et non pas en essence. De même, la prière de l'Emir des, Croyants a en elle toutes les prières, en ce qui concerne leur valeur, mais non leur existence propre.

Vois qu'il en est de même pour toutes choses.

Et cette prière dont au moment même de sa descente les Arabes se moquaient, vois combien aujourd'hui il y a de lutte parmi les oulémas au sujet de la place où l'on doit se mettre pour la diriger. Et ceci est arrivé au point que, pour une question de conséquences de ce principe de prières, les oulémas les plus parfaits ont écrit des milliers de lignes. A cause de ces choses, ne reste pas dans l'ignorance de la source. C'est ainsi qu'aujourd'hui les croyants au Qoran, vois-les, qui nuit et jour considèrent comme d'obligation de dire dix-sept riqaats de prières et dans chacune de ces riqaats croient nécessaire de s'incliner deux fois devant Dieu ; mais ils restent dans l'ignorance du maître de cet ordre et lui ont fait parvenir ce qu'ils lui ont fait parvenir. Et cependant le jour où le Prophète de Dieu fixa cette prière, il n'en fit pas autre chose qu'une corde de prosternation sur le cou des hommes pour le jour de son retour. De ce fait que l'adoration n'est agréée que par le fait de l'Unité dans la connaissance de Celui qui est visible dans la manifestation, qu'on entende ce qui lui est arrivé! Tous, dans son adoration, se tournent vers Dieu et cependant ils lui interdisent même, le droit de prononcer leurs prières. Donc, ceux-là qui nuit et jour sont en prières, comme ils n'ont pas cru en Dieu, l'ordre de non vérité est descendu en eux. Pour les prières elles mêmes qui ne sont qu'un des actes obligatoires de la religion, qu'en peut-il dès lors être?

Sache donc qu'à chaque manifestation les paroles des deux confessions, qui sont les sources de la foi, changent. Par exemple, à l'époque du Prophète de Dieu, si quelqu'un a dit: "Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et Jésus est l'esprit de Dieu", celui-là n'a pas vu l'ordre de l'Islam l'atteindre, à moins qu'il ne dise "Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu" et qu'il rapproche cette confession du nom de Mohammed, Prophète de Dieu. Il en est de même à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester.

La confession "Il n'y a pas de dieu si ce n'est Dieu" ne sera acceptée qu'autant qu'on la rapprochera de la confession en lui. Et cette double confession sera, en réalité, la confession même au Point du Bayan. Mais, ce jour-là, rien ne sera accepté qu'avec la confession en la manifestation de Celui que Dieu doit manifester.

C'est ainsi qu'à l'époque de la manifestation du Qoran, cette confession ne fut plus acceptée que prononcée en langue arabe et jointe à l'affirmation de la mission de Mohammed. Du moment que la vérité même de la religion est soumise à des lois de ce genre, comment eu peut-il être de ce qui dérive de cette vérité.

Aujourd'hui tu vois un chacun, par un quelconque de ses actes, rester dans l'obscurité du maître de cette religion. Si tous regardaient la vérité de la preuve à la source de l'existence, ils eussent traversé le syrat en moins de temps qu'il n'en faut pour faire un clin d'oeil.

De ces choses, au moment du coucher du soleil, ne reste pas non plus dans l'obscurité; car si tu t'écartes ne fût-ce que d'un grain d'orge, les chouhédas du Bayan donneront sur toi l'ordre contraire à la hauteur de la foi.
Jette donc continuellement les regards sur la source, car toutes ces choses sont comme une bague qui se trouve entre tes mains et que tu peux remuer dans tel sens que bon te semble. Oui, on appelle "homme qui prie" celui qui est convaincu des lettres de l'Unité et qui voit la grandeur de Dieu dans l'ordre qu'il a donné et non dans la chose (prière par exemple) au sujet de laquelle l'ordre a été donné. Ne reste pas dans l'ignorance en regardant cette chose, car si elle n'eût pas été digne, elle n'eût pas reçu cet ordre.

Au moment de la prière, il ne faut avoir en vue que Dieu l'Unique! et cela pour cette raison que si l'on prie au jour du jugement, on se prosterne pour une lettre des lettres de la première Unité.

C'est alors qu'on peut appeler celui qui agit ainsi "un homme qui prie" si, au moment où on l'éprouvait, il s'est montré sincère au jour du jugement. Sinon, durant la nuit il sera agréé si réellement quand il prie il n'a que Dieu en vue. Il faut que l'esclave, au moment de la prière, ne voie que l'objet de son amour, et ne porte son regard (interne) que vers Dieu, l'Unique, celui qui n'a pas d'associé. Si durant l'adoration un nom ou un qualificatif vient à son esprit, il reste dans l'obscurité, il n'est plus accepté dans son adoration. Il faut donc se tourner vers l'essence bénie de Dieu, qui n'a jamais été engendrée et n'a jamais engendré. Toutes choses auprès de lui sont ses créatures. Il ne peut être connu dans la vérité de son essence et ne peut être qualifié dans la sublimité de son être.
Et n'est digne de son adoration et de son obéissance que son essence même. Mais, dans toutes ces choses ne sors jamais des portes directrices, car chaque riqaat est pour toi l'ouverture d'une porte des portes du Paradis qui n'est autre que la connaissance des lettres de l'Unité lorsqu'elles se manifestent.

Et ce Paradis est trop haut pour que s'y trouvent les formes limitées. Ce paradis dans lequel sont les formes limitées, tels que les vêtements de soie, instruments d'or, viande délicieuse, vin pur, houris, rubis et tout ce qui a été décrit, tout cela est autre chose que cette Unité ; ils tirent leur aide de cette Unité primitive et en sont créés. Ce n'est pas que par ces choses tu doives rester dans l'ignorance de l'Unité primitive; car ces formes limitées sont dans le monde des corps et ne sont pas encore arrivées (à la perfection) au rang de formes limitées essentielles: quand elles y parviennent, c'est grâce à l'aide de cette Unité et non par autre chose.

Par exemple, si aujourd'hui on allume quelque part 40.000 candélabres de cristal, ce qui est une des délectations du Paradis, regarde que la cause de l'allumage de ces candélabres est ce hadis dans lequel il est dit : "Il n'y a jamais d'excès dans les lumières". C'est pourquoi ceux qui sont ornés de ces choses limitées sont tous aidés et créés par cette Unité primitive, quoique au début de l'Islam il n'y eut entre les mains du Prophète rien qu'une seule lampe. Vois qu'il en est de même dans toutes les manifestations. Il se peut, dès lors, qu'au jour du jugement tu ne restes pas dans l'obscurité même si cette Unité primitive se trouve ornée de ces choses. En vérité, il est digne que tous les flambeaux que contient ce monde de contingences soient allumés en sa présence. Ceux qui possèdent ces formes limitées, sont des créatures multipliées de l'Unité primitive, et non l'Unité primitive elle-même. Regarde les apparences de ce monde, et argumente (de là dans les plus hautes questions). Représente-toi les créatures une à une jusqu'à ce que tu aboutisses à l'Unité primitive qui est le Prophète de Dieu et ses lettres de la Vie. Dans chaque degré où elles se trouvent, les créatures ne sont que des multiplications de cette Unité et ne subsistent que par elle. De même les prières de toutes les créatures ne peuvent dépasser les limites de ceux qui les disent et toutes, par elles mêmes, se prosternent devant les prières des lettres du Vivant. Toutes les prières des lettres du Vivant se prosternent d'elles-mêmes devant les prières du Point et, lui se prosterne devant Dieu unique.

J'ai donné la prière en exemple, afin que tu comprennes qu'il en est de même pour les êtres mêmes, et les actes sont exactement ce que sont les êtres. En vérité, la prière de la dernière des créatures est exactement semblable à la prière du premier croyant, mais de même que l'être de la dernière créature ne peut être cité auprès de la première créature si ce n'est dans son rang de dernière créature, de même en est-il pour sa prière.

Vois qu'il en est de même pour tous les actes.

Dans les trois premières riqaats de la prière, affirme l'Unité d'essence, dans les quatre autres l'Unité d'attributs, dans les six suivantes l'Unité d'actes, et dans les six dernières l'Unité d'adoration. En toutes ne vois uniquement que Dieu unique sans associé.

De même, vois toutes les unités multipliées comme l'Unité primitive. Que si quelqu'un au dernier degré de l'existence affirme l'Unité d'adoration, ou bien si, dans un degré plus haut que le dernier degré de l'existence, affirme l'Unité d'actes, ou bien, dans un degré plus haut encore, affirme l'Unité d'essence, cela ne provient que de ce qui a rayonné dans l'Unité primitive. Ne vois de créateur autre que Dieu, de nourricier autre que Dieu, de faisant mourir autre que Dieu, car dans tous les miroirs ne rayonne qu'un soleil unique: et ce soleil est la Vérité de la Volonté primitive qui elle, par elle-même, démontre Dieu! et les miroirs ne font ce qu'ils font que par son entremise, et lui n'agit que par Dieu très haut.

Si tu vois avec ce regard-là, tu verras avec l'oeil de la certitude que la qualité de choses de toutes choses dépend de la Volonté manifestée en ce monde. Ce n'est pas que l'être même de la Volonté se manifeste en entier : dans chaque manifestation il ne s'en manifeste que ce qui est possible. Et c'est là le sens de ce verset du Qoran : "Est ce que c'est vous qui semez ou moi ?"

J’ai donné cet exemple de la plus humble des unités afin que toi-même tu en tires la conclusion en ce qui concerne les plus élevées et que tu puisses voir tous ces degrés exactement comme tu peux voir la paume de ta main. A cause de la science en ces questions, ne perds pas ton temps. Il se peut alors que tu cueilles au jour du jugement le fruit de ton existence.

Car enfin des milliers et des milliers d'oulémas ont écrit des milliers et des milliers de livres sur la connaissance de Dieu, mais s'ils eussent regardé l'é1oge de qui ils écrivaient, qui atteignaient les mots qu'ils traçaient, d'où il venait, à l'ombre de quelle manifestation il se trouvait, s'ils l'eussent vu, cela eût eu pour eux de l'utilité au jour du jugement. C'est ainsi qu'au jour du jugement toutes les sciences donnent un fruit, si elles arrivent à la contemplation de leur objet, sinon elles restent (sans but) dans le coeur de ceux qui les possèdent.

Dans l'adoration ne te tourne que vers l'essence invisible éternelle qui, elle, est digne de ton adoration. Mais de là que se tourner vers cette essence est lié à l'affirmation de tout ce sur quoi se basent les lettres de l'Unité, de la connaissance de Dieu, de son contentement, entre dans la Ville de l'Unité sans rien voir autre que Dieu; car si quelqu'un au moment même de l'adoration s'arrête à l'un des noms (de Dieu), il n'a pas accompli son adoration envers Dieu et il est resté dans l'ignorance du but divin de Dieu très haut. Tous les noms démontrent cependant qu'il n'y a pas de dieu sinon lui, qu'il n'y a pas d'adoré autre que lui. Chaque chose à laquelle peut s'appliquer le mot chose est sa créature et c'est lui qui est digne d'adoration et d'obéissance et non sa créature. Adore Dieu dans un degré tel que si la récompense de ton adoration est l'enfer, tu ne changes quoi que ce soit à ton adoration à lui ; que tu n'y changes encore rien si ta récompense est le Paradis : car c'est là l'adoration dont est seul digne Dieu très haut.

Si c'est par peur que tu adores Dieu, cela n'est pas digne de lui, et tu ne recevras certes pas sur toi l'ordre d'Unité. De même si tes yeux s'attachent au Paradis et que ce soit ta soif avide de ce Paradis qui te pousse à l'adoration: alors tu as associé en toi quelque chose à Dieu, quelque chose qui est sa créature, quoique créature agréable à ses yeux.

Le Paradis et l'enfer sont en effet des adorateurs de Dieu et se prosternent devant lui. Ce qui est digne de l'essence de Dieu, c'est d'être adoré sans peur de l'enfer, et sans espoir du Paradis. En vérité! après avoir reconnu que l'essence de Dieu est digne d'adoration, l'adorateur se trouve à l'abri du feu dans le Paradis du contentement de 1'Etre Eternel. Mais la cause de cette entrée dans le Paradis n'est pas son adoration, elle est due à la bienveillance et à la miséricorde, de Dieu. Et cette miséricorde se répand sur ce que la sagesse de Dieu a fixé.

La prière la plus agréable à Dieu est celle qui est faite dans le contentement et l'allégresse : elle n'est pas aimée si elle est longue. Plus elle est une et vraie, plus elle plaît à Dieu.

Toutes les prières, sauf celles de l'Unité (de dix-neuf riqaats), sont abrogées. Ce qui a été ordonné dans cette manifestation, c'est de mentionner Dieu dans la joie et l'allégresse, ce qui est le plus haut degré de l'adoration.

Si quelqu'un ne dit pas une riqaat de cette prière, à cause des biens de ce monde, celui-là a été trompé aux jeux de Dieu ; car cette riqaat est un bienfait plus grand que tous les biens de ce monde, et tout ce qui y est contenu est supérieur aux biens de ce monde. Tous les riqaats du vivant (c'est-à-dire les dix-huit autres) tournent autour du point de l'Unité, qui est la source même qui coule à midi (qui doit être dite à midi).

Saches que quand tu te tiens debout pour la prière, tu te tiens en face de celui qui a en sa main la source de ton existence et son retour. Rien n'est caché à sa science, rien ne peut le rendre impuissant.

Il est tout puissant sur toutes choses et connaît toutes choses avant leur existence, comme il les connaît après.

L'explication de l'obligation des prières a été donnée en son temps (ou le sera). Que tous adorent Dieu comme ils l'adoraient, et ils verront ces prières leur arriver: ils jouiront des jouissances y contenues.

Certes priez Dieu avec la permission de votre Seigneur, craignez Dieu et n'adorez rien autre que Dieu unique, car vous êtes ceux qui sont convaincus des versets de Dieu.


Bayan Persan - UNITE 8 - PORTE 1

Celui que Dieu doit manifester est dans ses oeuvres comme le soleil, tandis que les oeuvres de tous les hommes, si elles sont en conformité avec le contentement de Dieu, sont comme les étoiles. Le premier qui se met, en croyant en lui, en face du soleil de la Vérité est comme la lune.

Le résumé, de cette porte est que :

Il faut que tu saches que les oeuvres de Celui que Dieu doit manifester sont comme le soleil, et les oeuvres de toutes les créatures, si elles sont en conformité avec le contentement de Dieu sont comme les étoiles ; comme la lune est le Premier qui accepte les rayons du soleil de la Vérité, en le reconnaissant comme tel.

Le fruit de ceci est que: si au jour de la manifestation du soleil de la vérité toutes les existences témoignent d'une chose, en conformité avec son contentement, son témoignage à lui, parmi tous les autres, est comme le soleil: étant donnée l'existence de ce témoignage (soleil), les témoignages des hommes ne peuvent même être citée. Les paroles (de ce soleil) sont peu de chose, mais agir suivant ces paroles est, au début de toute manifestation, extrêmement difficile.

Si, au début de la descente du Qoran, quelqu'un eût regardé de ce regard, il eût vu que si les lettres de l'Evangile eussent été vérité, elles n'eussent pas mis leurs paroles en face des paroles du Prophète, car la parole du Prophète est comme le soleil, et les leurs ne sont dignes d'être mentionnées que dans la nuit, non dans le jour (1).

(1) Nota: leurs paroles, en tant qu'adorateurs de Jésus, brillent puisqu'elles sont des étoiles - dans la nuit de l'absence du Christ, mais au grand jour de la manifestation mohammédique, elles pâlissent et s'effacent devant ce soleil qui se lève.

Il en est de même, si quelqu'un eût regardé de ce regard le Point du Bayan. Au moment même de la manifestation, il eût vu sa parole resplendir comme le soleil et les paroles d'autres que lui-même, même si elles sont la vérité, sont comme la lumière (réfléchie) des étoiles dans la nuit. Il en est de même dans la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Si tous les gens du Bayan, au moment même de sa manifestation, eussent agi suivant sa parole, ils eussent cueilli le fruit de leur existence s'ils eussent vu leurs actes comme des étoiles par rapport au soleil. Sinon, l'ordre d'être comme des étoiles ne sera même pas sur eux, si ce n'est qu'ils soient croyants à lui; encore pendant le jour sont-ils néant absolu et ils ne brillent d'un éclat (emprunté) que durant la nuit. C'est là le fruit de cet ordre si quelqu'un le peut saisir au jour du jugement. Toute la science, toutes les oeuvres se réduisent à cela, si quelqu'un s'y conforme. Si tous voyaient de ce regard, dans aucun début de manifestation le soleil de la Vérité n'eût donné sur eux l'ordre du néant. C'est ainsi que tous se voient dans la nuit possesseurs d'une lumière (empruntée), mais sont dans l'ignorance de ceci que, au début du jour, la lumière disparaîtra d'eux. Toute leur luminosité (d'emprunt) deviendra néant devant l'éclat (original) de ce soleil et pense que leur science est comme leur lumière (c'est-à-dire d'emprunt) et qu'il en est de même pour leurs paroles.

Les actes de Celui que Dieu doit manifester sont comme l'éclat original de la lumière, et pense qu'il en est de même pour ses paroles qui bouleversent toutes les existences et les met debout à l'ombre d'une parole alors qu'il dit de la langue même de Celui qui l'a illuminé et qui est Dieu très haut : "En vérité! certes je suis Dieu, il n'y a pas d'autre dieu que moi: tout ce qui n'est pas moi est ma créature. O mes créatures, adorez-moi ! craignez-moi!!"

Et ses oeuvres parlent de même, si tu les entends. Et la vérité de la science est la connaissance de la source de l'ordre (soleil de Vérité) jusqu'au moment de son retour.

Regarde les astres de l'Evangile: après l'ascension du soleil de Vérité (Jésus), ils étaient lumineux dans leur propre manifestation, puis, après le nouveau lever de ce même soleil (Mohammed), leur lumière (d'emprunt) leur fut enlevée. Considère qu'il en est de même à chaque manifestation, même si les lettres de la manifestation précédente (par exemple les chrétiens) s'imaginent encore jouir de leur clarté (d'emprunt) et agir pour Dieu. Pour toi qui es musulman, il est bien évident qu'aucune luminosité ne demeure plus en eux, et qu'ils sont restés dans l'ignorance du resplendissement (original) du soleil de la Vérité, qui est le Prophète de Dieu (Mohammed). Imagine-toi qu'il en est ainsi à la source de chaque manifestation, afin de ne pas rester privé du fruit de ton existence au moment où tu peux voir ton bien-aimé. Certes, certes, réfléchissez dans ces choses qui, se manifestent de la part de Dieu, et argumentez de la façon dont Dieu vous instruit dans son livre.

Bayan Persan - UNITE 8 - PORTE 2

Nota: Bayan Arabe: Dis, si vous le pouvez, préparez 19 feuilles de papier de qualité supérieure et 19 cornalines dans la bague, pour vous-même.

Il est d'obligation pour chacun de laisser en héritage à ses héritiers dix-neuf feuilles de papier d'excellente qualité et dix-neuf bagues gravées de l'un des noms de Dieu. N'héritent d'un mort que sept catégories de personnes: le père ou la mère, la femme ou le mari, les enfants, le frère et la soeur, le professeur. Et ce après qu'une partie des biens de ce mort a été dépensée pour lui de sorte qu'il soit objet de respect.

Le résumé de cette porte est que :

Du fait que les degrés de l'Unité se réduisent à sept, qui sont les sept lettres de l’assentiment (nota: c'est-à-dire la deuxième partie de la formule La elahé Ellallah qui contient 7 lettres), il est ordonné que ne peuvent hériter d'un mort, dans le secret de la vérité, que sept catégories de personnes. C'est ainsi que, dans chaque attribut, on peut appeler Dieu de sept noms différents : par exemple, dans l'Unité : Ouahed (l'Unique), Ahad (I'Unicissime), Ohad (le plus unique), Ouahhad (l'excessivement unique), Ouahid(le très unique), Moutaouahhed (celui qui a accepté d'être Unique), Mouonahed (celui que tous considèrent comme Unique).

C'est à cause de ce secret que la source des ordres a donné ce précepte. Personne n'existe qui ne désire que1que chose sans appeler Dieu par ses sept noms possibles.

Et chacun de ces noms il doit les répéter Qaf (100 fois). Celui qui agit ainsi, forcément les moyens lui seront donnés d'arriver à son but si celui-ci est pour Dieu et en Dieu!

Le fruit de cela est ceci que : dans le jour du jugement où tous les ordres sont fixés par Dieu, si l'arbre de Vérité ordonne à l'encontre de ce qui est dans la main des hommes en fait d'ordres antérieurs, personne ne vienne faire des observations.

Par exemple, 1es règles successorales qui sont actuellement fixées dans le Qoran, si la source de la manifestation ordonne à quelqu'un à l'encontre de ces règles, cet ordre n'en est pas moins l'ordre du Prophète de Dieu. La différence est ceci. Au jour où il a donné cet ordre (il était seul) et aujourd'hui des milliers de gens, dont le nombre est sans fin, agissent à l'ombre de cet ordre; mais ce jour-là comme il était seul (et que personne ne croyait à lui), l'exécution de cet ordre était difficile pour quiconque, à moins que ce dernier n'eût en vue que la source de l'ordre. Le jour où des ordres de cette nature descendirent dans le Qoran est, en vérité, identique à ce jour d'aujourd'hui. Et cependant, au jour du jugement, tant que Dieu n'a pas éprouvé tous les hommes, l'arbre de Vérité ne se fait pas connaître sous le nom de sa manifestation antérieure. Tous doivent être dans un tel degré de conviction et de perspicacité que si cent mille personnes étaient réunies dans un endroit en vue d'accomplir le tawaf et que tous soient venus là de leur pays pour être prêts au jour où le tawaf est permis (nota: c'est-à-dire le dix Zil Hedjé - le pèlerinage autour de la Mecque), et que ce jour même l'arbre de Vérité se manifeste et dise "Ne faites pas le tawaf" et que tous, instantanément obéissent, alors ils ont compris ce qu'est le tawaf - sinon tous leurs actes deviennent vains.

En effet, ce tawaf pour lequel ils se sont tous rassemblés et qu'ils accomplissent était de son ordre à lui d'auparavant, et la preuve en est dans son livre antérieur et dans son livre postérieur, et autre que Dieu ne peut faire descendre de livres semblables.
Si, au moment où se manifeste sa défense d'accomplir le tawaf, un homme perspicace se rends compte qui regarde la source de l'ordre et se convainc, c'est celui-là qui fait le tawaf pour Dieu, et pour Dieu seul, tous les autres sont des moucherons sans intelligence. Et c'est là précisément ce Syrat qui pour un homme devient plus large que les cieux et la terre et qui, pour celui qui ne se laisse pas convaincre, devient plus fin qu'un cheveu, plus tranchant qu'un sabre. C'est ainsi qu'au début de chaque manifestation les gens perspicaces sont plus rares que le soufre rouge. En effet, la plupart des hommes n'agissent qu'à cause de leur obéissance mutuelle les uns aux autres, et à cause de la manifestation de la grandeur dans l'accomplissement des ordres divins (d'auparavant).
Ces ordres étaient certainement les ordres de Dieu, et avaient Dieu pour but, mais, comme ils ne sont plus exécutés avec perspicacité, ils restent dans l'obscurité, à la manifestation du maître de l'ordre, de l'ordre nouveau.
Et cependant, ses ordres antérieurs étaient pour cela que les esclaves devinssent obéissants à Dieu de façon à ce que si la manifestation se manifestait, ils lui obéissent. Mais quand la manifestation se réalise, ils croient obéir, mais leur obéissance devient à ce moment même leur péché.

Il en est comme pour les croyants aux Evangiles: jusqu'au moment qui précéda la manifestation du Prophète de Dieu, tous étaient obéissants à Dieu dans leur religion et leurs actes étaient agréés par le Très Haut, s'ils étaient accomplis conformément à la loi de Jésus; mais, à l'instant même de la manifestation du Prophète de Dieu, le principe même de leur religion, qui était les paroles des deux confessions, se manifesta en une nouvelle manifestation qui mit à la place de leurs paroles d'Unité les mots "La élahé ellallah" et, au lieu et place de "Yça Rouh Oullah" les mots "Mohammedan reçoul Allah". De même, à la place de ses apôtres furent mentionnés Ali et les imams, et, au lieu des colonnes de sa maison, les portes directrices.

Du moment que le principe même de cette religion était changé, qu'en peut-il être pour la manifestation de ses ordres religieux. C'est là le secret de la parole du feu chéikh (Ahmed Ahçahi) en réponse à celui qui l'interrogeait sur cette parole que l'altesse (l'imam Mehdi) doit dire et que 313 gens de pureté de cette manifestation ne pourront admettre, ce qui, suivant les expressions mêmes de S. A. Sadèq (qui rapporte ce hadis), les fera mentionner dans le KAF (Kofr = infidélité).

Le chéikh refusait de répondre, et son interlocuteur insistant, il finit par lui dire : "Si cette altesse (l'imam Mehdi) était manifestée et te disait: Abandonne l'amour de l'Emir des Croyants, obéirais-tu ?" et l'autre affirma que jamais il n'y consentirait!

Il est évident aux yeux des gens de vérité que cette parole (que l'altesse doit dire) le chéikh la fit connaître à son interlocuteur, mais celui-ci, comme il ne put la supporter, devint infidèle, mais il ne le comprit pas. Ceci provient de ce qu'il ne regarda pas la source de l'ordre, et considéra la manifestation de l'altesse (promise) comme autre chose que la manifestation du Prophète de Dieu. S'il avait vu la manifestation de cette altesse comme celle du Prophète de Dieu relativement à la manifestation de Jésus, il eût accepté cette parole qui est plus ouverte que les cieux des choses inspirées et les terres de l'acceptation. Comme il ne le vit pas ainsi, cela devint pour lui plus fin qu'un cheveu.

Ce n'est pas que le but du chéikh en parlant ainsi soit, de faire abandonner l'amour d'Ali, car cela serait un ordre impossible parce que, de toute éternité dans le passé, de toute éternité dans l'avenir la lumière de cette altesse (Ali) a été et sera dans ses spectacles. Le but était ceci que dans cette manifestation (Qoranique), Ali était connu sous le nom de Emir des Croyants. Mais, du fait de ce nom, ne reste pas dans l'obscurité, car ainsi qu'Il était exactement cet Emir des Croyants à l'époque du Prophète de Dieu, il était aussi l'apôtre de Jésus après l'ascension de celui-ci aux cieux. Dans chaque manifestation, si tu regardes la source de l'ordre, le Syrat te deviendra plus large que chaque chose qui soit large dans les contingences. Si, au contraire, tu restes dans l'obscurité, il devient plus fin qu'un cheveu, le plus fin qu'il se puisse concevoir. Si tous les croyants au Bayan deviennent perspicaces à ce degré qu'ils soient tous réunis dans un endroit pour s'y livrer par exemple au tawaf et que cet arbre de Vérité, seul, au milieu de cette foule, ordonne à quelqu'un de prononcer ses versets sur eux, s'ils croient immédiatement, l'ordre de foi descendra sur eux; sinon (si s ne croient pas instantanément) l'ordre de foi sera retiré d'eux. Qu'en adviendra-t-il de leur tawaf qui n'est qu'une question des questions de leur religion? Sache que ce que tous possèdent ne provient que de la bienveillance de l'arbre de la Vérité et non d'autre chose.

Par exemple, si cette altesse avait ordonné que ces (7 catégories de) personnes ne devaient pas hériter, quelqu'un se serait-il rencontré qui osât faire des observations? C'est ainsi que tout vient de lui et tous sont a l'ignorance de lui! Il explique tout, depuis la source jusqu'au plus haut degré de la vie. Il se peut qu'au jour de la manifestation ils bénéficient tous du fruit de 1eur existence qui est la foi en lui.

Mais vraiment, ils n'ont pas honte, et, à chaque manifestation, restent dans l'obscurité. Et cependant le fruit de la création de toutes choses est indiqué dans ce verset:

C’est Dieu qui a élevé les cieux sans colonnes visibles et s'est établi sur le trône. Il a soumis le soleil et la lune, et chacun de ces astres poursuit sa course jusqu'à un point déterminé. Il manie les affaires de l'Univers et fait voir distinctement ses merveilles. Peut-être finirez vous par croire avec certitude qu'un jour vous serez en présence de votre Seigneur.

Que si, dans cette manifestation, quelqu'un s'est convaincu que ce spectacle (le maître de cette manifestation) est exactement le spectacle (Mohammed) du Point du Qoran, il bénéficie de la contemplation du Prophète de Dieu, ce qui est voir Dieu lui même. Et vraiment la cause de la certitude dans les deux cas est unique, peut être même est-elle plus nette dans cette manifestation-ci.

Le Qoran est, en effet, descendu dans la manifestation (précédente) en vingt trois années, tandis qu'il est manifeste que dans cette manifestation-ci, la descente d'un livre comme le Qoran ne demande