LE
BEYAN PERSAN
Le livre sacré du babisme de Séyyèd Ali
Mohammed, dit le Bâb
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Le Beyan persan - Tome 2 - Unité III et IV
BAYAN PERSAN - UNITE III
Bayan Persan - Unité 3 - Porte 1
(1) Bayan Arabe: lire : ce qui est autre que moi, si cela suit ma route droite, cela ressemble à des miroirs dans lesquels on peut voir le soleil de Ta face. Celui qui est ainsi est ma créature. Dis : " Oh ma créature, soyez vertueuse". Et plus loin : lire: Tout ce à quoi s'applique le mot (chose), m'appartient. Je ne me suis pas tenu à elle parce que je n'en avais pas besoin. Dis " oh ma créature! Dans ma manifestation possédez moi " (N'avez pas besoin des choses de ce monde)
Dans ceci que : chaque chose à laquelle s'applique le mot chose lui appartient. Et Lui, est plus digne de cette chose que qui, que ce soit.
Le résumé de cette porte est que...
Dieu a créé toutes choses pour Celui qui guide vers Lui. Et c'est Lui, le miroir de la vérité, qui, de toute éternité démontre et démontrera Dieu ! Toutes choses ont été créées et le seront pour Lui, et c'est Lui qui subsiste par lui-même, à cause de Dieu, tandis que toutes choses ne subsistent que par Lui. C'est par Lui qu'une chose est chose. C'est pourquoi Lui est plus digne de toutes choses à chaque chose que l'être même de toutes choses.
Le fruit de cette science est ceci que, si le Point de Vérité donne à une chose toutes choses c'était, et c'est vrai ; soit que cela arrive à l'acte (1), soit que ce ne soit qu'un ordre (2).
(1) Se réalise.
(2) Non suivi d'exécution.
Par exemple si le Prophète de Dieu d'auparavant eût pris en sa possession tout ce qui est sur la surface de la terre, il en était plus digne que ceux qui les possédaient. C'est là la propriété de Dieu sur toutes choses, ainsi que tous disent : " La création et l'ordre sont à Dieu ! ".
De même si celui que Dieu doit manifester s'empare des vérités de toutes choses, il en est plus digne que ces vérités à elles-mêmes. Et cependant, Il est trop haut, trop sublime pour regarder une chose, car toutes choses regardent Son bienfait et Sa bienveillance. C'est Lui qui n'a besoin d'aucune chose par lui même, mais il a besoin de Dieu dans son essence.
Le fruit de cette porte est que, au moment de la manifestation si (le maître de la manifestation) donne l'ordre que tous reconnaissent sa vérité, ils ne demanderont pas pourquoi ni comment à sa vérité, et il ne viendra à l'idée de personne de réclamer la possession d'une chose s'il donne un ordre quelconque (relatif à cette chose) car Lui est plus digne, par Lui même, de cette chose (que cette personne).
Cependant, en réalité, il n'ordonne que suivant l'ordre du Bayan, jusqu'au moment où Il voudra renouveler son traité sur les cous de toutes choses. Mais, s'il ordonne à l'un de ceux là qui, suivant l'ordre du Bayan, est apte à se porter héritier, de ne pas emporter un carat de cet héritage, cet ordre est l'ordre de Dieu, à son sujet, dans le Bayan et si (malgré cette défense) l'héritier persiste à hériter, il va à l'encontre de l'ordre de son Dieu.
C'est ainsi que si, aujourd'hui, le prophète de Dieu ordonne que, suivant cet ordre qui est descendu dans le Qoran, vous devez agir, il n'y a pas de doute que ce ne soit là l'ordre du Qoran quoiqu'il le mentionne aujourd'hui.
En effet, ce qu'il a fait descendre auparavant venait de lui, et l'ordre d'auparavant et l'ordre d'ensuite aux yeux de ceux qui connaissent Dieu sont égaux. C'est donc là son privilège, tandis que la plume à honte de rapporter quel est le privilège de la créature. Tous, suivant son ordre disent les prières du vendredi, et s'il ordonne à l'un de ceux là de ne pas dire de prières ou bien s'il dit: "Un tel est plus digne que toi de cet office", il ne l'accepte pas tandis qu'il fait montre de sa foi à son premier ordre. C'est ainsi qu'il (1) ne peut être content de le savoir musulman (2). Car sans cela tout ce qui s'est passé ne se serait pas passé ainsi.
Voilà quel est le privilège de la créature et voilà quel est le sien ! que si, dans les coeurs dans lesquels Dieu a mis les signes de son Unité, il ordonne un autre verset (3), il y a certainement plus de droits que l'être même (4).
(1) Le maître de la manifestation.
(2) D'après lui, c'est un infidèle.
(3) S'il enlève le verset ou le signe précédent, pour le remplacer par un autre.
(4) Il a certes plus de droits sur ce signe que la personne en qui il est.
Ainsi, dans la manifestation du Prophète de Dieu, le signe de l'Unité, qui était auparavant dans les coeurs, il (1) l'a enlevé et il a fait rayonner dans tous les coeurs le signe nouveau du Qoran. Eh bien, comment l'eût il fait s'il n'avait pas plus de droits sur ce signe ? Du moment que, dans la plus haute question qui concerne l'esclave, il fait ainsi montre de son droit de propriété, comment ce qui dépend de cet esclave serait il digne d'être mentionné ? L'esclave, par le fait même qu'il regarde le Soleil de la vérité, connaît sa limite : Peut- être s'enorgueillit il de ce qu'il devient ainsi de sa dépendance, même s'il ne s'agit que de relation de propriété à propriétaire. Par exemple, en ce qui concerne toutes choses, la grandeur de toutes choses réside en ceci que c'est le maître de toutes choses et, non autre que lui.
Si dans sa manifestation ultérieure, l'esclave ne s'enorgueillit pas, du moins est il ferme et honoré en Lui, d'auparavant. Et cela est clair et évident. Si les lettres de l'elif ne s'enorgueillissent pas d'être des lettres du qâf, si elles n'entrent pas à l'ombre du qâf, cependant, relativement à elles mêmes, elles s'enorgueillissent d'être des lettres du livre de l'elif (2) et ainsi de suite, avant avant jusqu'à aboutir au premier homme, et ainsi encore après après, jusqu'à aboutir à la fin qui n'a pas de fin.
Dis : Dieu crée toutes choses et fait revenir toutes choses. Après Dieu il n'y a plus de mention comme il n'y en avait pas avant lui. Pourquoi donc ne donnez vous pas votre foi?
(1) Le Prophète. Il a. enlevé l'Unité Evangélique pour la remplacer par l'Unité Qoranique.
(2) Elif veut dire Evangile, qâf = Qoran.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 2
(1) Bayan Arabe : Lire : Car chaque négation et chaque affirmation existe et se manifeste parce que Toi tu dis, Dis : " Oh mes esclaves soyez vertueux ! "
Dans ceci que chaque parole (prononcée par l'arbre de la vérité) crée la chose, s'il parle de celle chose, car sa parole est la vérité.
Le résumé de cette porte est que :
La parole d'aucune des contingences ne ressemble à la parole de l'Arbre de la Vérité, car c'est par cette parole que l'être même d'une chose est créé.
Par exemple, si dans la manifestation du Qoran, l'arbre (2) n'avait pas parlé du Vélayèt du Commandeur des croyants, ce vélayèt n'eut pas été créé, quoique de toute éternité il ait été le Vali de Dieu ; mais l'origine de la manifestation (de ce Vélayèt) est due à l'acceptation (de Mohammed) dans cette manifestation là et non auparavant.
Il en est de même pour ce qui est le contraire de la vérité, depuis le premier feu jusqu'à la fin : c'est par sa parole qu'il a été créé. Car s'il n'avait pas dit : " Ceci est le contraire de la vérité ", cela ne serait pas manifesté dans le monde et n'eut pas coulé dans les âmes. C'est pourquoi le feu et la lumière, tous deux, tournent autour de Sa parole. Il en est de même dans la manifestation du Bayan : si le premier feu n'avait pas été mentionné, d'où donc aurait il été créé ? Il en est de même de la lumière. S'il ne l'avait mentionné, d'où donc eut été confirmé le Vélayèt ?
(2) Mohammed.
Regarde un Peu après que ce fût caché l'arbre d'amour du Qoran ; combien nombreuses sont venues les portes du feu : pourquoi n'en est il pas resté mention ? Comment les portes qui vinrent avant ont elles été confirmées ? (1) Et le dégoût de tous contre eux est manifeste auprès de tous. Il n'y avait, il n'y a aucun doute pour les gens intelligents que si l'arbre parle de lettres " elliyines ", une âme universelle est créée suivant sa mesure par cette parole : elle loue l'unité de Dieu de façon loyale et sincère ; s'il parle de lettres autres qu' " elliyines " par sa justice, dans le feu est créée une âme universelle dans sa mesure, et la plume a honte de mentionner le privilège de ce feu :
Dans chaque manifestation de Dieu, aucun bienfait n'est plus grand pour les gens de cette manifestation, que de s'arranger de façon à ce que des pensées ne soient pas manifestées aux regards de la volonté, qui soient hostiles à son privilège ; car s'il s'en manifeste, forcément Il donnera sa décision à ce sujet et, par le fait qu'il le mentionnera, celui ci sera créé et deviendra feu pour les gens de cette manifestation. Si les hommes savaient combien il est utile que tout ce à quoi s'arrête Son regard ne soit pas contraire à la vérité, ils s'efforceraient tous, au summum de leurs forces, de ne rien mentionner auprès de Lui qui soit contraire à la vérité, car alors l'ordre contre (cette chose) est donné et cela devient feu dans cette manifestation et les hommes s'y perdent.
(1) Tous ceux qui sont nés ou venus après la mort du Prophète et qui ne crurent pas à lui ne sont même pas mentionnés par leurs noms parce qu'ils ne sont pas dignes de l'être ; seuls, ceux qui se sont levés contre lui, de son vivant, sont nommés de leurs noms parce qu'ils sont les portes de feu dont tous les autres ne sont que les multiplications.
Ainsi, si au début de la manifestation, tous s'étaient efforcés de ne jamais mentionner auprès de l'Arbre de vérité ce qui n'était pas digne de Lui, Il n'eut pas mentionné le feu, ce feu dans lequel restent perpétuellement ceux qui ont persévéré dans l'ignorance. Sa création dépend de la mention qu'il en fait.
Pourquoi personne ne mentionne-t-il la première lettre (1) qui était avant la seconde (2) alors que la tyrannie de ces deux lettres fut relativement égale sur les créatures ? C'est parce que l'une de ces lettres (3), en opposition avec Dieu, et sans aucun droit, a commis des actes mauvais et la création de son existence est due à ces actes. Jusqu'au jour du jugement tous sont dans le dégoût de lui et il s'anéantit dans le feu de son propre anéantissement.
Aucun bienfait n'est plus grand que cela que, dans chaque manifestation divine, les gens de cette manifestation se saisissent des paroles de Dieu, car la création de leur vérité tient à ces paroles.
Par exemple, s'Il fait descendre un verset qui ne contienne pas la mention d'un ordre particulier, ou une mention spéciale, s'il fait, mettons, descendre ce verset: "Et c'est pour Dieu la possession des cieux et de la terre et de ce qu'il y a entre eux. Et Dieu est puissant en toutes choses " il se rencontrera, parmi les Bayanis, un spectacle qui démontrera ce verset ; il se rencontrera même sans fin des miroirs à l'ombre d'autres miroirs.
(1) Abou Bècre.
(2) Omar.
(3) Omar.
Ainsi, dans le Qoran, les versets de ce genre sont fort peu nombreux, et cependant, des spectacles sans nombre se sont manifestés depuis l'époque de sa manifestation jusqu'à aujourd'hui. C'est ainsi qu'à l'ombre de chaque verset viennent et sont confirmés des reflets sans nombre.
S'il y a (dans ce verset) un ordre spécial, telles par exemple l'obligation du cinquième ou les autres obligations, que tous y obéissent jusqu'au jour du jugement. C'est ainsi que sa parole crée la chose et n'est comme la parole de personne. En elle, en effet, on ne peut rien voir que Dieu, et il n'y a pas d'autre créateur d'une chose que Dieu, d'autre nourricier d'une chose que Dieu, d'autre faisant mourir une chose que Dieu, d'autre faisant vivre une chose que Dieu, ni d'inventeur d'une chose ni de renouvelant une chose. Sache que c'est à Dieu la création et l'ordre d'auparavant et l'ordre d'auparavant et d'après. C'est lui le Seigneur des mondes.
Si quelqu'un voit, la manifestation de celui que Dieu doit manifester, aucun bienfait n'est plus grand pour lui ni pour personne que celui ci : ne pas mentionner auprès de cette manifestation les rangs du feu car alors Elle crée le feu. Que quiconque, suivant sa vérité, prenne de la source de sa bienfaisance ses provisions de route jusqu'au moment de l'autre manifestation afin d'être, entre deux manifestations, honoré de son don, ne fût ce qu'un seul verset, car alors les esprits attachés à ce verset ce manifesteront certainement en lui.
Et qui est plus véridique que Dieu dans ce qu'il dit, si vous êtes convaincus ?
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 3
Dans ceci, que le Bayan et ce qui y est, tourne autour de la parole de celui que Dieu doit manifester, comme l'Elif (1) et ce qui y est, tourne autour de la parole de Mohammed, le Prophète de Dieu. Ce que Dieu avait fait descendre en lui (Mohammed) dans sa première manifestation et ce qui était, tourne autour de sa manifestation dernière (2).
(1) L'Evangile.
(2) La mienne.
Le résumé de cette porte est que :
Le but des regards du Bayan n'est autre que celui que Dieu doit manifester : car il n'y avait pas, il n'y a pas d'autre annulateur du Bayan que Lui, de même qu'il n'y avait pas, qu'il n'y a pas d'autre que Lui qui l'ail, fait descendre (3). Le Bayan et les croyants au Bayan ont plus de désir de Lui que l'amant de sa maîtresse ; de même que le Qoran et les esprits qui en dépendent avaient le désir de la manifestation de Celui qui l'a fait descendre et ne regardaient et n'avaient d'yeux que pour Lui.
Aujourd'hui le Qoran envoie ses bénédictions aux lettres qui l'ont fait progresser et entrer dans le Bayan (4) et il réclame le châtiment de Celui qui l'a fait descendre, sur les esprits qui ne sont pas rentrés dans le Bayan et ne l'ont pas fait profiter de l'allégresse.
(3) Personne autre que moi n'a fait descendre le Qoran.
(4) Donc le Qoran envoie ses bénédictions à ceux qui sont devenus Babis.
Il en est de même pour le Bayan qui envoie ses bénédictions sur les croyants qui sont ses lettres " elliyines " qui croiront à celui que Dieu doit manifester et le (1) feront progresser vers son (2) livre, et il réclame le châtiment de Dieu très Haut sur les lettres " non elliyines " qui, au moment de la manifestation, ne se prosternent pas devant Dieu par son intermédiaire et restent dans l'ignorance de la vue de Dieu à cause d'une chose. Si quelqu'un regarde avec l'oeil de son coeur, il entendra les lettres du Qoran (dire) : " Nous nous réfugions en " Toi, nous nous réfugions en Toi, ô mon Dieu ! O Dieu de toutes choses ! Trouve nous et délivre nous du feu ! de ce feu de notre relation à, ce dont nous dépendons (manque de foi) ! Fais nous entrer dans Ton domaine ! Fais nous entrer dans le Bayan ! En vérité, nous nous recherchons ton bienfait ! "
Ce sont bien aussi là les paroles des lettres de l'Elif (3) d'auparavant, et le Bayan prononcera identiquement les mêmes paroles. La miséricorde est pour celui qui n'a pas détruit lui même sa propre vérité et n'a pas acheté pour lui même son propre châtiment: pour celui qui s'est prosterné devant Celui qui l'a fait descendre. Au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, le Bayan regarde vers ceux qui croyaient en lui et dit : Y a t il un esprit de moi qui vienne aujourd'hui affirmer Celui que Dieu doit manifester, afin de remplir le traité qui le lie à son Seigneur? " il deviendra heureux de l'acceptation de ses croyants envers Celui qui l'a fait descendre et il s'attristera si un tourment arrive du fait d'un de ses croyants à Celui qui l'a fait descendre.
(1) La Bayan.
(2) Celui que Dieu doit manifester.
(3) Evangile.
Aujourd'hui, par exemple, rien n'est plus contristé que le Qoran. Tous le lisent, et ils n'ont rien de sa miséricorde, tous ayant son châtiment ! Il en de même pour Ceux qui, au moment de la descente du Qoran, lisaient de livre de l'Elif.
O gens du Bayan ! ne faites pas ce qu'ont tait les gens du Qoran ! Par rien ne restez dans l'ignorance de votre bien aimé, car l'annulation du Bayan est son progrès même et l'allégresse de sa fin : et il est de même pour les esprits attachés au Bayan. Ne dites pas : " Hélas ! sur le Bayan " ! Comprenez l'ordre de Dieu et prosternez vous devant Celui devant qui vous vous prosternez à tout instant; car le Bayan ne sera content de vous que si vous donnez votre foi à Celui que Dieu doit manifester, qui est Celui qui l'a (1) fait descendre, ainsi que tous les livres ; et ce (Bayan) intercède auprès de lui (Celui que Dieu doit manifester) pour ceux qui croient en lui (Bayan). Et son intercession est acceptée par Celui qui l'a fait descendre. Et il n'y a aucun esclave qui n'appelle Dieu, par le Bayan, sans que sa prière ne soit acceptée jusqu'au début de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Si à ce moment cet esclave implore Dieu sans fin par le Bayan, sa prière ne sera plus agréée (2) . O mon Dieu ! Ta bienveillance et Ton bienfait seront réclamés au sujet du Bayan du croyant au Bayan, et de ces choses que toi tu aimes et non de ces choses que tu n'aimes pas. Aies pitié ! aies pitié du Bayan, et de ceux qui croient au Bayan au jour de ta manifestation. Effaces en ce jour le Bayan et ceux qui y croient, et remplaces les par ce que tu fais descendre toi même.
En vérité ô mon Dieu ! tu es le meilleur de ceux qui ont pitié.
(1) Le Bayan.
(2) Parce que ce Bayan ne sera plus la Vérité ; ce sera le livre de celui que Dieu doit manifester qui la contiendra.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 4
Dans ceci que ce que Dieu fera descendre en Lui (1) de versets et de paroles sera plus haut et plus grand que ce que Dieu fait descendre actuellement.
Le résumé de cette porte est que :
Dans chaque manifestation de la volonté, les paroles du Maître de cette manifestation sont, en conséquence, de son élévation propre, plus élevées que les paroles d'auparavant.
Sa première (manifestation) est un commencement, sa seconde, sa fin, aux yeux de Dieu et des gens intelligents. Il n'y a pas de première manifestation si ce n'est pour la seconde, de seconde que pour la troisième, de troisième que pour la quatrième, et ainsi et éternellement, sans fin !
De même que la supériorité du Prophète de Dieu sur Jésus (est claire), est claire également la supériorité du Qoran sur le livre d'auparavant. Il en est de même dans la manifestation d'après et dans celle d'après après. Il n'y a aucune fin à l'ordre de Dieu et il n'y a pas d'arrêt dans le bienfait qui rayonne de Dieu.
Heureux celui qui, dans chaque manifestation, revêt la chemise du Hadis Askéri (2). " Le Saint Esprit, dans ce jardin qui est le plus grand degré de l'intelligence, a goûté le jardin de notre virginité ". Et le but de ces paroles sont les paroles nouvelles de l'Arbre de la Vérité, au moment de chaque manifestation.
(1) En Celui que Dieu doit manifester.
(2) 2ème Imam.
Si, pour les gens d'intelligence, il y a un doute sur la supériorité du Qoran sur le livre de l'Elif (1) ce doute persistera dans les manifestations suivantes (2). En vérité, il n'y a pas de manifestation postérieure sans qu'elle soit la manifestation antérieure, mais plus haute ; il n'y a pas de livre sans que ce soit le premier livre, mais plus haut.
Voilà pourquoi tous restent dans l'obscurité et ne comprennent pas ! car en vérité, l'ordre de Dieu est plus évident que toutes choses. En vérité, c'est en Dieu qu'aboutissent toutes choses, c'est en Dieu qu'elles retournent, dans la fin et dans le commencement (3).
La manifestation de la Volonté dans chaque manifestation, est la manifestation qui, par excellence, guide tous les êtres ; les manifestations partielles ne sont mentionnées qu'à son ombre.
Ainsi donc ce qui se lève des Imams et des chiites dans les manifestations divines est à l'ombre de la manifestation du Prophète de Dieu. Et il en est de même avant de l'avant, et il en sera de même après de l'après. Il n'y a pour Lui aucune manifestation si ce n'est qu'elle embrasse tout, et qu'elle embrasse tous les atomes de tout ce qu'on peut appeler chose.
(1) Ce qui n'est pas.
(2) Il ne comprendra pas la supériorité du Bayan sur le Qoran.
(3) A mon sens la grande supériorité du Bayan sur ses devanciers consiste à reconnaître le progrès de l'esprit humain. Aussi ne dit il pas qu'il est le dernier prophète : il affirme que quand l'humanité aura digéré son enseignement, un autre viendra qui le complétera et après lui un autre encore et ainsi jusque dans l'éternité. Si donc Abdul Baha dit la vérité, en parlant de son père et en affirmant que celui ci est le dernier des prophètes, il dément le Bayan et retombe dans les erreurs des chrétiens et des musulmans.
Tout ce à quoi s'applique le mot chose est mentionné à l'ombre de sa manifestation, et il est digne que cette chose obéisse à cette manifestation. C'est là l'ordre de Dieu, d'auparavant et d'après, et nous tous nous sommes ses esclaves.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 5
Dans ceci que les lieux élevés (1) sur la surface de la terre, doivent disparaître si l'Arbre de la Vérité le permet. S'il ne le permet pas, ils sont confirmés ; l'ordre est dans sa main.
(1) Mosquées, tombeaux, etc.
Le résumé de cette porte est ceci que:
Après que la manifestation de l'Arbre de la Vérité a été certifiée, l'ordre est son ordre en ce qu'il ordonne et la défense, sa défense, en ce qu'il défend. Il n'y a pas d'échappatoire : les gens qui sont devenus chéris dans les sièges élevés de Dieu, il faut qu'il les fasse ressusciter de tombeaux d'êtres vivants. Au moment où Il est suscité, l'ordre de ces lieux élevés retourne à Lui,. S'il permet de les annuler, ils seront annulés, sinon, confirmés. C'est à Lui la Création et l'Ordre. Il fait ce qu'Il veut, et Il ordonne ce qu'Il désire. Il ne sera pas interrogé sur ce qu'il fait alors que tous les hommes seront interrogés sur tous leurs actes. Ce qu'Il fait Lui, c'est Dieu qui le fait ! tout ce qu'il ordonne, c'est Dieu qui l'ordonne ! tout ce qu'il demande, c'est Dieu qui le demande !
Car Lui, c'est le miroir qui n'a démontré et ne démontre que Dieu Unique, le Seigneur de toutes choses, le Seigneur des choses visibles et des choses invisibles, le Seigneur des mondes!
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 6
Chaque chose à laquelle s'applique le mot chose, autre que Dieu, est une créature dans la limite de la création.
Le résume de cette porte est ceci que : Dieu a l'ait descendre, dans le Bayan, la parole qui est la " réunion " de toutes les sciences et cette parole est celle ci : "En vérité ! Je suis Dieu ! Il n'y a pas d'autre Dieu que moi ! En vérité, ce qui est autre que moi est ma créature. Ô mes créatures craignez moi !
Chaque chose à laquelle s'applique le mot chose, et qui est autre que Dieu, est sa créature, dans les limites de création, de nouveauté, de création nouvelle, de jeunesse.
Mais, dans ces degrés, existe le spectacle de la vérité, car toutes démontrent Dieu ! et la mer des noms et des attributs, de toute éternité dans le passé, de toute éternité dans l'avenir ne démontrait et ne démontrera que Dieu, mais seulement en ce qui concerne les noms et attributs et non pas en ce qui regarde l'Essence, la Divinité, l'Etre même. Car autre que Dieu est sa créature, et toutes sont adoratrices de Dieu. Tout ce à quoi s'applique te mot chose, Dieu l'a créé par sa Volonté, et la Volonté, il l'a créée par elle même.
Ainsi aujourd'hui toutes choses dépendent du Bayan, car l'esprit de chose existe en elles, et elles ont été créées par le Maître des Sept Lettres, qui est le spectacle de la Volonté Primitive.
Dans chaque manifestation le secret de Dieu est ainsi manifesté et dans chaque acte d'être caché, l'ordre de Dieu était et est caché.
Nous tous, nous avons été crées par l'intermédiaire de Dieu, et nous tous nous retournons à Dieu. Dieu crée chaque chose puis la fait revenir et nous tous, pour lui, nous sommes des esclaves sincères.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 7
Dans ceci : que ce que Dieu a fait descendre au sujet de ce qu'on Le verrait, ou qu'on verrait le Seigneur, cela voulait dire : " Celui que Dieu doit manifester ", car Dieu ne peut être vu dans son Essence.
Le résumé de cette porte est que :
L'Essence éternelle ne se peut comprendre en essence, ne se peut décrire, ne se peut qualifier, ne se peut louer, ne se peut voir, quoique tout se comprenne par Elle, se qualifie par Elle, se décrit par Elle, se loue par Elle, se voit par Elle.
Dans les livres célestes chaque fois qu'il est question qu'on Le verra, cela veut dire qu'on verra Celui qui est manifesté dans Sa manifestation, c'est à dire qu'on verra le Point de Vérité qui est et était la Volonté Primitive.
Dans le Qoran, quand il est dit "qu'on verra Dieu" ou "qu'on verra le Seigneur " cela signifie, dans la Vérité première, la vue du Prophète de Dieu. Puis ce sens s'atténue peu à peu pour arriver à désigner la face de chaque chose qui ne démontre que Dieu, à l'ombre de cette vérité première. Ainsi, ce qui est dit au sujet des Imams directeurs : " que ceux qui les connaîtront, connaîtront Dieu ", ou autres hadis semblables, le sens de ces phrases s'ouvre par la science de cette porte.
Il en est de même pour les croyants, au sujet desquels il est descendu "Que sa Joie est la joie du Prophète de Dieu, et la Joie du Prophète de Dieu est celle de Dieu. De même, sa parole est la parole du Prophète, et la parole du Prophète est celle de Dieu ". Le sens voulu du mot croyant, est ici, dans sa vérité première les portes conductrices, puis cela descend peu à peu pour aboutir à chacun des croyants. Et cela va jusqu'à ce point que si une canne se trouve dans la main d'un croyant, en cette canne on ne peut rien voir que Dieu car elle en dépend. Si cette canne était dans la main d'un non croyant on ne pourrait voir en elle que le feu, parce qu'alors elle en dépendrait. Il en est de même pour la partie du sol sur laquelle il (1) s'asseoit et pour toutes les choses qui dépendent de lui.
(1) Le non croyant
Tous n'ont été créé qu'en vue de voir Dieu, qui est la vue de la Volonté Primitive, dans sa première vérité.
Mentionner quelque chose d'autre que Dieu, c'est parler des reflets, et non de ce qui subsiste par lui même. Car, en tout état, il est comme le soleil, et ce qui est autre que Lui sont des miroirs, sur lesquels se reflètent les reflets du soleil. Si nous mentionnons la vue de Dieu en autre que Lui, c'est uniquement à cause du reflet du signe de l'Unité, qui est de Dieu dans ce miroir.
Sans cela une telle application de ce terme n'est point permise, si ce n'est sur la Volonté Primitive. Quiconque a vu Celui que Dieu doit manifester, a vu Dieu, a bénéficié de la vue du Seigneur, s'il croit à lui, car sinon, celui qui a vu la cinquième face (1) a bénéficié de la vue de Dieu, mais quel fruit en a t il tiré ? Peut être eut il infiniment mieux valu pour lui qu'il en fut autrement, plutôt que de le voir, sans v croire.
(1) Imam Housseïn au moment de son ascension au ciel. Il s'agit ici de chiisme.
La vue du premier vouloir (qui est créé) auprès de la Volonté Primitive est comme le reflet du soleil dans le miroir, et ainsi de suite, sans fin, jusqu'à la dernière existence.
Comment comparer la vue du soleil lui même avec la vue de ses reflets dans les miroirs ? Quoi qu'en réalité ces reflets ne soient que le soleil et ne racontent que lui. Ces reflets ne sont que dans le rang de contingence auprès de la manifestation de l'Eternel, c'est un rang nouveau (2) en face de l'Eternité.
(2) Créé.
Quiconque associe la vue de Celui que Dieu doit manifester à une vue quelconque, ou bien, quiconque pense qu'il peut y avoir analogie ou identité entre cette vue et une autre, celui là n'a pas connu Celui que Dieu doit manifester, et n'est pas digne qu'on le mentionne. On aura beau s'élever, on ne dépassera jamais Sa limite car on ne peut jamais Le connaître. Eh bien, du moment que Celui que Dieu doit manifester ne peut-être connu, comment pourrait on connaître l'Essence éternelle ?
Dieu est pur de ceux qui le disent d'une pureté sublime, et il est d'une "élévation prodigieuse au dessus de la mention de ceux qui le veulent mentionner.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 8
Tout ce qui est dans le monde supérieur est dans le Bayan.
Le résumé de cette porte est que :
Tout ce qui peut s'appeler chose est dans le Bayan. Mais, bien entendu, le nom seul (de la chose) et l'esprit attaché à ce nom, mais non l'esprit attaché à cette chose même et qui est son essence (1).
(1) Par exemple le mot " boîte " et l'esprit attaché au mot boîte, mais non pas la boîte elle même non plus que l'esprit attaché à telle ou tulle boîte.
Tout ce qui est dans le Bayan, est dans ce verset :
" Si nous faisions descendre ce Bayan sur quiconque est dans les invisibilités des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux, alors tous croiraient à Dieu, leur Seigneur miséricordieux".
" Allah ! Il n'y a pas de Dieu si ce n'est Lui, LE VIVANT, CELUI QUI DONNE ASILE, LE STABLE ".
" Allah ! Il n'y a pas de Dieu si ce n'est Lui, LE VICTORIEUX, L'EVIDENT, L'UNIQUE, L'INACCESSIBLE, LE SUBLIME, L,ELEVE, LE TRES SAINT. C'est pour Lui les noms excellents ".
" Celui qui est dans les sur la terre, et entre eux, exalte sa gloire. Et il EST ELEVÉ; AU DESSUS MÊME DE CE QUE LES HOMMES PEUVENT DIRE.
Dis: En vérité, Dieu ! C'est Lui le ROI, le SULTAIN, le TOUT PUISSANT, le SAVANT :
C'est pour Lui les noms élevés. Se prosterner devant Lui celui qui est dans les cieux, sur la terre et entre eux. En vérité c'est lui le CHÉRI, le BIEN AIMÉ ".
Ces versets contiennent dix neuf noms qui démontrent Dieu. Tous les noms, toutes les similitudes sont mentionnées à l'ombre de ces dix neuf.
Il y a dix neuf paroles de négation qui sont les dix neuf portes de feu, en opposition avec les dix neuf portes du Paradis. Quiconque croit au Bayan et récite ces quatre versets qui sont le lieu de la Création, de la Nourriture, de la mort et de la vie, et croit aux dix neuf lettres, dont le coeur recherche l'aide de ces noms, et se réfugie en Dieu contre les portes du feu, dont il se détourne ; quiconque sait que toute bonne mention qui se trouve dans le Bayan retourne à ces noms et à ces exemples, tandis que toute mention autre que bonne, retourne aux lettres de négation, celui là a récité le Bayan tout entier, et il a affirmé tout ce que Dieu a fait descendre en lui.
Ces quatre versets retournent à celui ci :
" Dieu témoigne qu'il n'y a pas de Dieu si ce n'est lui. C'est pour lui, t'invisible et le visible, puis la grandeur et la Toute Puissance, puis la Souveraineté et la Divinité, puis la Force et le Pouvoir, puis l'Empire et le monde d'ici bas. Il fait vivre, il fait mourir, il tue, puis il fait revivre : en, vérité ! c'est Lui le vivant qui ne meure pas, le Padichah dont la royauté n'est jamais affaiblie, le Juste, qui ne fait pas de tyrannie, le Sultan qui ne change pas, l'Unique dont la main ne laissera rien échapper ni dans les cieux, ni sur la terre, ni dans ce qui est autre. En vérité, c'est Lui, le puissant sur toutes choses ".
Et ce verset retourne à cet autre : " Dieu témoigne qu'il n'y a pas de Dieu si ce n'est Lui. C'est pour Lui l'ordre et la création. Il fait vivre, il fait mourir, il fait mourir, il fait vivre. C'est Lui le Vivant qui ne meurt pas. Dans Sa main sont les invisibilités de toutes choses. Il crée ce qu'il veut sur son ordre. En vérité, il est le Puissant sur toutes choses ",
Et tout ce verset retourne au Bismé llah el Amna al Aqdas, dont toutes les lettres retournent au point du B (de Bism).
Donc, ainsi qu'au début tout s'est levé de ce point, tout le Bayan n'en est que le commentaire, et la manifestation dans les miroirs. Il est semblable au soleil, et toutes les lettres sont comme les miroirs qui Le reflètent. En aucune lettre il n'y a de commencement si ce n'est lui, en aucune lettre il n'y a de fin si ce n'est Lui: Rien n'est manifeste si ce n'est Lui, rien n'est caché si ce n'est Lui.
Donc, quiconque est entré à l'ombre de la foi au Qoran, on ne peut voir en lui autre chose que le reflet du signe du Prophète de Dieu, par le bienfait duquel il est entré à son ombre. Tout le Bayan est la manifestation du Point et ce point est le lieu de la volonté de la manifestation de Dieu.
Tout retourne à Celui que Dieu doit manifester car c'est lui Celui vers lequel retourne le Bayan et ce qui est en lui, avec la plus grande obéissance et la plus grande déférence. C'est Lui, qui peut être vu dans les miroirs du Bayan.
Si dans le Bayan il y a un spectacle de la justice, c'est Lui, le Juste. S'il y a un spectacle de bienveillance, c'est Lui, le Bienveillant; s'il y a un spectacle de Royauté, c'est Lui, le Roi ; s'il y a un spectacle de science, c'est Lui, le Savant ; s'il y a un spectacle de puissance, c'est Lui, le Puissant ; car dans les miroirs on ne peut voir que le soleil, dont ils ne sont que le reflet ! (1).
(1) Donc l'homme n'est que le miroir reflétant plus on moins complètement l'un quelconque ou plusieurs des attributs de Dieu. C'est en sa qualité de reflet qu'il retourne à sa source car, en sa qualité de miroir, il n'est rien.
Toutes les lettres "elliyines" du Bayan retournent à Celui que Dieu doit manifester qui est la première Porte du Paradis et le Grand Nom manifesté avec la Divinité. Toutes les lettres autres qu' " elliyines " retournent à l'ombre de la première porte qui, à l'ombre de ce nom, prend l'aide du néant.
Qu'un homme au regard minutieux regarde ! il verra tout le bien dans la main de Celui que Dieu doit manifester, et tous les mensonges il les verra en opposition (avec Celui que Dieu doit manifester); ainsi que cela est manifeste aujourd'hui dans le point du Bayan, et auparavant dans le point du Qoran. Aucune élévation n'est plus grande pour le Bayan et les gens qui y croient que ceci : au moment, de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, on ne puisse voir en eux que Lui. Car enfin, il n'y a pas de doute que la manifestation précédente ne soit manifeste en eux et qu'en eux on ne puisse voir qu'elle.
Ainsi, aujourd'hui, personne n'a de doute au sujet du Point du Qoran : et cependant la manifestation du Point du Bayan est exactement celle du Point du Qoran, mais dans un degré plus noble. Peut être est ce Lui, qui est dans les miroirs Qoraniques, manifeste, mais c'est à cause de l'élévation de, sa manifestation qu'ils sont restés dans l'ignorance. A cause de la sublimité de sa lumière, il est resté caché à leurs yeux.
Par exemple, aujourd'hui tous les spectacles Qoraniques cherchent, par lui, à se rapprocher de Dieu et n'ont d'autre vouloir que son contentement : comment pourraient ils ordonner contre ? (1)
C'est ainsi que celui qui est dans le Bayan ne trouvera le salut que par la vue de Celui que Dieu doit manifester dans son être même et non dans la vue de ce qui a été manifesté auparavant. (2) Car c'est Lui qui est manifesté et tant qu'il est dans le berceau de la grandeur, de l'inaccessibilité, de l'élévation, de la puissance, de la souveraineté, tout ce qu'il y a, ce sont ses actes qui agissent dans le Bayan (3).
Les noms excellents sont les preuves de son Paradis, et les noms qui ne sont pas excellents, qui sont ensevelis dans le feu, sont les spectacles de ce feu. Et ces noms excellents voient au moment même que le Sultan du Bayan est le spectacle de son nom (4) et qu'il ne fait ce qu'il fait qu'en le mentionnant. Il en est de même pour les spectacles de la grandeur, de la richesse, de la puissance, de l'inaccessibilité et pour tous les rangs bons ainsi que cela est évident en ce qui concerne aujourd'hui le Point du Bayan.
(1) C'est le Bab qui est visé dans le Qoran, mais les hommes n'ont pas compris parce que leur intelligence n'était pas assez développée. C'est en invoquant le Bab - sans le savoir - que les Musulmans cherchent à se rapprocher de Dieu et dès qu'ils voient le Bab, ils le maudissent.
(2) Au moment de la Manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Alors il doit abandonner sa croyance en seyyéd Ali Mohammad et au Bayan
(3) En réalité c'est le Bab qui parlait dans le Qoran, c'est Celui que Dieu doit manifester qui parle dans le Bayan.
(4) C'est en se basant sur cette porte que les Ezèlis rejettent Baha, disant qu'il doit y avoir au moins un Sultan Bayani avant la nouvelle manifestation divine.
Et Lui, il est sur sa montagne, il voit qu'en tous il n'y a rien que par Sa manifestation, et cependant tous lui font, ce qu'ils lui font. Que ce soit des spectacles Qoraniques ou d'autres! Comme ils sont restés dans l'ignorance de leur bien aimé ! C'est pourquoi ils restent éternellement dans le feu de l'ignorance et ne jouissent pas de la connaissance de leur bien aimé.
Si dans les contingences quelque chose est dans le contentement, c'est Lui qui est dans le contentement et si une chose est dans le mécontentement, c'est Lui qui est dans le mécontentement. Car dans cette chose on ne peut rien voir d'autre que le soleil de la volonté par lequel cette chose est chose, était chose ou sera chose. Car si le soleil est enlevé de cette chose elle devient le néant absolu : peut être l'existence de la parole "néant" autant que l'on exprime par elle le néant, qui est le non être et la non existence, n'existe que par lui : car sans cela ce mot même n'eut pas été prononcé. C'est là le sens de la parole du Prophète de Dieu : "O mon Dieu enseigne moi les vérités des choses telles qu'elles sont ".
Cela ne veut pas dire que dans la vérité de chaque chose, tu puisses voir le Point du Bayan. Peut être sa manifestation dans le rang de poussière n'est que poussière, dans celui de l'eau, que l'eau, dans celui de l'air, que l'air, et dans celui de feu, que feu. Ce n'est pas que de ce point quelque chose puisse être augmenté ou diminué, car si jusqu'à l'infini les miroirs se trouvaient en face du soleil, qu'ils fussent de rubis ou de diamant, ou de cristal ou de verre, ou en tout ce qu'on peut imaginer, ces miroirs refléteront toujours le soleil, sans en rien enlever, sans y rien ajouter.
C'est comme la manifestation du Prophète de Dieu après qu'il fut suscité et que vingt trois ans furent passés: si à ce moment, il n'eut pas manifesté sa qualité de Prophète avec la permission de Dieu, toutes les créatures n'eussent pas été guidées ; mais rien n'est diminué de lui, rien n'est augmenté en lui, et, s'il n'avait pas manifesté sa qualité de Prophète, il serait mort quand son destin le lui avait fixé et serait arrivé au plus haut point de sa sainteté. Et, de toute éternité dans le passé, de toute éternité dans l'avenir, le lever de l'astre est ceci que tous existent par le bienfait du Point de Vérité, sans que, de la mer de sa bienveillance, une goutte diminue ou augmente. Et il en est de même pour tout ce qui en sort (du Point) si jusqu'à l'infini on les écrivait (les paroles qui sortent du Point) de la façon la plus haute qui se puisse concevoir, et que jusqu'à l'infini ce tout fut guidé par lui, rien ne diminuerait de Lui, mais rien n'y augmenterait. Il reste tel qu'il était. C'est de cette façon que Dieu a fixé le rayonnement du soleil dans la limite de sa mention en ce qui le concerne. En vérité, Dieu est puissant sur toutes choses.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 9
Dans ceci, que tout ce qui est dans le Bayan est dans un des versets du Bayan.
Le résumé, de cette porte est ceci que :
Tout ce qui est dans le Bayan est dans le verset dans lequel sont mentionnés dix neuf noms (1) et, à leur ombre, dix neuf lettres de négation.
(1) Voir Unité III, porte huitième.
Toute chose qui retourne à la forme humaine, si elle démontre l'assentiment, est mentionnée dans les noms bons et les exemples bons, fut ce même un atome de boue; et si elle démontre la négation, elle est mentionnée dans le " Amma iasmoutoun " (1).
Heureux celui qui croit à Celui dont ces versets ne sont qu'une aspersion de la mer de sa Puissance. Ces exemples ne sont qu'à cause de l'Océan de Sa Sublimité. Chaque chose sur laquelle est mentionné le mot négation est ainsi certifiée par ce qu'elle ne s'est ni inclinée ni prosternée auprès de la grandeur de la sainteté de Sa sublimité : et c'est le Point du Bayan dans cette manifestation-ci, la Volonté Primitive dans chaque manifestation, l'Etre même de celui que Dieu doit manifester quand il se manifestera avec la permission de son Dieu. Donc attendre en vérité ! ô maître de la vue, nous tous nous attendons. Il ne se lèvera que de lui même et ne se couchera qu'en lui même. Il est comme un soleil qui se lève dans le ciel des coeurs. Quiconque se met en face de ce soleil et dont le coeur est pur comme un miroir, ce soleil se reflètera en lui sans que change l'apparence de ce soleil dans la hauteur de sa mention et la sublimité de sa sainteté. Sachez que c'est pour Dieu l'ordre d'avant et l'ordre d'après, et, au moment de cette manifestation de l'arbre de la Vérité les croyants seront heureux.
(1) Dieu est plus haut encore que les paroles que vous ne prononcez même pas.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 10
Dans ceci, que ce qui est dans ce verset est dans le premier verset, de Chahed Allah, jusqu'à Qadira (1).
Le résumé de cette porte est que : (2)
Le commentaire de cette porte a été donné dans une porte précédente, mais l'explication que tout être doué d'intelligence peut comprendre est celle ci. Et si je dis chaque être doué d'intelligence la peut comprendre, c'est qu'il la peut comprendre dans le lieu du Prophétisme (3) non dans le monde des coeurs (4) qui est le monde de la manifestation des noms de Dieu, alors que pour ce monde il n'y avait et il n'y a ni bornes ni limites, ni manifestation, ni action d'être caché, ni haut ni bas, ni lever ni coucher, car chaque chose limitée, dans le monde de l'esprit, se revêt de la chemise de la limite. Dans le monde des coeurs (au contraire) on ne peut rien voir que Dieu et les noms. C'est pour Lui l'ordre d'avant et d'après et nous sommes tous ses adorateurs.
(1) De : Dieu témoigne jusqu'à : Puissant sur toutes choses. Voir Unité III, porte 8.
(2) Bayan arabe : Ce qui est dans ce verset, quand vous êtes heureux et contents répétez le au nombre de toutes choses ; et si vous n'êtes pas joyeux, taisez vous et réfléchissez.
(3) Qui est la monde des noms.
(4) C'est encore Lui qui est ce B.
Si quelqu'un regarde aujourd'hui au début de la manifestation du Prophète de Dieu qui est le lieu de spécialisation de la Volonté dans cette manifestation du Qoran (il verra) que tout ce qui acquiert, par lui, la qualité de chose qu'elle soit vraie ou non s'est manifesté de la mer de Sa manifestation, et toutes subsistent sur Lui. Le but du premier verset est lui même dans le Qoran, et le sens de ceci " que toutes choses se manifestent du B de Bism Illah " c'est encore Lui (1).
Que cette même personne regarde de même dans le Bayan. Tout ce qui s'y trouve de croyant en Dieu ou non, est authentifié par la manifestation du Point du Bayan, et le sens du verset " que tous sont dans ce verset " c'est Lui. Car c'est Lui le signe de la création de ce verset, et c'est lui le B de Bism Illah dans la Création, car ce B le démontre.
De même que les lettres des mots sont certifiées par le Point du Bayan et se multiplient à l'infini, de même les esprits des vérités des choses sont créés par lui et se multiplient de lui. Et si l'on mentionne "les maîtres du coeur " le sens de cette expression était et est ceux qui démontrent la parole "Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu" et si l'on mentionne "les maîtres d'esprit" le sens en est ceux qui démontrent le Prophète ; si l'on mentionne "les maîtres des âmes" le sens en est les Imams guides, le salut soit sur eux ! si l'on mentionne les "maîtres des corps" la signification en est "les portes". Tous les noms, tous les attributs sont des multiplications de cette Première Unité.
Vois les lettres des mots du Bayan, toutes sont les multiplications de son unité première, même si elles sont jusqu'à l'infini; même si dans cette multiplication se rencontrent des spectacles universels (complets) qui soient plus puissants dans leur manifestation que la première Unité.
(1) C'est encore Lui qui est ce B.
C'est par elle qu'ils sont certifiés, et tous retournent à elle comme ils ont tous été créés par elle. Cela ne veut pas dire que toutes les lettres du Bayan deviennent ces lettres (de la première Unité). Chaque lettre, suivant sa mesure, est un signe d'elle (1), de même que chaque individu, dans sa mesure, la démontre.
Regarde le " retour " comme tu regardes la " création nouvelle " (2). Si aujourd'hui quelqu'un est dans l'orient de la création, il ne peut être créé que s'il revêt les vêtements du Bayan sur son coeur, son esprit, son âme et son corps. De même si quelqu'un est dans l'occident du retour et qu'il entende la manifestation de Celui que Dieu veut manifester, il retournera vers Lui avec tout ce qu'il aura revêtu de la chemise de sa connaissance, qui sont ses nouveaux versets. C'est ainsi que toute chose, dans sa limite, existe parle Point, sans pour cela retourner à l'essence du Point ou sans se lever de lui. Suppose que tous soient des miroirs et le Point, le Soleil des cieux. Si c'est un miroir blanc qui soit mis en face de ce soleil, le signe du coeur y est créé; si ce miroir est jaune, le signe de l'esprit ; s'il est vert, le signe des âmes; s'il est rouge, le signe des corps (3) ; et, s'il est d'une autre couleur, avec tout ce qui est en lui suivant sa mesure jusqu'à ce signe, j'en demande pardon à Dieu, si un non croyant se met en face de ce soleil, il emportera des reflets, mais autres que ceux des couleurs aimées.
(1) De cette première Unité.
(2) Vois qu'il en est de la résurrection comme il en est de cette création nouvelle.
(3) Il ressort nettement de ce passage que la couleur blanche affectée au plus haut degré, est celle qui est pure et n'est mélangée de rien d'étranger ; la couleur jaune est réservée à celui qui n'a pu complètement se débarrasser des liens de ce bas monde, dont le coeur n'est pas parfaitement pur. Le vert est relatif a celui qui se trouve dans un degré inférieur ; plus bas encore est le rouge. Voir la Revue du Monde musulman, IVème article sur la Chéïkhisme.
C'est de la que vient cette parole de Fa (1): " Je suis votre Seigneur très auguste ! " en face de la parole de mime (2) que Lui, parlait au nom de Dieu très haut.
C'est pourquoi se reflète dans chaque manifestation la vérité absolue en face de ce qui ne l'est pas ; si ce n'est auprès de ceux qui voient et ceux là regardent en toute vérité dans les vérités des choses : ils ont le regard fixé Sur le soleil de la vérité. La manifestation de ce soleil, non plus que les couleurs diverses des miroirs, ne les font rester dans l'ignorance de la manifestation de ce soleil dans ces miroirs. Ceux là sont ceux qui, en vérité, craignent Dieu dans le livre d'auparavant et dans le livre d'après et ce sont eux qui sont guidés.
Si quelqu'un eut regardé dans cette manifestation ci, il eut pu contempler les reflets de ce genre dans la seconde parole de négation. Cette lettre mentionnait le soleil (3) et cependant ce soleil est arrivé au lieu de son supplice et cette seconde lettre a fait ce qu'elle a fait, et la plume à honte de le raconter.
Etonnez vous certes! ô maître de coeur ! craignez Dieu, ô maîtres de soleils reflétés.
(1) Pharaon.
(2) Moïse.
(3) Le Bab.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 11
Dans ceci que ce qui est dans ce verset est dans le Bism lllah el Amna el Aqdas.
Le résumé de cette porte est que :
Toutes les lettres des mots n'existent, que par le Point, et leurs esprits n'existent que par le Point de vérité. Et c'est Lui, qui dans le Qoran est Mohammed le Prophète de Dieu, sur lui soit le salut; et, dans le Bayan, le maître des sept lettres, et dans la manifestation de Celui que Dieu doit manifester cette vérité divine, cet être très pur et très saint, qui est lui même le soleil de la Vérité avec sa splendeur rayonnante qui sont les versets de la vérité. Ce qui est autre que ce rayonnement sont les ombres dans les miroirs. La mention de ceci a été faite dans les portes précédentes et le sera, à sa place, par la suite.
Dieu aime ceux qui le craignent.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 12
Dans ceci que le Point est comme le soleil et les autres lettres comme des miroirs en face du soleil. Tout ce qui est dans le Bism Illah, est dans le Point. Et celui qui dit: " Dieu est mon Seigneur et je ne lui donne aucun associé ", a mentionné en vérité Dieu, de la façon que Dieu a fixée pour le Point.
Le résumé de cette porte est que :
La signification du mot Point est l'être même de la Volonté Primitive. Si aux lieux et places de Bism Illah el Amna el Aqdas il avait été dit 'Izz Oullah el Amna et Aqdas, alors la mention de l'être même de la volonté se fut faite par un Aïne. En effet, si le B était écarté, sa première manifestation se fut faite par la lettre Aine ainsi que cela est évident dans la différence qui existe entre Bé Koull Chéï et Ala Koull Chèï (avec toutes choses et sur toutes choses).
C'est là le secret de la parole de l'Emir des Croyants, sur lui soit le salut ! quand il dit : " Je suis le point sous le B " et il le dit dans le rang de conformité et il mentionne les lettres et les nombres et non l'être même et l'essence de ce B. Par le fait même que dans la manifestation du Point de la vérité qui s'est manifesté dans le Qoran sous le nom du Prophète de Dieu il n'y a plus qu'à le considérer lui même comme le soleil et les croyants en lui comme des soleils reflétés dans les miroirs. Et dès lors on a recueilli le fruit de cette porte, dans la science, mais non dans les oeuvres. Le rang des oeuvres est ceci : aujourd'hui qui est la manifestation
de ce même point dans le Bayan, chaque personne qui croit en lui ne voit en lui que ce qui est cause de sa grandeur et comme un reflet qu'il voit dans un miroir par rapport au Soleil du Ciel. Si par exemple cette personne dit " Allahou Akbar ", ou bien si quelqu'un qui croit au Qoran dise cet "Allahou Akbar", cette parole n'est, auprès du " Allahou Akbar " (1) que le Point du Qoran dit dans sa manifestation finale que comme un soleil reflété par rapport au Soleil du Ciel.
(1) Celui ci est absolu, les autres ne sont que relatifs. De plus actuellement si un musulman dit Allahou Ekbar, sa parole imbue de l'idée Qoranique est vaine, tandis que cette parole, dans la bouche d'un Babi exprime la vérité: car c'est le Point qui crée la Vérité et le Point est la Vérité.
Ce fruit, dans cette période, ne s'est pas manifesté. S'il s'est manifesté auprès d'un petit nombre de gens, c'est en science qu'il s'est manifesté, non en oeuvres. J'ai donné comme exemple la plus grande chose par laquelle l'homme puisse jouir (la connaissance de Dieu) afin que les conséquences qui sont à son ombre soient ses conséquences à lui, afin que, à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, les croyants au Bayan agissent suivant cette porte, qui est l'essence de toute la science et de toute l'oeuvre. Dès lors, pour eux mêmes, ils ne verront plus de qualité de chose, si ce n'est par Lui ; ainsi que la qualité de chose de l'être même de leurs coeurs, de Leur esprit, de leur âme, de leur essence est confirmée par la manifestation du Point du Bayan, car c'est Lui qui a mis dans les âmes des créatures. ces signes mêmes par lesquels elles se tournent vers Lui. C'est là toute la science, toute la foi. Si quelqu'un regarde et recueille le fruit de son existence et soit comme un mort auprès de chaque manifestation de la volonté, ainsi que tous le sont dans la manifestation précédente, comme, par exemple, ces gens qui aujourd'hui croient au Prophète de Dieu, ils ne se croient pas mentionnés auprès de lui (1), et jouissent de la toi en lui, honorés par elle et fermes dans le contentement de Dieu ; mais ils sont dans l'ignorance que la manifestation du Point du Bayan est exactement sa dernière manifestation, dans un rang plus élevé.
(1) Le texte porte ici, aussi bien dans le manuscrit de Soubhe Ezel que dans les autres " Némidanend". Si ce texte est exact, ce passage devient incompréhensible. Si nous supprimons le " noun " du débat et que nous lisions " midanend ", alors tout devient clair. Je propose donc de lire ; " Ils se croient, ils se savent mentionnés auprès de lui. "
Si quelqu'un avait cette science et ses oeuvres en lui, dans aucune manifestation il ne resterait dans l'ignorance, et, dans chaque manifestation il jouirait de la vue de son bien-aimé, et il recueillerait tous les fruits de cette manifestation.
Donc ! Heureux celui que Dieu a instruit dans cette science, a honoré de cette oeuvre. Si cette science était répandue parmi les hommes ils n'eussent pas cru que le bienfait (1) de l'Emir des Croyants était comme celui de Mohammed, quoique dans le soleil de ce bienfait on ne peut voir que le soleil de la vérité. Ainsi, celui qui a dit cette parole avait en vue la mer de la Volonté, et non la mer de l'Essence éternelle, et cette parole démontre ce que je disais : "Cette mer est la mer de la Volonté qui était dans l'éternité. En vérité, les contingences sont les vagues et les formes (de la surface) ".
Et ceci est, en réalité, les reflets des miroirs qui démontrent le soleil, car dans le degré des contingences, qui est le degré des miroirs, autre que cela est impossible. Le premier miroir qui a recueilli un reflet du soleil dans tous les mondes, est l'Emir des Croyants, sur lui soit le salut ! et cela dans chaque manifestation, sous un nom différent, jusqu'à aboutir à cette manifestation ci.
En vérité, dans cette manifestation, Ali est le miroir de cette manifestation. Heureux ceux qui se mettent à son ombre. Ce sont eux les compagnons du destin, les témoins dit nom de Celui qui fixe le destin, les compagnons du jour de Badr. Ceux là ont progressé au point que personne au monde ne les précède si ce n'est Celui que Dieu voudra. En vérité, quand Dieu commande à quelque chose il crée ce qu'il veut, et plus haut encore, s'il le veut.
(1) La prééminence.
En vérité, il est puissant sur chaque chose.
Le fruit de cette science est que : si au jour de Celui que Dieu doit manifester tout ce qui est sur la terre donne un témoignage sur une question et que Lui donne un témoignage contraire à celui qu'ils donnent, Lui est comme le soleil, et leur témoignage comme ses reflets dans des miroirs qui ne sont pas mis en face de lui, car sans cela, leur témoignage eut été conforme au sien (1).
J'en jure par l'essence très Sainte de Dieu ! une ligne de ses paroles vaut mieux que la parole de tout ce qui est sur la terre. Je demande pardon à Dieu d'oser cette comparaison, car comment peut on comparer les effets du soleil des miroirs aux effets du soleil des cieux (2). Dans les miroirs, ces soleils sont dans le degré du néant, tandis que le soleil dans le ciel est dans le rang de chose qui crée une chose à cause de Dieu très haut.
Si quelqu'un prend de lui la rétribution d'un "La élahé ellallah " cela vaut mieux que la rétribution de l'Unité que toutes choses font de Dieu. Je me repens de cette comparaison : peut être en est il ainsi que je l'ai dit (3). Tout ce dont Il témoigne, est le témoignage de Dieu sur cette chose, tout ce qu'Il en dit est la parole de Dieu au sujet de cette chose.
(1) Les miroirs mis en face du soleil le reflètent, les Miroirs qui ne sont pas en face de soleil le reflètent pas, c'est à dire mentent.
(2) Autrement dit : les effets du Soleil reflété à ceux du soleil lui même.
(3) Eux, néant, Lui, créateur.
Si, à l'époque de Sa manifestation, se trouve un sultan qui mentionne (1) sa souveraineté personnelle, ce sultan est exactement comme un miroir mis en face du soleil qui dirait C'est moi qui suis cette source de " lumière ".
Il en est de même pour un savant, s'il se vante de, sa science auprès de Lui, pour un riche qui fait ostentation de sa richesse, pour un puissant qui étalerait sa puissance, pour un grand qui ferait montre de sa grandeur.
Les fils des hommes qui ne sont pas dans ses limites se rient de lui (2) qu'en peut penser le soleil de la vérité?
Comme lui (3) il y a beaucoup de sultans sur la surface de la terre, soit dans la manifestation du Bayan soit dans les manifestations d'avant le Bayan, qui tous aboutissent au Point de la Volonté, dans quelque manifestation que ce soit. Il en est de même pour les savants, pour les riches, pour les puissants, pour les grands. Vois qu'il en est ainsi, et sois en convaincu ; agis en conséquence dans tous les noms, dans tous les qualificatifs, en tout ce à quoi s'applique le mot chose. Auprès de Lui ne fais pas mention de ton existence, car ce serait faire preuve de non existence. Vois le rang de ceux là qui ont voulu affirmer le Prophète de Dieu par l'entremise de l'affirmation des prêtres du livre de l'Elif: de même pour le Bayan, vois les voulant affirmer le Point du Bayan par l'affirmation de ceux là qui sont dans l'ignorance, depuis 1270 ans, dans des degrés infinis et qui n'ont été guidés que par sa première manifestation dans le Qoran.
(1) Qui fasse ostentation.
(2) De ce sultan, de ce riche, de ce puissant.
(3) Comme ce sultan.
Et ceci encore, à condition qu'ils l'aient accepté (le Qoran), car comment la Plume pourrait elle se plier à mentionner ceux qui n'ont pas accepté et qui ne veulent accepter que par l'intermédiaire de ceux qui sont dans le feu Celui qui crée le Paradis et l'Enfer ; qui ne veulent admettre que sur leur affirmation la parole de Dieu ! et qui ne peuvent que sur leur témoignage témoigner au sujet du Créateur de la vérité, dont le témoignage est exactement le témoignage de Dieu sur toutes choses, de Celui, dont ceux qui croient à Lui sont les croyants et ceux qui ne croient pas en lui sont les infidèles !
Si quelqu'un prononce (au sujet d'un croyant) le nom de non croyant, qui est celui même de ce quelqu'un, quelle limite a t il ! (Pourquoi le fait il ? (1)) Il est même regrettable d'user à son sujet de l'l de limite. En effet, ils sont sous l'ordre de la parole " Pureté " et en lui même, de son propre ordre le mot " pureté " ne lui peut être appliqué (2).
J'en jure donc par Celui qui entrouvre la graine, qui a créé l'homme et qui est unique dans son immensité. Très Saint dans sa sublimité, le Seul Unique dans sa majesté. Aucun feu n'est plus ardent que leur ignorance de leur bien aimé, vers lequel ils se tournent nuit et jour; aucun Paradis n'est plus grand que de regarder le soleil de la Vérité, de savoir autres que lui les reflets dans les miroirs et d'agir pour Lui.
(1) Allusion aux musulmans qui traitent les babis d'apostats.
(2) A celui qui traite d'impurs ceux là qui sont purs.
Si celui qui a rendu un ordre contre Dieu parvenait à découvrir ce qu'il a fait, il sentirait sur lui même le châtiment de son ignorance : certainement cela aura lieu même si c'est dans la nuit des nuits (1) et il le saura. Dieu guide qui il veut sur la route droite et vraie. Dieu n'aime pas mentionner ceux qui n'ont pas cru en Lui et à ses versets, Dieu aime ceux qui le craignent.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 13
Dans ceci qu'il n'est pas permis d'interroger Celui que Dieu doit manifester si ce n'est au sujet de son propre livre. Si celui qui croit au Bayan en agit ainsi, cela vaut mieux pour Lui. Si quelqu'un peut le faire, qu'il aille l'interroger et revienne faire connaître la réponse : cela est très bien. Dieu est témoin sur toutes choses.
Le résumé de cette porte est que (2) :
Il n'est permis d'interroger Celui que Dieu doit manifester que sur ce qui est digne de Lui (3), car son rang est celui de la manifestation sans mélange, au point que la Vérité même de sa manifestation est à son ombre.
(1) Purgatoire disent les Docteurs Babis; mais je crois plus volontiers qu'il s'agit plus réellement de l'anéantissement.
(2) Un Prophète ne peut être interrogé que sur la preuve qu'il apporte. Il eût été vain de demander à Moïse autre chose que la prééminence dans la magie, au Christ autre chose que l'excellence dans la médecine, à Mohammed autre chose que la sublimité dans l'Eloquence. Mohammed n'a pas accompli d'autre miracle que les versets.
(3) Bayan Arabe. N'interrogez ni dans ma manifestation première ni dans ma dernière, si ce n'est au sujet de ce qui est dans le Livre, et que chacun de vous agisse dans sa route.
Si dans le Monde, il y a un bienfait, c'est un de ses reflets ; si une chose existe, C'est par la qualité de chose à Lui et si quelqu'un veut voir sa science qu'il regarde les oulémas du Bayan qui n'agissent (1) que d'après la science de son livre qu'Il a fait descendre dans sa manifestation précédente. Si l'on veut voir Sa puissance, qu'on regarde ceux qui sont puissants dans le Bayan, car c'est de la manifestation précédente de sa Puissance qu'ils sont puissants ; de même, les maîtres de grandeur, qui ne le sont que par la manifestation de
Sa grandeur; de même les maîtres d'élévation, qui ne le sont que par la manifestation de son élévation, de même les maîtres de force, qui ne le sont que par la manifestation de son élévation de Sa force. Et le Bayan, du commencement à la fin, le trésor de toutes ses qualités, le dépôt de sa lumière et de son feu, et ses esprits sur la surface de la terre sont des témoins qui démontrent la vérité de ses paroles dès sa manifestation précédente. Car tous ont été créés pour sa manifestation suivante. Par exemple, le mot Djèvad a été créé dans le Bayan par son nom de Djèvad dans sa manifestation à lui même. De même le nom de Vahhab a été créé dans le Qoran pour son nom de Vahhab dans le Bayan. Il en est de même pour tous les noms, pour toutes les ressemblances : le vrai, dans le vrai, le non vrai, dans le non vrai. Si quelqu'un le connaît, il doit mourir aussitôt auprès de Sa volonté, et il n'y avait pas, il n'y a pas de plus grand témoignage pour Lui que lui même auprès de tous, car tous les versets et paroles se lèvent de la mer de Sa bienveillance, des océans de Sa bonté, des abîmes de Sa grandeur.
(1) Je pense qu'il faudrait Alèm end un lieu de Amel end.
Si quelqu'un veut l'interroger, cela n'est pas permis, si ce n'est dans son livre, afin qu'il recueille l'allégresse parfaite d'une réponse, et le signe de son bien aimé vers lui. De même si dans, le Bayan quelqu'un se revêt de ces qualités agrées, il est bien aimé de Lui et durant sa manifestation et durant qu'il est caché; mais qu'on ne l'interroge pas sur les choses qui ne sont pas de son rang. Par exemple si l'on interroge celui qui vend un rubis sur le prix de la paille, combien on est dans l'ignorance et loin de la vérité. Il en est de même du plus haut rang des créatures, si ce n'est les choses qu'il revêt lui même de ces qualités au jour de sa manifestation. Il me semble que je vois quelqu'un l'interroger dans son livre au sujet de ce qui est descendu dans le Bayan, d'après ses propres imaginations, et Lui, dans sa réponse, fait descendre de Dieu, et non de lui même :
" En vérité, je suis Dieu ; il n'y a pas d'autre Dieu que moi ! En vérité, j'ai créé toutes choses et j'ai envoyé les Prophètes d'auparavant, et je leur ai envoyé le Livre. N'adorez que Dieu, mon Seigneur et le vôtre. Et cela est, en vérité, de la plus claire évidence. Il est égal pour moi que vous croyiez en moi et dans ce cas vous rassemblez pour vous même tout le bien ou que vous ne croyez pas en moi ni à ce que Dieu fait descendre en moi et alors c'est de vous mêmes, que vous restez dans l'ignorance, En vérité, moi, j'étais auparavant sans besoin de vous, et je n'ai nul besoin de vous après. Aidez vous donc vous mêmes, ô créatures de Dieu. Croyez à mes versets. En vérité ! celui qui ne croira pas en moi, ni aux versets que Dieu fait descendre en moi, est auprès de Dieu comme celui qui n'a pas cru au Maître des Sept Lettres, ni au Bayan, et est resté à ce moment là, croyant à Mohammed et à son Qoran. "
" Comment dès lors, auriez vous été contents d'entrer au nombre de ces gens là (1). Maintenant, il en est de même, si vous le savez. Entrez en hâte dans la religion de Dieu et ne soyez pas contents de patienter dans le Bayan après que Dieu a fait descendre sur moi des versets qui viennent de Lui. En vérité ce Dieu est puissant sur toutes choses.
En vérité ! Moi, je suis le Point du Bayan d'auparavant. En vérité! Dieu m'a manifesté aujourd'hui de même qu'il m'a manifesté auparavant. Certainement je récompenserai celui qui croira à ma religion puis au Bayan d'auparavant. Hâtez vous, oh hommes dans l'ordre de Dieu et craignez Dieu ! Et vous , ne voyez en moi que Dieu, mon Seigneur et le vôtre, le Seigneur des Cieux et de la Terre, le Seigneur de chaque chose, des choses perceptibles et de celles qui ne le sont pas, le Seigneur des mondes! En vérité, ce qui est auprès de vous est comme ce qui est dans les miroirs et démontre le soleil des cieux. Il en est de même pour les choses sur lesquelles votes argumentiez dans vos livres quand nous avons fait descendre sur vous les versets d'auparavant dans le Bayan, oh esclaves, craignez Dieu !"
Qu'il abrège donc ses demandes à son bien aimé, si ce n'est dans la hauteur de l'Unité, l'élévation de la sainteté de Dieu, la sublimité de sa gloire, l'inaccessibilité de sa grandeur en science, en paroles, en apparence, en secret: car lui même n'aime que les coeurs qui ne démontrent que Dieu et l'amour de Dieu.
(1) Les musulmans.
Les esprits (Nèbis ou prophètes) les âmes (imams), et les corps (Babs) ne doivent démontrer que les Lettres du Vivant qui sont exactement les lettres du Vivant du Bayan, qu'étaient exactement les lettres du Vivant du Qoran, qui étaient exactement celles du livre de l'élif (1), et celles du livre T (2) celles du livre Z (3) et ainsi de suite jusqu'au livre d'Adam. Car, de la manifestation d'Adam, jusqu'au début de la manifestation du Point du Bayan, il n'a passé que douze mille deux cent dix ans de la vie de ce monde.
Il n'y a aucun doute qu'avant (Adam) il n'y eut eu pour Dieu des mondes et des hommes à l'infini, et autre que Dieu n'en peut compter le nombre. Dans aucun de ces mondes il n'y avait de spectacles de la volonté que le point du Bayan, le maître des sept lettres : il n'y avait de Lettres du Vivant que les lettres du Vivant du Bayan ! il n'y avait de noms que les noms du Bayan non plus que de semblables, si ce n'est les semblables du Bayan (4).
C'est Lui qui est connu de toutes choses sous ce nom : " Le Prophète, le Livre " qu'on attribue à Dieu (5). Mais tous sont dans l'ignorance de sa connaissance, ne connaissent rien de son livre, si ce n'est les croyants au Bayan. Vois de cette façon la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. C'est Lui exactement la Volonté Primitive, dans tous les mondes, et c'est Son livre qui est le livre de la Volonté Primitive dans tous les mondes.
(1) Evangile.
(2) Thorat, la Bible.
(3) Zébour, psaumes de David.
(4) On voit jusqu'où le Bab pousse l'Unité de l'enseignement de Dieu.
(5) On sait que pour les musulmans les Prophètes se divisent en deux classes : les grands Prophètes dit " Charé ", parce qu'ils apportent un livre et un rite : tels Adam, Abraham, Moïse, etc. et les petits Prophètes.
Et Lui ne démontre et ne démontrait que Dieu, et Son livre n'était et n'est que parlant de la part de Dieu; et Ses noms n'étaient et ne sont que des rayonnements du Nom de Dieu très haut, et ses analogies n'étaient et ne sont qu'à l'ombre de Dieu très haut. C'est pour lui l'ombre et la Création d'auparavant et d'après.Il n'y a pas de dieu si ce n'est Lui, et nous sommes tous ses humbles esclaves.
Ce Point du Bayan est exactement ce premier Adam qui a été créé, et cette bague qu'il a à la main est exactement cette même bague (qu'avait Adam) et que Dieu a conservée depuis ce jour jusqu'à aujourd'hui (1). Le verset qui y est gravé est exactement ce verset qui y était gravé. Cette explication est due à la faiblesse des hommes, car en réalité, cet Adam qui est dans le degré de semence, devient cet homme ci. Par exemple, un jeune homme qui a douze ans ne dit pas : " Je suis exactement cette semence descendue de tel ciel sur telle terre " ; s'il le dit, il s'abaisse lui même, et les savants l'accuseront d'avoir une intelligence incomplète. C'est pourquoi le Point du Bayan ne dit pas aujourd'hui c'est moi les spectacles de la volonté depuis Adam jusqu'à aujourd'hui, ce qui serait exactement la même parole (que celle qu'aurait dite l'enfant de douze ans). C'est, pourquoi le Prophète de Dieu n'a pas dit " Je suis Jésus ! " car il l'aurait dit au montent où Jésus avait progressé de ses limites (de Jésus) et était arrivé à cette limite (celle de Mohammed). Il en est de même pour Celui que Dieu a manifesté. Au moment où il aura quatorze ans, il ne sera pas convenable qu'il dise : " Je suis exactement ce jeune homme de douze ans ". S'il le dit, ce sera par égard pour la faiblesse humaine, car toute chose tend à progresser et non il descendre quoique en réalité ce jeune homme de quatorze ans, au moment où il était semence, était Adam : peu à peu, il a progressé jusqu'à ce qu'aujourd'hui il a douze ans: peu à peu il progressera jusqu'à ce qu'il arrive à quatorze ans.
(1) J'ai retrouvé chez un " afnan " la bague du Bab.
Si aujourd'hui l'un des croyants au Qoran consent à dire de lui même : " Moi Je suis un des croyants à l'Evangile " le Point de la Vérité consentira lui aussi à parler ainsi. De même il en est dans le Bayan relativement à Celui que Dieu doit manifester, jusqu'à l'infini de l'infini. La manifestation de Dieu est manifeste dans chaque manifestation, de la façon qu'elle veut, mais la manifestation suivante est toujours l'âge de raison de la manifestation précédente. C'est pourquoi cet âge de raison est trop noble pour se donner à lui même la relation à ce qui est au dessous de lui : car l'âge de raison a ce qui est au dessous de lui avec, en plus, ce qu'il a par lui même: c'est ainsi que le ghaïn a les 900 du Zàd, mais le Zâd n'a pas les mille du ghaïn.
Tu peux voir la même chose dans le nombre des hommes. Au commencement de chaque manifestation tu es entré avec Dieu Très Haut, dans cette manifestation. Tu as alors la manifestation précédente et, en plus, tout ce que tu as dans la nouvelle. Sinon, tu es resté dans l'ignorance du nouveau don de Dieu et tu t'anéantis dans la première manifestation.
Ainsi, actuellement, la Volonté qui s'est manifestée depuis Adam jusqu'au Point de Bayan, est manifeste : elle a tout ce qu'elle avait dans ses manifestations précédentes : elle l'a donc, mais ces manifestations précédentes n'ont pas ce qu'elle a dans cette manifestation ci. Cependant l'arche de son être même, les arches de ses " adella " (1), chaque être qui est sincère dans sa foi, peut être chaque chose qui était parmi les elliyines de cette période, arrivent à la manifestation d'après et rentrent dans le Paradis, Ainsi tous sont entrés aujourd'hui dans le Bayan et y entreront par la bonté de Dieu très haut.
(1) Arguments, preuves.
C'est pourquoi ils (ceux qui n'ont pas cru) sont restés dans l'obscurité et l'ordre du Paradis n'a pas été délivré sur eux, tandis que l'ordre de feu s'appesantissait sur eux. En effet, le Paradis, dans chaque époque, est la perfection de cette époque, et aujourd'hui la perfection est dans le Bayan et non en autre que lui. Au moment Lie la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, elle sera dans son livre jusqu'à l'infini. C'est ainsi que tout progresse et chaque manifestation subséquente a la manifestation précédente avec elle, et en plus, ce qu'elle a d'elle même.
Dans aucune manifestation il n'y a de Volonté sans que le désir de cette Volonté soit de faire retourner tout à cette manifestation afin de les sauver du feu et les faire entrer dans le Paradis. Dans chaque manifestation, suivant que les circonstances l'ont permis, ce phénomène s'est produit, sinon (si les circonstances ne l'ont pas permis), elle est restée en l'état (laissant à l'avenir le soin du progrès), afin que la maître de la manifestation voit les courageux du Bayan et ses téméraires faire ce qu'ils font. Ceux ci font entrer l'humanité dans la religion ou bien, suivant leur puissance, ils propagent l'ordre de Dieu.
J'en jure par l'essence éternelle de Dieu Très Haut: si à l'époque de Celui que Dieu doit manifester tous les potentats et tous les savants de cette époque s'accordent à croire en Lui, Il ne sera pas content de laisser un seul Bayani dans l'impiété sur la surface de la terre : comment laisserait il les autres (1)? Réunissez vous, venez en aide au Dieu absolu afin que rien ne reste sans entrer dans le Paradis. C'est là le bienfait grand, la bienveillance sublime dans chaque manifestation, que tout ce qui est sur la surface de la terre croie à Sa manifestation. Alors la Volonté est satisfaite. Sinon dans toute l'éternité elle réclame auprès de Dieu jusqu'à ce que son contentement soit réel. Il n'y a pas d'échappatoire jusqu'à ce que cela ait lieu, car Dieu était et est puissant sur chaque chose. Dans chaque siècle de la façon qu'il est utile pour les hommes il réunit et fait couler ce qu'il faut, et, enfin de compte, tout ce qui est sur la terre, il en fera des parties de son Paradis (2). En vérité ce Dieu est savant, il est le Maître, il est Tout puissant.
(1) Les chrétiens, les juifs, les musulmans.
(2) Encore une preuve que la manifestation de Baha Oullah, si elle est vraie, n'est pas la dernière.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 14
Dans ceci qu'il est ordonné de conserver le Bayan autant qu'il est possible pour chacun.
Le résumé de cette porte est que :
Ce qui reste de l'arbre de la Vérité au milieu des hommes, ce sont ses paroles et les esprits y attachés. Plus tous travaillent à conserver ses paroles, à les rendre plus précieuses, plus élevées, plus riches, plus cela est manifeste auprès de ses esprits. Il n'est permis d'employer du papier médiocre qu'à la condition qu'on le relie et qu'on le conserve comme ce qu'il y a de plus précieux aux yeux de tous, afin qu'il (le livre contenant les paroles du Bab) ne devienne pas comme le Qoran, dont les exemplaires traînent décousus et dépenaillés dans tous les coins des mosquées.
Personne ne dépensera dans le Bayan la valeur d'un grain de moutarde sans que Dieu soit garant qu'il lui donnera 2000 fois autant : et, si cela ne lui parvient pas directement à lui (1), cela parviendra à ses héritiers, et, en tous cas, cela ne se séparera pas de lui dans ce monde et non dans le monde d'après la mort.
Heureux celui qui conserve et qui orne les paroles de Dieu comme il est possible pour un individu (de le faire), car la grandeur de son esprit (2) et leur ornement est là. Ce n'est pas que quelqu'un termine un Bayan du prix de mille miscals d'or et qu'un croyant dans lequel est l'esprit du Bayan, pour un miscal, soit réduit à l'extrémité : chacun doit dépenser ce qu'il peut (3).
Il n'est pas caché aux yeux des gens du Bayan qu'il n'y a pas d'esclave qui, devenu possesseur de tout le Bayan, ne voie doubler la valeur de ses bonnes oeuvres ' et chaque jour les anges de Dieu, sans compter, lui envoient des bénédictions et réclament pour lui la miséricorde et le salut. Plus on fait d'efforts dans la bonne façon du Bayan, dans la légèreté de son poids, dans sa bonne écriture, dans l'ornementation de ses feuilles, plus cela vaut aux yeux de Dieu, et est mieux que de faire le contraire.
(1) A celui qui a fait la dépense.
(2) Des croyants en lui, suivant les commentateurs actuels.
(3) Il ne faut pas dépenser sa fortune à orner Bayan et laisser mourir de faim ceux qui sont autour de soi.
Il n'est pas convenable d'écrire sur les marges, comme c'est l'habitude des étudiants en théologie, car cela lui enlève de son prix.
Le résumé de la parole en cette Porte est ceci que chacun doit s'efforcer, dans sa mesure, de posséder un Bayan qui n'ait rien de pareil, quoiqu'il y en ait d'infiniment supérieurs, comme d'ailleurs d'infiniment inférieurs.
Il n'est pas permis de J'écrire d'une écriture autre qu'une jolie écriture.
Son contentement réside dans sa lecture ou dans sa vue ou dans les réflexions que l'on fait à son sujet. Car tout aboutit à la mise en couvre de ce que Dieu a fait descendre en lui. En effet, il n'existe aucune parole, auprès clé personne dont l'esprit reçoive l'aide d'autre chose que de la lecture du Bayan.
Quiconque examine la grandeur du Bayan et envoie des bénédiction, en ces termes : "O mon Dieu ! envoie tes bénédictions au Bayan et à ceux qui, ont cru, en tout état, dans ta grandeur et ton élévation. Punis ceux qui n'ont pas cru au Bayan dans ton châtiment, ta colère et ta justice" celui là a rendu au Bayan ce qu'il devait.
C'est là un bienfait de Dieu sur ses esclaves, et en vérité Dieu est sans besoin et le dispensateur des bienfaits.
Toute la splendeur du Bayan est Celui que Dieu doit manifester, toute la miséricorde pour celui qui a cru à Lui, tout le châtiment pour celui qui n'y croit pas.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 15
Celui qui croit à Celui que Dieu doit manifester, a cru à Dieu et à ses Ordres, dans tous les mondes. Celui qui n'a Pas cru à Lui, même s'il croit à Dieu et à ses ordres d'auparavant n'a, en vérité, pas cru à Dieu et rentre dans le feu.
Le résumé de cette porte est que :
La manifestation de Dieu, dans chaque manifestation qui est celle de la Volonté Primitive était et est la Beauté de Dieu. Toutes choses deviennent néant auprès de Sa beauté.
Quiconque croit à la manifestation postérieure croit en vérité à ses manifestations d'auparavant et d'après : car la manifestation postérieure, dans cette manifestation là, est cette manifestation (postérieure) elle même. Une personne de quatorze ans, avant qu'elle soit arrivée à sa dix neuvième année, ses dix neuf ans sont (en puissance) dans ses quatorze années. C'est pourquoi, quiconque a cru à Celui que Dieu doit manifester, a cru à tout ce qu'il a ordonné. Il a cru à Dieu depuis le commencement pour lequel il n'y a pas de commencement, et il est sorti à l'ombre du contentement de Dieu avec tout son (1) contentement dans chaque manifestation. Quiconque n'a pas cru à Lui, quoiqu'il ait été dans tous les mondes croyants au contentement de Dieu, tout cela devient vain. C'est comme s'il n'avait pas cru à Dieu, même l'espace d'un clin d'oeil.
Il en est de même manifeste pour le Point du Bayan, aux yeux des gens intelligents.
(1) La contentent de Celui que Dieu doit manifester.
Dans le Qoran, il est de toute évidence que celui qui a cru à Mohammed Prophète de Dieu a certainement cru à Dieu et à ses ordres dans tous les mondes : quiconque n'a pas cru à lui (Mohammed) n'a pas cru à Dieu ni à aucun de ses ordres, dans aucun des mondes. C'est pourquoi l'ordre de non croyant a été rendu sur tous ceux qui sont en ce monde, sauf aux croyants au Qoran à cette époque. Craignez Dieu, vous tous, ô gens de science !
Combien d'individus sont croyants dans une manifestation et dans l'autre sont dans le feu ! combien d'individus qui, dans la manifestation d'auparavant, sont dans le feu, et sont, dans la manifestation suivante, dans le, Paradis (1). Pour la manifestation de Dieu il n'y a ni premier ni dernier qu'on puisse mentionner. Si quelqu'un est resté ignorant dans des milliers et des milliers de manifestations et que dans celle ci (2) il soit croyant, tous ses mondes se changent pour lui en foi. Et si, j'en demande pardon à Dieu, c'est le contraire (qui se présente), c'est le contraire (qui a lieu). Car dans chaque manifestation se retrouve ce qui est le contentement de Dieu, soit auparavant, soit après (3).
Par exemple, au moment de la manifestation du Prophète de Dieu, tout ce qui était le contentement de Dieu jusqu'au moment du début de la manifestation du Qaém le salut soit sur lui était entièrement dans son contentement (4), et le contentement (de Dieu) est dans cette manifestation ci, le même contentement du Prophète, ainsi que le contentement de Celui que Dieu doit manifester est, aujourd'hui, ce Bayan jusqu'au moment de Sa manifestation.
(1) Comme, par exemple, les juifs qui n'ont pas cru à l'Evangile et se sont convertis à l'islam.
(2) Celle de Celui que Dieu doit manifester.
(3) Donc, le musulman qui, jusqu'à la manifestation du Bab, croyait dans tous les mondes, devient infidèle dans tous les mondes, prouve son incompréhension des Lois de Dieu en ne croyant pas au Bayan.
(4) A lui, Prophète.
Alors son contentement se renouvellera dans Sa manifestation. De toute éternité dans le Passé, de toute éternité dans l'Avenir, c'est et ce sera là le rang de la Primitive Volonté auprès de Dieu.
Aucune manifestation n'est, sans que l'on prenne des croyants à cette manifestation, l'engagement de croire à la manifestation postérieure s'ils sont fidèles, pas un seul ne reste dans le feu. Ainsi, si les lettres de l'Elif avaient été fidèles à l'engagement pris envers Jésus, pas une seule ne fut restée dans le feu au moment de la manifestation du Prophète de Dieu.
Il en est de même dans le Qoran. Si tous, au moment de la manifestation, avaient attiré la lumière des effluences, de la manifestation de Dieu, l'ordre de non croyant n'aurait été lancé contre aucun des sectateurs du Qoran et aucun d'entre eux ne fût resté dans le feu (1).
Il en est de même si tous les croyants au Bayan croient à Celui que Dieu doit manifester; pas un seul d'entre eux ne restera dans le feu, et l'ordre de non croyant ne sera lancé contre aucun d'entre eux.
Attendez la manifestation afin que l'espace d'un souffle ne s'écoule pas entre le moment de la manifestation et celui où donneront leur foi tous ceux qui croient au Bayan, car il n'est pas digne qu'elle se fasse attendre durant " Moustagas " (c'est à dire 2001 ans). S'ils prennent le pas de la robe de la circonspection, cette circonspection était et est dans le feu.
(1) Au moment de la manifestation du Bab.
Quoique notre espoir en Dieu très bon et très bienveillant soit ceci qu'au moment de sa manifestation, par Ses ordres élevés dans Ses, écrits Il réveille tous ses esclaves de leur sommeil et ne permette pas que, suivant l'ordre formel de son Bayan qui est " de qias à moustagas " ils restent dans le feu ; car, enfin, personne autre que Dieu ne connaît la date de la manifestation. Quand elle a lieu, il faut que tous affirment le Point de la Vérité et remercient Dieu, quoique nous espérions en Dieu qu'il n'y aura pas à attendre jusqu'à "Moustagas " et qu'avant cette date s'élèvera la parole de Dieu.
La preuve de Celui que Dieu doit manifester sont ses versets, et la preuve que c'est bien Lui qui l'est, c'est Lui même. En effet, autre que Lui est connu par son intermédiaire et Lui lie peut être connu que par Lui.
Dieu est fort au dessus de ce que lui attribuent les hommes.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 16
Les actes ne sont permis que conformes aux livres du point.
Le résumé de cette porte est que. :
Il n'est pas permis d'agir si ce n'est suivant les livres du Point du Bayan ; car, dans cette manifestation ci, pour les lettres du Vivant, leurs livres (traces) ne se manifestent que du soleil de la Vérité, car les versets sont spéciaux au Point, les oraisons jaculatoires spéciales au Prophète de Dieu, les commentaires spéciaux aux mêmes directeurs et les questions scientifiques, spéciales aux Portes.
Mais tout cela ne coule que de cette mer de façon à ce que toutes ces oeuvres on les regarde de façon plus noble dans leur vérité première (1). Il n'y a aucune grandeur pour' eux si ce n'est la promptitude dans la foi, hâte qui est plus grande que toutes choses, aux veux de Dieu et aux yeux de ceux qui savent. Tout le bien est à l'ombre de cette hâte dans la foi.
Depuis le moment du coucher (2) jusqu'à l'instant du lever de Celui que Dieu doit manifester toutes les oeuvres obligatoires élevées, et les Lettres du Vivant et tous ceux qui croient en Dieu et au Bayan sont à leur ombre, si ce n'est que quelqu'un s'envole très haut dans la science d'un des ordres de Dieu, soit en principe, soit en conséquence, et ne laisse une trace de lui (3). S'il n'eût repassé par les limites du Bayan (4), il ressuscitera à son ombre, sinon, il n'est même pas digne de mention, auprès de Dieu non plus qu'auprès des gens de science. Peut être en ce siècle la plupart des hommes regardent les vérités des questions, l'alignement dans les paroles et les preuves et jouissent ainsi de tout ce qui est descendu du Point du Soleil de la Vérité, car ses traces sont comme les rayons du soleil par rapport aux rayons des étoiles. Est ce que quelqu'un peut comparer ces deux lumières? Dieu est plus haut que cela d'une sublime hauteur.
(1) Tout émane du Bab.
(2) De ma mort.
(3) Tous sont à l'ombre de mes livres à mollis que quelqu'un de Très Haut ne se manifeste qui donne des explications que je tiens encore en réserve.
(4) Ceci ne semble Pas en faveur de Abdoul Baha, qui déclare le Bayan abrogé et s'empare cependant de sa substance ; Il va même, d'après les historiens Bahais, jusqu'à annoncer dans le Bagh é Résvan de Baghdad que l'impureté légale des infidèles est désormais abolie, ce qui était parfaitement inutile, S'il avait conservé le Bayan.
Efforcez vous dans la science des lettres, dans la conjonction (1) des nombres des noms de Dieu et les conjonctions des paroles qui ont le même sens, dans celles des paroles semblables entre elles dans le lieu où elles sont, suivant que cela est permis. En effet (2) il est permis à un chacun d'organiser le Bayan comme il le croira le mieux, même si on l'arrange de mille cartes différentes. Mais tout doit retourner à l'être même du Bayan, car aucun mot n'y doit être ajouté, aucun retranché.
A moins que à cause de l'ordonnancement pour la garde des versets de Dieu, et la conjonction (des versets) les uns avec les autres (mis par exemple dans un même livre), tel exemplaire soit différent de tel autre (dans l'arrangement mais c'est en réalité le Bayan).
On verra qu'aucun ordre ne lui sera donné par la suite qui ne soit supérieur à l'ordre d'auparavant.
Heureux celui qui regarde sur l'ordonnance de la splendeur de Dieu, et remercie son Dieu parce que cette splendeur de Dieu se manifestera certainement, et il n'y a pas d'autre route que cela dans le Bayan tant que Dieu élèvera les ordres qu'il veut et abaissera ceux qu'il veut. En vérité ce Dieu est fort et puissant.
Le meilleur des ordres est celui qui s'appuie sur les limites apparentes. Par exemple s'il existe dix prières de cent béits, qu'on les mette l'une à côté de l'autre: et qu'on ne mélange pas entre eux ces cinq degrés de la révélation.
(1) C'est à dire à, réunir ensemble.
(2) Cela veut dire que pour ordonnancer la Bayan il faut examiner et mettre ensemble les morceaux qui ont le même sens, la même facture, etc.
Les versets sont fixes dans leur grandeur, les oraisons jaculatoires dans leur élévation, les commentaires dans les sièges de leur splendeur, les paroles dans leur rayonnement, et les paroles en persan dans l'inaccessibilité de leur hauteur. C'est ainsi que celui qui regarde avec attention, ne laisse pas dans l'obscurité ces cinq degrés (de similitude). Ceci est un bienfait de Dieu sur les oulémas du Bayan, afin qu'ils s'occupent d'un ordre de Dieu jusqu'à cet ordre leur devienne facile jusqu'au jour où se manifestera Celui par lequel ils se tournent nuit et jour vers Dieu. Et s'il ne se manifeste pas et ne se fasse connaître à personne (1), le Bayan qu'il ordonnera sera comme un soleil au milieu des étoiles. Et cela n'adviendra que s'il les voit tous dans l'obscurité.
C'est ainsi que le point du Bayan a écrit trois commentaires du Qoran, dont deux sont en versets jusqu'à la fin et un commentaire sur la sourate de la Vache sous forme de matières scientifiques (2). Un mot de ces commentaires ne peut être égalé par les commentaires de tous les commentateurs depuis le début de la descente du Qoran jusqu'au moment de son abrogation.
Celui qui compare la lumière du soleil à celle des étoiles n'a pas d'yeux qui soient dignes d'être mentionnés auprès de Dieu. Et st ce que vous ne regardez pas?
(1) Il n'en existe pas moins.
(2) Il était parmi les hommes mais il lie les trouvait pas dignes de sa manifestation; c'est pourquoi il s'occupait à perfectionner le Qoran.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 17
Il n'est pas permis d'écrire tout ce que laisse le Point, si ce n'est de la meilleure écriture. Et si auprès de quelqu'un il y a un mot autre que de bonne écriture, ses oeuvres seront vaines et il ne sera pas des croyants.
Le résumé de cette porte est que :
Tout ce que laisse le Point se nomme Bayan.
Ce nom, dans sa première vérité, est spécial aux versets ; il s'applique ensuite aux oraisons jaculatoires dans sa seconde vérité; puis aux commentaires dans la vérité troisième ; puis aux questions scientifiques, dans la quatrième vérité ; puis aux paroles en persan, dans la cinquième vérité.
Mais ce nom est spécial aux versets et non à autre chose quoique cette chose en soit digne. C'est ainsi qu'il a été permis d'appeler un enfant Abdoul Bayan, car c'est de la matière du Bayan que dérive le nom d'Allah. Le premier qui s'est donné le nom de Bayan est Dieu très haut, là où il a fait descendre ces mots : "En vérité ! je suis Dieu, il n'y a pas d'autre Dieu que Moi, 1'Unique, Celui qui explique ".
Tout le secret du Bayan est manifeste dans son nom, car le chiffre du Bayan, (= 94) avec son Unité (= 1) devient la formule complète des mots (1) pour Dieu (= 95), jusqu'à ce qu'un miroir se trouve pour. le Point du Bayan. Et ce miroir est la parole "Pour Dieu" en même temps que pour Celui que Dieu doit manifester, car c'est Lui le miroir pour Dieu.
(1) Lillah.
Et tout ce qui est dans le " Bayan " et qui est pour Dieu était et est pour Dieu (1). Au moment du total complet, c'est Lui encore. Au moment de la mention de chaque lettre des lettres de I'Unité (2) ils viennent au nombre de Bab (= 5).
Car ce sont elles (ces lettres de l'Unité) qui étaient, et sont pour Dieu. Mais toutes (ces lettres de l'Unité) retournent à la première porte ainsi que cela est évident, dans le Point du Bayan (3) car les reflets qui sont dans les miroirs ne peuvent égaler le soleil des cieux. Il n'y a pas de Dieu si ce n'est le Dieu Unique qui est le maître de ceux qui sont dans les cieux, de ceux qui sont sur la terre, le maître de toutes choses, le maître des choses perceptibles et des choses invisibles, le maître de tous les mondes.
Et votre Dieu est unique. Il n'y a pas de Dieu si ce n'est Lui qui est le miséricordieux, le sublime, le très haut.
Il n'a pas été permis que quelqu'un écrive un mot des mots du Bayan si ce n'est avec la meilleure des écritures. Et la meilleure écriture pour chacun est selon son pouvoir, et non au dessus non plus qu'au dessous de ce qu'il peut.
Et, cet ordre est donné pour ceci que l'esprit attaché à ce mot qui est dans le Bayan s'élève au point le plus haut possible dans les possibilités. De façon à ce que parmi les croyants au Bayan ne se puisse voir une chose sans que cette chose, dans sa mesure, ne soit arrivée à son degré de perfection.
(1) Le Bab ou Celui quo Dieu doit manifester.
(2) Les lettres de l'Unité sont au nombre de 19. Si on les multiplie par 5 on obtient 95, qui est le chiffre de Pour Dieu.
(3) Que toutes ces lettres de l'Unité aboutissent au point du Bayan.
Ainsi, aujourd'hui, comme les lettres de l'Evangile, sont séparées dans la perfection de leur être, de toutes les autres nations, de même en soit il pour les gens du Bayan. Que si l'un des Bayanis se trouve à l'Orient des terres et soit aimé de tous les hommes, à cause de son bon naturel, et à cause de la perfection de tout ce qui est autour de lui, ceci est la plus grande des routes pour tirer tous les hommes vers la religion de Dieu.
Mais tous ces ordres sont à la condition que ce Bayan puisse arriver à ce degré, et non qu'il se contriste de n'y pouvoir arriver, car Dieu n'aime pas regarder un croyant tourmenté.
Tous les hommes sont chargés de devoirs selon leurs forces.
Peut être peut on voir maintenant de cette montagne que des Bayans bien ornés se trouvent entre les mains des croyants au Bayan : et ceux ci jouissent de la lecture de ce Bayan, A cause de ces Bayans ils sont prêts, avec leurs livres, de s'honorer de servir Celui que Dieu doit manifester. Et aller le servir c'était, c'est aller servir Dieu.
Et à cause de leur prétention à l'existence ils se laissent dans l'obscurité de Lui. Et cette prétention de l'existence est loin, très loin de la vie (1). Donc certes, éloignez vous de la désobéissance à Dieu, ô gens du Bayan, vous tous.
(1) Ils croient croire et être dans la vérité, c'est pourquoi ils restent ignorants de Lui.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 18
Celui qui veut commenter une chose de ce qui reste du Point, ou veut écrire un livre dans le contentement de Dieu, il ne lui est pas permis de donner l'exemplaire de ce livre à qui que ce soit, si ce n'est qu'il écrive ce livre pour lui même de la meilleure écriture, la sienne ou celle d'un autre. Alors seulement il lui est permis de donner ce livre à un tiers (1) : sinon, cela n'est pas permis.
Le résumé de cette porte est que:
Dieu aime dans le Bayan que de toute chose ce qui arrive à l'acte, depuis le moment où elle est semence jusqu'à son plus haut point dans l'apparence et dans l'intérieur, soit dans son degré parfait et dans son apparence la plus belle et son intimité la plus parfaite, afin que sur personne n'arrive le moindre atome de dégoût et que personne ne fasse ce qu'il n'aime pas faire.
Entre autre il a été, ordonné que quiconque écrira un commentaire des paroles du Bayan, ou de lui même, rédigera un livre dans la science ; s'il le peut qu'il en écrive l'original de la plus belle écriture ; sinon, qu'il le donne à écrire à quelqu'un et le lui reprenne et le garde par devers lui. Alors il peut donner l'autre exemplaire à quelqu'un de que les oeuvres d'un chacun soient tout d'abord auprès de ce chacun, puis parviennent jusqu'aux autres en est autrement, ses oeuvres deviennent vaines.
(1) L'exemplaire qu'il a d'abord écrit et d'après lequel il a recopié celui d'une belle écriture.
Sinon, si cela ne lui est pas possible, ou bien si en donnant cet exemplaire à quelqu'un il en acquiert un meilleur pour lui même, alors il a la permission de le faire comme aussi si, avant qu'il le donne, il fait faire un bon exemplaire pour lui.
Cela est en cas d'impossibilité (pour lui d'écrire un bon exemplaire) sinon, s'il le peut, la façon dont nous l'avons dit plus haut est plus aimée (1).
Ce n'est donc pas qu'il faille faire comme les oulémas de ce siècle qui possèdent des livres aux mille écritures, et à chaque page celle ci est diverse (2). Du moment que c'est l'ouvrage original, ils le gardent.
C'est comme le livre du "Martyre " (3) qui est en ce moment sur cette montagne et qui sort de la plume de celui qui l'a écrit.
S'il se trouve un livre qui ait un point autre part que là où il doit être, il n'est pas digne d'être conservé : il mérite qu'on le lave dans la mer.
Agissez avec beaucoup de soins, certes, certes ! Dans toutes vos industries ô maître du Bayan suivant la mesure qui vous est possible. Dis : en vérité Dieu est plus pur que toute pureté, personne n'a la puissance de vouloir s'éloigner de l'empire de sa pureté, ni dans les cieux, ni sur la terre, ni en ce qui est entre. En vérité Dieu est pur, le très pur !
(1) Il est préférable qu'il en fasse lui même une belle copie.
(2) Les livres du Mollah sont en effet de diverses écritures, en général fort mauvaises.
(3) Il S'agirait d'un livre appelé soit Loouf, soit Mohreq al Qouloube au sujet du martyre de Housseïne.
(4) La tradition rapporte que le Bab le lisait continuellement et pleurait.
Bayan Persan - UNITE 3 - PORTE 19
Il a été permis à celui qui le veut de dépenser suivant la mesure qu'il veut des biens que Dieu lui a donnés en, possession, dans les livres du Point. Plus il augmente ses dépenses, plus Dieu l'aime.
Le résumé de cette porte est que :
Dieu, dans sa bienveillance, a permis que quiconque dépense autant qu'il veut dans le prix d'un Bayan. S'il était possible qu'on donnât à un Bayan le prix de tout ce qu'il y a sur la surface de la terre, il serait permis de le donner.
Le fruit de cette porte est que : Au moment de la manifestation de celui que Dieu doit manifester il comprenne que du moment qu'il a été ainsi ordonné par Ses oeuvres qu'en peut il être pour Lui même.
Que tout au moins il n'arrive pas ce qui est arrivé aujourd'hui, où des Qorans du prix de mille toumans soient sans nombre dans l'islam, lorsque Celui qui l'a fait descendre soit emprisonné sur une montagne, dans une chambre dont les murs sont de brique crue. Cependant, à tout endroit où il se trouve, c'est là qu'était, c'est là qu'est l'Arche de Dieu, qu'il soit au plus haut degré de la grandeur, qu'il soit accroupi dans la poussière
Ceci est dit pour que les croyants au Bayan comprennent qu'ils ne doivent pas faire avec leur maître ce qu'ont fait les croyants ait Qoran. Car, en vérité, la lumière est égale pour Lui aux ténèbres, et toutes deux louangent et glorifient Dieu, le soir et le matin.
BAYAN PERSAN - UNITE IV
Bayan Persan - Unité 4 - Porte 1
Pour le Point (1) il y a deux rang: un rang dans lequel Il parle de la part de Dieu, et un rang dans lequel Il parle de la part d'autre que Dieu. Ce second rang est celui de son adoration (2) pour le premier rang ; nuit et jour, il est l'esclave de Dieu et loue Sa grandeur matin et soir.
Le résumé de cette porte est que
Dieu a créé, pour le soleil de la vérité (3), deux rangs; l'un est le rang d'invisibilité de Son Essence, rang qui est le spectacle de Sa Divinité ; tout ce qu'il fait descendre de versets, descend de ce rang qui ne peut âtre qualifié par aucun qualificatif, décrit par aucune mention, mentionné par aucun attribut, loué par aucune louange. Il est plus saint que toute pureté et. que toute essence.
Autre que Lui ne Le peut jamais connaître, autre que Lui (4) ne le pourra jamais unifier. La Création et l'ordre sont à Lui.
(1) Le Point du Bayan, c'est à dire le Bab.
(2) C'est la rang d'homme vis à vis de Dieu.
(3) La Volonté Primitive, et, par extension; le Bab.
(4) Autre que ce premier signe dont il est question, ce qui veut dire autre que Dieu ne le peut connaître.
(5) C'est à Lui qu'il incombe de créer et d'ordonner.
Il n'y a pas d'autre dieu que Lui, l'Unique, l'Elevé au dessus des autres, le Sublime ! Et c'est le rang de ce signe sublime (1).
Dis : Dieu est la Vérité. Ce qui est autre que Dieu est Sa créature, et toutes l'adorent.
Tout ce qui est autre chose que ce signe qui est en Lui (2) est Sa création. C'est ce signe même dans lequel ne peut être rien vu que Dieu, car ce qui est autre que Lui est Sa créature.
C'est là le signe dans lequel on ne peut voir de dualité (3); peut être est ce l'être même de la manifestation de Dieu et l'essence cachée de Dieu et la Sublimité de ta hauteur de Dieu, et la grandeur de Son élévation et de Son existence éternelle, Son essence sans commencement, Sa beauté absolue.
Quand nous disons "signe ", c'est pour que les hommes comprennent, car, sans cela, ce signe ne peut être vu , car si ce signe pouvait être vu ' ce serait une des créatures de Dieu, Or, il ne peut être mentionné par lui même, si ce n'est par ce pourquoi est mentionnée l'Essence Eternelle. Pour Lui il n'y a place ni limite:
(1) De ce soleil de Vérité.
(2) Dieu.
(3) On n'y peut voir de dualité, car si on l'y considérait, ce signe deviendrait aussitôt deux: l'Unité absolue disparaîtrait et ce deuxième des deux signes est fatalement la créature du premier.
(4) comme nous venons de le voir dans la note ci dessus, ce signe ne doit pas être vu, ne peut pas être mentionné par lui même : il ne peut l'être que par ce par quoi est mentionnée l'Essence éternelle, et, pour ce signe, il n'y a il! Place ni limite.
Sa proximité est Son éloignement même, Son éloignement est Sa proximité, Son commencement est exactement Sa fin et Sa fin est exactement Son commencement ; Son élévation est exactement Son abaissement, et Son abaissement est exactement Son élévation ; Sa qualité d'être blanc comme du camphre est exactement Sa simplicité; Sa simplicité est exactement Sa composition, Son existence est exactement Son moi, Son moi est exactement Son existence (1).
De toute éternité, Il était Dieu ! Il était l'adoré, quand, dans son degré, il n'y avait pas d'adorateur ; il était l'ordonnateur quand il n'y avait pas d'ordonnés : toujours, Il était l'aimé quand il n'y avait pas d'aimants ; Il était l'Adoré alors qu'il n'y avait pas d'adorateurs ; Il était le but, quand personne n'était à la recherche du but. Dieu très haut est au dessus de tout nom, de tout attribut, de tout qualificatif, de tout signe. Toujours Dieu était Dieu et il n'y avait pas d'autre Dieu que Lui; toujours Il était le Seigneur, et il n'y avait d'autre Seigneur que Lui ; Il était éternellement Sultan, et il n'y avait pas d'autre Sultan que Lui; éternellement Il, était Souverain, et il n'y avait pas d'autre souverain que Lui ; éternellement Il était Possesseur, et il n'y avait pas d'autre possesseur que Lui ; éternellement Il était le Savant, et il n'y avait d'autre savant que Lui ; éternellement Il était le Puissant et il n'y avait pas d'autre puissant que Lui; Dieu était éternellement existant et il n'y avait pas d'autre existant que Lui; Il était éternellement le Créateur et il n'y avait pas d'autre créateur que Lui. De toute éternité, Il était Dieu et avait à Sa droite tous les noms, dans Sa main tous les attributs.
(1) Autrement dit, il est inaccessible à l'intelligence.
Tout ce qui est sur la terre, dans les cieux et entre les cieux et la terre le glorifie. Il n'y a pas de dieu si ce n'est Lui, le Maître de grandeur, l'Aimé.
Et c'est ce signe en dehors duquel tout ce qui est autre est mentionné comme Sa créature (1).
Quiconque a dit ou dit la prière (2) "La glorification est pour Celui qui est le Vivant, Celui qui ne meurt pas... " jusqu'à la fin, la mer de la manifestation de ce signe rayonne en son coeur, car cette prière, au début de chaque manifestation, est unique et ses spectacles (3) sont plus rares que le soufre rouge (4). A la fin de chaque manifestation cette prière devient plus inaccessible que toute inaccessibilité, plus élevée que toute hauteur (5).
(1) Donc, le Bab possède deux rangs ; l'un qui est le rang de Divinité, dont nous venons de lire une ample description ; l'autre, le rang de la créature. Ce rang de Divinité se reflète en Lui, comme le soleil se reflète en un miroir.
(2) En l'espèce, le Bab.
(3) Ou du moins Ceux qui la disent en la comprenant.
(4) Expression favorite du Bab : la soufre rouge est celui qui sert à produire la pierre philosophale.
(5) Cette prière doit être dite le jour de la manifestation, car elle a pour but, Celui qui est manifesté. Elle est inaccessible parce que le soleil de la Vérité est sur son déclin, et que le Prophète va se coucher dans sa splendeur. Celui qui dit cette prière jusqu'à la fin sent dès lors rayonner en lui la nier de la manifestation du. premier signe divin ; celui là est Jésus, celui là est Mohammed, celui là est le Bab. Il est unique et ceux qui reflètent sa pensée sont rares. Mais, à la fin de sa manifestation, au moment où le Prophète disparaît, alors il devient inaccessible, car il ne peut plus y avoir de miroir directement placé au face de ce Soleil, désormais couché.
C'est ainsi que tu dis : "Je glorifie Celui qui est Celui qui rend les sentences, et contre lequel il n'en est pas rendu ". Or, à la fin de chaque manifestation, les spectacles arrivent à une élévation telle (1) dans les coeurs de ceux qui glorifient (2) qu'ils peuvent délivrer des sentences sur tous, alors que personne ne laisse pénétrer en son coeur la pensée de délivrer des sentences contre eux. Mais, au début de chaque manifestation, personne ne laisse pénétrer en son coeur l'idée que c'est là Celui qui a le droit de rendre des sentences (3).
Comme par exemple : "Je glorifie Celui qui dit vrai ! " alors que personne n'est cligne de confirmer qu'il dit vrai. A la fin de la manifestation cette parole arrive à une telle hauteur que personne ne se croit digne de le confirmer, tellement il est élevé, et sublime dans sa beauté. Or, Lui, confirme qui Il veut, et chacun s'enorgueillit de cette confirmation de Sa part, alors qu'au début de la manifestation (ceux qui en agissent ainsi) sont plus rares que le soufre rouge, car personne ne le confirme, et cependant, chaque vérité ne devient vérité que quand Il la confirme.
(1) Les croyants, ceux qui reflètent le reflet du Soleil de la Vérité ; la première Unité, qui a donné sa Foi à celui contre lequel on ne peut rendre de sentences.
(2) Les croyants.
(3) Au début de la manifestation, personne n'admet que le Bab ait la droit de rendre des sentences mais à la fin du cycle Babi, les croyants au Bab, qui ne sont que les miroirs reflétant ce Bab, rendent des sentences, et personne ne doute de leur droit à en rendre. Qu'en serait il donc, à cette époque, si le Bab réapparaissait.
Il en est de même pour tous les noms et tous les attributs, car dans ce nom ou dans cet attribut rien ne Peut être vu que Lui.
Celui qui se manifeste avec ce nom ou cet attribut, ne se voit auprès de Lui que comme le néant absolu.
Ainsi, aujourd'hui, regarde la période Qoranique. Celui qui est digne de revêtir la chemise du nom de "Savant " sans avoir été instruit, le coeur de qui est ce? Et lui même, combien il se voit et se sait néant auprès du Prophète de Dieu. Et vois qu'il en est de même pour les spectacles de tous les noms et de tous les attributs.
Mais c'est là une mer immense. A la seule pensée de laisser pénétrer en son coeur l'idée de la vue de l'être même de ce signe, l'esclave se noie Combien de voyageurs se sont noyés dans cette mer ! Combien s'y noieront encore, parce qu'ils regardent autre que celui en qui ce signe est manifeste (1). Que s'ils regardent le signe lui même, quoiqu'ils soient des lettres du Vivant, la mort les saisit (2).
Il en est ainsi pour tous les attributs et tous les semblables, mais comme dans ce miroir (3)on ne peut voir rien autre que celui qui est le Vivant, c'est pourquoi de toute éternité passée et à venir , ceux là vivent de cette vie (4). De même en est il pour le "Sultan ", il n'y ci pas d'autre sultan que Lui; le "Savant ", il n'y a pas d'autre savant que Lui; le "Puissant ", il n'y a pas d'autre puissant que Lui ; de même pour le "Sincère" il n'y a pas d'autre sincère que Lui.
(1) Quant ils regardent le miroir, ils ne voient que le soleil et la confondent avec le miroir; autrement dit, ils croient à l'incarnation de Dieu dans le Bab.
(2) La mort à la Foi, expliquée à l'Unité II porte 8.
(3) Le Bab.
(4) Qui est réfléchie dans ce miroir.
Pour les noms de Dieu, il n'y a ni commencement ni fin, ils étaient sans nombre et ils le sont.
Dans l'être même de chaque chose il y avait, il y a un signe qui vient de Dieu. Avec ce signe, cette chose peut glorifier l'unité de Dieu. Ce signe vient en lui, de la Volonté, et en elle ne peut être rien vu que Dieu. Dans l'être même de la Volonté est Son être (à Dieu), et cette volonté est le miroir de Dieu ; elle n'a jamais démontré et ne démontre que Dieu très Haut.
C'est ce signe que dans chaque chose on lie peut voir en elle que Dieu, car celui qui se tourne vers Dieu, au moment même où il se tourne Vers Dieu, ne voit pas la créature ; et, au moment même où il mentionne la créature qui vient de Dieu, alors il voit la créature, car il sait que cette créature c'est Dieu qui en était, qui en est le Créateur et que ce qui est autre que Lui est Sa créature.
En tout état de cause, regarde aujourd'hui le Bayan quiconque glorifie l'Unité de Dieu, c'est par l'enseignement qu'il en a reçu du Point du Bayan, car cette parole d'Unité s'est levée Lie ce lieu sublime de lever : mais pendant qu'elle rayonnait, elle ne démontrait rien autre que Dieu. Mais ce n'est pas seulement pendant qu'elle rayonnait, qu'elle ne démontrait pas autre chose que Dieu, car son côté "créature " est témoin de son adoration envers Dieu, comme le côté de "toutes choses " est témoin par lui même de son adoration.
Toutes choses ont été créées des reflets des ombres de la Volonté.
Or, de même que pour la volonté il y a cieux signes, le signe de Dieu et le signe de la créature et, avec ce signe de créature elle adore Dieu et se prosterne devant Lui de même chaque chose adore son bien aimé avec le signe de la qualité de créature.
Mais cela n'est pas arrivé et n'arrive pas, si ce n'est par le signe qui, venant de Dieu, est en elle, signe qui démontre Dieu et non autre chose. Et, en effet, si ce signe démontrait l'Etre même du signe, alors il serait créature. Peut être aucun des gens intelligents n'a regardé et ne regarde, si ce n'est Dieu l'Unique, car, dans les noms des coeurs, on ne peut voir que Lui.
S'il en était autrement, la route de l'adoration serait coupée à l'adorateur, alors que rien n'a été créé que pour l'adoration. Ainsi, il est descendu dans le Qoran : "Nous n'avons créé les Génies et les hommes que pour l'adoration " (1). Et, de même que dans les noms, on ne peut voir rien autre que Dieu, dans les miroirs de ces noms qui sont les coeurs des Unitaires on lie peut voir rien autre que Dieu.
Si quelqu'un, au moment où il prononce un nom, a en vue autre que Dieu, à ce moment même il est dans l'ignorance et se noie dans la mer de cette ignorance; comme celui qui regarde et ne voit, au moment où il regarde dans le miroir, que sa propre image, sans avoir la moindre idée de voir l'être même du miroir. Car dans le miroir, on peut voir le miroir et non son image. L'image qui rayonne dans le miroir, provient de Lui dans l'être même de l'image et ne subsiste qu'à cause de Celui qui rayonne. Elle ne subsiste pas le moins du monde dans le miroir lui même; car si elle existait dans le miroir, il faudrait qu'on la put voir avant celui qui y rayonne (2).
(1) Qoran LI 56.
(2) Autrement dit : Avant que n'y rayonne Celui qui y rayonne. Quand je me regarde dans le miroir, C'est moi que je veux voir. Ce n'est cependant pas moi que je vois mais mon image qui n'existe qu'à cause de moi.
Vois qu'il en est de même dans les miroirs des Lettres du Vivant : si, en effet, dans leurs miroirs, on pouvait Voir le Nom du Vivant (1), il faudrait qu'on le pût voir avant le rayonnement de ce Vivant. Or, ce n'est qu'au moment du rayonnement de Celui qui rayonne qu'on peut y voir : Il semblerait que dans ce Vivant (reflété) il n'y ait rien d'autre que celui qui a mis ce nom dans ce miroir.
C'est exactement comme dans le miroir; il n'y a rien que l'image et non l'essence, et cette image est dans l'être même de l'image (de celui qui projette l'image), et non dans l'être même du miroir; car, s'il était dans l'être même du miroir, il faudrait que les Lettres du Vivant, avant que l'image du possesseur de cette image se manifestât en elle, mentionnassent ce vivant. Et, si ce fait s'est présenté, cela vient du rayonnement d'auparavant : ce n'est donc pas que dans l'être même du miroir soit quelque chose de caché.
C'est dans cette mer que tous ceux qui ont l'oeil minutieux, ont sombré. Ils ont cru que l'image était dans l'être même du miroir. Peut être peut on dire l'image a son siège (arch) dans l'être même de l'image, car sa manifestation dépend de celui qui est le maître de l'image et de l'être même du miroir (2).
(1) S'il y existait en soi.
(2) Autrement dit: la manifestation de Dieu a besoin pour se produire, de Dieu d'abord, d'un miroir ensuite. Et ce sont les deux rangs du Bab. Il est Dieu en ce sens qu'il est le miroir de Dieu, en ce sens que Dieu se réfléchit en lui ; il est homme, puisqu'il réfléchit cette image. Les chrétiens ont cru que l'image de la Divinité était dans l'être même du Christ, simple miroir, et l'ont appelé Dieu. Sans aller aussi loin, les Musulmans ne considèrent pas tout à fait Mohammed comme un homme ; ils se laissent éblouir par son côté divin,
Vois aussi tous les noms et tous les attributs : en eux, ne vois que Dieu, l'Unique. Ne t'arrêtes pas à regarder la qualité de nom, la qualité de signe, la qualité d'attribut, car aussitôt tu tomberas dans l'ignorance du but (1).
C'est parce que ce chemin (Syrat) est étroit que dans le Qoran, l'ouverture des portes des Noms n'a pas été faite, et qu'on n'y a pas expliqué avant le Bayan, les spectacles de l'Unité. Si cela a été fait quelque part (cela n'a été fait que d'une façon détournée) comme dans cette parole du Seigneur des Confesseurs : "Oh mon Dieu ! tu m'as ordonné de retourner aux traces (2) fais moi revenir à ces signes (3). Rayonne en me faisant revêtir ta lumière comme un vêtement, et en montrant la route à la vue afin que de ces traces, je retourne et toi, ainsi qu'auparavant je suis revenu de ces traces vers Toi. De sorte que mon être intime soit gardé contre le fait de m'arrêter dans ces traces, et que mon but soit plus haut que de trouver croyance et sécurité en ces traces. En vérité, tu es puissant sui, toutes choses (4). Aujourd'hui, l'obligation de voyager dans cette mer (5) est retirée de tout le monde, car les hommes ne peuvent quoique sachant que c'est un miroir - ne pas regarder la qualité de miroir de ce miroir.
(1) Si, quand tu regardes le Bab, qui se dit Dieu, tu ne vois pas Dieu seul, si tu t'arrêtes à sa qualité d'homme, alors tu restes dans l'ignorance de toutes les manifestations prophétiques, et tu l'accuses de prêcher le Houloul. Le Bab est Dieu, non pas en tant qu'homme, mais en tant que miroir de la Divinité. Les Lettres du Vivant sont lettres du Vivant, non pas en leur qualité d'homme, mais parce que le Bab se réfléchit en eux.
(2) Aux choses de ce monde, aux noms.
(3) Ces signes qui sont dans les choses.
(4) Il est donc le seul qui, dans le cycle du Qoran, ait prié Dieu de ne pas le laisser en proie aux noms.
(5) La mer des Noms.
C'est pourquoi cet ordre a été retiré de tous, si ce n'est de celui qui ne voit que Dieu dans les noms, de celui qui ne fait pas entrer la mer de la Création dans la mer de Dieu, non plus que la mer de Dieu dans la mer de la Création, car dans la mer de Dieu, on ne peut voir que Dieu.
Dans chaque forme humaine, peut être peut on dire en chaque chose, Dieu a mis ses deux signes. Par ce premier signe, l'homme connaît Dieu, glorifie Son unité, ne voit d'absolu que Dieu et sait qu'autre que Lui est sa créature. Avec le signe de Son être même, Il adore Dieu et se prosterne devant Lui. Il se tourne complètement vers Dieu, en se dépouillant de l'amour de tout ce qui n'est pas Dieu.
Que si quelqu'un se tourne ainsi vers Dieu, il lui arrive tout le bien qui est possible dans ce monde de contingences; peut être alors l'esclave ne voit plus en lui même que son adoration.
Ces deux rangs ne peuvent être mentionnés que dans le Point de Vérité, car autre que Lui n'a pas la puissance de parier de la part de Dieu.
Tout ce à quoi peut s'appliquer le mot chose doit voyager dans la mer de l'Adoration, car elles n'avaient pas et n'ont pas la puissance de faire autre chose, car Dieu ne l'a permis qu'à la Volonté, et l'esclave ne peut arriver au point suprême (1).
(1) Qui est parler au nom de Dieu. Ainsi la créature reste éternellement créature. il n'y a entre elle et Dieu aucun point de contact, si ce n'est la première créature de Dieu. le premier zikr, la Volonté primitive... (voir les sept prouves de la divinité du Bab). C'est celle ci qui crée, qui maintient, qui fait vivre, qui fait mourir. C'est elle qui se reflète dans le coeur de l'homme pur qui est élu comme Prophète, et c'est en tant que reflet que ce Prophète peut dire comme Ali l'a fait : Je suis le Créateur des cieux et de la terre. je suis le Nourricier, je suis Celui qui fait vivre, je suis celui qui fait mourir. (Il est bien entendu que quand il parle ainsi, ce n'est pas lui qui parle, mais le Soleil dont il n'est que le ref1et). Comme homme, Ali n'est qu'une misérable créature, comme reflet il est Dieu, puisque c'est Dieu qui se reflète en lui, puisque c'est Dieu qui parle par sa bouche. Voilà la théorie du Bab, qu'il est facile, pour peu qu'on ait lu mon Essai sur le Cheïkhisme, de rapprocher de la doctrine de Cheikh Ahmed.
Après le coucher de ce soleil, personne autre que celui que Dieu doit manifester, n'a la puissance de se manifester ainsi dans la manifestation de Dieu. C'est Lui la manifestation absolue, et tous les signes qui démontrent Dieu dans tous les coeurs s'y manifestent par sa manifestation.
Si quelqu'un progresse et pénètre dans la mer de son propre coeur, alors il contemple la grandeur de Dieu et (voit) que tout autre que Lui était et est Sa créature : mais ce quelqu'un est de toute éternité un adorateur de Dieu et se sépare de tout vers Lui. C'est ainsi que la mer de la Volonté est l'absolu du monde de la manifestation. Tous les coeurs sont créés des reflets des ombres des signes de cette mer et, autant qu'il lui est possible (à cette mer), elle voyage dans l'adoration et elle y dit: "Je suis plus atome que le plus infime atome", alors que cependant la mer de la manifestation de son être qui est le miroir de Dieu sortait cette parole: "C'est Moi, Dieu; il n'y a pas d'autre Dieu que moi ! de toute éternité passée, de toute éternité à Venir. "
Et, dans cette mer de Volonté, son être humain ne peut être mentionne ; c'est l'Etre même de Dieu, car son être à Lui (Bab) était et est une créature de Dieu.
C'est là le Syrat, tel qu'il n'y en avait pas, qu'il n'y en a pas de plus étroit dans la science de Dieu. Quand nous regardons ce signe, et que nous voyons Dieu, nous voyons toutes les choses par lesquelles Dieu a qualifié son être (nous voyons l'Etre de Dieu). Mais quand nous regardons ce signe lui même, nous ne voyons plus que les attributs qui s'appliquent à la créature.
De toute éternité Dieu était Créateur, et Aimé et autre que Lui était Sa créature. Entre Dieu et Sa créature il n'y a pas de troisième terme (1) et, s'il y avait un troisième terme, ce ne serait qu'une créature.
Il n'y a pas de Dieu, si ce n'est Dieu Unique, et tous, nous sommes ses adorateurs.
(1) Qu'il soit d'une essence supérieure à celle de la créature, puisque cet intermédiaire, la première Volonté est la créature.
Bayan Persan - UNITE 4 - PORTE 2
Tout ce qui retourne au Point, retourne à Dieu et, ce qui ne retourne pas au Point ne retourne pas à Dieu. Ce qui retourne à Dieu, retourne au Point, et ce qui ne retourne pas à Dieu ne retourne pas au point.
Le résumé de cette porte est ceci que :
De toute éternité dans le passé, de toute éternité l'avenir, l'Essence Eternelle n'a jamais pu être saisie, n'a jamais été décrite, n'a jamais été et ne sera jamais vue. Ce qui vient d'elle vient, de la parole de la volonté et tout ce qui revient à elle revient à la parole de volonté.
C'est pourquoi, dans chaque période, il y a pour cette volonté des états et des manifestations, que les savants ont compris et comprennent.
Par exemple, aujourd'hui dans le Bayan, tout ce qui est fait pour son élévation est fait pour Dieu et revient à Dieu jusqu'au jour de la manifestation de celui que Dieu doit manifester. Si à son époque (de la manifestation) quelqu'un agit pour autre que pour Lui (celui qui est manifeste) son acte ne retourne pas à Dieu, même si cette personne voyage au plus haut degré de l'Unité. Il en est de même pour les Unitaires dans le livre de l'Elif ; après la manifestation du Prophète de Dieu, leurs savants n'ont plus tiré de leur livre aucune utilité, si ce n'est ceux qui sont entrés dans le Qoran.
De même dans le Qoran : tout ce qui y a progressé, dans chaque qualité agréée, dans chaque chose cachée de la science, dans chaque branche de la vérité, il suffit qu'il ne soit pas rentré dans la Bayan pour qu'il devienne vain et qu'il n'eût donné aucun fruit aux Qoranis (1).
Il en est de même pour les Bayanis au moment de la manifestation de celui que Dieu doit manifester. Aucune de leurs oeuvres ne reviendra à Dieu, fut ce même la parole La élahè ellallah, si ce n'est par la foi en Lui (2). Seulement, avant sa manifestation tout ce qui est dans le Bayan est pour Dieu et revient à Lui (3). Ce n'est pas qu'il retourne à l'Essence Eternelle, mais le retour à Celui que Dieu doit manifester est le retour à Dieu.
(1) Les chrétiens pieux qui n'ont pas cru à, Mohammade ont perdu le fruit de leur piété.
(2) En celui que Dieu doit manifester.
(3) Dieu.
Quand nous disons qu'elle retourne (à Dieu à cette essence) c'est en vertu de la relation qui existe entre cette Essence et la Qaabla qu'on appelle la maison de Dieu, et qu'elle n'a ainsi fait nommer qu'à cause de Son élévation et de Sa sublimité propres. Autre que cela n'est pas possible dans les contingences, car l'Essence éternelle ne se conjugue pas avec une Chose et le début de la Création d'une chose est l'attachement de la Volonté à cette chose et la fin de sa résurrection et de son retour à elle.
Si, un millième de seconde avant que celui que Dieu doit manifester donne l'ordre de l'abrogation du Bayan, quelqu'un enlève un grain de millet afin de le faire entrer dans son Paradis (1) et qu'il le fasse ayant pour but d'éviter de voir le fruit de son être devenir vain, il a fait cela dans la pensée du maître des sept lettres et pour Dieu, et il en recevra la récompense de toutes choses ; mais s'il le fait au moment même où a lieu la manifestation, au moment où l'ordre est donné que le Bayan est abrogé, alors il faut qu'il n'accomplisse cette oeuvre que pour Lui (2) et avec sa permission, si Son contentement est dans cette chose. Car en vérité, Son contentement est le Paradis dans ce qu'il a ordonné ou ordonne, dans chaque oeuvre qu'il a faite ou qu'il fait. C'est là le secret de toutes les existences, l'invisibilité du feu et de la lumière. Si quelqu'un saisit fortement cette corde de vérité, en aucun cas il ne sera à l'ombre du feu et se reposera à l'ombre du Paradis.
(1) En le mangeant par exemple.
(2) Celui que Dieu doit manifester.
En effet, dans quelque nation que tu regardes, tu y verras les gens dire "Nous, nous agissons pour Dieu " et tout ce qui est châtiment, dans le Qoran, a été pour les miroirs de Dieu. Ils ont dit C'est pour Dieu que nous agissons " et c'est cependant contre Dieu qu'il ont agi. Il en est de même dans le Bayan : tout ce qui est arrivé aux Bayani de la part des lettres du Qoran, celles ci ne le faisaient et n'avaient d'autre but en le faisant que : nous le faisons pour Dieu et c'est cependant contre Dieu qu'il ont agi.
J'en jure par la vérité de celui que Dieu doit manifester, et il n'y a pas de plus grand serment que celui là dans la science de Dieu, que personne ne contestera celui que Dieu doit manifester ou l'un des croyants en lui, sans avoir l'intention d'agir pour Dieu et sans dire "c'est pour Dieu que j'agis ". Cependant il en a menti et il ment et c'est contre Dieu qu'il a agi et qu'il agit.
O gens du Bayan, ayez pitié de vous mêmes ; n'en ordonnez que suivant votre intelligence et acceptez la vérité. Ne restez pas dans l'ignorance par ce qui est cause d'ignorance, car le témoignage de Dieu, à l'instant de la manifestation, arrive et suffit à toutes choses.
Si vous voyez aujourd'hui le nombre de ceux qui croient au Qoran, (sachez bien) qu'au moment où il est descendu il n'y avait pas plus d'une personne qui y crût (1) et cela durant sept années. Et cependant le témoignage est le même que celui qui était et qui est. Cela provient du manque d'intelligence des gens de cette époque. C'est ainsi que jusqu'au jour du jugement, tous ceux qui entreront dans le Bayan, y entreront par ce témoignage premier.
(1) Ali.
L'esclave qui, au début, est resté dans l'obscurité, y est resté à cause de son manque d'intelligence, car, en vérité, le témoignage de Dieu, au moment de la manifestation arrive (égal) pour tous et suffit à tout atome. C'est ainsi qu'au moment de la descente du Bayan, si tous les croyants au Qoran l'avaient voulu, ils eussent cru en lui, Car le témoignage de Dieu était complet et parfait sur eux. En effet, Dieu produit pour tous, des preuves comme il en a produit pour la premier croyant. Cette même chose par laquelle le premier croyant a cru, se trouvait en tous. Pourquoi sont ils restés dans l'ignorance ? E't par ce témoignage même il le châtie jusqu'à ce qu'il le fasse entrer dans sa religion. Alors réfléchissez bien o gens perspicaces, vous tous, vous tous !
Bayan Persan - UNITE 4 - PORTE 3
Dans ceci que le "Béda " (1) de Dieu, est vrai.
Le résumé de cette porte est que :
Dieu n'est adoré par aucune chose comme par la (croyance) au "Béda ".
(1) Beda. Le sens, grammatical de ce mot est : commencer, créer, don